Zineb El Rhazoui : comprendre l’islam, c’est pourtant simple ?

Zineb El Rhazoui, journaliste à Charlie Hebdo, élevée dans la culture et la religion musulmane, qu’elle connaît bien, était interviewée le 1er août 2016 sur RTL. Ses propos sont à méditer.

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« Pour avoir étudié la religion [l’islam] depuis mon enfance jusqu’à bien après le baccalauréat, je peux vous dire qu’il n’y a pas une seule occurrence du mot « amour » dans le Coran ni dans le corpus de la Sunna. Et pourquoi l’islam serait-il la seule religion de paix et d’amour ? (…) L’islam c’est un ensemble de textes archaïques, d’inspiration de l’Ancien Testament, avec un tas de légendes, etc. très, très empreint de contexte de bédouinité dans lequel il a vu le jour. C’est ça concrètement l’islam. (…) C’est se mentir de penser que le Coran est un texte de paix et d’amour. On n’a qu’à se pencher sur les versets du Coran, sur l’exemple que fut la vie de Mahomet, les guerres qu’il a menées ; on voit bien qu’on est loin de la paix et de l’amour. (…) Les textes de l’islam sont toujours perçus comme d’abord une constitution, un corpus juridique et non pas un corpus spirituel, et comme des textes valables en tous temps et en tous milieux géographiques. (…) On a beau chercher des raisons économiques (…), des raisons identitaires (…), des raisons politiques (…) : le seul dénominateur commun entre tous les terroristes, finalement, c’est l’islam. »

Robert Redeker : à l’Ouest rien de nouveau

À l’heure où Charlie Hebdo vient de rappeler le problème de l’attitude actuelle de tous les représentants de la bien-pensance vis-à-vis du terrorisme musulman et du statut de la violence en islam (http://islametoccident.fr/?p=3736), il est intéressant de relire cet article de 2006 du philosophe Robert Redeker, qui lui valut une fatwa de condamnation à mort l’obligeant à vivre depuis lors sous protection policière. Y a-t-il quelque chose de changé ? On peut en douter.

Article du Figaro du 19 septembre 2006 : « Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? »

http://www.lefigaro.fr/debats/2006/09/19/01005-20060919ARTFIG90134-face_aux_intimidations_islamistes_que_doit_faire_le_monde_libre_.php

« Les réactions suscitées par l’analyse de Benoît XVI sur l’islam et la violence s’inscrivent dans la tentative menée par cet islam d’étouffer ce que l’Occident a de plus précieux qui n’existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s’exprimer.

L’islam essaie d’imposer à l’Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d’un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l’école, accusation d’islamophobie contre les esprits libres.

Comment expliquer l’interdiction du string à Paris-Plages, cet été ? Étrange fut l’argument avancé : risque de «troubles à l’ordre public». Cela signifiait-il que des bandes de jeunes frustrés risquaient de devenir violents à l’affichage de la beauté ? Ou bien craignait-on des manifestations islamistes, via des brigades de la vertu, aux abords de Paris-Plages ?

Pourtant, la non-interdiction du port du voile dans la rue est, du fait de la réprobation que ce soutien à l’oppression contre les femmes suscite, plus propre à «troubler l’ordre public» que le string. Il n’est pas déplacé de penser que cette interdiction traduit une islamisation des esprits en France, une soumission plus ou moins consciente aux diktats de l’islam. Ou, à tout le moins, qu’elle résulte de l’insidieuse pression musulmane sur les esprits. Islamisation des esprits : ceux-là même qui s’élevaient contre l’inauguration d’un Parvis Jean-Paul-II à Paris ne s’opposent pas à la construction de mosquées. L’islam tente d’obliger l’Europe à se plier à sa vision de l’homme.

Comme jadis avec le communisme, l’Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L’islam se présente, à l’image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l’instar du communisme d’autrefois, l’islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d’une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd’hui elle viendrait de La Mecque ! Aujourd’hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet œil du Coran, comme ils incarnaient l’œil de Moscou hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme.

