Robert Redeker : à l’Ouest rien de nouveau

À l’heure où Charlie Hebdo vient de rappeler le problème de l’attitude actuelle de tous les représentants de la bien-pensance vis-à-vis du terrorisme musulman et du statut de la violence en islam (http://islametoccident.fr/?p=3736), il est intéressant de relire cet article de 2006 du philosophe Robert Redeker, qui lui valut une fatwa de condamnation à mort l’obligeant à vivre depuis lors sous protection policière. Y a-t-il quelque chose de changé ? On peut en douter.

Article du Figaro du 19 septembre 2006 : « Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? »

http://www.lefigaro.fr/debats/2006/09/19/01005-20060919ARTFIG90134-face_aux_intimidations_islamistes_que_doit_faire_le_monde_libre_.php

« Les réactions suscitées par l’analyse de Benoît XVI sur l’islam et la violence s’inscrivent dans la tentative menée par cet islam d’étouffer ce que l’Occident a de plus précieux qui n’existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s’exprimer.

L’islam essaie d’imposer à l’Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d’un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l’école, accusation d’islamophobie contre les esprits libres.

Comment expliquer l’interdiction du string à Paris-Plages, cet été ? Étrange fut l’argument avancé : risque de «troubles à l’ordre public». Cela signifiait-il que des bandes de jeunes frustrés risquaient de devenir violents à l’affichage de la beauté ? Ou bien craignait-on des manifestations islamistes, via des brigades de la vertu, aux abords de Paris-Plages ?

Pourtant, la non-interdiction du port du voile dans la rue est, du fait de la réprobation que ce soutien à l’oppression contre les femmes suscite, plus propre à «troubler l’ordre public» que le string. Il n’est pas déplacé de penser que cette interdiction traduit une islamisation des esprits en France, une soumission plus ou moins consciente aux diktats de l’islam. Ou, à tout le moins, qu’elle résulte de l’insidieuse pression musulmane sur les esprits. Islamisation des esprits : ceux-là même qui s’élevaient contre l’inauguration d’un Parvis Jean-Paul-II à Paris ne s’opposent pas à la construction de mosquées. L’islam tente d’obliger l’Europe à se plier à sa vision de l’homme.

Comme jadis avec le communisme, l’Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L’islam se présente, à l’image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l’instar du communisme d’autrefois, l’islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d’une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd’hui elle viendrait de La Mecque ! Aujourd’hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet œil du Coran, comme ils incarnaient l’œil de Moscou hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme.

Dans l’ouverture à autrui, propre à l’Occident, se manifeste une sécularisation du christianisme, dont le fond se résume ainsi : l’autre doit toujours passer avant moi. L’Occidental, héritier du christianisme, est l’être qui met son âme à découvert. Il prend le risque de passer pour faible. À l’identique de feu le communisme, l’islam tient la générosité, l’ouverture d’esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des mœurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence.

Ce sont des faiblesses qu’il veut exploiter au moyen «d’idiots utiles», les bonnes consciences imbues de bons sentiments, afin d’imposer l’ordre coranique au monde occidental lui-même.

Le Coran est un livre d’inouïe violence. Maxime Rodinson énonce, dans l’Encyclopédia Universalis, quelques vérités aussi importantes que taboues en France. D’une part, «Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire (…) Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie (…) Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin».

D’autre part, «Muhammad profita de ce succès pour éliminer de Médine, en la faisant massacrer, la dernière tribu juive qui y restait, les Qurayza, qu’il accusait d’un comportement suspect». Enfin, «après la mort de Khadidja, il épousa une veuve, bonne ménagère, Sawda, et aussi la petite Aisha, qui avait à peine une dizaine d’années. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui faire contracter concurremment une dizaine de mariages».

Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran.

De fait, l’Église catholique n’est pas exempte de reproches. Son histoire est jonchée de pages noires, sur lesquelles elle a fait repentance. L’Inquisition, la chasse aux sorcières, l’exécution des philosophes Bruno et Vanini, ces mal-pensants épicuriens, celle, en plein XVIIIe siècle, du chevalier de La Barre pour impiété, ne plaident pas en sa faveur. Mais ce qui différencie le christianisme de l’islam apparaît : il est toujours possible de retourner les valeurs évangéliques, la douce personne de Jésus contre les dérives de l’Église.

Aucune des fautes de l’Église ne plonge ses racines dans l’Évangile. Jésus est non-violent. Le retour à Jésus est un recours contre les excès de l’institution ecclésiale. Le recours à Mahomet, au contraire, renforce la haine et la violence. Jésus est un maître d’amour, Mahomet un maître de haine.

La lapidation de Satan, chaque année à La Mecque, n’est pas qu’un phénomène superstitieux. Elle ne met pas seulement en scène une foule hystérisée flirtant avec la barbarie. Sa portée est anthropologique. Voilà en effet un rite, auquel chaque musulman est invité à se soumettre, inscrivant la violence comme un devoir sacré au cœur du croyant.

Cette lapidation, s’accompagnant annuellement de la mort par piétinement de quelques fidèles, parfois de plusieurs centaines, est un rituel qui couve la violence archaïque.

Au lieu d’éliminer cette violence archaïque, à l’imitation du judaïsme et du christianisme, en la neutralisant (le judaïsme commence par le refus du sacrifice humain, c’est-à-dire l’entrée dans la civilisation, le christianisme transforme le sacrifice en eucharistie), l’islam lui confectionne un nid, où elle croîtra au chaud. Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l’islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine.

Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran. Comme aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l’islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l’Occident «le monde libre» par rapport au monde musulman, et comme en ces temps-là les adversaires de ce «monde libre», fonctionnaires zélés de l’œil du Coran, pullulent en son sein. »

Technique de désinformation journalistique : un cas d’école

Les médias n’étant plus guère indépendants en France (mais pas seulement), ceux-ci tentent de museler et de jeter l’opprobre sur tous ceux qui émettent des opinions contraires à leur doxa. Il en est ainsi en particulier vis-à-vis de tous ceux qui critiquent les religions et surtout l’islam.

On sait en effet que toutes les religions sont strictement incompatibles entre elles de par leurs dogmes : il n’y a rien donc rien d’étonnant à ce que leurs partisans soient tout à fait critiques envers les partisans des autres religions, l’athéisme étant de ce point de vue une autre forme de religion avec sa propre doctrine (donc différente en cela de l’agnosticisme puisqu’elle rejette l’idée de Dieu). Mais si certaines formes de critiques sont plus ou moins acceptées, celle de l’islam et de sa doctrine est rejetée massivement par les médias occidentaux, alors même que de grandes personnalités musulmanes originaires des pays musulmans sont très critiques et invitent les musulmans à s’interroger sur les fondements de leur religion.

Ainsi, il n’existe pas de terme de « bouddhophobe » si vous avez l’impertinence de considérer que le bouddhisme, du fait de la croyance en la réincarnation, est une absurdité (tout en ayant par ailleurs de très bons côtés), mais si vous critiquez l’islam, vous êtes un abominable « islamophobe », voire un antisémite si vous critiquez le judaïsme.

