Une belle mais effrayante leçon de sagesse

L’émission de France 2 « Judaica » a abordé le 10 septembre 2017 de façon tout à fait fine et intelligente la question épineuse et dramatique du fanatisme, et en particulier du fanatisme religieux. Je propose ici cette émission dans son intégralité (15 minutes) compte tenu de son grand intérêt et de sa grande sagesse.

France 2 Judaica 170910 Fanatisme

Néanmoins, on ne peut être qu’effrayé par l’attitude de l’invité, le rabbin Daniel Epstein, qui n’ose pas nommer dans une émission française le fanatisme musulman – principal fanatisme religieux aujourd’hui – : « Le fanatisme religieux, que l’on n’ose à peine nommer par son nom parce que, évidemment, on s’expose à des poursuites judiciaires (…) »

France 2 Judaica 170910 Fanatisme Extrait

Que s’est-il passé pour qu’un rabbin tout à fait pacifique, voire débonnaire, en soit réduit à craindre les foudres de la justice française, simplement parce qu’il nommerait les choses. Comment en est-on arrivé là ? France, es-tu devenue folle et suicidaire ?

Petite leçon d’aplatissement occidental devant l’islam

Un prêche intéressant du père Boulad, dont le discours clair et direct semble déranger les autorités françaises. C’est au moins quelqu’un qui, d’origine égyptienne, semble bien savoir de quoi il parle.

 Pere Boulad 171015

(https://www.youtube.com/watch?v=kukeX4kkHxE)

17 octobre 1961 : un « massacre » sans cadavres

Un intéressant rappel de Bernard Lugan, éminent spécialiste des questions africaines :

« Comme chaque année à la date anniversaire de la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris, communistes et socialistes, amis du FLN et militants « anticolonialistes » (sic), vont commémorer un « massacre » qui aurait été perpétré par la police française. Ils se réuniront ensuite sur le Pont Saint-Michel d’où, toujours selon  eux, des dizaines, voire des centaines d’Algériens auraient été précipités dans la Seine.

Le seul problème, mais il est de taille, est que ce « massacre » n’a pas eu lieu… Quant aux noyades, à l’exception de celles pratiquées par le FLN sur les membres du MNA ou sur les Harkis, elles n’ont pas davantage existé…car nous sommes en réalité en présence d’un montage.

Démonstration [1] :

1) Le 18 octobre 1961 au matin, le bilan de la manifestation de la veille parvient à Maurice Legay, directeur général de la police parisienne. Il est de 3 morts. Nous voilà donc loin des dizaines, voire des centaines de morts et de noyés avancés par certains.

2) Or, deux de ces trois morts, à savoir Abdelkader Déroués et Lamara Achenoune n’ont aucun lien avec la « répression » du 17 octobre puisqu’ils ont été tués, non pas à coups de matraque, mais par balle, non pas dans le centre de Paris, mais à Puteaux, donc loin de la manifestation. De plus, le second a été préalablement étranglé…

3) Un mort, un seul, a tout de même été relevé dans le périmètre de la manifestation et il ne s’agit pas d’un Algérien, mais d’un Français « de souche » nommé Guy Chevallier, décédé vers 21h devant le cinéma REX de fractures du crâne. Etait-il un simple passant ou bien un porteur de valises manifestant avec le FLN ? Nous l’ignorons. Fut-il tué lors d’une charge de la police ou bien par les manifestants ou bien par une toute autre cause ? Nous ne le savons pas davantage.

La conclusion qui s’impose à tout esprit doté d’un minimum de réflexion est que la « répression » de la manifestation algérienne du 17 octobre semble n’avoir paradoxalement provoqué aucun mort algérien…

A ces faits, les tenants de la thèse du « massacre » répondent que le vrai bilan de la « répression » policière n’a pu être établi que plusieurs jours plus tard, une fois pris en compte les blessés qui décédèrent ultérieurement, et une fois les cadavres retirés de la Seine. Mais aussi, parce que, terrorisés, les manifestants cachèrent d’abord les corps de leurs camarades.