Dans l’ouverture à autrui, propre à l’Occident, se manifeste une sécularisation du christianisme, dont le fond se résume ainsi : l’autre doit toujours passer avant moi. L’Occidental, héritier du christianisme, est l’être qui met son âme à découvert. Il prend le risque de passer pour faible. À l’identique de feu le communisme, l’islam tient la générosité, l’ouverture d’esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des mœurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence.

Ce sont des faiblesses qu’il veut exploiter au moyen «d’idiots utiles», les bonnes consciences imbues de bons sentiments, afin d’imposer l’ordre coranique au monde occidental lui-même.

Le Coran est un livre d’inouïe violence. Maxime Rodinson énonce, dans l’Encyclopédia Universalis, quelques vérités aussi importantes que taboues en France. D’une part, «Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire (…) Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie (…) Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin».

D’autre part, «Muhammad profita de ce succès pour éliminer de Médine, en la faisant massacrer, la dernière tribu juive qui y restait, les Qurayza, qu’il accusait d’un comportement suspect». Enfin, «après la mort de Khadidja, il épousa une veuve, bonne ménagère, Sawda, et aussi la petite Aisha, qui avait à peine une dizaine d’années. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui faire contracter concurremment une dizaine de mariages».

Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran.

De fait, l’Église catholique n’est pas exempte de reproches. Son histoire est jonchée de pages noires, sur lesquelles elle a fait repentance. L’Inquisition, la chasse aux sorcières, l’exécution des philosophes Bruno et Vanini, ces mal-pensants épicuriens, celle, en plein XVIIIe siècle, du chevalier de La Barre pour impiété, ne plaident pas en sa faveur. Mais ce qui différencie le christianisme de l’islam apparaît : il est toujours possible de retourner les valeurs évangéliques, la douce personne de Jésus contre les dérives de l’Église.

Aucune des fautes de l’Église ne plonge ses racines dans l’Évangile. Jésus est non-violent. Le retour à Jésus est un recours contre les excès de l’institution ecclésiale. Le recours à Mahomet, au contraire, renforce la haine et la violence. Jésus est un maître d’amour, Mahomet un maître de haine.

La lapidation de Satan, chaque année à La Mecque, n’est pas qu’un phénomène superstitieux. Elle ne met pas seulement en scène une foule hystérisée flirtant avec la barbarie. Sa portée est anthropologique. Voilà en effet un rite, auquel chaque musulman est invité à se soumettre, inscrivant la violence comme un devoir sacré au cœur du croyant.

Cette lapidation, s’accompagnant annuellement de la mort par piétinement de quelques fidèles, parfois de plusieurs centaines, est un rituel qui couve la violence archaïque.

Au lieu d’éliminer cette violence archaïque, à l’imitation du judaïsme et du christianisme, en la neutralisant (le judaïsme commence par le refus du sacrifice humain, c’est-à-dire l’entrée dans la civilisation, le christianisme transforme le sacrifice en eucharistie), l’islam lui confectionne un nid, où elle croîtra au chaud. Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l’islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine.

Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran. Comme aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l’islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l’Occident «le monde libre» par rapport au monde musulman, et comme en ces temps-là les adversaires de ce «monde libre», fonctionnaires zélés de l’œil du Coran, pullulent en son sein. »

Technique de désinformation journalistique : un cas d’école

Les médias n’étant plus guère indépendants en France (mais pas seulement), ceux-ci tentent de museler et de jeter l’opprobre sur tous ceux qui émettent des opinions contraires à leur doxa. Il en est ainsi en particulier vis-à-vis de tous ceux qui critiquent les religions et surtout l’islam.

