Jules Monnerot : un grand prophète !

Jules Monnerot, sociologue français, publia pour la première fois en 1949 un livre important : « Sociologie du communisme ».

Dans cet ouvrage, Jules Monnerot analyse notamment la proximité idéologique entre l’islam et les grands totalitarismes du XXème siècle, principalement le communisme, qualifié d’« islam du XXème siècle ». La clarté et la profondeur de son propos, alors que le monde est à cette époque à peine sorti de la deuxième guerre mondiale, que Staline règne en maître et que l’islam n’a pas encore la place qu’il a acquise de nos jours en Europe suite aux vagues d’immigration massives (Afrique du Nord, Turquie, Pakistan, etc.), justifient amplement qu’on y revienne aujourd’hui, la clairvoyance de nombre de constats et la description prémonitoire des difficultés que nous connaissons à cette heure en Europe étant impressionnantes, ceci présageant bien mal de l’avenir de cette Europe d’aujourd’hui, dont une part est devenue déracinée, décervelée et hébétée.

  • La confusion du religieux et du politique

Avec beaucoup de bon sens, Jules Monnerot rappelle une évidence : la confusion du religieux et du politique dans l’islam (pratiquée d’ailleurs depuis toujours dans les pays musulmans), caractéristique qu’il étend au communisme.

« L’islam nous a légué le modèle d’une société où le politique et le sacré sont confondus. Le Coran était la règle indissolublement religieuse, politique et civile. Les infidèles ne pouvaient être que des tributaires. Ils étaient objets de l’histoire et du droit, non sujets. L’empire ottoman se contenta de leur prendre leurs enfants pour en faire des janissaires. Pendant la grande période conquérante, ce qu’il y avait dans l’islam d’État, au sens que nous donnons à ce mot, participait de la doctrine sacrée du prophète, était le corps, la chair et la vie de la doctrine. »

« Cette confusion du politique et du religieux fut une des caractéristiques majeures du monde islamique : elle permet à des chefs d’État d’agir en dehors des frontières de leurs États en tant que « commandeurs des croyants » (Emir al muminim). Ainsi des khalifes ont disposé d’instruments dociles, d’âmes damnées, partout où il y avait des hommes qui relevaient de leur autorité. Les frontières territoriales, par lesquelles certains de leurs sujets semblent leur échapper, ne sont que des obstacles matériels (…). »

« De manière assez comparable à ce qui se produisit lors de l’apparition de l’islam, le « communisme » se présente à la fois comme religion séculière et comme État universel. (…) Religion séculière, il draine les ressentiments, organise et rend efficace les impulsions qui dressent des hommes contre des sociétés où ils sont nés, il travaille obstinément à entretenir, favoriser, accélérer cet état de séparation d’avec elles-mêmes, et de sécession d’une partie de leurs forces vives qui précipite les rythmes de la dissolution et de la destruction. »

« Ces religions n’ont pas de frontière. La Russie soviétique, qui n’est que le centre géographique d’où rayonne l’expansion communiste, ne peut admettre de frontières que provisoires. Les frontières de l’expansion russe ne tracent jamais à cet « islam » en marche que des limites temporaires. Le communisme, comme l’islam conquérant, ignore la distinction du politique et du religieux (…). »

  • Comment se présenter comme « la » vérité

Pour la Russie communiste, comme pour l’islam, il n’existe d’autre vérité que la sienne. La transposition entre communisme/marxisme, national-socialisme et islam coule de source, l’ « Oumma » (communauté des croyants musulmans) étant une sorte d’équivalent de la « patrie » totalitaire.

« Pour l’homme cultivé d’Europe ou d’Amérique, s’il n’est pas communiste, le communiste est un fanatique religieux au service d’un empire en expansion qui tend à la domination mondiale. Aux yeux des communistes, il n’en est pas ainsi : l’avènement du communisme est « ce qui doit arriver » : toute l’histoire, tout le passé humain ne prend de sens que par ce fait futur. Le communisme est en marche. La religion n’est religion que pour les autres. Pour le religionnaire, elle n’est que la forme la plus haute de la vérité. Aux yeux du vrai croyant, il n’y a plus de Russie, mais ce croyant ne croit pas qu’il est croyant : il est en possession de la vérité, c’est-à-dire qu’il prend « ce qui le possède » pour la vérité. On le voit saisi pour cette « vérité » d’un attachement actif que la vérité (dans la science) n’a pas coutume d’inspirer, et qu’elle ne demande pas. Le communisme est une confession et cette confession a quelque chose comme une patrie ; de ce fait, une telle patrie n’est pas une patrie comme les autres. Le communisme est à la Russie soviétique comme à l’empire abbasside la religion islamique : ce n’est qu’une comparaison, mais nécessaire : le communisme n’est pas un « parti nationaliste étranger », c’est une secte religieuse de conquérants du monde pour qui la Russie n’est que la position fortifiée à partir de quoi on livre bataille. »