Cette volonté de faire taire la critique de l’islam (ou de toute critique de la religion) n’étant pas justifiable par le raisonnement, les médias ont recours à des amalgames, procès d’intention en tous genres, pour dénoncer ceux qui ne pensent pas « comme il faut ».

Une récente vidéo publiée sur les réseaux sociaux est absolument édifiante dans l’illustration de la malhonnêteté intellectuelle de certains médias. Je vous laisse en goûter toute la saveur et comprendre comment s’exprime la dialectique de la meute qui crie haro sur l’« homme blanc », inévitablement raciste dès lors qu’il a l’audace d’avoir une identité. Cette vidéo est sans rapport avec l’islam mais il suffit de remplacer le terme de « raciste » par « islamophobe » et le tour est joué.

Malhonnetete journalistique

On retrouve malheureusement des dérives similaires en France dans des émissions qui se revendiquent pourtant comme professionnelles et rigoureuses, comme avec cet extrait de la récente émission Arrêt sur Images où était invitée Danièle Obono, députée récemment élue et à qui certains journalistes avaient eu l’audace de demander si cela lui posait un problème de dire « vive la France », elle qui avait soutenu (et qui continue à soutenir visiblement) par sa signature la liberté d’expression de charmants individus chantant « nique la France ».

Si les éléments du débat sont à peu près fournis objectivement en début de séquence, la dérive des propos vers une analyse strictement raciste est stupéfiante. Trouver indigne et raciste de demander à un représentant de la nation s’il soutient toujours des propos ignominieux vis-à-vis du pays qu’il est censé représenter n’est visiblement pas moralement acceptable pour les journalistes d’Arrêt sur Images et doit nécessairement se résumer à une question de racisme. Pourtant, la question était tout aussi valable que Danièle Obono ait été jaune, verte, bleue, ou blanche de peau.

Danièle Obono

Commémoration de la décapitation du Père Hamel : la nausée

La commémoration de la décapitation du Père Hamel est l’occasion d’un déferlement de bien-pensance et de politiquement correct qui soulève le cœur jusqu’à la nausée.

Face à des médias souvent partisans et pratiquant la désinformation, il est utile, au-delà de l’horreur de l’acte, de rappeler quelques faits, tous vérifiables, car les faits sont têtus :

  • Les chrétiens et les musulmans n’ont pas le même dieu : en effet, les conceptions chrétiennes et musulmanes de Dieu sont incompatibles. Il suffit de comparer les Évangiles et le Coran pour le constater. Le Coran contient entre autres une multitude d’invectives violentes et agressives vis-à-vis des juifs et des chrétiens, incompatibles avec la notion d’amour universel défendu dans le christianisme (et le bouddhisme avec la notion de compassion)
  • Au regard de l’islam, les chrétiens sont d’abominables mécréants : le choix du terme « abominable » est-il excessif ? Non, puisque pour l’islam les chrétiens sont coupables du pire des péchés, celui d’« associationnisme », c’est-à-dire le fait d’associer à Dieu, l’unique, d’autres dieux par la voie de la Sainte Trinité (le Père, le Fils et le Saint-Esprit). Jésus-Christ n’est d’ailleurs pas reconnu en islam comme incarnation de Dieu (concept crucial dans le christianisme) mais comme un simple prophète humain comme l’était Mahomet. L’islam a réinventé un Jésus (« Issa ») qui ne correspond en rien au Jésus des chrétiens.
  • D’un point de vue doctrinal, les chrétiens n’échappent à un sort potentiellement mortel en terre d’islam que par leur éligibilité au statut de « dhimmi » (comme pour les juifs), statut humiliant et de rang inférieur à celui des musulmans. Si ce statut appliqué pendant des siècles en terre d’islam a fini par être tardivement aboli par l’empire Ottoman et uniquement sous la pression occidentale, il imprègne profondément la mentalité musulmane car le Coran proclame ouvertement la supériorité définitive de la communauté musulmane sur toutes les autres.
  • L’islam a comme modèle, Mahomet, qui a massacré une bonne partie des juifs de Médine (cf. les Banû Quraydha, exécutés « jusqu’à leur extermination totale » selon les termes mêmes de la biographie d’Ibn Hichâm, incontestée dans le monde musulman), remis au goût du jour la lapidation, eu des relations sexuelles avec la petite Aïcha à ses 9 ans (chose qui pourrait être relativement sans importance si ce fait relaté par l’historiographie musulmane elle-même ne permettait encore aujourd’hui de justifier le mariage – nécessairement forcé – des petites filles), condamné à mort les apostats, pratiqué l’esclavage, conduit ou commandé de multiples batailles, ordonné des assassinats. Jésus-Christ n’a pas grand-chose à voir avec cette conception musulmane de la « miséricorde divine ».
  • La liberté de conscience, au sens de liberté de changer de religion, n’existe pas en islam. Il suffit par exemple juste de rappeler que le Conseil Français du Culte Musulman refuse encore officiellement aujourd’hui d’inscrire au nombre des droits des musulmans en France celui de changer de religion (c’est-à-dire d’abandonner l’islam). Qui en parle ?

On pourrait citer encore beaucoup d’autres incompatibilités fondamentales entre le christianisme et l’islam (ex. polygamie, statut de la femme, notion de « témoignage » musulman cf. – la « shahada » – comparé à la notion de « croyance » chrétienne).  Il n’est donc guère étonnant de constater que l’islam de France est toujours incapable aujourd’hui de produire un contre-argumentaire au discours des fondamentalistes musulmans (ex. État Islamique, Al Qaida) car ceux-ci s’appuient avec beaucoup de précision sur la vie de Mahomet – donc sans pouvoir être réfutés – qu’ils s’appliquent à imiter fidèlement notamment au travers du jihad.

La croyance chrétienne dans le pardon et la réconciliation universelle ne doit pas conduire à la naïveté et au mensonge par omission, car le christianisme est normalement épris de vérité. Le Christ ne dit-il pas en effet : « Si j’ai mal parlé, témoigne de ce qui est mal ; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? » (Jean 18, 23)

La liesse de cette communion universelle contre un « islamisme » dont personne n’est même capable de donner une définition (ce qui est bien commode : renvoyer les problèmes vers un concept qui n’existe pas évite de nommer son ennemi) occulte tous ces faits et constitue par ailleurs une insulte aux souffrances des chrétiens du Moyen-Orient, car c’est nier les conditions terribles dans lesquelles ils vivent en terre d’islam et qui peuvent aller jusqu’aux persécutions.

C’est aussi une façon désastreuse d’empêcher la nécessaire refondation de l’islam, car si le débat n’est pas posé et est au contraire nié dans l’œuf, aucune réflexion de fond ne peut bien entendu émerger.

Islam, immigration et violence : est-il possible d’étudier sérieusement la question ?