On sait en effet que toutes les religions sont strictement incompatibles entre elles de par leurs dogmes : il n’y a rien donc rien d’étonnant à ce que leurs partisans soient tout à fait critiques envers les partisans des autres religions, l’athéisme étant de ce point de vue une autre forme de religion avec sa propre doctrine (donc différente en cela de l’agnosticisme puisqu’elle rejette l’idée de Dieu). Mais si certaines formes de critiques sont plus ou moins acceptées, celle de l’islam et de sa doctrine est rejetée massivement par les médias occidentaux, alors même que de grandes personnalités musulmanes originaires des pays musulmans sont très critiques et invitent les musulmans à s’interroger sur les fondements de leur religion.

Ainsi, il n’existe pas de terme de « bouddhophobe » si vous avez l’impertinence de considérer que le bouddhisme, du fait de la croyance en la réincarnation, est une absurdité (tout en ayant par ailleurs de très bons côtés), mais si vous critiquez l’islam, vous êtes un abominable « islamophobe », voire un antisémite si vous critiquez le judaïsme.

Cette volonté de faire taire la critique de l’islam (ou de toute critique de la religion) n’étant pas justifiable par le raisonnement, les médias ont recours à des amalgames, procès d’intention en tous genres, pour dénoncer ceux qui ne pensent pas « comme il faut ».

Une récente vidéo publiée sur les réseaux sociaux est absolument édifiante dans l’illustration de la malhonnêteté intellectuelle de certains médias. Je vous laisse en goûter toute la saveur et comprendre comment s’exprime la dialectique de la meute qui crie haro sur l’« homme blanc », inévitablement raciste dès lors qu’il a l’audace d’avoir une identité. Cette vidéo est sans rapport avec l’islam mais il suffit de remplacer le terme de « raciste » par « islamophobe » et le tour est joué.

Malhonnetete journalistique

On retrouve malheureusement des dérives similaires en France dans des émissions qui se revendiquent pourtant comme professionnelles et rigoureuses, comme avec cet extrait de la récente émission Arrêt sur Images où était invitée Danièle Obono, députée récemment élue et à qui certains journalistes avaient eu l’audace de demander si cela lui posait un problème de dire « vive la France », elle qui avait soutenu (et qui continue à soutenir visiblement) par sa signature la liberté d’expression de charmants individus chantant « nique la France ».

Si les éléments du débat sont à peu près fournis objectivement en début de séquence, la dérive des propos vers une analyse strictement raciste est stupéfiante. Trouver indigne et raciste de demander à un représentant de la nation s’il soutient toujours des propos ignominieux vis-à-vis du pays qu’il est censé représenter n’est visiblement pas moralement acceptable pour les journalistes d’Arrêt sur Images et doit nécessairement se résumer à une question de racisme. Pourtant, la question était tout aussi valable que Danièle Obono ait été jaune, verte, bleue, ou blanche de peau.

Danièle Obono

Commémoration de la décapitation du Père Hamel : la nausée

La commémoration de la décapitation du Père Hamel est l’occasion d’un déferlement de bien-pensance et de politiquement correct qui soulève le cœur jusqu’à la nausée.

Face à des médias souvent partisans et pratiquant la désinformation, il est utile, au-delà de l’horreur de l’acte, de rappeler quelques faits, tous vérifiables, car les faits sont têtus :