« Le marxisme est pour le présent une doctrine de la prédestination sociologique (…) et, pour le futur, un messianisme de l’espèce humaine. C’est que, hors du prolétariat, il n’est point de salut. Tout se passera sur terre. Le peuple élu, le prolétariat opprimé verra le châtiment de ses oppresseurs. (…) Mais il ne s’agit pas d’attendre la réalisation de la promesse : il faut y travailler. Et des échecs, il n’y a jamais que cette conclusion à tirer : le moment n’était pas venu, les temps n’étaient pas mûrs. » (discours rappelant étonnamment celui de l’État Islamique)

« En tant qu’« islam », et l’entreprise russe communiste, et l’entreprise pangermaniste « aryenne » ont subordonné en principe le monde entier qu’elles veulent régir à cette « participation mystique » d’une « orthodoxie » et d’un peuple historique (surtout de la suprême élite de ce peuple, en qui s’incarne la « race » dans le système hitlérien, et la doctrine marxiste, c’est-à-dire la « science », dans le système russe). » (en dépit de la visée universelle de l’islam, rappelons la primauté et le prestige de la branche arabo-musulmane – descendante de Mahomet – ainsi que la prétention scientifique de la doctrine musulmane, le Coran étant prétendument un livre explicite sur toutes choses et qui se trouve à l’origine de tout, d’où les élucubrations hallucinantes de certains imams)

« Dans le national-socialisme allemand, comme dans le communisme, il y avait conjonction d’une tyrannie politique, d’un « islam » [conjonction conquérante d’une religion et d’un peuple], et d’une « doctrine de la prédestination ». » (cf. les visions eschatologiques de l’islam, fréquemment invoquées par les fondamentalistes musulmans pour justifier la violence dans le cadre d’un châtiment divin intervenant dès ici-bas) 

  • Une idéologie névrosée

Islam et communisme mobilisent à leur profit névrose, frustration et irrationalité pathologique affective, mais les Occidentaux ne comprennent pas qu’on ne lutte pas naïvement contre ce type d’idéologie avec les seules ressources de la saine raison, du bon sens ou de l’enrichissement matériel par l’élévation du niveau de vie économique. Nous sommes par-delà le bon sens et la raison.

« Le marxisme peut être utilement comparé aux conséquences névrotiques qui se développent à partir d’un traumatisme affectif : il y a rationalisation de l’expérience, naissance d’une Weltanschauung et d’une praxis qui se développent à partir de l’événement traumatisant (le drame de la prolétarisation). » (transposé en France aujourd’hui en drame de la colonisation et dont il s’agit maintenant de se se venger, ce droit à la vengeance étant exercé au nom de la « victimisation » dans tous les domaines, et en particulier dans celui de la liberté d’expression qu’il convient de bâillonner afin de l’empêcher de s’élever contre le changement de civilisation qui s’opère)

« (…) les voies invisibles par lesquelles le nouvel « islam » draine les ressentiments du monde dont il a juré la perte ; des armes, d’une efficacité meurtrière pourtant sans précédent, peuvent être désarmorcées grâce aux techniques lentes de drainage des ressentiments et de dérivation des agressivités. »

« On n’a pas besoin de partager toutes les vues de Freud sur l’inconscient pour lui accorder qu’en pareil cas les motivations réelles sont hors de portée, c’est-à-dire que le communiste continue à être communiste tout comme l’obsédé individuel continue à être obsédé en dépit des arguments qu’on lui donne, et qui « devraient » faire évanouir son obsession – si, précisément, il n’était un obsédé. Le domaine de la communication des idées est un domaine limité. L’anomalie mentale ou la religion séculière continuent des barrières contre lesquelles se heurte notre désir de communication universelle. Les fondements d’une fraternité humaine fondée sur l’intelligence sont alors battus en brèche. »

« Ce qu’on nomme idéologie n’est rien d’autre qu’un système passionnel ou délirant, collectif. (…) Le communisme du religionnaire communiste est d’ordre « symptomatique », il a un autre sens que le sens intellectuel ; il représente en fait tout autre chose que ce pour quoi il se donne ; en ce sens par rapport à un tel « sujet », le « communisme » est un « syndrome ». On voit jouer avec une très grande netteté le mécanisme bien connu de la passion : tout ce qui est affecté d’une valeur est entraîné dans l’orbite de l’« objet » aimé et se met à participer de cet objet (c’est la « cristallisation ») ; on adhère au marxisme parce qu’il est « vrai », ou « scientifique » ; on soutient l’Union soviétique parce qu’elle est « socialiste », qu’elle est une « société juste ». Le communisme et le communiste ont réponse à tout. (…) Chez le religionnaire se manifestent exclusivisme et monomanie ; l’activité du sujet se concentre et s’unifie tandis qu’elle concourt avec un grand nombre d’activités de même nature dirigées dans le même sens. Les énergies accumulées tendent à ne se décharger que dans un sens. Le « blocage de l’esprit sur un petit nombre d’idées », favorable au succès pratique, s’accompagne souvent de « manifestations de mythomanie généralisée et contagieuse » et de rêves éveillés d’extermination. Des représentations qu’aucun démenti de l’expérience ne peut réduire soumettent les faits à une déformation systématique, les infléchissant et gauchissant toujours dans le même sens. Il y a confusion partielle du désir et de la réalité : on ne fait plus le départ entre ce qui est et ce qu’on voudrait qui soit, entre la formation du réel par les actes des hommes et la formation des idées sous la pression du désir. »

