17 octobre 1961 : un « massacre » sans cadavres

Un intéressant rappel de Bernard Lugan, éminent spécialiste des questions africaines :

« Comme chaque année à la date anniversaire de la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris, communistes et socialistes, amis du FLN et militants « anticolonialistes » (sic), vont commémorer un « massacre » qui aurait été perpétré par la police française. Ils se réuniront ensuite sur le Pont Saint-Michel d’où, toujours selon  eux, des dizaines, voire des centaines d’Algériens auraient été précipités dans la Seine.

Le seul problème, mais il est de taille, est que ce « massacre » n’a pas eu lieu… Quant aux noyades, à l’exception de celles pratiquées par le FLN sur les membres du MNA ou sur les Harkis, elles n’ont pas davantage existé…car nous sommes en réalité en présence d’un montage.

Démonstration [1] :

1) Le 18 octobre 1961 au matin, le bilan de la manifestation de la veille parvient à Maurice Legay, directeur général de la police parisienne. Il est de 3 morts. Nous voilà donc loin des dizaines, voire des centaines de morts et de noyés avancés par certains.

2) Or, deux de ces trois morts, à savoir Abdelkader Déroués et Lamara Achenoune n’ont aucun lien avec la « répression » du 17 octobre puisqu’ils ont été tués, non pas à coups de matraque, mais par balle, non pas dans le centre de Paris, mais à Puteaux, donc loin de la manifestation. De plus, le second a été préalablement étranglé…

3) Un mort, un seul, a tout de même été relevé dans le périmètre de la manifestation et il ne s’agit pas d’un Algérien, mais d’un Français « de souche » nommé Guy Chevallier, décédé vers 21h devant le cinéma REX de fractures du crâne. Etait-il un simple passant ou bien un porteur de valises manifestant avec le FLN ? Nous l’ignorons. Fut-il tué lors d’une charge de la police ou bien par les manifestants ou bien par une toute autre cause ? Nous ne le savons pas davantage.

La conclusion qui s’impose à tout esprit doté d’un minimum de réflexion est que la « répression » de la manifestation algérienne du 17 octobre semble n’avoir paradoxalement provoqué aucun mort algérien…

A ces faits, les tenants de la thèse du « massacre » répondent que le vrai bilan de la « répression » policière n’a pu être établi que plusieurs jours plus tard, une fois pris en compte les blessés qui décédèrent ultérieurement, et une fois les cadavres retirés de la Seine. Mais aussi, parce que, terrorisés, les manifestants cachèrent d’abord les corps de leurs camarades.

Trois grandes raisons font que cette argumentation n’est pas recevable :

– Les archives des hôpitaux parisiens ne mentionnent pas une surmortalité particulière de « Nord-Africains » (selon la terminologie de l’époque), durant la période concernée. Même si de nombreux manifestants blessés à coups de matraques y furent pris en charge.

– La police ayant totalement et hermétiquement bouclé le périmètre de la manifestation, l’on voit mal comment des porteurs de cadavres auraient pu passer à travers les barrages.

– Et, in fine, que seraient devenus les cadavres en question ? Ils n’apparaissent en effet pas dans les archives de l’IML, l’Institut médico-légal (la Morgue), où sont transportés les morts relevés sur la voie publique ou repêchés dans la Seine et dans la Marne.

Le « Graphique des entrées de corps « N.A » (Nord-africains) par jour. Octobre 1961 », à l’Institut médico-légal de Paris, pour la période allant du 17 octobre au 21 octobre, nous apprend ainsi que:

– Le 17 octobre, alors que se déroulait dans Paris un prétendu « massacre », l’Institut Médico-Légaln’a enregistré aucune entrée de corps de « NA ».

– Le 18 octobre, deux corps de « NA » furent admis à l’IML. Il s’agissait d’Achour Belkacem, qui avait été tué ce 18 octobre à Colombes, donc le lendemain de la manifestation, par un policier invoquant la légitime défense. Le second était Abdelkader Bennahar relevé lui aussi à Colombes et portant des blessures à la tête avec possibilité, dixit le rapport de police, d’écrasement par un véhicule.

– Les 19 et 20 octobre, l’IML n’a comptabilisé aucune entrée de corps de « NA ».

– Le 21 octobre, soit 5 jours après la manifestation, 1 corps fut déposé à l’IML, celui de Ramdane Mehani décédé vers 22h 30 durant son transfert du commissariat du 13° arrondissement au palais des Sports de la Porte de Versailles. Le registre de l’IML parle de mort naturelle, donc, là encore, sans aucun lien avec la manifestation du 17 octobre.

Conclusion : nous sommes donc en présence d’un « massacre » sans cadavres, ce qui s’explique parce qu’il n’y eut pas de « massacre » !!!

C’est donc un « massacre » imaginaire qui va être commémoré le 17 octobre prochain à l’occasion d’une grande cérémonie culpabilisatrice à laquelle des médias incultes ou partisans vont une fois de plus donner une grande publicité.