  • Les chrétiens et les musulmans n’ont pas le même dieu : en effet, les conceptions chrétiennes et musulmanes de Dieu sont incompatibles. Il suffit de comparer les Évangiles et le Coran pour le constater. Le Coran contient entre autres une multitude d’invectives violentes et agressives vis-à-vis des juifs et des chrétiens, incompatibles avec la notion d’amour universel défendu dans le christianisme (et le bouddhisme avec la notion de compassion)
  • Au regard de l’islam, les chrétiens sont d’abominables mécréants : le choix du terme « abominable » est-il excessif ? Non, puisque pour l’islam les chrétiens sont coupables du pire des péchés, celui d’« associationnisme », c’est-à-dire le fait d’associer à Dieu, l’unique, d’autres dieux par la voie de la Sainte Trinité (le Père, le Fils et le Saint-Esprit). Jésus-Christ n’est d’ailleurs pas reconnu en islam comme incarnation de Dieu (concept crucial dans le christianisme) mais comme un simple prophète humain comme l’était Mahomet. L’islam a réinventé un Jésus (« Issa ») qui ne correspond en rien au Jésus des chrétiens.
  • D’un point de vue doctrinal, les chrétiens n’échappent à un sort potentiellement mortel en terre d’islam que par leur éligibilité au statut de « dhimmi » (comme pour les juifs), statut humiliant et de rang inférieur à celui des musulmans. Si ce statut appliqué pendant des siècles en terre d’islam a fini par être tardivement aboli par l’empire Ottoman et uniquement sous la pression occidentale, il imprègne profondément la mentalité musulmane car le Coran proclame ouvertement la supériorité définitive de la communauté musulmane sur toutes les autres.
  • L’islam a comme modèle, Mahomet, qui a massacré une bonne partie des juifs de Médine (cf. les Banû Quraydha, exécutés « jusqu’à leur extermination totale » selon les termes mêmes de la biographie d’Ibn Hichâm, incontestée dans le monde musulman), remis au goût du jour la lapidation, eu des relations sexuelles avec la petite Aïcha à ses 9 ans (chose qui pourrait être relativement sans importance si ce fait relaté par l’historiographie musulmane elle-même ne permettait encore aujourd’hui de justifier le mariage – nécessairement forcé – des petites filles), condamné à mort les apostats, pratiqué l’esclavage, conduit ou commandé de multiples batailles, ordonné des assassinats. Jésus-Christ n’a pas grand-chose à voir avec cette conception musulmane de la « miséricorde divine ».
  • La liberté de conscience, au sens de liberté de changer de religion, n’existe pas en islam. Il suffit par exemple juste de rappeler que le Conseil Français du Culte Musulman refuse encore officiellement aujourd’hui d’inscrire au nombre des droits des musulmans en France celui de changer de religion (c’est-à-dire d’abandonner l’islam). Qui en parle ?

On pourrait citer encore beaucoup d’autres incompatibilités fondamentales entre le christianisme et l’islam (ex. polygamie, statut de la femme, notion de « témoignage » musulman cf. – la « shahada » – comparé à la notion de « croyance » chrétienne).  Il n’est donc guère étonnant de constater que l’islam de France est toujours incapable aujourd’hui de produire un contre-argumentaire au discours des fondamentalistes musulmans (ex. État Islamique, Al Qaida) car ceux-ci s’appuient avec beaucoup de précision sur la vie de Mahomet – donc sans pouvoir être réfutés – qu’ils s’appliquent à imiter fidèlement notamment au travers du jihad.

La croyance chrétienne dans le pardon et la réconciliation universelle ne doit pas conduire à la naïveté et au mensonge par omission, car le christianisme est normalement épris de vérité. Le Christ ne dit-il pas en effet : « Si j’ai mal parlé, témoigne de ce qui est mal ; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? » (Jean 18, 23)

La liesse de cette communion universelle contre un « islamisme » dont personne n’est même capable de donner une définition (ce qui est bien commode : renvoyer les problèmes vers un concept qui n’existe pas évite de nommer son ennemi) occulte tous ces faits et constitue par ailleurs une insulte aux souffrances des chrétiens du Moyen-Orient, car c’est nier les conditions terribles dans lesquelles ils vivent en terre d’islam et qui peuvent aller jusqu’aux persécutions.

C’est aussi une façon désastreuse d’empêcher la nécessaire refondation de l’islam, car si le débat n’est pas posé et est au contraire nié dans l’œuf, aucune réflexion de fond ne peut bien entendu émerger.

Islam, immigration et violence : est-il possible d’étudier sérieusement la question ?

Depuis plusieurs décennies, la violence au nom de la religion est semble-t-il un monopole de l’islam, violence religieuse qui s’exerce entre musulmans ou à l’égard des non-musulmans et qui ravive d’ailleurs certaines persécutions sporadiques immémoriales comme celles subies par les coptes en Égypte. Cette violence, devenue institutionnelle dans les mouvements fondamentalistes comme Al Qaïda ou l’État Islamique, s’exerce sans provoquer de réflexion de fond sur son rapport à l’essence du système politico-religieux prôné par Mahomet. Seul un déni monumental est érigé pour faire rempart contre le questionnement, assorti d’un impitoyable tabou médiatique.