« La vie moderne, surtout dans les grandes villes, est vulnérante : il y a un point à partir duquel l’homme frustré, quelles que soient les apparences dociles qu’il garde, est un homme irréconciliable. Il ne pourra plus être un révolté les ressorts de la révolte sont brisés. (…) Les religions séculières qui les agglomèrent les réintroduisent dans la social et les arrachent à la déréliction. (…) Il arrive que l’homme frustré, à partir du point où il est devenu incapable à la fois de révolte et de réconciliation, « tire un trait », comme celui qui sépare du résultat les chiffres d’une addition. Le compte en est arrêté, le montant en est trop élevé pour pouvoir être réglé dans ce monde comme il va. Ce qui a offensé l’offensé, humilié l’humilié, est devenu inexpiable. (…) L’homme irréconciliable, tiré désormais à un nombre suffisant d’exemplaires, est prêt à placer son ressentiment comme un capital. Il consent alors à une « conjuration », à un « islam » comme une délégation générale des injures à venger et des revanches à prendre. »

« Le mythe agit dans le domaine de l’énergie affective, le dogme dans le domaine intellectuel de l’organisation, de la justification, de la rationalisation ; le dogme, c’est l’idéologie fixée et comme statufiée : il tend à « objectiver » des idées qui n’auraient pas pu être produites sans la foi et qui acquièrent, devenues dogme, une sorte de force autonome, d’existence sociale pour elles-mêmes. Les propositions du dogme peuvent être autant de jugements qui doivent être suivis d’exécution. C’est ainsi qu’une fois totalement investi par un dogme nouveau, plus d’un croyant finit par se réveiller bourreau et devenir exécuteur. On ne discute pas le dogme, on dispute du dogme. Alors que toute proposition scientifique dans nos sociétés passe pour se défendre elle-même, le dogme a besoin d’être armé, le dogme a besoin d’être défendu, le dogme a peur, seules les persécutions le rassurent. (…) Les dignitaires d’une association dogmatique et les porteurs militants du dogme s’identifient affectivement à celui-ci et sont comme blessés dans leur chair par des coups portés au dogme, et s’ils se sentent confusément (ils ne sauraient guère le constater clairement) battus sur le plan intellectuel, tendent à prendre, s’ils le peuvent, sur le plan physique, une revanche sans réplique. »

  • L’organisation de la prise du pouvoir

Reste alors à prendre le pouvoir pour imposer « sa » vérité en recrutant des troupes parmi les déclassés et marginalisés, en s’assurant du concours aveugle des idiots utiles de l’intelligentsia, en s’assurant de la neutralité bienveillante – parfois inconsciente – d’individus détenant des positions clefs.

« Le type d’armée que Lénine préconise est adapté à ce type de guerre non militaire que connaît le XXème siècle : « Il faut que nous ayons partout des hommes…dans toutes les couches sociales, sur toutes les positions permettant de connaître les ressources du mécanisme de l’État…il nous faut de tels hommes, non seulement pour la propagande et l’agitation, mais encore et surtout pour l’organisation ». »

« Les révolutionnaires professionnels, avant la révolution d’Octobre, étaient en Russie des hommes exclus de la production et du droit. Un premier séjour en prison leur rendait ou très difficile ou impossible l’intégration ultérieure à la société tsariste. Ils étaient enfermés par l’Okhrana dans son destin de révolutionnaires. (…) La société tsariste par ses procédés mêmes de défense tendait à créer en marge d’elle-même le « milieu » révolutionnaire. En les chassant de la société, elle enlevait à ces hommes toute perspective autre que la destruction de cette société. »