Un « massacre » imaginaire fruit d’un montage politique fait à l’époque par le FLN voulant peser psychologiquement sur les négociations en cours avec le gouvernement français. Montage qui fut ensuite orchestré par le parti communiste et  plus que complaisamment relayé par les médias… hier comme aujourd’hui.

Pour les historiens du futur ce prétendu « massacre » restera donc comme la fabrication d’un des grands mythes du XXe siècle. A l’image de Katyn, des cadavres de Timisoara en Roumanie, des « couveuses » du Koweit et des « armes de destruction massive » en Irak. Leur principal sujet d’étonnement sera cependant l’insolite caution donnée à un tel mensonge par les plus hautes autorités de l’Etat français sous la présidence de François Hollande…

Bernard Lugan

13/10/2017

[1] La brièveté synthétique de cette mise au point interdisant de développer un argumentaire détaillé, la bibliographie et l’historiographie de ce « massacre » seront faits  dans le numéro de novembre 2017 de l’Afrique Réelle que les abonnés recevront le 1er novembre. On pourra également voir à ce sujet le chapitre IX de mon livre : Algérie, l’histoire à l’endroit. »

Fête de l’Aïd al-Adha : une occasion de renforcer la solidarité musulmane face aux mécréants

Les musulmans ont fêté début septembre 2017 la fête de l’Aïd al-Adha. Cette fête est l’occasion de rappeler la grandeur de Dieu, l’unique, le grand, avec la formule populaire en islam, qu’il s’agisse des fondamentalistes ou non : « Allah u Akbar »

Fete Aid 170903 Extrait 1

À cette occasion, le recteur de la Grande Mosquée de Paris a rappelé dans les tous premiers mots de son discours l’objectif prioritaire de la communauté musulmane : « rester unie », c’est-à-dire rester unie contre les non-musulmans, les mécréants, qui sont ses ennemis. Il dit en effet : « Je vous souhaite à tous et à toutes ainsi qu’à vos familles une bonne et heureuse grande fête de l’Aïd afin de nous rassembler tous et de rester unis. Inch a Allah. »

Fete Aid 170903 Extrait 4

Il ne fait en réalité, sans être aussi précis pour des raisons politiques évidentes, que reprendre le Coran qui est très clair sur le sujet, l’objectif avoué de l’islam étant de vaincre les non-musulmans pour imposer l’islam partout sur terre :

1) Les musulmans [les « croyants », puisque l’islam n’admet qu’une seule croyance, la sienne] forment une communauté unique et solidaire :

Sourate 9, verset 71. Les croyants et les croyantes sont alliés les uns aux autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable, accomplissent la Salât, acquittent la Zakat. (…).

Sourate 49, verset 10. Les croyants sont frères. Établissez la concorde entre vos frères, (…)

Sourate 3, verset 103. Attachez-vous [musulmans] au pacte d’Allah et ne vous divisez pas ! Rappelez-vous les bienfaits d’Allah lorsque vous étiez divisés : Il réconcilia vos cœurs et vous êtes devenus frères. Vous étiez au bord d’un abîme de Feu et Il vous a sauvés. Allah vous montre Ses signes afin que vous soyez bien guidés.

Sourate 49, verset 9. Si deux groupes de musulmans se combattent, réconciliez-les. (…)

2) La solidarité des musulmans doit les aider à combattre leurs ennemis : les non-musulmans (incrédules, mécréants)

Sourate 8, verset 73. Les incrédules sont alliés les uns des autres. (…)

Sourate 48, verset 29. Mahomet est le messager d’Allah. Ceux qui sont avec lui sont violents envers les mécréants, miséricordieux entre eux. (…)

Le message coranique vis-à-vis des non-musulmans, qui appelle clairement à la violence (ci-dessus mais également dans bien d’autres versets), est ainsi particulièrement explicite.

La culture française, connue dans le monde entier, n’existe pas

Il est étonnant de voir comment certains peuples d’Europe, comme les Français, ont aujourd’hui une crise d’identité telle qu’ils développent un sentiment suicidaire virulent et même agressif. Devenus des junkies de la « diversité » sous toutes ses formes, incapables de se passer de leur dose quotidienne de clandestins et de bien-pensance, ils développent partout des salles de shoots, totalement incapables de maîtriser les délires de leurs cerveaux imperméables à la raison et aux effets de l’autodestruction.

En effet, les Français, peuple qui a mis mille ans à se construire, semblent être entrés dans un processus addictif d’auto-destruction : exacerbation de la jouissance individuelle implorant le nouveau veau d’or de la sexualité libertaire (la sexualité étant rebaptisée « orientation sexuelle » pour mieux marquer la diversité des « orientations possibles » – seules la zoophilie et la pédophilie étant encore relativement réprouvées –) ; relativisation de toute morale et culture de l’excuse exhibant à tout-va irresponsabilité et déséquilibres psychiques de tous ordres ; légalisation du meurtre de masse des  enfants à naître jetés à la poubelle grâce à l’I.V.G. – nouvelle Shoah silencieuse mais bien réelle, voulue par une personne qui l’a pourtant connue, comble de l’ironie – ; droit à l’enfant devenu objet de consommation et libéralisation inévitable et prochaine de toutes les types de G.P.A. et P.M.A. (avec la même hypocrisie que pour l’I.V.G. et le P.A.C.S.) ; anéantissement progressif de la liberté d’expression et de critique ; peur maladive  de l’« essentialisation » – c’est-à-dire de tout ce qui définit une identité – ; légitime défense vidée de sa substance, les voyous devenant impunis et les honnêtes citoyens hésitant à se défendre de peur de finir derrière les barreaux ; etc.