De la même façon, le rapport à la délinquance d’une doctrine qui prône ouvertement le droit au partage du butin pris sur les mécréants (explicitement traité dans le Coran, la vie de Mahomet et les hadiths) mériterait d’être approfondi. Tareq Oubrou lui-même reconnaissait il y a quelques mois dans son livre « un imam en colère » que de « 40 à 70% (selon les régions) de la population carcérale sont constitués par de jeunes musulmans » : n’est-il pas intéressant et utile de déterminer si cette sur-représentation a un lien avec la religion ou résulte d’autres facteurs ?

Si vous avez la curiosité de consulter le fichier de la police nationale faisant état des avis publics de recherche (mon précédent article http://islametoccident.fr/?p=684), vous constaterez que le site est « en dérangement » depuis des mois. Vous y lirez : « La consultation du site www.avisderecherches.interieur.gouv.fr est momentanément indisponible. Nos équipes travaillent à améliorer la qualité de ce site. Merci de réessayer ultérieurement. Nous vous prions de bien vouloir nous en excuser. » L’administration a-t-elle l’intention de rendre à nouveau publiques à l’avenir ces informations ou ment-elle tout simplement ?

Bien entendu, l’impact possible de l’immigration illégale et économique sur la délinquance fait partie des autres tabous qui transforment la France en dictature de la pensée mondialiste. Ainsi, des intellectuels français semblent avoir troqué l’immigré européen ou asiatique – qui ne fait plus recette dans l’inconscient collectif du fait sans doute d’une intégration peu ou prou réussie – pour le migrant, principalement d’Afrique du Nord, d’Afrique noire, de Syrie, d’Afghanistan, ou d’autres pays musulmans où il est difficile de vivre – la grande majorité des migrants étant d’origine économique –, les pays musulmans riches du Golfe n’ayant d’ailleurs pour leur part aucune intention de les accueillir ; mais, curieusement, le monde médiatique semble peu s’interroger sur ce dernier aspect.

L’abandon par ces intellectuels d’une approche strictement rationnelle et documentée au profit de l’émotion est ici au service des tabous. Cette façon de traiter les problèmes sous l’angle essentiellement humanitaire et émotif, et non politique (accords de développement, lutte contre la corruption, etc.) – tout en se voilant pudiquement la face sur la question religieuse, taboue –, ne peut en effet que conduire à des catastrophes (racket des passeurs, alimentation de mafias locales, maltraitance, morts en mer, absence d’intégration et communautarisme dans les pays d’émigration, etc.) en renforçant un flux de plus en plus massif de personnes que les O.N.G. vont presque maintenant chercher sur le continent comme l’indique l’article du 14 juin 2017 du New York Times intitulé « Efforts to Rescue Migrants Caused Deadly, Unexpected Consequences » (https://www.nytimes.com/interactive/2017/06/14/world/europe/migrant-rescue-efforts-deadly.html?_r=0), article qui fournit notamment une carte des lieux de sauvetage tout à fait intéressante :

https://www.nytimes.com/interactive/2017/06/14/world/europe/migrant-rescue-efforts-deadly.html?_r=0

Même Bill Gates s’est ému récemment (interview accordée au journal allemand « Die Welt » le 2 juillet 2017 https://www.welt.de/vermischtes/article166152589/Der-Druck-ist-enorm-und-er-wird-wachsen.html) des effets désastreux de cette gestion et de la sous-estimation volontaire de l’impact sur les peuples européens de cette crise migratoire ; c’est dire !