« Grâce à une série de déformations et simplifications qui en feront une nourriture affective plus assimilable, le marxisme répondra mieux aux besoins de ceux qu’il exalte. (…) L’élan de cet « islam » nouveau [le communisme] risquerait d’être brisé s’il ne trouvait au dedans de la citadelle les transfuges qui doivent ouvrir les portes. D’où l’importance attachée dès l’abord aux « intellectuels » par les bolcheviks, intellectuels eux-mêmes, et qui avaient renversé un régime parce qu’ils avaient su trouver (ou du moins ils le pensaient) « la théorie juste ». Tout se passe comme si les bolcheviks n’avaient jamais douté qu’à la destruction de la bourgeoisie la bourgeoisie dût prêter son concours, que la « mauvaise conscience » bourgeoise dût seconder puissamment cette « conscience socialiste que l’Intelligentsia apportait aux ouvriers de l’ extérieur ». (…) En d’autres termes, dans l’histoire et la description du communisme, on n’a pas accordé aux sympathisants la part qui leur revenait. (…) La bourgeoisie qui se référait soit aux droits de l’homme, soit aux idées chrétiennes, ne s’est jamais tenue pour une aristocratie de naissance : elle se justifiait à ses propres yeux par le travail, le mérite ; le mécanisme psychologique des conversions bourgeoises au communisme était favorisé par la morale reçue dans la bourgeoisie elle-même, la cause des travailleurs se confondant avec la cause de la justice. À partir de l’intervention du communisme dans l’histoire, la question change ; elle devient : « la foi qui n’agit pas, est-ce une foi sincère ? » Les « sympathisants » (c’est alors que ce mot entre dans la langue) ne risquent plus d’en être quittes pour un élan du cœur. Il faudra qu’ils agissent, ou qu’ils favorisent l’action des autres ; autant dire qu’ils sont engagés dans la guerre bien qu’ils ne soient pas « bons pour le service armé » ; ils doivent concourir aux séductions de la propagande et, du dedans, à l’investissement de la « société bourgeoise ». Le cas échéant, on leur demander une complicité plus active. »

« Après la défaite allemande notamment, apparurent çà et là des hommes-satellites assujettis à l’action des communistes et non à leur pensée. D’eux, ce n’est pas une adhésion que l’on requiert : c’est un concours. Étant donnés les fonctions qu’ils détiennent, il est peu souhaitable qu’ils affichent une obédience inopportune ; cela pourrait avoir effet de les écarter de leur poste, donc de les rendre inutilisables. Peu souhaitable même que le concours qu’on leur demande s’accompagne d’une secrète mais sincère adhésion. Il est préférable qu’ils restent les bourgeois qu’ils sont, c’est ainsi qu’ils servent le mieux ; l’intérêt répond mieux de leur docilité. Ainsi inspireront-ils d’ailleurs plus de confiance à ceux-là mêmes qu’ils ne peuvent trahir que dans la mesure où ils leur ressemblent. Ces hommes-satellites sont improprement nommés « crypto-communistes ». »

  • La taqiyya

Comme il s’agit d’utiliser comme armes contre la démocratie les droits et les libertés que celle-ci offre à tous, l’ennemi doit avancer plus ou moins masqué, mais toujours menaçant vis-à-vis d’autorités tétanisées par le risque de guerre civile, en pratiquant la dissimulation (taqiyya), afin de ne pas éveiller la méfiance de la masse de la population inconsciente et ne pas risquer de perdre le soutien des idiots utiles.

« Le communisme triche toujours puisqu’il joue toujours aussi un autre jeu que celui qu’il déclare jouer. La notion même de franc jeu lui est foncièrement étrangère. C’est une caractéristique de l’ennemi à laquelle il s’adapte et qui le confirme dans le mépris qu’il porte à cet ennemi et dans la conviction qu’un adversaire qui se lie lui-même est voué à la défaite. (…) Les états-majors communistes, avant d’être les maîtres, exigent la démocratie pour avoir les mains libres : ce n’est qu’un champ de bataille. L’armée bolchevique obtient ainsi le terrain sur lequel elle sait le mieux manœuvrer, précisément parce qu’elle n’est pas démocratique. La démocratie pour elle c’est d’enlever aux adversaires le pouvoir de se concerter. Ici le système de la « fraction » fait merveille. Étant démocrates, les adversaires ne sont pas organisés ni hiérarchisés, ils n’opposent aux manœuvres concertées que dispersion et confusion. »

« Il est d’autres hommes-satellites. Mentionnons pour mémoire ces « innocents utiles » qui semblent trop utiles pour être tout à fait innocents. Faisant preuve par ailleurs d’esprit critique, ils ont d’une naïveté et d’une crédulité trop spécialisées, trop localisées, trop conséquentes pour être universellement reçues comme sincères. Ils semblent bien qu’ils ne voient que ce qu’ils veulent. Le rapport de ce qu’ils consentent à voir à ce qu’ils refusent de connaître les définit. »