Depuis plusieurs décennies, la violence au nom de la religion est semble-t-il un monopole de l’islam, violence religieuse qui s’exerce entre musulmans ou à l’égard des non-musulmans et qui ravive d’ailleurs certaines persécutions sporadiques immémoriales comme celles subies par les coptes en Égypte. Cette violence, devenue institutionnelle dans les mouvements fondamentalistes comme Al Qaïda ou l’État Islamique, s’exerce sans provoquer de réflexion de fond sur son rapport à l’essence du système politico-religieux prôné par Mahomet. Seul un déni monumental est érigé pour faire rempart contre le questionnement, assorti d’un impitoyable tabou médiatique.

De la même façon, le rapport à la délinquance d’une doctrine qui prône ouvertement le droit au partage du butin pris sur les mécréants (explicitement traité dans le Coran, la vie de Mahomet et les hadiths) mériterait d’être approfondi. Tareq Oubrou lui-même reconnaissait il y a quelques mois dans son livre « un imam en colère » que de « 40 à 70% (selon les régions) de la population carcérale sont constitués par de jeunes musulmans » : n’est-il pas intéressant et utile de déterminer si cette sur-représentation a un lien avec la religion ou résulte d’autres facteurs ?

Si vous avez la curiosité de consulter le fichier de la police nationale faisant état des avis publics de recherche (mon précédent article http://islametoccident.fr/?p=684), vous constaterez que le site est « en dérangement » depuis des mois. Vous y lirez : « La consultation du site www.avisderecherches.interieur.gouv.fr est momentanément indisponible. Nos équipes travaillent à améliorer la qualité de ce site. Merci de réessayer ultérieurement. Nous vous prions de bien vouloir nous en excuser. » L’administration a-t-elle l’intention de rendre à nouveau publiques à l’avenir ces informations ou ment-elle tout simplement ?

Bien entendu, l’impact possible de l’immigration illégale et économique sur la délinquance fait partie des autres tabous qui transforment la France en dictature de la pensée mondialiste. Ainsi, des intellectuels français semblent avoir troqué l’immigré européen ou asiatique – qui ne fait plus recette dans l’inconscient collectif du fait sans doute d’une intégration peu ou prou réussie – pour le migrant, principalement d’Afrique du Nord, d’Afrique noire, de Syrie, d’Afghanistan, ou d’autres pays musulmans où il est difficile de vivre – la grande majorité des migrants étant d’origine économique –, les pays musulmans riches du Golfe n’ayant d’ailleurs pour leur part aucune intention de les accueillir ; mais, curieusement, le monde médiatique semble peu s’interroger sur ce dernier aspect.

L’abandon par ces intellectuels d’une approche strictement rationnelle et documentée au profit de l’émotion est ici au service des tabous. Cette façon de traiter les problèmes sous l’angle essentiellement humanitaire et émotif, et non politique (accords de développement, lutte contre la corruption, etc.) – tout en se voilant pudiquement la face sur la question religieuse, taboue –, ne peut en effet que conduire à des catastrophes (racket des passeurs, alimentation de mafias locales, maltraitance, morts en mer, absence d’intégration et communautarisme dans les pays d’émigration, etc.) en renforçant un flux de plus en plus massif de personnes que les O.N.G. vont presque maintenant chercher sur le continent comme l’indique l’article du 14 juin 2017 du New York Times intitulé « Efforts to Rescue Migrants Caused Deadly, Unexpected Consequences » (https://www.nytimes.com/interactive/2017/06/14/world/europe/migrant-rescue-efforts-deadly.html?_r=0), article qui fournit notamment une carte des lieux de sauvetage tout à fait intéressante :

https://www.nytimes.com/interactive/2017/06/14/world/europe/migrant-rescue-efforts-deadly.html?_r=0

Même Bill Gates s’est ému récemment (interview accordée au journal allemand « Die Welt » le 2 juillet 2017 https://www.welt.de/vermischtes/article166152589/Der-Druck-ist-enorm-und-er-wird-wachsen.html) des effets désastreux de cette gestion et de la sous-estimation volontaire de l’impact sur les peuples européens de cette crise migratoire ; c’est dire !

Déménagement du monde ou Grand remplacement ?

L’excellente émission « Répliques » d’Alain Finkielkraut nous a proposé aujourd’hui 24 juin 2017 un passionnant débat sur le thème « Le grand déménagement du monde », en présence d’un personnage banni du paysage médiatique français : Renaud Camus.

Il faut à cette occasion remercier Alain Finkielkraut d’oser, avec courage, donner la parole à une des personnalités de la dissidence intellectuelle qui rompent le cadre exigu de la bien-pensance étriquée imposée dans les medias, en particulier par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel. La diffusion de ce débat avait dû en effet être reportée comme l’expliquait Alain Finkielkraut le 10 juin 2017 :

Ainsi, sous la pression de cet organisme liberticide, qui fait songer à une sorte de Fouquier-Tinville de la bien-pensance, la diffusion de cette émission avait été reportée à après les élections : il ne fallait sans doute pas perturber le peuple et le distraire du vote qu’on attendait de lui.

Avant de laisser le lecteur écouter cette émission dans son intégralité, j’attire son attention sur son début pendant lequel Hervé Le Bras a tenu le propos suivant :

« …en tant que scientifique – il faut bien mettre les choses sur la table –, je suis polytechnicien d’origine, donc j’ai une habitude des chiffres et du raisonnement… »

Cette prodigieuse et stupéfiante remarque liminaire suscite plusieurs commentaires :

1) M. Le Bras a 74 ans : qu’il ressente encore le besoin de s’affirmer en se raccrochant à ce qu’il faisait sur les bancs de l’école il y a plus de 50 ans est un indice certain de fragilité psychologique et mentale.

2) M. Le Bras recourt par cette référence à l’argument d’autorité, comme si le fait d’avoir été capable de résoudre des équations pour entrer à Polytechnique l’avait placé pour le reste de ses jours dans le camp des saints incapables de se tromper, comme si une grande école immunisait pour toujours de la sottise : affirmation sous-entendue affligeante et consternante.

3) Au-delà de l’argument d’autorité qui est en filigrane de tout le discours de M. Le Bras – et qu’il ne pourra pas s’empêcher d’ailleurs de dévoiler en fin d’émission en en faisant un usage explicite –, M. Le Bras conteste en réalité fondamentalement ab initio la légitimité de son interlocuteur Renaud Camus puisque, selon lui, seule une approche scientifique fondée sur des chiffres serait pertinente.

L’auditeur se fera sa propre opinion et jugera s’il convient, comme M. Le Bras, tente de le démontrer avec un positivisme forcené, que tout part des chiffres, et que l’on peut sans doute aussi mesurer l’attachement à la culture française en mettant en équation Molière, Hugo, Voltaire, Debussy, Cézanne et tant d’autres. Il est vrai qu’on entend parfois dire que la musique de Bach à un côté mathématique : peut-être, mais à côté de cela, il y a surtout le génie. Peut-on mettre en équation et en chiffres le génie français ?