Il n’est donc pas étonnant que dans ce tsunami suicidaire les Français aient élu une idole de la pensée politique transgenre, sans identité autre qu’économique.  En effet, Emmanuel Macron ne déclarait-il pas il y a à peine quelques mois : « Il n’y a d’ailleurs pas une culture française ; il y a une culture en France : elle est diverse, elle est multiple » :

Emmanuel Macron Culture francaise Lyon 170204

En d’autres termes, si vous venez en France avec votre baluchon et votre propre culture et vos propres traditions, sans aucun souci du respect de la culture d’origine de ce pays qui vous accueille, la France, vous contribuez pour Emmanuel Macron à enrichir mécaniquement la culture en France. N’est-ce pas merveilleux ? La culture n’a plus de racines ni d’histoire. Comme Emmanuel Macron, elle est transgenre, incolore, sans saveur. Le pauvre Renan doit se retourner dans sa tombe.

Après des décennies d’incurie politique immigrationniste et une situation devenue inextricable, ce reniement peut être aussi analysé comme le prix à payer aujourd’hui pour tenter d’éviter que l’implantation de l’islam en France – dont la culture est totalement incompatible à la fois avec les valeurs de la République française et les valeurs chrétiennes qui ont largement façonné plus de mille ans d’histoire de France – ne déclenche ouvertement une guerre civile qui risque fort de commencer par certaines banlieues devenues territoires perdus de la République, cette guerre civile ayant déjà débuté sous diverses formes dans les établissements scolaires de notre vieux pays.

Et pour ceux, quelle que soit leur « orientation religieuse ou spirituelle », qui douteraient de l’importance historique du christianisme dans l’histoire de France, je conseille la lecture de Bruno Dumézil (« Les racines chrétiennes de l’Europe »)

ou de Luc Ferry (« Sagesses d’hier et d’aujourd’hui »).

Luc Ferry y écrit de façon limpide : « Ce qui compte, c’est la pureté du cœur, pas celle des aliments ni des métiers que les hommes exercent – ce qui, cela dit au passage, permet au Christ de s’entourer d’hommes et de femmes dont les métiers ne sont pas considérés comme nobles, y compris des courtisanes, que le judaïsme orthodoxe exclut du cercle des fréquentations possibles. Conséquence abyssale historiquement : c’est cette place unique accordée à l’intériorité qui a permis le passage à la laïcité, le christianisme pouvant passer de l’espace public à l’espace privé sans obstacle absolu, de sorte que pour nous, Européens de tradition chrétienne, la question de la laïcité est largement réglée. C’est peu de dire qu’ailleurs, il n’en va pas de même, en quoi le fameux thèmes des « racines chrétiennes de l’Europe », pour tactique et politicien qu’il puisse être parfois, n’en est pas moins légitime sur le fond. Seule la laïcité, qui n’est pas l’athéisme mais la neutralité de l’État et de l’espace public, a réussi à pacifier les rapports entre communautés à mettre fin aux guerres de religion. Or elle est, contrairement à une idée reçue mais niaise, un héritage direct de cette place accordée au forum intérieur dans la morale chrétienne. (…) Même lorsqu’on est radicalement non-croyant, on est évidemment imprégné par cette culture chrétienne qui a dominé l’histoire de l’Occident, mais ne s’y est pas réduite. »

Les autruches en vacances

Charlie Hebdo, dont les propos sont souvent outranciers, a publié dans son édition du 23 août 2017 un éditorial qui pose en revanche, de façon inattendue, la question du statut de la violence dans la doctrine de l’islam dans des termes mesurés, clairs, directs, et tout à fait justifiés. Saluons cet effort dans un paysage médiatique français où abonde beaucoup plus la veulerie que le courage.

Texte de l’article (j’ai mis en gras certains passages importants) :

« Faut-il encore parler de terrorisme ? Dès l’annonce des attentats de Barcelone, chacun a joué son rôle comme dans une pièce de théâtre bien rôdée. Les radios et les journaux ont invité comme il se doit des « spécialistes » qui répètent un peu la même chose que lors du dernier attentat. Les hommes politiques ont condamné sur Twitter ces « odieux actes de barbarie », et les personnalités ont tweeté des messages de soutien aux victimes. Chacun a fait ce qu’il devait faire, chacun a rempli son contrat, pour que, dès le lendemain, les choses reprennent leur cours normal. Pour nous convaincre que tout cela est devenu banal, on nous a même expliqué que, depuis le terrible attentat de Madrid en 20047, les Espagnols étaient habitués au terrorisme et que, à part quelques secouristes débrouillards, les voitures-béliers de Barcelone n’impressionnent plus grand monde.