« Le spectacle d’une sélection de complaisants que leur complexion porte à « se mettre en avant », et qui n’ont pas l’habitude d’analyser en termes de forces et de rapports de forces une situation historique, de déterminer la nature exacte des forces en présence, a sans doute suggéré aux communistes qu’en tout état de cause il vaut mieux, lorsque la chose est possible, choisir soi-même ses ennemis que de se les laisser imposer. (…) De fait, ils n’appréhendent rien tant que ce qui est capable de résister, de leur résister. Ce qui leur est intolérable, c’est qu’il puisse exister d’autres modes de groupements « durs » que celui qu’ils constituent eux-mêmes. De sorte que, si l’on fait si peu que ce soit mine de leur contester ce monopole, ils crient incontinent au « fascisme ». Ils ne tolèrent que les groupements où il leur est possible de trouver des complaisants. Les autres, présents ou futurs, qu’ils soient anathèmes. Ce qu’il leur faut, c’est un unique groupement de structure forte, le leur, se développant dans un milieu uniformément labile et relâché. Ils usent maintenant du chantage hitlérien qui, en son temps, stupéfia : on peut l’exprimer à peu près ainsi : « Ne pas nous laisser faire, c’est vouloir la guerre ». Les assiégeants n’ont jamais aimé que les assiégés veillent : ils les préfèrent endormis. » (cf. la lettre ouverte du Comité Contre l’Islamophobie en France adressée à Emmanuel Macron http://islametoccident.fr/?p=4243 )

Lettre ouverte du CCIF à Emmanuel Macron : comment menacer publiquement l’État

Le CCIF (Collectif Contre l’Islamophobie en France) a publié le 13 mars 2018 une lettre envoyée à Emmanuel Macron qui constitue une menace à peine voilée de futur trouble à l’ordre public prenant prétexte d’une vision rigoriste de la laïcité.

Quand on sait que le CCIF est une organisation de propagande musulmane et dont la doctrine, fondée sur le Coran, rejette par nature fondamentalement l’idée d’une dissociation entre la religion et de l’État, et par conséquent le concept même de « laïcité », on peut se dire que ce texte ne manque pas de sel. S’attaquer à la laïcité en prétendant la défendre est une forme avancée de la duplicité, une des formes de « takiyya » dont le CCIF a le secret. 

L’idée par ailleurs selon laque la laïcité française, si elle n’était pas adoucie, pourrait faire courir à la France le risque d’un départ de certains jeunes, est proprement à hurler de rire. Je laisse le lecteur prendre connaissance de ce texte abracadabrant, où rien n’est nommé précisément, mais qui témoigne clairement du caractère agressif et dangereux de ce groupuscule.

Lettre ouverte à Emmanuel Macron

« Depuis votre investiture à l’Elysée beaucoup ont attendu de connaître votre position sur la laïcité. Refusant l’injonction de parler, vous avez choisi de prendre le temps qu’il faut pour vous positionner.

Vos différentes déclarations, semblent indiquer une volonté d’apaisement du débat que nous saluons. Si l’Etat est laïc, les membres de la communauté nationale n’ont pas l’obligation de l’être.

Le bon sens républicain implique une application stricto sensu du principe de laïcité, comme définie dans la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat, et qui protège chaque citoyen en lui garantissant le droit de croire ou de ne pas croire, sans être inquiété pour ses opinions.

Le bon sens républicain nécessite que la communauté nationale se dresse comme un seul homme face à toute tentative d’instrumentalisation de la laïcité à des fins de division ou de racisme.

Le bon sens républicain nous oblige à veiller à ce que les institutions et les valeurs qui nous permettent de vivre ensemble, soient protégées des attaques des radicalisés de la laïcité.

Le bon sens républicain suppose d’être ferme dans la lutte contre toutes les formes de racisme, sans céder aux chantages des extrêmes.

Le bon sens républicain doit s’appliquer fermement et empêcher toute ingérence laïciste avec la même énergie que celle déployée contre le terrorisme parce qu’ils sont les deux faces d’une même pièce.

Monsieur le Président de la République, nous faisons le constat d’une détérioration du principe de laïcité qui tend à mettre à la marge toute une frange de la population en raison de son appartenance religieuse, réelle ou supposée. Or, la laïcité doit permettre de corriger cette dérive qui menace les libertés individuelles de toutes et tous.

En garantissant cela, l’histoire retiendra votre courage politique et vous marquerez votre mandat par une volonté farouche de ne pas dévoyer les valeurs qui nous unissent et font de la France une grande nation.
Les Français qui vous ont élu attendent de vous une réponse franche et juste face aux attaques fallacieuses faites à la laïcité et qui menacent l’union nationale.

La jeunesse, en particulier, formée ici et voyant la promesse de liberté, d’égalité et de fraternité se réduire à peau de chagrin chaque fois que les pouvoirs publics plieront face aux extrêmes, se confortera dans l’idée de quitter la France, de s’exiler loin de leur terre natale et loin de l’immobilisme. 150 milliards d’euros : c’est le coût de la discrimination en France selon une enquête France Stratégie datant de septembre 2016.