Trois grandes raisons font que cette argumentation n’est pas recevable :

– Les archives des hôpitaux parisiens ne mentionnent pas une surmortalité particulière de « Nord-Africains » (selon la terminologie de l’époque), durant la période concernée. Même si de nombreux manifestants blessés à coups de matraques y furent pris en charge.

– La police ayant totalement et hermétiquement bouclé le périmètre de la manifestation, l’on voit mal comment des porteurs de cadavres auraient pu passer à travers les barrages.

– Et, in fine, que seraient devenus les cadavres en question ? Ils n’apparaissent en effet pas dans les archives de l’IML, l’Institut médico-légal (la Morgue), où sont transportés les morts relevés sur la voie publique ou repêchés dans la Seine et dans la Marne.

Le « Graphique des entrées de corps « N.A » (Nord-africains) par jour. Octobre 1961 », à l’Institut médico-légal de Paris, pour la période allant du 17 octobre au 21 octobre, nous apprend ainsi que:

– Le 17 octobre, alors que se déroulait dans Paris un prétendu « massacre », l’Institut Médico-Légaln’a enregistré aucune entrée de corps de « NA ».

– Le 18 octobre, deux corps de « NA » furent admis à l’IML. Il s’agissait d’Achour Belkacem, qui avait été tué ce 18 octobre à Colombes, donc le lendemain de la manifestation, par un policier invoquant la légitime défense. Le second était Abdelkader Bennahar relevé lui aussi à Colombes et portant des blessures à la tête avec possibilité, dixit le rapport de police, d’écrasement par un véhicule.

– Les 19 et 20 octobre, l’IML n’a comptabilisé aucune entrée de corps de « NA ».

– Le 21 octobre, soit 5 jours après la manifestation, 1 corps fut déposé à l’IML, celui de Ramdane Mehani décédé vers 22h 30 durant son transfert du commissariat du 13° arrondissement au palais des Sports de la Porte de Versailles. Le registre de l’IML parle de mort naturelle, donc, là encore, sans aucun lien avec la manifestation du 17 octobre.

Conclusion : nous sommes donc en présence d’un « massacre » sans cadavres, ce qui s’explique parce qu’il n’y eut pas de « massacre » !!!

C’est donc un « massacre » imaginaire qui va être commémoré le 17 octobre prochain à l’occasion d’une grande cérémonie culpabilisatrice à laquelle des médias incultes ou partisans vont une fois de plus donner une grande publicité.

Un « massacre » imaginaire fruit d’un montage politique fait à l’époque par le FLN voulant peser psychologiquement sur les négociations en cours avec le gouvernement français. Montage qui fut ensuite orchestré par le parti communiste et  plus que complaisamment relayé par les médias… hier comme aujourd’hui.

Pour les historiens du futur ce prétendu « massacre » restera donc comme la fabrication d’un des grands mythes du XXe siècle. A l’image de Katyn, des cadavres de Timisoara en Roumanie, des « couveuses » du Koweit et des « armes de destruction massive » en Irak. Leur principal sujet d’étonnement sera cependant l’insolite caution donnée à un tel mensonge par les plus hautes autorités de l’Etat français sous la présidence de François Hollande…

Bernard Lugan

13/10/2017

[1] La brièveté synthétique de cette mise au point interdisant de développer un argumentaire détaillé, la bibliographie et l’historiographie de ce « massacre » seront faits  dans le numéro de novembre 2017 de l’Afrique Réelle que les abonnés recevront le 1er novembre. On pourra également voir à ce sujet le chapitre IX de mon livre : Algérie, l’histoire à l’endroit. »

Fête de l’Aïd al-Adha : une occasion de renforcer la solidarité musulmane face aux mécréants

Les musulmans ont fêté début septembre 2017 la fête de l’Aïd al-Adha. Cette fête est l’occasion de rappeler la grandeur de Dieu, l’unique, le grand, avec la formule populaire en islam, qu’il s’agisse des fondamentalistes ou non : « Allah u Akbar »