La marche des musulmans contre le terrorisme

À l’approche de l’anniversaire du massacre de Nice, l’imam Hassen Chalghoumi a pris en juin 2017 la tête d’un groupe de musulmans et entamé une tournée  pour dénoncer cet islam qui ne serait pas l’islam. Comme à l’habitude, les incantations sont nombreuses mais le contre-argumentaire aux affirmations des musulmans fondamentalistes (Al Qaïda, État Islamique notamment) inexistant.

Le plus inquiétant est ce que dit cet imam du développement du fondamentalisme musulman dans les banlieues françaises. À la question de Jean-Pierre Elkabbach « Vous sentez monter des salafistes en Seine-Saint-Denis en ce moment même ? », l’imam Chalghoumi répond en effet : « Oui, le terrain est tellement vide, c’est triste, que le salafisme et le wahhabisme se développent énormément. »

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Déménagement du monde ou Grand remplacement ?

L’excellente émission « Répliques » d’Alain Finkielkraut nous a proposé aujourd’hui 24 juin 2017 un passionnant débat sur le thème « Le grand déménagement du monde », en présence d’un personnage banni du paysage médiatique français : Renaud Camus.

Il faut à cette occasion remercier Alain Finkielkraut d’oser, avec courage, donner la parole à une des personnalités de la dissidence intellectuelle qui rompent le cadre exigu de la bien-pensance étriquée imposée dans les medias, en particulier par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel. La diffusion de ce débat avait dû en effet être reportée comme l’expliquait Alain Finkielkraut le 10 juin 2017 :

Ainsi, sous la pression de cet organisme liberticide, qui fait songer à une sorte de Fouquier-Tinville de la bien-pensance, la diffusion de cette émission avait été reportée à après les élections : il ne fallait sans doute pas perturber le peuple et le distraire du vote qu’on attendait de lui.

Avant de laisser le lecteur écouter cette émission dans son intégralité, j’attire son attention sur son début pendant lequel Hervé Le Bras a tenu le propos suivant :

« …en tant que scientifique – il faut bien mettre les choses sur la table –, je suis polytechnicien d’origine, donc j’ai une habitude des chiffres et du raisonnement… »

Cette prodigieuse et stupéfiante remarque liminaire suscite plusieurs commentaires :

1) M. Le Bras a 74 ans : qu’il ressente encore le besoin de s’affirmer en se raccrochant à ce qu’il faisait sur les bancs de l’école il y a plus de 50 ans est un indice certain de fragilité psychologique et mentale.

2) M. Le Bras recourt par cette référence à l’argument d’autorité, comme si le fait d’avoir été capable de résoudre des équations pour entrer à Polytechnique l’avait placé pour le reste de ses jours dans le camp des saints incapables de se tromper, comme si une grande école immunisait pour toujours de la sottise : affirmation sous-entendue affligeante et consternante.

3) Au-delà de l’argument d’autorité qui est en filigrane de tout le discours de M. Le Bras – et qu’il ne pourra pas s’empêcher d’ailleurs de dévoiler en fin d’émission en en faisant un usage explicite –, M. Le Bras conteste en réalité fondamentalement ab initio la légitimité de son interlocuteur Renaud Camus puisque, selon lui, seule une approche scientifique fondée sur des chiffres serait pertinente.

L’auditeur se fera sa propre opinion et jugera s’il convient, comme M. Le Bras, tente de le démontrer avec un positivisme forcené, que tout part des chiffres, et que l’on peut sans doute aussi mesurer l’attachement à la culture française en mettant en équation Molière, Hugo, Voltaire, Debussy, Cézanne et tant d’autres. Il est vrai qu’on entend parfois dire que la musique de Bach à un côté mathématique : peut-être, mais à côté de cela, il y a surtout le génie. Peut-on mettre en équation et en chiffres le génie français ?

Bref, au-delà de ce propos liminaire effarant et qui est la marque de la suffisance à laquelle une certaine élite nous a habitué depuis longtemps, il est intéressant d’écouter cet échange dans le cadre de cette émission, toujours intelligemment conduite par Alain Finkielkraut.