Monsieur le Président, soyez celui qui mettra fin à cet exil, dites non à l’instrumentalisation de la laïcité à des fins racistes et d’intolérance religieuse.

Nos voisins européens ne connaissent pas ces crispations qui traversent et fracturent la société, est-ce à dire que ces pays auront renié leurs valeurs démocratiques ? Les débats stériles auxquels nous avons droit chaque année ne produisent rien, trahissent nos valeurs et ruinent la cohésion sociale.

Nous attendons de votre gouvernement une action et un positionnement allant dans le sens du droit et de la justice pour faire respecter et appliquer le principe de laïcité. »

Renaud Camus contre le MRAP

Contexte : http://islametoccident.fr/?p=4151

  • Les faits

Le 18 décembre 2010, Renaud Camus a, lors d’une réunion publique intitulée « Assises internationales sur l’islamisation de nos pays », tenu notamment les propos suivants :

« Ce n’est pas à des voyous que vous avez affaire, c’est à des soldats. Enfin si, ce sont bien des voyous, mais ces voyous sont une armée, le bras armé de la conquête. […] La nocence, que ce soit le bruit, que ce soient les déprédations, que ce soient les occupations de halls d’immeubles et les exigences du regard baissé au passage, que ce soient les vols, les arrachements de sacs de vieille dame, les rackets au sein des écoles, les cambriolages, les attaques à main armée, le trafic de drogue, l’ensemble de ce qui est pudiquement appelé désormais le grand banditisme, ou bien, les formes nouvelles, ultraviolentes, du crime organisé, la nocence est l’instrument du Grand Remplacement du changement de peuple, de la contre-colonisation, de la conquête, de l’élargissement permanent des zones de territoire déjà soumis aux néocolonisateurs. En rendant la vie impossible aux indigènes, les nouveaux venus les forcent à fuir, à évacuer le terrain – c’est ce que les Anglo-Saxons appellent le « Whiteflight », la fuite des blancs. Ou bien, pis encore, à se soumettre sur place, à s’assimiler à eux, à se convertir à leurs mœurs, à leur religion, à leur façon d’habiter la terre et ses banlieues qui sont l’avenir de la terre. […] Ces colonisateurs qui sans cesse reprochent aux indigènes de ne pas les accueillir suffisamment, ni assez bien, ne semblent avoir rien de plus pressé, une fois dans la place, que de se l’assurer tout entière et, comme tous les colonisateurs, ils ne rêvent que d’être entre eux, les indigènes n’étant bons, éventuellement, qu’à faire tourner l’entreprise, à tenir le magasin […] Les attaques dont font l’objet les pompiers, les policiers et même les médecins dès qu’ils s’aventurent dans les zones déjà soumises le montrent assez : c’est en termes de « territoire », de défense du territoire et de conquête du territoire que se posent les problèmes qu’on réduit quotidiennement à des questions de délinquance, de lutte contre la délinquance. […] en de pareilles proportions, la nocence n’est pas un phénomène qu’on peut abandonner à l’action policière ou à celle des tribunaux, dont on connaît d’ailleurs la mollesse, engluée qu’elle est dans un réseau de lois, de règlements, de directives européennes et même de traités internationaux qui laissent la Nation sans défense et qui font de la Cité une ville ouverte, une sorte de Troie […] Le système pénal, qu’il soit policier ou judiciaire, est impuissant. Chaque fois qu’un indigène est sommé de baisser le regard et de descendre du trottoir, c’est un peu plus de l’indépendance du pays et de la liberté du peuple qui est traîné dans le caniveau ».

Poursuivi par le MRAP, Renaud Camus a été condamné pour provocation à la discrimination ou à la haine raciale. Sa condamnation a été confirmée en appel en septembre 2016 (4.000 euros d’amende et 2.000 euros à verser au MRAP au titre de l’article 618-1 du code de procédure pénale).

Il convient par ailleurs de noter qu’au-delà du texte central ci-dessus, la partie demandeuse (MRAP) a mentionné plusieurs autres citations du même auteur venant selon elle éclairer le sens de ce texte.

Sans refaire une analyse détaillée des arguments présentés de part et d’autre (chacun pouvant se reporter au jugement complet), tout étant une question d’appréciation, voici quelques remarques.

  • La focalisation sur les musulmans

La défense note que « lorsqu’il parlait du « Grand Remplacement », Renaud Camus visait l’immigration en général qui peut être largement musulmane mais ce n’est pas la seule » ou « qu’il vise les délinquants qui viennent principalement d’Afrique, mais que le fait qu’ils soient musulmans est secondaire ».