Bref, au-delà de ce propos liminaire effarant et qui est la marque de la suffisance à laquelle une certaine élite nous a habitué depuis longtemps, il est intéressant d’écouter cet échange dans le cadre de cette émission, toujours intelligemment conduite par Alain Finkielkraut.

Procès de Georges Bensoussan : « Leur objectif est d’interdire de penser »

http://www.marianne.net/proces-georges-bensoussan-leur-objectif-est-interdire-penser-100249457.html

La comparution le 25 janvier devant la 17ème chambre correctionnelle de l’historien Georges Bensoussan, pour « provocation à la haine raciale », à la suite de la dénonciation du Collectif contre l’islamophobie en France et de plusieurs associations antiracistes, s’est transformée en procès idéologique. Compte-rendu d’audience.

L’historien Georges Bensoussan est responsable éditorial du Mémorial de la Shoah.

De quoi le procès fait à Georges Bensoussan est-il le nom ? L’expression, usée jusqu’à la corde, est pourtant la seule qui convienne. L’audience du 25 janvier 2017 devant la 17ème chambre correctionnelle a duré douze heures et ce fut long comme un jour injuste. Un jour dont l’on retiendra la date, tristement, à l’heure future où nos enfants tenteront de comprendre quels faits, obscurs ou spectaculaires, quelles compromissions, silencieuses ou tonitruantes, nous auront conduits à cette catastrophe : l’agonie de la lucidité et la criminalisation du courage dans notre pays.

L’historien, responsable éditorial du mémorial de la Shoah, auteur de nombreux ouvrages, était, rappelons-le, poursuivi par le Parquet  « pour provocation  à la haine raciale » sur dénonciation du Collectif contre l’islamophobie en France. En cause : des propos tenus lors de l’émission Répliques, sur France Culture, où il évoquait l’antisémitisme dans les familles arabes . Ce dernier s’était prétendu diffamé puis avait retiré sa plainte. Difficile en effet pour Laacher de nier avoir dit devant les caméras : « Cet antisémitisme, il est déjà déposé dans l’espace domestique. Il est quasi naturellement déposé  sur la langue, déposé dans la langue… Des parents à leurs enfants, quand ils veulent les réprimander, il suffit de les traiter de juifs. Bon. Mais ça, toutes les familles arabes le savent.  C’est une hypocrisie monumentale de ne pas voir que cet antisémitisme, il est d’abord domestique ». Georges Bensoussan, en s’y référant, avait usé métaphoriquement de l’expression « l’antisémitisme, on le tète avec le lait de sa mère ».

Ce sein, qu’on ne saurait voir, a déclenché toutes les fureurs. Apparemment, les choses sont bien différentes quand l’antisémitisme arabe est dénoncé par un sociologue issu de cette culture et quand la citation est reprise par un historien d’origine juive  comme l’a souligné douloureusement Georges Bensoussan dans une de ses interventions. Dans le premier cas, on refuse d’écouter Laacher, puis on le somme officieusement de revenir sur ses propos. Dans le second cas, Bensoussan est trainé devant les tribunaux par la justice de son pays puisque le Parquet avait choisi d’attaquer. Ce « deux poids, deux mesures » planait dans l’air raréfié de la 17e chambre du Palais de Justice de Paris.

Un étrange témoin

Le CCIF, représenté par Lila Charef, étroitement voilée, était appuyé par une pléiade d’associations antiracistes, Licra, Mrap, SOS racisme. SOS avait trouvé un témoin à charge surprenant en la personne de Mohamed Sifaoui. Ce dernier, qui a si souvent écrit dans nos colonnes, se retrouvait ainsi sur le même banc que le CCIF dont on pensait que le journaliste, menacé de mort par les islamistes, ne partageait pas vraiment les options. Sifaoui écrivait en effet du CCIF, le 6 juillet 2015, que cette « prétendue association antiraciste avait beaucoup de mal à condamner l’antisémitisme ». De son côté, en juin 2015, le CCIF traitait Sifaoui de « chantre de la haine ». Comment ces adversaires irréductibles se sont-ils ligués contre Georges Bensoussan ? Sans doute un de ces retournements de l’histoire qui n’augurent rien de bon pour le respect des faits. « Le déni de réalité est un cancer », écrit Elisabeth Badinter dans sa préface à l’ouvrage collectif, La France soumise coordonné par l’historien (Albin Michel)

Nous y voilà, effectivement. Georges Bensoussan, sommé de s’expliquer sur ses propos mais aussi sur ses travaux, rappelle qu’il travaille depuis un quart de siècle sur les mécanismes conduisant à la haine de l’autre. Il s’est penché, notamment, sur la condition juive en pays d’Islam. Il cite l’expression, si proche de la sienne à Répliques, utilisée en 1965 dans la revue les Temps modernes par l’auteur marocain Saïd Ghallab. Sous le titre Les juifs vont en enfer, Ghallab écrivait alors : « ... la pire insulte qu’un Marocain puisse faire à un autre, c’est de le traiter de juif, c’est avec ce lait haineux que nous avons grandi… ». Plus de cinquante ans après, en France, toutes les enquêtes réalisées sur l’antisémitisme par le think tank Fondapol, comme les témoignages multiples recueillis par les enseignants depuis la parution des Territoires perdus de la République attestent une emprise grandissante des préjugés chez les jeunes de culture musulmane. Si l’on y ajoute les fameux 28% de partisans de la suprématie de la charia sur les lois françaises dénombrés dans la dernière enquête de l’Institut Montaigne (enquête dirigée par Hakim el Karoui), il y a de quoi s’inquiéter.

Sur la toile de fond des attentats, des crimes de Mohamed Merah à ceux de l’Hypercacher (sans oublier l’enlèvement et l’assassinat du jeune Ilan Halimi, en 2004, dont le caractère antisémite avait été honteusement nié) les juifs ont peur. Les élèves juifs fuient les écoles et les lycées publics des quartiers dits « sensibles ». Bensoussan, qui se définit lui-même comme « un enfant de l’école publique », souligne qu’ils n’en sont pas partis en masse par choix mais pour d’impérieuses raisons de sécurité. Les écoles juives dans lesquelles certains ont été inscrits ne sont-elles pas gardées par l’armée ? Ce qui arrache ce cri à l’historien : « Est-ce moi qui dois me trouver devant ce tribunal aujourd’hui ? N’est-ce pas l’antisémitisme qui nous a conduits à la situation actuelle qui devrait être jugé ? »

« Une dérive judiciaire »

Cette inversion du réel s’inscrit au cœur du témoignage d’Alain Finkielkraut. « Les associations antiracistes ne luttent plus contre le racisme, s’insurge l’académicien, leur objectif est d’interdire de penser, il s’agit de soustraire la réalité à l’investigation et les musulmans à la critique. Je suis étonné d’être ici : car la question n’est pas de savoir si Georges Bensoussan s’est rendu coupable : la question, c’est de savoir s’il dit vrai ! »

Et Finkielkraut poursuit : « Si le tribunal cède à cette intimidation, ce sera à la fois une catastrophe intellectuelle et une catastrophe morale… Si on refuse de voir la réalité et si on incrimine ceux qui s’efforcent de la penser, on n’a plus aucune chance d’échapper à la division et à la montée de la haine ! »

En dénonçant « une dérive judiciaire », le philosophe cite des témoignages sur les « insultes antisémites et antifrançaises ». Du coup, l’avocat du Collectif contre l’islamophobie en France le menace de « réserver » ses propos, allusion à une procédure judiciaire dont il pourrait relever. « Ah, je suis donc moi aussi sous surveillance ! » s’exclame Finkielkraut.