Lettre ouverte à Monsieur Emmanuel Macron, homme politique né d’une PMA entre le grand capital et les Minotaures de la repentance

Lettre ouverte publiée par Bernard Lugan, un des plus grands historiens français spécialiste de l’Afrique, publié sur son blog le dimanche 19 février 2017 : http://bernardlugan.blogspot.fr/2017/02/lettre-ouverte-monsieur-emmanuel-macron.html

Lancé sur le marché politique tel un nouveau smartphone, vous êtes, Monsieur Macron, un ignorant butor dont les propos concernant la colonisation sont doublement inadmissibles.

1) En premier lieu parce qu’ils furent tenus à Alger, devant ces rentiers de l’indépendance qui, pour tenter de cacher leurs échecs, leurs rapines et la mise en coupe réglée de leur pays, mettent sans cesse la France en accusation.
Certains qui, parmi votre auditoire, applaudirent à vos propos d’homme soumis (cf. Houellebecq), et devant lesquels vous vous comportâtes effectivement en dhimmi, sont en effet ceux qui, le 1er novembre 2016, publièrent un communiqué exigeant que la France :

« (…) présente des excuses officielles au peuple algérien pour les crimes commis durant les 132 ans de colonisation et pour les crimes coloniaux perpétrés à l’encontre du peuple algérien afin de rappeler les affres de la répression, de la torture, de l’exil, de l’extermination et de l’aliénation identitaire car l’histoire du colonialisme restera marquée par ses crimes de sang et ses pratiques inhumaines ».

Candidat à la présidence de la République française, vous avez donc donné votre caution à de telles exigences autant outrancières qu’insultantes. Ce faisant, vous vous êtes fait le complice des pressions et chantages que l’Algérie exerce à l’encontre de la France afin d’obtenir d’elle une augmentation du nombre des visas ou tel ou tel avantage diplomatique ou financier. En d’autres temps, vous auriez donc pu être poursuivi pour « Atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ».

2) Ensuite parce que vos propos constituent non seulement un recul de l’état des connaissances, mais également le viol de ce consensus historique auquel étaient arrivés les historiens des deux rives de la Méditerranée. Or, par ignorance ou par misérable calcul électoraliste, vous les avez piétinés.

Au nom de quelle légitimité scientifique avez-vous d’ailleurs pu oser les tenir ? Avez-vous seulement entendu parler des travaux de Jacques Marseille, de ceux de Daniel Lefeuvre ou encore des miens ?

Oser parler de « crime contre l’humanité », maladroitement rectifié en « crime contre l’humain », au sujet de la colonisation revient en réalité à classer cette dernière au niveau des génocides du XXe siècle, ce qui est proprement scandaleux. Sur ce terrain, vous voilà donc encore plus en pointe que Christiane Taubira, ce qui n’est pas peu dire…
Pierre Vidal-Naquet, pourtant militant de la décolonisation et « porteur de valises » assumé du FLN écrivait à ce sujet :

« Assimiler peu ou prou le système colonial à une anticipation du 3e Reich est une entreprise idéologique frauduleuse, guère moins frelatée que l’identification, à Sétif, (…)  de la répression coloniale aux fours crématoires d’Auschwitz et au nazisme (…). Ou alors, si les massacres coloniaux annoncent le nazisme, on ne voit pas pourquoi la répression sanglante de la révolte de Spartacus, ou encore la Saint-Barthélemy, ne l’auraient pas tout autant annoncé… En histoire, il est dangereux de tout mélanger. Un sottisier peut-il tenir lieu d’œuvre de réflexion ? (…) L’air du temps de la dénonciation médiatique (…), le contexte social, économique et politique actuel est encore fécond qui continuera à générer de telles tonitruances idéologiques à vocation surtout médiatique ».  J’ajoute électoralistes.

Vous devriez pourtant savoir, Monsieur le candidat à la présidence de la République, qu’en créant l’Algérie, la France donna un nom à une ancienne colonie ottomane, traça ses frontières, unifia ses populations, y créa une administration et toutes ses infrastructures.