Fete Aid 170903 Extrait 1

À cette occasion, le recteur de la Grande Mosquée de Paris a rappelé dans les tous premiers mots de son discours l’objectif prioritaire de la communauté musulmane : « rester unie », c’est-à-dire rester unie contre les non-musulmans, les mécréants, qui sont ses ennemis. Il dit en effet : « Je vous souhaite à tous et à toutes ainsi qu’à vos familles une bonne et heureuse grande fête de l’Aïd afin de nous rassembler tous et de rester unis. Inch a Allah. »

Fete Aid 170903 Extrait 4

Il ne fait en réalité, sans être aussi précis pour des raisons politiques évidentes, que reprendre le Coran qui est très clair sur le sujet, l’objectif avoué de l’islam étant de vaincre les non-musulmans pour imposer l’islam partout sur terre :

1) Les musulmans [les « croyants », puisque l’islam n’admet qu’une seule croyance, la sienne] forment une communauté unique et solidaire :

Sourate 9, verset 71. Les croyants et les croyantes sont alliés les uns aux autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable, accomplissent la Salât, acquittent la Zakat. (…).

Sourate 49, verset 10. Les croyants sont frères. Établissez la concorde entre vos frères, (…)

Sourate 3, verset 103. Attachez-vous [musulmans] au pacte d’Allah et ne vous divisez pas ! Rappelez-vous les bienfaits d’Allah lorsque vous étiez divisés : Il réconcilia vos cœurs et vous êtes devenus frères. Vous étiez au bord d’un abîme de Feu et Il vous a sauvés. Allah vous montre Ses signes afin que vous soyez bien guidés.

Sourate 49, verset 9. Si deux groupes de musulmans se combattent, réconciliez-les. (…)

2) La solidarité des musulmans doit les aider à combattre leurs ennemis : les non-musulmans (incrédules, mécréants)

Sourate 8, verset 73. Les incrédules sont alliés les uns des autres. (…)

Sourate 48, verset 29. Mahomet est le messager d’Allah. Ceux qui sont avec lui sont violents envers les mécréants, miséricordieux entre eux. (…)

Le message coranique vis-à-vis des non-musulmans, qui appelle clairement à la violence (ci-dessus mais également dans bien d’autres versets), est ainsi particulièrement explicite.

La culture française, connue dans le monde entier, n’existe pas

Il est étonnant de voir comment certains peuples d’Europe, comme les Français, ont aujourd’hui une crise d’identité telle qu’ils développent un sentiment suicidaire virulent et même agressif. Devenus des junkies de la « diversité » sous toutes ses formes, incapables de se passer de leur dose quotidienne de clandestins et de bien-pensance, ils développent partout des salles de shoots, totalement incapables de maîtriser les délires de leurs cerveaux imperméables à la raison et aux effets de l’autodestruction.

En effet, les Français, peuple qui a mis mille ans à se construire, semblent être entrés dans un processus addictif d’auto-destruction : exacerbation de la jouissance individuelle implorant le nouveau veau d’or de la sexualité libertaire (la sexualité étant rebaptisée « orientation sexuelle » pour mieux marquer la diversité des « orientations possibles » – seules la zoophilie et la pédophilie étant encore relativement réprouvées –) ; relativisation de toute morale et culture de l’excuse exhibant à tout-va irresponsabilité et déséquilibres psychiques de tous ordres ; légalisation du meurtre de masse des  enfants à naître jetés à la poubelle grâce à l’I.V.G. – nouvelle Shoah silencieuse mais bien réelle, voulue par une personne qui l’a pourtant connue, comble de l’ironie – ; droit à l’enfant devenu objet de consommation et libéralisation inévitable et prochaine de toutes les types de G.P.A. et P.M.A. (avec la même hypocrisie que pour l’I.V.G. et le P.A.C.S.) ; anéantissement progressif de la liberté d’expression et de critique ; peur maladive  de l’« essentialisation » – c’est-à-dire de tout ce qui définit une identité – ; légitime défense vidée de sa substance, les voyous devenant impunis et les honnêtes citoyens hésitant à se défendre de peur de finir derrière les barreaux ; etc.