Cet échange donne le ton d’un procès qui, d’heure en heure, se fait plus tendu. Ainsi se vérifie la phrase de Jean-Paul Sartre : « L’antisémitisme n’est pas une pensée, c’est une passion. »

La déposition de Mohamed Sifaoui, extrêmement violente à l’encontre de Georges Bensoussan, alourdit encore l’atmosphère. D’un côté, le journaliste si engagé contre l’islamisme reconnaît qu’au cours de ses reportages dans le monde arabe, il a « rencontré partout de l’antisémitisme, personne ne nie non plus qu’il y a un antisémitisme endémique dans la communauté musulmane en France ». Où est donc la différence de propos qui l’amène à fustiger Bensoussan ? C’est que, de l’autre côté, Sifaoui s’indigne : « Bensoussan détricote tous les moments positifs entre juifs et arabes. N’est-il pas en train d’écrire une histoire qui peut servir à des milieux douteux ? C’est un destructeur des ponts entre juifs et arabes. » En s’attardant sur la fameuse métaphore de « l’antisémitisme tété au sein », il évoque même « un biberon empli d’un lait fabriqué en Israël ! ». Une heure plus tard, l’avocat du CCIF lancera à l’historien : « Les juifs ne tuent pas d’Arabes ? Et en Palestine ? » L’inversion des faits ne suffit donc pas ! Sifaoui comme le CCIF, adversaires d’hier mais peut-être pas de demain, se coalisent pour convoquer l’ombre du conflit israélo-palestinien sous les plafonds bleu-or de la 17ème chambre.

« On ne peut pas parler de racisme quand on évoque la transmission culturelle »

Le témoignage de la philosophe Elisabeth de Fontenay, toujours vigilante et précise, allège un peu l’ambiance. Elle aussi « accepte mal qu’un chercheur qui fait état d’études de terrain soit poursuivi ». Et souligne à l’intention des accusateurs de l’historien : « On ne peut pas parler de racisme quand on évoque la transmission culturelle ».

En face, la sociologue Nacira Guénif, témoin cité par l’accusation, se fendra d’une longue analyse, véritable morceau d’anthologie, qui consiste à prendre le contre-pied de la réalité. A la présidente du tribunal, Fabienne Siredey-Garnier, qui lui demande de réagir aux propos de Smain Laacher, elle répond par une esquive et entreprend de décortiquer l’insulte arabe « espèce de juif ! » Des « explications » fournies par l’éminente universitaire, il ressort qu’en disant l’insulte « on ne pense pas ce qu’on veut dire », qu’il s’agit « d’une expression figée passée dans le langage courant ». Bref une insulte antisémite en arabe n’est pas… antisémite.

Une insulte antisémite en arabe ne serait pas… antisémite.Suivra un dernier et obscur témoignage de Michèle Sibony, enseignante retraitée, par ailleurs animatrice d’une « Union juive française pour la paix » qui, en se drapant dans la cape de la bonne moralité identitaire, s’enlise dans la phraséologie la plus ossifiée pour flatter l’islamisme. Devant le tribunal, elle va manier l’injure en accusant Bensoussan de « discours digne d’un Drumont » ( Edouard Drumont, antidreyfusard, était un célèbre idéologue antisémite du début du XXème siècle).  Nous sommes toujours à des années-nuits du réel et de la clarté intellectuelle.

« Pour la première fois de ma vie j’ai eu la tentation de l’exil »

Il y aura heureusement l’intervention d’Yves Ternon, historien qui salue « Georges Bensoussan, le lanceur d’alerte », puis la lettre de soutien adressée d’Algérie par le grand écrivain Boualem Sansal, et lue par la présidente : « Les propos reprochés ne sont en rien un acte d’islamophobie… (…) J’ai moi-même dénoncé cette culture de la haine inculquée dans les familles arabes à leurs enfants, haine contre le juif, le chrétien, l’homosexuel… »

Boualem Sansal ose ensuite écrire : « Dire que l’antisémitisme relève de la culture, c’est simplement répéter ce qui est écrit dans le Coran et enseigné à la mosquée ».

Suivront les plaidoiries des associations, aussi creuses que leurs accusations, puis celle, incisive et brillante, de Me Michel Laval, avocat de Georges Bensoussan. Le réquisitoire de la Procureure sera à l’image du procès, intégralement idéologique.

« Ce soir, Madame la présidente, conclura Georges Bensoussan, dans le silence de la nuit qui s’est abattue sur le Palais de justice, pour la première fois de ma vie j’ai eu la tentation de l’exil. »

C’était un jour dans la vie de la justice française. Jugement le 7 mars.

« Si les juifs ont quitté en masse le Maroc, c’est parce qu’ils avaient peur »

INTERVIEW. Pour Georges Bensoussan, la tolérance de l’islam n’est qu’un mythe. La preuve, les souffrances subies par les juifs en terre musulmane.

Propos recueillis par Catherine Golliau. Article publié dans Le Point.fr le 24 janvier 2017

Georges Bensoussan sort chez Albin Michel « Une France soumise », un ouvrage collectif où enseignants, policiers, travailleurs sociaux disent pourquoi ils ne peuvent plus exercer leur métier dans les écoles et les banlieues.

Mercredi 25 janvier [demain] , Georges Bensoussan passe devant un tribunal pour avoir dit que l’antisémitisme des musulmans était une transmission familiale. À tort ou à raison ? Ce spécialiste de l’histoire des juifs d’Europe de l’Est et de la Shoah est un historien engagé. En 2002, il rédigeait la postface des Territoires perdus de la République (Fayard), où des professeurs de collège témoignaient de la violence des adolescents, de leur racisme, leur antisémitisme et leur sexisme. Lui-même sort chez Albin Michel Une France soumise, un ouvrage collectif préfacé par Élisabeth Badinter « herself », où enseignants, policiers, travailleurs sociaux disent pourquoi ils ne peuvent plus exercer leur métier dans les écoles et les banlieues. Toujours à cause de cette violence et de ce rejet de l’autre – et particulièrement du Juif – , qui ne font que s’accentuer. Mais cette haine, d’où vient-elle ? Pour l’historien, comme il l’explique dans Les Juifs du monde arabe. La question interdite, qui paraît également cette semaine chez Odile Jacob, elle est directement liée au statut du dhimmi, imposé par le Coran au juif et au chrétien, soumission imposée qui s’est perpétuée jusqu’à la période coloniale, et qui est resté dans les consciences, même s’il a officiellement disparu des États modernes.