Ce faisant, y aurait-elle commis  un « crime contre l’humanité » ou « contre l’humain » ? Les chiffres de l’accroissement de la population ne semblent pas l’indiquer puisqu’en 1830, la population musulmane de l’Algérie n’excédait pas 1 million d’habitants alors qu’en 1962 elle avait bondi à 12 millions.

Serait-ce donc en commettant des « crimes contre l’humanité » que la France, ses médecins et ses infirmiers soignèrent et vaccinèrent les populations et firent reculer la mortalité infantile ? Serait-ce parce qu’elle commettait des « crimes contre l’humain » que chaque année, à partir du lendemain du second conflit mondial, 250 000 naissances étaient comptabilisées en Algérie, soit un accroissement de 2,5 à 3% de la population, d’où un doublement tous les 25 ans ? A ce propos, relisons René Sédillot :

« La colonisation française a poussé l’ingénuité – ou la maladresse – jusqu’à favoriser de son mieux les naissances : non seulement par le jeu des allocations familiales, mais aussi par la création d’établissements hospitaliers destinés à combattre la stérilité des femmes. Ainsi, les musulmanes, lorsqu’elles redoutaient d’être répudiées par leurs maris, faute de leur avoir donné des enfants, trouvaient en des centres d’accueil dotés des moyens les plus modernes tout le secours nécessaire pour accéder à la dignité maternelle. (…)(L’histoire n’a pas de sens, Paris, 1965, page 71).

Enfin, puisque vos propos indécents tenus à Alger obligent à faire des bilans comptables, voici, Monsieur le candidat à la présidence de la République, celui qui peut être fait au sujet de l’Algérie française : en 132 années de présence, la France créa l’Algérie, l’unifia, draina ses marécages, bonifia ses terres, équipa le pays, soigna et multiplia ses populations, lui offrit un Sahara qu’elle n’avait jamais possédé après y avoir découvert et mis en exploitation les sources d’énergie qui font aujourd’hui sa richesse. Comme je ne cesse de l’écrire depuis des années, en donnant l’indépendance à l’Algérie, la France y laissa 70.000 km de routes, 4300 km de voies ferrées, 4 ports équipés aux normes internationales, une douzaine d’aérodromes principaux, des centaines d’ouvrages d’art (ponts, tunnels, viaducs, barrages etc.), des milliers de bâtiments administratifs, de casernes, de bâtiments officiels qui étaient propriété de l’État français ; 31 centrales hydroélectriques ou thermiques ; une centaine d’industries importantes dans les secteurs de la construction, de la métallurgie, de la cimenterie etc., des milliers d’écoles, d’instituts de formations, de lycées, d’universités. Dès l’année 1848, et alors que la conquête de l’Algérie était loin d’être achevée, 16 000 enfants en  majorité musulmans étaient scolarisés. En 1937 ils étaient 104 748, en 1952 400 000 et en 1960 800 000 avec presque 17 000 classes, soit autant d’instituteurs dont les 2/3 étaient Français (Pierre Goinard, Algérie : l’œuvre française. Paris,  1986).

En 1962, il y avait en Algérie, un hôpital universitaire de 2000 lits à Alger, trois grands hôpitaux de chefs-lieux à Alger, Oran et Constantine, 14 hôpitaux spécialisés et 112 hôpitaux polyvalents, soit le chiffre exceptionnel d’un lit pour 300 habitants. Tous ces équipements, toutes ces infrastructures, tous ces établissements ainsi que les personnels qui les faisaient fonctionner avaient été payés par la France et avec l’argent des Français.

Monsieur le candidat à la présidence de la République, je vous poste ce jour en RAR mon dernier livre « Algérie, l’histoire à l’endroit »[1], afin que vous puissiez mesurer l’abîme séparant la réalité historique de vos inacceptables propos.

Bernard Lugan

[1] Ce livre est uniquement disponible via l’Afrique Réelle. Pour le commander :
http://bernardlugan.blogspot.fr/2017/02/nouveau-livre-de-bernard-lugan-algerie.html