Il n’est donc pas étonnant que dans ce tsunami suicidaire les Français aient élu une idole de la pensée politique transgenre, sans identité autre qu’économique.  En effet, Emmanuel Macron ne déclarait-il pas il y a à peine quelques mois : « Il n’y a d’ailleurs pas une culture française ; il y a une culture en France : elle est diverse, elle est multiple » :

Emmanuel Macron Culture francaise Lyon 170204

En d’autres termes, si vous venez en France avec votre baluchon et votre propre culture et vos propres traditions, sans aucun souci du respect de la culture d’origine de ce pays qui vous accueille, la France, vous contribuez pour Emmanuel Macron à enrichir mécaniquement la culture en France. N’est-ce pas merveilleux ? La culture n’a plus de racines ni d’histoire. Comme Emmanuel Macron, elle est transgenre, incolore, sans saveur. Le pauvre Renan doit se retourner dans sa tombe.

Après des décennies d’incurie politique immigrationniste et une situation devenue inextricable, ce reniement peut être aussi analysé comme le prix à payer aujourd’hui pour tenter d’éviter que l’implantation de l’islam en France – dont la culture est totalement incompatible à la fois avec les valeurs de la République française et les valeurs chrétiennes qui ont largement façonné plus de mille ans d’histoire de France – ne déclenche ouvertement une guerre civile qui risque fort de commencer par certaines banlieues devenues territoires perdus de la République, cette guerre civile ayant déjà débuté sous diverses formes dans les établissements scolaires de notre vieux pays.

Et pour ceux, quelle que soit leur « orientation religieuse ou spirituelle », qui douteraient de l’importance historique du christianisme dans l’histoire de France, je conseille la lecture de Bruno Dumézil (« Les racines chrétiennes de l’Europe »)

ou de Luc Ferry (« Sagesses d’hier et d’aujourd’hui »).

Luc Ferry y écrit de façon limpide : « Ce qui compte, c’est la pureté du cœur, pas celle des aliments ni des métiers que les hommes exercent – ce qui, cela dit au passage, permet au Christ de s’entourer d’hommes et de femmes dont les métiers ne sont pas considérés comme nobles, y compris des courtisanes, que le judaïsme orthodoxe exclut du cercle des fréquentations possibles. Conséquence abyssale historiquement : c’est cette place unique accordée à l’intériorité qui a permis le passage à la laïcité, le christianisme pouvant passer de l’espace public à l’espace privé sans obstacle absolu, de sorte que pour nous, Européens de tradition chrétienne, la question de la laïcité est largement réglée. C’est peu de dire qu’ailleurs, il n’en va pas de même, en quoi le fameux thèmes des « racines chrétiennes de l’Europe », pour tactique et politicien qu’il puisse être parfois, n’en est pas moins légitime sur le fond. Seule la laïcité, qui n’est pas l’athéisme mais la neutralité de l’État et de l’espace public, a réussi à pacifier les rapports entre communautés à mettre fin aux guerres de religion. Or elle est, contrairement à une idée reçue mais niaise, un héritage direct de cette place accordée au forum intérieur dans la morale chrétienne. (…) Même lorsqu’on est radicalement non-croyant, on est évidemment imprégné par cette culture chrétienne qui a dominé l’histoire de l’Occident, mais ne s’y est pas réduite. »

Les autruches en vacances

Charlie Hebdo, dont les propos sont souvent outranciers, a publié dans son édition du 23 août 2017 un éditorial qui pose en revanche, de façon inattendue, la question du statut de la violence dans la doctrine de l’islam dans des termes mesurés, clairs, directs, et tout à fait justifiés. Saluons cet effort dans un paysage médiatique français où abonde beaucoup plus la veulerie que le courage.