Quelque chose a changé depuis le 7 janvier 2015. Les débats et les interrogations sur le rôle de la religion, et plus particulièrement de l’islam, dans ces attentats ont complètement disparu. L’attaque contre Charlie Hebdo avait contraint les médias et les intellectuels à aborder cette question puisque c’était la publication des caricatures de Mahomet qui avait motivé les deux tueurs. Pour le 7 janvier, on ne pouvait pas dire que la cause était l’intervention de la France au Mali ou en Syrie puisqu’elle n’y avait pas encore mis les pieds. C’est peut-être pour cette raison que, plus de deux ans après, les médias parlent de moins en moins du 7 janvier…

Depuis, un travail de propagande est parvenu à distraire nos esprits et à dissocier ces attentats de toute question religieuse. Aujourd’hui, plus personne ne s’interroge sur le rôle de l’islam dans l’idéologie de Daech. Le bourrage de crâne a réussi à nous faire admettre que le « fait religieux » ne doit pas être discuté. Il s’impose à nous, et ceux qui osent le remettre en question sont traités d’anticléricaux primaires d’un autre âge.

Mais puisqu’il fallait quand même donner une explication à ces attentats, on nous a servi comme plat de substitution la géopolitique. Les causes de toutes ces attaques seraient la guerre en Irak, le pétrole, la politique d’Obama, de Trump et tout un tas de raisons, qui, si elles ne sont pas inintéressantes ni totalement dénuées de pertinence, ont le mérite d’éviter de parler de religion et surtout d’islam.

On oppose souvent islam et islamisme. Comme si ces deux conceptions religieuses étaient deux planètes étrangères l’une à l’autre. Pour épargner aux musulmans modérés l’affront de relier leur foi à la violence djihadiste, on a méthodiquement dissocié islam et islamisme. Pourtant, l’islamisme fait partie de l’islam. Lorsqu’on critique l’Inquisition et ses crimes, on ne détache pas cette mouvance fanatique du reste de l’Église catholique. Même si beaucoup de chrétiens dénonçaient l’Inquisition, elle est un élément de l’histoire du christianisme et de l’Église. C’est pour cela que des siècles après, en l’an 2000, le pape Jean-Paul II s’est senti obligé de faire repentance des crimes commis au nom de l’Inquisition. Au nom du christianisme. Curieusement, chaque fois que les intégristes musulmans commettent des crimes, on dresse toujours autour d’eux un cordon sanitaire pour les exfiltrer de l’islam afin d’épargner à la religion de Mahomet la moindre critique. Il est tellement plus confortable de parler de Bush, de Trump ou d’Obama que de mettre le nez dans les problèmes qui déchirent l’islam depuis maintenant plusieurs décennies. Le confort intellectuel passe avant tout. Le confort, c’est l’obsession de nos sociétés consuméristes. On veut des vacances confortables en Espagne, dans de bons hôtels avec de bons restos. On veut des débats passionnés sur Neymar et sur la fermeture des quais de Seine. On n’a quand même pas pris une location à Barcelone pour se faire écraser sur les Ramblas et pour parler de l’islam !

Pour notre confort, évitons de réfléchir à toutes ces questions pénibles qui gâchent nos vies. N’y pensons pas trop. D’autres, avec leur voiture-bélier et leur ceinture d’explosifs, le font à notre place. »

Islam, immigration et violence : est-il possible d’étudier sérieusement la question ?

Depuis plusieurs décennies, la violence au nom de la religion est semble-t-il un monopole de l’islam, violence religieuse qui s’exerce entre musulmans ou à l’égard des non-musulmans et qui ravive d’ailleurs certaines persécutions sporadiques immémoriales comme celles subies par les coptes en Égypte. Cette violence, devenue institutionnelle dans les mouvements fondamentalistes comme Al Qaïda ou l’État Islamique, s’exerce sans provoquer de réflexion de fond sur son rapport à l’essence du système politico-religieux prôné par Mahomet. Seul un déni monumental est érigé pour faire rempart contre le questionnement, assorti d’un impitoyable tabou médiatique.

De la même façon, le rapport à la délinquance d’une doctrine qui prône ouvertement le droit au partage du butin pris sur les mécréants (explicitement traité dans le Coran, la vie de Mahomet et les hadiths) mériterait d’être approfondi. Tareq Oubrou lui-même reconnaissait il y a quelques mois dans son livre « un imam en colère » que de « 40 à 70% (selon les régions) de la population carcérale sont constitués par de jeunes musulmans » : n’est-il pas intéressant et utile de déterminer si cette sur-représentation a un lien avec la religion ou résulte d’autres facteurs ?