De son côté, la partie demandeuse note que Renaud Camus « désigne sans ambiguïté les musulmans par plusieurs références telles que « les origines nomades de cette civilisation » en utilisant le terme de « razzia », en faisant référence aux « manifestations politiques récentes » ».

Au vu du titre de la conférence et des autres prises de position de Renaud Camus, on peut comprendre que la problématique musulmane puisse apparaître comme centrale dans sa réflexion, que ce soit au travers du titre même de la conférence ou dans ses textes.

  • L’incitation à la haine

Le tableau de la situation que présente Renaud Camus paraît globalement catastrophique et ressemble bien à un état de guerre civile : « vitrines brisées », « pillage des magasins », « de fureur ils cassent tout, ils pillent, ils incendient » etc. La description d’une inaction généralisée de l’État incite effectivement à contourner des structures étatiques et la constitution de groupes d’auto-défense dans un cadre extra-légal.

S’il est vrai que la situation est effectivement gravissime dans ce que tout le monde finit maintenant par reconnaître comme étant des « territoires perdus de la République », l’État n’ayant plus les moyens ou la volonté d’y exercer son autorité, il n’en va pas partout de même, même s’il existe un risque réel et avéré de contamination dès lors qu’un changement de culture y opère. Par ailleurs, la violence évoquée est aussi le fruit d’autres facteurs, comme l’activisme de groupuscules d’extrême-gauche dont l’objectif la destruction de la société occidentale chrétienne.

  • Conclusion

Sans centrer sa critique sur la remise en cause précise et documentée de certaines valeurs culturelles ou religieuses, Renaud Camus met en cause des personnes et groupes humains de façon globale et « essentielle », sans considérer la nécessité de nuancer ce diagnostic en mentionnant certains facteurs politiques et économiques, et principalement la pauvreté (dans son rapport également à la démographie).

On peut comprendre que l’angoisse générée par ce changement brutal de société en France et en Europe se traduise chez certains par une désespérance profonde face à un monde qui disparaît, du fait notamment de l’irresponsabilité et de l’incurie d’une bonne partie de la classe politique en matière d’immigration – chacun voit aujourd’hui ce que cela donne à Mayotte –, dans un contexte en outre de mondialisation économique qui fragilise des pans entiers d’une population paupérisée. Il est sociologiquement compréhensible que cette désespérance se traduise par exemple par un fort rejet de comportements (incivilités, violence et délinquance, etc.) de plus en plus fréquents et qui s’épanouissent dans une relative impunité, la corrélation de ce phénomène avec certains facteurs culturels, religieux et sociaux étant assez claire.

Dans le contexte des lois françaises existantes, qui n’ont pas pour vocation d’assurer la liberté d’expression (comme aux États-Unis) mais au contraire de la restreindre, il est donc logique que l’incompatibilité entre le caractère global et viscéral du rejet de cette mort lente et le niveau d’analyse circonstanciée et impassible que la justice exige dans tout propos aboutisse à des condamnations, un peu comme si on trouvait normal de punir un prisonnier parce qu’il crie trop fort sous la torture.

Malheureusement, l’équité voudrait aussi que la justice s’attaque aussi à l’administration d’État lorsqu’elle décide de laisser faire pour des raisons idéologiques, en bafouant sans scrupule le mandat populaire qu’elle a reçu et les lois de la République : manifestations violentes récurrentes de certains activistes, occupation illégale de lieux privés ou publics, assistance par immobilisme ou complaisance aux passeurs d’immigrés clandestins, trafics en tous genres dans ces territoires perdus de la République, etc..

Tant que ce « deux poids deux mesures » sera en vigueur, comment parler sereinement de justice ? Quand l’honnête citoyen est emprisonné pour s’être défendu contre un cambriolage ou une agression, ou même simplement pour avoir dit une vérité qui ne plaît pas, difficile de rester calme et de ne pas se révolter. Malheureusement, on constate de plus en plus que ceux qui bafouent les lois n’en ont cure et sont finalement, relativement aux méfaits qu’ils commettent, les mieux protégés.

Démontrer que l’État Islamique a tort serait donc impossible ?

On sait que l’État Islamique, contrairement d’ailleurs à un Al Qaida moins prolixe, fait un usage intensif des sources scripturaires musulmanes originales et donc incontestables dans sa propagande. Un lecteur patient pourra en effet par exemple vérifier que les hadiths cités par les fondamentalistes musulmans de l’É.I. sont précis et exacts (au moins pour les plus importants provenant des recueils « sahih » de Bukhari et Muslim – avec la réserve toutefois que le degré de fiabilité des hadiths n’est pas indiqué, un petit nombre de hadiths faibles d’autres recueils étant cités sans avertissement pour le lecteur –), et ne sont pas dévoyés même si leur sens littéral peut parfois être contesté à grand renfort de dialectique.