Texte de l’article (j’ai mis en gras certains passages importants) :

« Faut-il encore parler de terrorisme ? Dès l’annonce des attentats de Barcelone, chacun a joué son rôle comme dans une pièce de théâtre bien rôdée. Les radios et les journaux ont invité comme il se doit des « spécialistes » qui répètent un peu la même chose que lors du dernier attentat. Les hommes politiques ont condamné sur Twitter ces « odieux actes de barbarie », et les personnalités ont tweeté des messages de soutien aux victimes. Chacun a fait ce qu’il devait faire, chacun a rempli son contrat, pour que, dès le lendemain, les choses reprennent leur cours normal. Pour nous convaincre que tout cela est devenu banal, on nous a même expliqué que, depuis le terrible attentat de Madrid en 20047, les Espagnols étaient habitués au terrorisme et que, à part quelques secouristes débrouillards, les voitures-béliers de Barcelone n’impressionnent plus grand monde.

Quelque chose a changé depuis le 7 janvier 2015. Les débats et les interrogations sur le rôle de la religion, et plus particulièrement de l’islam, dans ces attentats ont complètement disparu. L’attaque contre Charlie Hebdo avait contraint les médias et les intellectuels à aborder cette question puisque c’était la publication des caricatures de Mahomet qui avait motivé les deux tueurs. Pour le 7 janvier, on ne pouvait pas dire que la cause était l’intervention de la France au Mali ou en Syrie puisqu’elle n’y avait pas encore mis les pieds. C’est peut-être pour cette raison que, plus de deux ans après, les médias parlent de moins en moins du 7 janvier…

Depuis, un travail de propagande est parvenu à distraire nos esprits et à dissocier ces attentats de toute question religieuse. Aujourd’hui, plus personne ne s’interroge sur le rôle de l’islam dans l’idéologie de Daech. Le bourrage de crâne a réussi à nous faire admettre que le « fait religieux » ne doit pas être discuté. Il s’impose à nous, et ceux qui osent le remettre en question sont traités d’anticléricaux primaires d’un autre âge.

Mais puisqu’il fallait quand même donner une explication à ces attentats, on nous a servi comme plat de substitution la géopolitique. Les causes de toutes ces attaques seraient la guerre en Irak, le pétrole, la politique d’Obama, de Trump et tout un tas de raisons, qui, si elles ne sont pas inintéressantes ni totalement dénuées de pertinence, ont le mérite d’éviter de parler de religion et surtout d’islam.

On oppose souvent islam et islamisme. Comme si ces deux conceptions religieuses étaient deux planètes étrangères l’une à l’autre. Pour épargner aux musulmans modérés l’affront de relier leur foi à la violence djihadiste, on a méthodiquement dissocié islam et islamisme. Pourtant, l’islamisme fait partie de l’islam. Lorsqu’on critique l’Inquisition et ses crimes, on ne détache pas cette mouvance fanatique du reste de l’Église catholique. Même si beaucoup de chrétiens dénonçaient l’Inquisition, elle est un élément de l’histoire du christianisme et de l’Église. C’est pour cela que des siècles après, en l’an 2000, le pape Jean-Paul II s’est senti obligé de faire repentance des crimes commis au nom de l’Inquisition. Au nom du christianisme. Curieusement, chaque fois que les intégristes musulmans commettent des crimes, on dresse toujours autour d’eux un cordon sanitaire pour les exfiltrer de l’islam afin d’épargner à la religion de Mahomet la moindre critique. Il est tellement plus confortable de parler de Bush, de Trump ou d’Obama que de mettre le nez dans les problèmes qui déchirent l’islam depuis maintenant plusieurs décennies. Le confort intellectuel passe avant tout. Le confort, c’est l’obsession de nos sociétés consuméristes. On veut des vacances confortables en Espagne, dans de bons hôtels avec de bons restos. On veut des débats passionnés sur Neymar et sur la fermeture des quais de Seine. On n’a quand même pas pris une location à Barcelone pour se faire écraser sur les Ramblas et pour parler de l’islam !

Pour notre confort, évitons de réfléchir à toutes ces questions pénibles qui gâchent nos vies. N’y pensons pas trop. D’autres, avec leur voiture-bélier et leur ceinture d’explosifs, le font à notre place. »

Islam, immigration et violence : est-il possible d’étudier sérieusement la question ?