Le Point.fr : Pour vous, contrairement à ce qu’affirment nombre d’historiens, les juifs n’ont pas été bien traités dans le monde musulman…

Georges Bensoussan : Oui, nous sommes dans le déni. Peut-être parce qu’étant donnée l’horreur des exactions subies par les juifs dans le monde chrétien, et particulièrement sous les nazis, on a voulu croire à un islam tolérant. Or la légende d’Al Andalus, cette Espagne musulmane où les trois monothéismes auraient cohabité harmonieusement sous des gouvernements musulmans, a été forgée de toute pièce par le judaïsme européen au XIXe siècle, en particulier par les Juifs allemands, afin de promouvoir leur propre émancipation. Elle a ensuite été reprise par le monde arabe dans le but de montrer que les responsables de l’antagonisme entre juifs et Arabes étaient le sionisme et la naissance de l’État d’Israël. Coupables du départ massif des communautés juives d’Irak, d’Égypte, de Syrie, de Libye, du Maroc, etc., soit près d’un million de personnes entre 1945 et 1970. Mais, s’ils étaient si heureux dans leur pays d’origine, pourquoi ces gens sont-ils partis de leur plein gré ? En Irak, par exemple, les juifs comptaient parmi les plus arabisés d’Orient, et n’étaient guère tentés par le sionisme. Or ils ont été plus de 90 % en 1951-1952 à quitter le pays, après avoir subi le pogrom de Bagdad en juin 1941 – plus de 180 morts –, après avoir été victimes de meurtres, d’enlèvements, d’arrestations, de séquestrations, de vols et de torture dans les commissariats. C’est cette réalité-là qui a poussé ces juifs à l’exil. Un véritable processus d’épuration ethnique, d’autant plus sournois qu’à l’exception de l’Égypte, il n’a pas pris la forme d’une expulsion.

Vous ne pouvez nier pourtant que les sionistes ont largement œuvré pour que les juifs viennent s’installer en Israël…

Bien évidemment, et comment le leur reprocher ? Ils voulaient renforcer leur jeune État. Mais à eux seuls, des agents sionistes peuvent difficilement déraciner une communauté qui ne veut pas partir. Si les Juifs du Maroc ont quitté en masse leur pays – un tiers déjà avant l’indépendance –, c’est parce qu’ils avaient peur. D’expérience, ils craignaient le retour de la souveraineté arabe sur leurs terres. Ils ne se voyaient pas d’avenir dans leur pays, où la législation leur rendait la vie de plus en plus difficile. L’administration de Vichy était si gangrenée par l’antisémitisme que l’attitude du sultan du Maroc, par contraste, en apparaissait presque bienveillante !

Le sultan du Maroc a pourtant la réputation d’avoir protégé les juifs entre 1939 et 1945, quand le pays était contrôlé par le gouvernement de Vichy…

Le Sultan, dit-on, se serait opposé au port de l’étoile jaune par ses sujets juifs. À ceci près qu’il n’y eut jamais d’étoile jaune au Maroc (et pas même en zone sud en France). Le sultan a fait appliquer à la lettre les statuts des juifs d’octobre 1940 et de juin 1941.

Si c’est une légende, elle est pourtant entretenue dans les milieux juifs d’origine marocaine…

En partie, oui, et pour plusieurs raisons. L’administration de Vichy était si gangrenée par l’antisémitisme (à commencer par le Résident général Charles Noguès) que l’attitude du sultan, par contraste, en apparaissait presque bienveillante ! En second lieu, les Juifs marocains partis en masse s’installer en Israël constituaient la partie la plus pauvre de la judéité marocaine, celle qui, de faible niveau social et professionnel, essuiera de front le racisme des élites ashkénazes. Être « marocain » en Israël était (et demeure) un « marqueur » péjoratif. Cette immigration s’est mise à idéaliser son passé marocain, sa culture, le temps de sa jeunesse, parfois tissé, au niveau individuel, de relations d’amitié entre juifs et Arabes. Ajoutons que la mémoire collective est socialement stratifiée. Il faut donc compter avec celle, moins douloureuse, des classes plus aisées qui ont émigré, elles, davantage, en France ou au Canada. Leurs maisons ne doivent pas être plus hautes que celles des musulmans, ils doivent pratiquer discrètement leur foi, et leur voix ne vaut rien devant un tribunal musulman

Le statut de « dhimmi » imposé aux chrétiens et aux juifs par le Coran explique-t-il l’antisémitisme que vous dénoncez ?

Il justifie l’infériorisation du juif par le musulman : il autorise en effet les membres des religions dites du Livre à pratiquer leur foi, à la condition de payer un impôt spécial et d’accepter de se comporter en « soumis ». Leurs maisons ne doivent pas être plus hautes que celles des musulmans, ils doivent pratiquer discrètement leur foi, et leur voix ne vaut rien devant un tribunal musulman. Tout cela a fait du juif un être de second ordre. Les témoignages abondent, de non-juifs en particulier – des militaires, des commerçants, des médecins –, sur la misère et la manière infamante dont les juifs pouvaient être traités. Mais ce statut avait été intégré par des communautés profondément religieuses, marquées par l’attente messianique et considérant que ce qu’elles vivaient était le prix de l’Exil. Les choses ont changé avec l’arrivée des Européens et la possibilité d’avoir accès à une éducation marquée par les valeurs issues des Lumières. Pour autant, le regard arabo-musulman sur « le Juif » ne changera pas de sitôt : un sujet toléré tant qu’il accepte son infériorité statutaire. Même les juifs qui rejoindront le combat des indépendances arabes comprendront peu à peu qu’ils ne seront jamais acceptés. De fait, tous ont été écartés ou sont partis d’eux-mêmes, et la création de l’État d’Israël ne fera qu’accroître le rejet.

Mais leur situation était-elle la même partout ? Les Juifs de Salonique ont prospéré sous les Turcs et ont vu leur statut se détériorer quand les Grecs orthodoxes ont pris le contrôle de la ville, en 1922…

En effet, il faut distinguer le monde turc, plus tolérant que le monde arabe, même si la situation est loin d’y avoir été idyllique. Le statut de dhimmi a été aboli dans l’Empire ottoman par deux fois, en 1839 et 1856, et l’on constate que les contrées où les juifs connurent la condition la plus dure – le Yémen, la Perse et le Maroc – ne furent que peu ou pas du tout colonisées par les Turcs. Dans la France d’aujourd’hui, les problèmes d’intégration d’une fraction des jeunes Français d’origine arabo-musulmane font rejouer les préjugés ancestraux.

Vous dénoncez l’antisémitisme des émigrés de la troisième génération en France, ce qui vous vaut d’ailleurs un procès pour racisme intenté par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF).