Si vous avez la curiosité de consulter le fichier de la police nationale faisant état des avis publics de recherche (mon précédent article http://islametoccident.fr/?p=684), vous constaterez que le site est « en dérangement » depuis des mois. Vous y lirez : « La consultation du site www.avisderecherches.interieur.gouv.fr est momentanément indisponible. Nos équipes travaillent à améliorer la qualité de ce site. Merci de réessayer ultérieurement. Nous vous prions de bien vouloir nous en excuser. » L’administration a-t-elle l’intention de rendre à nouveau publiques à l’avenir ces informations ou ment-elle tout simplement ?

Bien entendu, l’impact possible de l’immigration illégale et économique sur la délinquance fait partie des autres tabous qui transforment la France en dictature de la pensée mondialiste. Ainsi, des intellectuels français semblent avoir troqué l’immigré européen ou asiatique – qui ne fait plus recette dans l’inconscient collectif du fait sans doute d’une intégration peu ou prou réussie – pour le migrant, principalement d’Afrique du Nord, d’Afrique noire, de Syrie, d’Afghanistan, ou d’autres pays musulmans où il est difficile de vivre – la grande majorité des migrants étant d’origine économique –, les pays musulmans riches du Golfe n’ayant d’ailleurs pour leur part aucune intention de les accueillir ; mais, curieusement, le monde médiatique semble peu s’interroger sur ce dernier aspect.

L’abandon par ces intellectuels d’une approche strictement rationnelle et documentée au profit de l’émotion est ici au service des tabous. Cette façon de traiter les problèmes sous l’angle essentiellement humanitaire et émotif, et non politique (accords de développement, lutte contre la corruption, etc.) – tout en se voilant pudiquement la face sur la question religieuse, taboue –, ne peut en effet que conduire à des catastrophes (racket des passeurs, alimentation de mafias locales, maltraitance, morts en mer, absence d’intégration et communautarisme dans les pays d’émigration, etc.) en renforçant un flux de plus en plus massif de personnes que les O.N.G. vont presque maintenant chercher sur le continent comme l’indique l’article du 14 juin 2017 du New York Times intitulé « Efforts to Rescue Migrants Caused Deadly, Unexpected Consequences » (https://www.nytimes.com/interactive/2017/06/14/world/europe/migrant-rescue-efforts-deadly.html?_r=0), article qui fournit notamment une carte des lieux de sauvetage tout à fait intéressante :

https://www.nytimes.com/interactive/2017/06/14/world/europe/migrant-rescue-efforts-deadly.html?_r=0

Même Bill Gates s’est ému récemment (interview accordée au journal allemand « Die Welt » le 2 juillet 2017 https://www.welt.de/vermischtes/article166152589/Der-Druck-ist-enorm-und-er-wird-wachsen.html) des effets désastreux de cette gestion et de la sous-estimation volontaire de l’impact sur les peuples européens de cette crise migratoire ; c’est dire !

La marche des musulmans contre le terrorisme

À l’approche de l’anniversaire du massacre de Nice, l’imam Hassen Chalghoumi a pris en juin 2017 la tête d’un groupe de musulmans et entamé une tournée  pour dénoncer cet islam qui ne serait pas l’islam. Comme à l’habitude, les incantations sont nombreuses mais le contre-argumentaire aux affirmations des musulmans fondamentalistes (Al Qaïda, État Islamique notamment) inexistant.

Le plus inquiétant est ce que dit cet imam du développement du fondamentalisme musulman dans les banlieues françaises. À la question de Jean-Pierre Elkabbach « Vous sentez monter des salafistes en Seine-Saint-Denis en ce moment même ? », l’imam Chalghoumi répond en effet : « Oui, le terrain est tellement vide, c’est triste, que le salafisme et le wahhabisme se développent énormément. »

La marche des musulmans contre le terrorisme 1707

Déménagement du monde ou Grand remplacement ?

L’excellente émission « Répliques » d’Alain Finkielkraut nous a proposé aujourd’hui 24 juin 2017 un passionnant débat sur le thème « Le grand déménagement du monde », en présence d’un personnage banni du paysage médiatique français : Renaud Camus.

Il faut à cette occasion remercier Alain Finkielkraut d’oser, avec courage, donner la parole à une des personnalités de la dissidence intellectuelle qui rompent le cadre exigu de la bien-pensance étriquée imposée dans les medias, en particulier par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel. La diffusion de ce débat avait dû en effet être reportée comme l’expliquait Alain Finkielkraut le 10 juin 2017 :

Ainsi, sous la pression de cet organisme liberticide, qui fait songer à une sorte de Fouquier-Tinville de la bien-pensance, la diffusion de cette émission avait été reportée à après les élections : il ne fallait sans doute pas perturber le peuple et le distraire du vote qu’on attendait de lui.

Avant de laisser le lecteur écouter cette émission dans son intégralité, j’attire son attention sur son début pendant lequel Hervé Le Bras a tenu le propos suivant :

« …en tant que scientifique – il faut bien mettre les choses sur la table –, je suis polytechnicien d’origine, donc j’ai une habitude des chiffres et du raisonnement… »

Cette prodigieuse et stupéfiante remarque liminaire suscite plusieurs commentaires :

1) M. Le Bras a 74 ans : qu’il ressente encore le besoin de s’affirmer en se raccrochant à ce qu’il faisait sur les bancs de l’école il y a plus de 50 ans est un indice certain de fragilité psychologique et mentale.