Depuis plusieurs décennies, la violence au nom de la religion est semble-t-il un monopole de l’islam, violence religieuse qui s’exerce entre musulmans ou à l’égard des non-musulmans et qui ravive d’ailleurs certaines persécutions sporadiques immémoriales comme celles subies par les coptes en Égypte. Cette violence, devenue institutionnelle dans les mouvements fondamentalistes comme Al Qaïda ou l’État Islamique, s’exerce sans provoquer de réflexion de fond sur son rapport à l’essence du système politico-religieux prôné par Mahomet. Seul un déni monumental est érigé pour faire rempart contre le questionnement, assorti d’un impitoyable tabou médiatique.

De la même façon, le rapport à la délinquance d’une doctrine qui prône ouvertement le droit au partage du butin pris sur les mécréants (explicitement traité dans le Coran, la vie de Mahomet et les hadiths) mériterait d’être approfondi. Tareq Oubrou lui-même reconnaissait il y a quelques mois dans son livre « un imam en colère » que de « 40 à 70% (selon les régions) de la population carcérale sont constitués par de jeunes musulmans » : n’est-il pas intéressant et utile de déterminer si cette sur-représentation a un lien avec la religion ou résulte d’autres facteurs ?

Si vous avez la curiosité de consulter le fichier de la police nationale faisant état des avis publics de recherche (mon précédent article http://islametoccident.fr/?p=684), vous constaterez que le site est « en dérangement » depuis des mois. Vous y lirez : « La consultation du site www.avisderecherches.interieur.gouv.fr est momentanément indisponible. Nos équipes travaillent à améliorer la qualité de ce site. Merci de réessayer ultérieurement. Nous vous prions de bien vouloir nous en excuser. » L’administration a-t-elle l’intention de rendre à nouveau publiques à l’avenir ces informations ou ment-elle tout simplement ?

Bien entendu, l’impact possible de l’immigration illégale et économique sur la délinquance fait partie des autres tabous qui transforment la France en dictature de la pensée mondialiste. Ainsi, des intellectuels français semblent avoir troqué l’immigré européen ou asiatique – qui ne fait plus recette dans l’inconscient collectif du fait sans doute d’une intégration peu ou prou réussie – pour le migrant, principalement d’Afrique du Nord, d’Afrique noire, de Syrie, d’Afghanistan, ou d’autres pays musulmans où il est difficile de vivre – la grande majorité des migrants étant d’origine économique –, les pays musulmans riches du Golfe n’ayant d’ailleurs pour leur part aucune intention de les accueillir ; mais, curieusement, le monde médiatique semble peu s’interroger sur ce dernier aspect.

L’abandon par ces intellectuels d’une approche strictement rationnelle et documentée au profit de l’émotion est ici au service des tabous. Cette façon de traiter les problèmes sous l’angle essentiellement humanitaire et émotif, et non politique (accords de développement, lutte contre la corruption, etc.) – tout en se voilant pudiquement la face sur la question religieuse, taboue –, ne peut en effet que conduire à des catastrophes (racket des passeurs, alimentation de mafias locales, maltraitance, morts en mer, absence d’intégration et communautarisme dans les pays d’émigration, etc.) en renforçant un flux de plus en plus massif de personnes que les O.N.G. vont presque maintenant chercher sur le continent comme l’indique l’article du 14 juin 2017 du New York Times intitulé « Efforts to Rescue Migrants Caused Deadly, Unexpected Consequences » (https://www.nytimes.com/interactive/2017/06/14/world/europe/migrant-rescue-efforts-deadly.html?_r=0), article qui fournit notamment une carte des lieux de sauvetage tout à fait intéressante :

https://www.nytimes.com/interactive/2017/06/14/world/europe/migrant-rescue-efforts-deadly.html?_r=0

Même Bill Gates s’est ému récemment (interview accordée au journal allemand « Die Welt » le 2 juillet 2017 https://www.welt.de/vermischtes/article166152589/Der-Druck-ist-enorm-und-er-wird-wachsen.html) des effets désastreux de cette gestion et de la sous-estimation volontaire de l’impact sur les peuples européens de cette crise migratoire ; c’est dire !