J’ai effectivement été assigné pour « propos racistes », parce que, lors d’une émission de France Culture, et à propos d’une partie de l’immigration maghrébine, j’ai usé de la métaphore d’un « antisémitisme tété avec le lait de sa mère ». Je ne faisais pourtant, par cette formule, que reprendre celle utilisée par le sociologue Smaïn Laacher qui, dans un documentaire diffusé sur France 3, parlait d’un antisémitisme « quasi naturellement déposé sur la langue, déposé dans la langue […]. Bon, mais ça toutes les familles arabes le savent ! C’est une hypocrisie monumentale de ne pas voir que cet antisémitisme, il est d’abord domestique […] comme dans l’air qu’on respire ». Ces deux métaphores disaient la même chose, une transmission culturelle et non génétique : le lait n’est pas le sang. À ceci près que l’une est dite par un Arabe, l’autre par un juif. L’indignation est sélective… Dans la France d’aujourd’hui, les problèmes d’intégration d’une fraction des jeunes Français d’origine arabo-musulmane font rejouer les préjugés ancestraux et donnent prise à la culture du complot qui cristallise sur « le Juif », cette cible déjà désignée dans l’imaginaire culturel maghrébin, et aggravée par la réussite de la communauté juive de France. Mais qu’y a-t-il de « raciste » à faire ce constat, à moins d’invalider toute tentative de décrire le réel ? Ce qui est inquiétant dans mon affaire, au-delà de ma personne, est que la justice donne suite à la dénonciation du CCIF, dont l’objectif est de nous imputer le raisonnement débile du racisme pour mieux, moi et d’autres avec moi, nous réduire au silence.

Vos collègues vous reprochent de manquer de l’objectivité indispensable à l’historien…

Quand les faits leur donnent tort, ils invoquent l’« objectivité » alors que le seul souci de l’historien face aux sources, a fortiori quand elles contreviennent à sa vision du monde, demeure l’honnêteté. Comme au temps où il était impossible de critiquer l’Union soviétique au risque, sinon, de « faire le jeu de l’impérialisme », la doxa progressiste s’enferme dans cette paresse de l’esprit. Il n’est donc pas possible aujourd’hui de dire que le monde arabe, quoique colonisé hier, fut tout autant raciste, antisémite et esclavagiste. Quand la sociologue franco-algérienne Fanny Colonna a montré dès les années cinquante le poids de l’islamisme dans le nationalisme algérien, elle s’est heurtée aux « pieds rouges », ces intellectuels qui soutenaient le FLN et qui ne voulaient pas faire le jeu des opposants à la décolonisation. Orwell le soulignait jadis, certains intellectuels ont du mal à accepter une réalité dérangeante.

Les Juifs du monde arabe. La question interdite, Odile Jacob, 167 pages, 21,90 euros

Les leçons de taqiya de Tareq Oubrou : (2) La liberté de conscience en islam : « Celui qui abandonne l’islam, qu’on le tue » (commandement de Mahomet)

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Nous avons vu dans l’article précédent de la série (http://islametoccident.fr/?p=3086) que l’islam a un sérieux problème avec la liberté religieuse et la liberté de conscience. L’origine en est très simple.

  • Le commandement de Mahomet

L’origine du problème est en effet connue : Mahomet, apôtre de la religion d’amour et de paix au dire de ses partisans d’aujourd’hui, n’a pourtant pas hésité à ordonner l’assassinat des musulmans qui quitteraient l’islam, c’est-à-dire apostasieraient. Si le Coran ne précise pas le châtiment applicable en cas d’apostasie, laissant simplement entendre qu’il est terrible, Mahomet s’est donné la peine de la préciser : la mort.

Les hadiths de Mahomet à ce sujet (notamment dans les recueils de Bukhari et Muslim) sont parfaitement clairs (cf. http://islametoccident.fr/?page_id=1786) et sont qualifiés d’« authentiques » (sahih) selon la gradation d’authenticité fixée en islam concernant la chaîne des transmetteurs (isnad) de la parole de Mahomet : ils sont donc incontestés dans le monde musulman. Néanmoins, il faut reconnaître que tous les pays musulmans ne poussent pas l’orthodoxie doctrinale jusqu’à appliquer méthodiquement et strictement aujourd’hui le commandement de Mahomet (les musulmans ont aussi leurs jésuites).

Cela étant, de façon générale, la situation des apostats est suffisamment dramatique en islam pour que l’Institut du Monde Arabe ait organisé en novembre 2015 une conférence/débat dont le titre était : « Quelle place dans la religion musulmane pour une véritable liberté personnelle, de conscience et de choix ? »

Ce commandement de Mahomet étant une preuve évidente de l’incompatibilité de l’islam avec les valeurs occidentales, il est donc intéressant d’analyser les arguments présentés par Tareq Oubrou pour tenter de sortir l’islam de cette impasse vis-à-vis de l’Occident.

  • L’argument du pacte

Tareq Oubrou écrit : « Comment prendre cette injonction [Celui qui change sa religion, tuez-le] à la lettre, alors même que le Prophète s’était engagé, par un pacte signé avec La Mecque, alors païenne, à laisser partir dans cette ville les musulmans qui désiraient quitter Médine et redevenir idolâtres ? Un engagement qu’il a respecté. (Bukhari n°2731/2732) »

Cet argument n’est pas très compréhensible ni surtout précisément documenté. De quoi s’agit-il ?

Un an après la bataille dite « du fossé » où les Mecquois avaient assiégé Mahomet et ses partisans à Médine – il ne s’était en réalité quasiment rien passé et les Mecquois étaient repartis au bout de quelques semaines –, soit en mars 628, Mahomet conclut, à la grande surprise de ses partisans, une trêve (dite de « Hudaybiyya ») avec les Mecquois qui devait permettre aux musulmans de se rendre à La Mecque pour y faire les ambulations circulaires rituelles autour de la Ka’ba à l’occasion du pèlerinage. Mahomet ne se sentait vraisemblablement pas encore assez fort à cette époque pour prendre La Mecque de force.

La Sîra relate qu’une des clauses imposées par les Mecquois à Mahomet pour autoriser les musulmans à venir en sécurité prier à La Mecque visait naturellement à éviter que son armée ne se renforçât de nouvelles recrues, en l’occurrence des Mecquois (déjà musulmans ou non). Aussi, Mahomet prit l’engagement de renvoyer aux Mecquois tout Mecquois qui essaierait de le rejoindre hors de La Mecque, l’inverse n’étant pas vrai, c’est-à-dire que toute personne du clan de Mahomet rejoignant les Mecquois n’était pas renvoyée à Mahomet, ce qui pouvait constituer une incitation claire à abandonner Mahomet. Ces clauses du pacte furent acceptées par Mahomet, qui les appliqua comme il était de règle et conformément à l’honneur pour tout pacte signé entre tribus (un exemple bien connu est celui du Mecquois Abû Basîr qui rejoignit Mahomet mais fut renvoyé). Cette trêve fut vivement contestée dans les rangs des musulmans qui considéraient qu’elle humiliait la vraie religion, l’islam. L’autorité temporelle de Mahomet fut contestée mais celui-ci tint bon.