2) M. Le Bras recourt par cette référence à l’argument d’autorité, comme si le fait d’avoir été capable de résoudre des équations pour entrer à Polytechnique l’avait placé pour le reste de ses jours dans le camp des saints incapables de se tromper, comme si une grande école immunisait pour toujours de la sottise : affirmation sous-entendue affligeante et consternante.

3) Au-delà de l’argument d’autorité qui est en filigrane de tout le discours de M. Le Bras – et qu’il ne pourra pas s’empêcher d’ailleurs de dévoiler en fin d’émission en en faisant un usage explicite –, M. Le Bras conteste en réalité fondamentalement ab initio la légitimité de son interlocuteur Renaud Camus puisque, selon lui, seule une approche scientifique fondée sur des chiffres serait pertinente.

L’auditeur se fera sa propre opinion et jugera s’il convient, comme M. Le Bras, tente de le démontrer avec un positivisme forcené, que tout part des chiffres, et que l’on peut sans doute aussi mesurer l’attachement à la culture française en mettant en équation Molière, Hugo, Voltaire, Debussy, Cézanne et tant d’autres. Il est vrai qu’on entend parfois dire que la musique de Bach à un côté mathématique : peut-être, mais à côté de cela, il y a surtout le génie. Peut-on mettre en équation et en chiffres le génie français ?

Bref, au-delà de ce propos liminaire effarant et qui est la marque de la suffisance à laquelle une certaine élite nous a habitué depuis longtemps, il est intéressant d’écouter cet échange dans le cadre de cette émission, toujours intelligemment conduite par Alain Finkielkraut.

L’inégalité homme-femme en islam : un bel exemple de takiya, par Najat Belkacem

L’égalité homme-femme en islam est une farce qui a offert à Najat Belkacem l’occasion de donner une magistrale leçon de « takiya ». Interrogée par Jean-Pierre Elkabbach sur cette question à l’occasion de la polémique sur le burkini à l’été 2016, Najat Belkacem (alors ministre) a nié avec brio, mais grâce aussi à l’absence de réaction de Jean-Pierre Elkabbach, que cette question ne concernât que l’islam – aucun élément tangible n’étant fourni à l’appui de la thèse mettant en cause les autres religions –. Il est tout à fait intéressant de la voir détourner avec une parfaite mauvaise foi le débat vers des considérations générales sur l’égalité homme-femme dans la société civile sans aucun rapport avec le judaïsme ou le christianisme.

Elkabbach Belkacem 160825

À l’approche de l’été, qui va offrir de nouvelles occasions d’affirmation du communautarisme musulman sur les plages, cela est instructif.

Grande Mosquée de Paris et Fondation pour l’Islam de France : ça sent le gaz !

  • Problématique

La Grande mosquée de Paris, par la voix de son recteur, Dalil Boubakeur, ancien haut responsable du Conseil Français du Culte Musulman, vient de publier le 28 mars 2017 un texte qu’il est tout à fait intéressant d’analyser car il s’adresse à la fois aux musulmans et aux non-musulmans.

Il s’agit d’une proclamation, c’est-à-dire, selon les thèmes abordés, une déclaration d’intention et/ou une reconnaissance solennelle de certaines réalités. Par ce texte, en effet, la Grande mosquée de Paris confesse la reconnaissance directe ou indirecte de certaines des difficultés de l’islam en France sans toutefois abandonner toujours, comme on va le voir, le déni de réalité.

Proclamation GMP 170328

  • Le renouveau de l’orthodoxie musulmane

Avec la montée en puissance du fondamentalisme et du terrorisme musulmans, représentés notamment par Al Qaida et par l’État Islamique, l’islam de France s’était engagé devant le gouvernement français à produire un contre-argumentaire précis et documenté pour faire pièce au discours doctrinal très fourni de ces mouvements qui s’appuie sur des textes incontournables en islam. Nous l’attendons toujours.

En revanche, faute de produire ce contre-argumentaire, les représentants de l’islam de France ne manquent pas d’affirmer, sans fournir toutefois de preuves à l’appui, que l’islam véritable serait très différent de ce fondamentalisme, dont la Grande Mosquée de Paris reconnaît néanmoins « la montée en puissance, au sein de la communauté musulmane française » mais qui résulterait « d’une interprétation erronée de l’islam ». L’islam serait-il la seule religion que ses adeptes comprendraient aussi mal ? Car on ne voit guère et juifs, de chrétiens ou de bouddhistes tirer à la Kalachnikoff sur ceux qui ne sont pas d’accord avec eux, ou leur foncer dessus à tombeau ouvert avec un camion.