La marche des musulmans contre le terrorisme

À l’approche de l’anniversaire du massacre de Nice, l’imam Hassen Chalghoumi a pris en juin 2017 la tête d’un groupe de musulmans et entamé une tournée  pour dénoncer cet islam qui ne serait pas l’islam. Comme à l’habitude, les incantations sont nombreuses mais le contre-argumentaire aux affirmations des musulmans fondamentalistes (Al Qaïda, État Islamique notamment) inexistant.

Le plus inquiétant est ce que dit cet imam du développement du fondamentalisme musulman dans les banlieues françaises. À la question de Jean-Pierre Elkabbach « Vous sentez monter des salafistes en Seine-Saint-Denis en ce moment même ? », l’imam Chalghoumi répond en effet : « Oui, le terrain est tellement vide, c’est triste, que le salafisme et le wahhabisme se développent énormément. »

La marche des musulmans contre le terrorisme 1707

Déménagement du monde ou Grand remplacement ?

L’excellente émission « Répliques » d’Alain Finkielkraut nous a proposé aujourd’hui 24 juin 2017 un passionnant débat sur le thème « Le grand déménagement du monde », en présence d’un personnage banni du paysage médiatique français : Renaud Camus.

Il faut à cette occasion remercier Alain Finkielkraut d’oser, avec courage, donner la parole à une des personnalités de la dissidence intellectuelle qui rompent le cadre exigu de la bien-pensance étriquée imposée dans les medias, en particulier par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel. La diffusion de ce débat avait dû en effet être reportée comme l’expliquait Alain Finkielkraut le 10 juin 2017 :

Ainsi, sous la pression de cet organisme liberticide, qui fait songer à une sorte de Fouquier-Tinville de la bien-pensance, la diffusion de cette émission avait été reportée à après les élections : il ne fallait sans doute pas perturber le peuple et le distraire du vote qu’on attendait de lui.

Avant de laisser le lecteur écouter cette émission dans son intégralité, j’attire son attention sur son début pendant lequel Hervé Le Bras a tenu le propos suivant :

« …en tant que scientifique – il faut bien mettre les choses sur la table –, je suis polytechnicien d’origine, donc j’ai une habitude des chiffres et du raisonnement… »

Cette prodigieuse et stupéfiante remarque liminaire suscite plusieurs commentaires :

1) M. Le Bras a 74 ans : qu’il ressente encore le besoin de s’affirmer en se raccrochant à ce qu’il faisait sur les bancs de l’école il y a plus de 50 ans est un indice certain de fragilité psychologique et mentale.

2) M. Le Bras recourt par cette référence à l’argument d’autorité, comme si le fait d’avoir été capable de résoudre des équations pour entrer à Polytechnique l’avait placé pour le reste de ses jours dans le camp des saints incapables de se tromper, comme si une grande école immunisait pour toujours de la sottise : affirmation sous-entendue affligeante et consternante.

3) Au-delà de l’argument d’autorité qui est en filigrane de tout le discours de M. Le Bras – et qu’il ne pourra pas s’empêcher d’ailleurs de dévoiler en fin d’émission en en faisant un usage explicite –, M. Le Bras conteste en réalité fondamentalement ab initio la légitimité de son interlocuteur Renaud Camus puisque, selon lui, seule une approche scientifique fondée sur des chiffres serait pertinente.

L’auditeur se fera sa propre opinion et jugera s’il convient, comme M. Le Bras, tente de le démontrer avec un positivisme forcené, que tout part des chiffres, et que l’on peut sans doute aussi mesurer l’attachement à la culture française en mettant en équation Molière, Hugo, Voltaire, Debussy, Cézanne et tant d’autres. Il est vrai qu’on entend parfois dire que la musique de Bach à un côté mathématique : peut-être, mais à côté de cela, il y a surtout le génie. Peut-on mettre en équation et en chiffres le génie français ?

Bref, au-delà de ce propos liminaire effarant et qui est la marque de la suffisance à laquelle une certaine élite nous a habitué depuis longtemps, il est intéressant d’écouter cet échange dans le cadre de cette émission, toujours intelligemment conduite par Alain Finkielkraut.