On voit donc que le pacte signé avec les Mecquois était tout à fait circonstanciel, afin de permettre aux musulmans d’aller prier à Ka’ba, et surtout n’a aucun lien avec la question de l’application ou non de la peine de mort pour apostasie. Il s’agissait seulement de clauses de renvoi de personnes ralliant le clan opposé. Or ces personnes ne prévenaient bien entendu pas à l’avance leur propre clan de leur futur ralliement au clan ennemi. La question de l’application de la peine de mort à l’apostat voulant quitter le clan musulman pour rallier celui des Mecquois ne se posait donc pas. Cet argument du pacte n’a donc pas de sens.

  • L’argument du non-exercice

Selon Tareq Oubrou : « Il est formellement établi qu’aucun texte authentique ne stipule que le Prophète aurait concrètement mis à exécution cette peine [peine de mort pour l’apostasie]. »

Pourquoi cet argument n’est-il pas pertinent ?

1) Il est irrecevable parce qu’il est impossible de démontrer que Mahomet ne l’a jamais mis à exécution, même si ce fut peut-être le cas. On peut démontrer que quelqu’un a fait quelque chose mais pas qu’il ne l’a jamais fait, sauf à avoir des témoins en permanence présents à tout instant du jour et de la nuit. En outre, cela a pu arriver sans ce que fait ait été mentionné par les témoins.

2) De toute façon, il est logiquement aberrant : si l’objectif était de ne jamais mettre à mort un apostat, pourquoi alors avoir édicté la règle inverse ? Il aurait fallu au contraire confirmer l’absence de châtiment. Cela n’a vraiment aucun sens.

  • L’argument de la fiabilité du hadith

Contrairement à ce qu’écrit Tareq Oubrou, il n’y pas de contradiction dans les textes sacrés musulmans concernant la question la punition de l’apostasie : « Comme sur beaucoup de sujets dans l’islam, nous sommes en présence de textes qui paraissent contradictoires. Certains garantissent la liberté religieuse, mais d’autres viennent les heurter de plein fouet, telle cette parole du Prophète : « Celui qui change sa religion, tuez-le » (Bukhari n°3017). »

En effet, comme on l’a vu dans le précédent article (http://islametoccident.fr/?p=3086), la diversité religieuse est un fait terrestre, ce n’est pas un objectif divin. C’est au contraire une occasion d’éprouver les hommes pour les juger, et si nécessaire de les punir ici-bas en exemple pour les autres hommes.

Aussi, en l’absence d’argument rationnellement recevable, Tareq Oubrou se risque aller jusqu’à remettre en cause la fiabilité des hadiths (il y en a plusieurs concernant l’apostasie) pour arriver tout simplement au but qu’il veut atteindre. Il est assez inédit qu’un simple imam d’une ville de province en France aille jusqu’à contester la Sunna (tradition musulmane), y compris les recueils de hadiths considérés en islam comme les plus fiables par les plus grands érudits, celui de Bukhari en faisant partie (comme celui de Muslim).

Il écrit ainsi : « Or ce hadith – et il en va ainsi de tous les hadiths – n’est qu’un fragment isolé de son contexte. Celui qui le rapporte, Ibn Abbâs, livre davantage ce qu’il a compris que ce qu’il a entendu – il ne dit d’ailleurs pas l’avoir entendu dans ces termes complets et exacts de la bouche du Prophète, puisqu’il n’utilise pas la formule explicite « sami’tu » (Qu’un compagnon dise : « Le Prophète a dit… » ne signifie pas qu’il a entendu le hadith directement de la bouche de ce dernier tant qu’il n’utilise pas l’expression explicite : « J’ai entendu (« sami’tu) le Prophète dire… » (…) Ce type de hadith constitue plausiblement un simple fragment tiré d’un hadith plus long qui indique les circonstances de son énoncé. Il arrive souvent que les narrateurs ne retiennent qu’une partie du discours, d’où la nécessité d’un travail de montage scripturaire. »

Or ce travail scripturaire a justement été fait, par Bukhari et Muslim notamment. Par ce commentaire, Tareq Oubrou a l’audace assez incroyable de venir, sur la base d’un simple argument de « plausibilité » (il n’a lui-même aucune certitude…), ébranler par un simple trait de plume les fondements d’une bonne partie de la Sunna du Prophète car finalement, à cette aune, on ne sait plus très bien quelle chaîne de transmission et quels hadiths trouvent grâce à ses yeux. Cela doit faire frémir les institutions largement plus légitimes comme Al-Azhar.

  • L’argument de la légitime défense

À défaut de pouvoir trouver un défaut certain dans la cuirasse des hadiths, reste le sempiternel argument de la légitime défense qui, lui aussi, ne tient pas debout. Tareq Oubrou écrit en effet : « Pour demeurer fidèle à l’esprit et à la cohérence du Coran, cette violence contre l’apostasie doit être comprise dans le sens d’une légitime défense face à une apostasie qui s’accompagne d’une insurrection armée. Ainsi, l’injonction « tuez-le » (« uqtulûb ») signifierait ici « combattez-le » (« qâtilûb »), comme il est parfois d’usage en arabe. »

On voit ici déjà que Tareq Oubrou n’écarte plus la réalité du prononcé du commandement de peine de mort par Mahomet. Cette recherche de « cohérence » vaut en réalité reconnaissance du caractère clair et incontournable du commandement.

Ensuite, pourquoi associer l’apostasie à l’insurrection armée ? Mahomet n’a mis aucune condition, comme une insurrection armée, à l’application de la peine de mort pour apostasie. Il pouvait tout à fait accepter l’apostasie tout en punissant par ailleurs de mort l’insurrection armée. Le problème sans doute est que le simple fait de résister spirituellement à l’islam, c’est-à-dire de refuser de se convertir à l’islam, est déjà considéré par l’islam comme une déclaration d’hostilité et un combat, qui justifie d’ailleurs pleinement l’alternative offerte aux non-musulmans (hors juifs et chrétiens qui suivent un statut spécifique) : la conversion ou la mort.

  • Conclusion

Tareq Oubrou empile les arguments fallacieux, contradictoires les uns avec les autres (certains étant fondés sur des hypothèses qui sapent le fondement des autres arguments). Si un seul des ces arguments était réellement valable, les autres ne seraient plus nécessaires.

Il n’y a aucun moyen de sortir de cette impasse doctrinale liée à un commandement parfaitement clair et explicite, sauf à remettre en cause totalement l’exemplarité de Mahomet et la nécessité de suivre ses commandements, ce que Tareq Oubrou ne peut évidemment pas faire.

La doctrine est claire (même si des pays musulmans trouvent des accommodements pour éviter si possible la peine capitale, surtout sous le regard des occidentaux) et tous les apostats qui fuient notamment le Moyen-Orient en savent quelque chose !