Ce que voudrait la Grande Mosquée de Paris, c’est que les musulmans n’écoutent que les imams au discours officiel, politiquement correct, adoubés sans doute par elle-même : « Tout musulman doit prendre garde à ne pas chercher sa culture religieuse auprès de sources, de prédicateurs, de prêcheurs télévisuels, qui ne sont pas reconnus par les savants les plus respectés de la communauté. » Or le problème est que le discours des imams du monde arabo-musulman (Arabie Saoudite – terre sainte de l’islam –, Qatar, Iran, Égypte, etc.) est souvent beaucoup plus proche de celui des terroristes musulmans, qui s’appuie sur des textes authentiques et nombreux, que du discours souvent lénifiant de l’islam de France.

Enfin, on peut s’inquiéter tout à fait du constat fait par la Grande Mosquée de Paris s’agissant de l’intolérance religieuse qui semble être, à la lire, un penchant fréquent en islam : « Le musulman doit se prémunir en la matière du péché de vanité, qui consiste à donner des leçons à autrui sur ce qu’est un bon ou un mauvais musulman quand on n’a soi-même qu’une culture religieuse péremptoire, superficielle et approximative. »

  • Le jihad

Dans ce domaine, dont on peut se demander s’il constitue une priorité puisqu’il n’est abordé pour l’essentiel que dans l’avant-dernier point dans cette proclamation, Dalil Boubakeur n’innove guère et tient les habituels propos convenus sur la légitime défense, oubliant au passage à la fois la pratique guerrière de Mahomet et les dizaines de versets du Coran appelant à la guerre, ainsi que ceux précisant comme partager le butin. De façon plus générale, il est quand même très curieux de constater que l’islam est la seule religion suscitant, et de façon aussi régulière, des vocations terroristes : pourquoi ?

  • L’antisémitisme

Dalil boubakeur nous annonce que « (…) toute forme d’antisémitisme est contraire à l’enseignement du prophète Mohammed lui-même (…) ». Sur quels textes se fonde cette assertion ? On l’ignore.

Pourtant les textes musulmans disent précisément le contraire : il n’y a qu’à ouvrir le Coran ; et jusqu’au hadith fameux et incontesté en islam de Muslim : « D’après Abû Hurayra, l’Envoyé d’Allah a dit : « L’Heure Suprême ne se dressera pas avant que les musulmans ne combattent les juifs. Les musulmans tueront les juifs jusqu’à ce que les rescapés de ces derniers se réfugient derrière les pierres et les arbres qui appelleront alors le musulman en disant : « Ô musulman ! Ô serviteur d’Allah ! Voilà un juif derrière moi, viens le tuer ! », exception faite de l’arbre dit Al-Gharqad qui est l’arbre des juifs. »

Inutile de s’étonner dans ces conditions que l’islam ait de profondes racines antisémites, comme Georges Bensoussan l’a récemment rappelé.

  • Islamophobie et islamopsychose

Dalil Boubakeur « s’alarme du fait que l’islamophobie et l’islamopsychose françaises soient de nos jours assurément comparables en gravité à l’antisémitisme français de la fin du XIXe siècle ».

Les tentatives d’assimilation du problème musulman au problème juif sont multiples et constantes : cette ritournelle a en réalité pour objectif de bâillonner tout débat sur la nature de l’islam en affublant tout contradicteur de l’étiquette honteuse et honnie d’« antisémite ».

  • La contestation de la laïcité

Comme pour l’antisémitisme, Dalil Boubakeur proclame : « L’existence du fait religieux musulman dans la société française est compatible avec la laïcité. » Sur quoi se fonde cette assertion ? On l’ignore.

Le problème est que toute la conception musulmane est précisément anti-laïque, ce que ne cessent de répéter d’ailleurs les imams du Moyen-Orient, aucun pays musulman n’étant d’ailleurs laïc aujourd’hui.

Si l’islam était laïc, Dalil Boubakeur aurait-il besoin de confesser : « La Grande Mosquée de Paris constate que cette immense majorité des Français de confession musulmane est demandeuse d’un texte de clarification de leurs droits et devoirs dans leur foi. » Qu’il y ait besoin d’une clarification religieuse de la nature de la foi musulmane, certainement, mais en quoi cela a-t-il un quelconque rapport avec les notions de droit et de devoir au regard de l’État ? Car si le propos n’a qu’un caractère uniquement religieux, cela voudrait dire que les musulmans ne comprennent rien à leur religion.

Tout cela est d’une confusion extrême, qui ressort encore plus lorsqu’on lit dans le même texte l’affirmation suivante : « La France n’est pas une terre d’islam (…). Dans ce contexte, tout musulman doit évidemment respecter les valeurs et les lois de la République française. » On peut l’espérer, mais : 1) En quoi la Grande Mosquée de Paris est-elle légitime et crédible pour affirmer que la France ne sera pas un jour considérée comme terre d’islam par les musulmans ? 2) Cela veut-il bien dire a contrario que si la France venait à être considérée un jour comme terre d’islam, les valeurs et lois de la République française n’y auraient alors plus cours ? N’est-ce pas là une forme d’affirmation que l’islam est incompatible par nature avec la France et sa laïcité ?

  • L’amour et la paix

Dalil Boubakeur déclare « Le saint Coran insiste sur la nécessité de savoir pardonner. » Sur quels textes s’appuie-t-il ? On ne sait pas, et on le comprend d’autant moins quand on le lit le Coran qui regorge de versets de violence ici-bas et dans l’au-delà.

  • L’obscurantisme

La proclamation s’attaque à l’obscurantisme en islam, que la Grande Mosquée de Paris reconnaît, et il semble qu’il y ait beaucoup à faire. Cette reconnaissance peut surprendre, car si elle est évidente et dénoncée par certains intellectuels musulmans eux-mêmes, elle est inhabituelle dans la bouche des représentants de l’islam de France.

D’abord, on peut s’étonner de l’assertion « L’obscurantisme, le refus de la science, le refus du progrès scientifique, sont des lectures erronées de l’islam ». Qu’a à voir la religion avec la science ? Rien. Sinon, nous aurions déjà parlé avec Dieu, et il n’y aurait qu’une seule religion. Mais que l’islam soit atteint d’un mal qui conduise certains musulmans à penser encore aujourd’hui que l’islam peut avoir raison contre la science, c’est un fait établi dont on trouve effectivement des preuves claires sur internet dans les prêches d’un certain nombre d’imams.

Parmi les marques de l’obscurantisme figure également en bonne place cette tradition abominable consistant à égorger des animaux pour satisfaire un besoin religieux. Les progrès scientifiques ont conduit à ce que l’étourdissement préalable devienne la règle dans bon nombre de pays occidentaux, certains pays européens ayant fini par interdire complètement l’égorgement. Il faut effectivement en finir avec cette pratique superstitieuse, qui révèle aussi une indifférence profonde à la souffrance animale que Dalil Boubakeur est obligé de reconnaître : « La souffrance animale ne saurait être admise par Allah. Il est donc nécessaire de réduire au maximum la souffrance causée à l’animal. » Comme je l’ai déjà montré dans un autre article détaillé, l’absurde de cette situation est que cette recommandation semble bien dater de l’époque de Mahomet. Ainsi, l’attachement actuel au maintien de ce procédé épouvantable n’est pas justifié par la doctrine de l’islam mais est une des multiples formes de cristallisation du communautarisme.

Enfin, on peut mettre au rang des pratiques obscurantistes la prolifération des rituels dont on peut se demander dans quelle mesure ils viennent surtout combler un vide spirituel, et Dalil Boubakeur admet que « Tout musulman doit prendre garde à ne pas verser dans l’observation irréfléchie et obsessionnelle de règles sans finalité spirituelle. » D’ailleurs, le ramadan apparaît être une source de nuisance pour les non-musulmans au point que Dalil Boubakeur est obligé de rappeler que « Durant le mois de Ramadan, (…) il ne faut pas importuner la population, notamment pendant la nuit. » C’est stupéfiant.

  • Le maintien des pratiques ancestrales

La Grande Mosquée de Paris affirme, pour rassurer : « (…) les châtiments corporels, la polygamie, ne se justifient plus et n’ont plus lieu d’être. Dans le même esprit, l’égalité entre hommes et femmes s’impose. »

C’est un aveu terrible et qui est une remise en cause fondamentale du Coran : il faut savoir néanmoins que cette position doctrinale n’est partagée par aucune institution de renommée au sein du monde musulman. La polygamie est un droit indubitable établi par le Coran, que même le Maroc a refusé il y a quelques années d’abolir ; seule la Tunisie, a osé l’interdire et cette position est très critiquée dans le monde musulman. Concernant les châtiments corporels, la prestigieuse université Al-Azhar a confirmé il y a également quelques années qu’ils font partie intégrante du socle dogmatique fondamental de l’islam. Quant à l’égalité homme-femme, elle est battue en brèche dans le Coran qui dit précisément le contraire.

  • Conclusion

Ce texte mal construit, un peu fourre-tout, truffé d’approximations et d’omissions, présente néanmoins l’intérêt de reconnaître un certain nombre de difficultés évidentes quant à la compatibilité de l’islam avec les valeurs de la France. On peut néanmoins s’interroger sur le fait qu’il soit là pour « donner le change » car l’islam de France n’a aucun intérêt objectif à ce mea culpa : c’est justifier les critiques qui lui sont faites et prouver son incapacité à résoudre ses propres problèmes.

Face à ce constat accablant, on peut comprendre que l’État soit tenté, pour écarter les risques générés par une telle confusion, de faire quelque chose au travers de la « Fondation pour l’islam de France », présidée par Jean-Pierre Chevènement. Mais il est assez savoureux que Dalil Boubakeur ait fini par en claquer la porte et maintenant « condamne la tendance actuelle à vouloir désigner des autorités de tutelle, n’étant pas de confession musulmane, aux fins d’encadrer avec paternalisme l’expression du fait religieux musulman dans la société française : ceci, au mépris de la liberté religieuse et de la séparation des églises et de l’État. »