J’ai documenté ce constat dans mon ouvrage « Les sources doctrinales de l’État Islamique », publié aux éditions UPPR, que je vous invite à lire si vous voulez vraiment connaître la vérité concernant l’authenticité doctrinale de l’inspiration des mouvements fondamentalistes, dont le modèle est l’islam de Mahomet, bien loin de la bouillie servie par les chaînes de télévision françaises chargées officiellement (puisqu’on n’a pas la possibilité d’y faire entendre un autre point de vue) de la contre-propagande en faisant passer les terroristes musulmans pour un ramassis d’abrutis et de petits voyous en mal de notoriété.

Or, que des organisations terroristes instrumentalisent plus facilement des personnes ayant déjà un passé de délinquant est naturel car c’est bien évidemment plus facile, mais de là à prétendre que cela prouve que ce terrorisme n’a rien à voir avec l’islam et que les chefs fondamentalistes musulmans qui les organisent ne connaissent pas leur propre religion, c’est ne rien comprendre à la question et, plus grave, à son ennemi. Car bien sûr, la situation des armées occidentales est totalement différente : il est bien connu qu’on y recrute comme fantassins que des prix Nobel totalement éclairés sur les raisons de leur combat… Mais malheureusement, journalistes et hommes politiques se carrent avec suffisance dans cette posture imbécile, comme récemment Alain Marsaud, pourtant ancien responsable anti-terroriste de haut niveau, qui a déclaré (en le répétant) dans une conférence publique de février 2018 : « la religion, cela ne m’intéresse pas », ce qui revient à dire : « comprendre l’idéologie et la motivation des terroristes, cela n’a aucun intérêt ».

Ce constat sur les sources doctrinales utilisées n’est en aucun cas bien sûr une façon de soutenir idéologiquement d’une quelconque façon les fondamentalistes et terroristes musulmans et leurs odieuses pratiques : c’est seulement un constat froid et objectif d’une réalité vérifiable. D’ailleurs, le caractère incontestable de ces citations est la raison fondamentale qui rend structurellement incapable l’islam dit « modéré » de produire un contre argumentaire au fondamentalisme musulman.

C’est ce que confirme de facto un intervenant de l’émission « Islam » de France 2 du 4 mars 2018 qui déclare avec raison :

« Daesh nous cite des sources dans ses fatwas qui sont au cœur de la réflexion juridique islamique, – cela a terrorisé le monde musulman «  mais non, ce n’est pas islamique » : si, c’est bien, bien islamique – (…) »

« Le croyant lambda va dire [entre les « modérés » et les « extrémistes »] : « vous dites la même chose, vous utilisez les mêmes sources, les mêmes procédés discursifs, les mêmes exégèses, donc : qui a raison ? » : on est incapable de le dire. »

France 2 Islam 180304 Comprendre islam 2 Daesh

Affaire Boutin : « L’homosexualité est une abomination »

Contexte : http://islametoccident.fr/?p=4151

  • Les faits

Dans une interview publiée dans la revue trimestrielle « Charles », parue le 2 avril 2014, Christine Boutin disait : « l’homosexualité est une abomination ». Poursuivie par des associations de défense de la « diversité sexuelle » (Le Refuge,  Mousse et Inter LGBT), Christine Boutin fut, dans un premier temps, condamnée par la justice pour incitation à la discrimination et à la haine au titre de l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881.

Le jugement a finalement été cassé le 9 janvier 2018 par la Chambre Criminelle de la Cour de Cassation  qui a considéré que les propos de Christine Boutin entraient dans le cadre de la liberté d’expression en notant d’ailleurs que « Mme Boutin s’était limitée à exprimer l’opinion largement partagée par les trois religions monothéistes », opinion religieuse dont on peut noter qu’elle s’accorde avec l’ordre naturel voulu par Dieu selon ces religions puisque l’homosexualité est par essence même stérile et ne peut donc en aucun cas assurer la survie de l’espèce, principe de base du fonctionnement naturel du règne animal et humain.

On peut noter à ce titre que la presse française ne s’est guère attardée sur cette relaxe définitive contrairement à la large publicité assurée à la condamnation initiale, ce qui est un cas d’étude intéressant de déontologie journalistique, les médias adorant se moquer d’elle sans se pencher sérieusement sur le contenu de ses propos.

  • L’« abomination » dans l’Ancien Testament

Les associations demandeuses arguaient qu’utiliser le terme « abomination », c’est condamner à mort. En effet, selon ces associations, Christine Boutin « a répété [ce mot] sans le nuancer, sachant parfaitement, en tant que personnalité politique influente, ex présidente du parti chrétien démocrate, catholique pratiquante connaissant parfaitement la Bible et le sens du Lévitique dont est issue cette expression, sa signification d’exécration, haine, détestation, dégoût profond, répugnance, et renvoyant par extension à l’infamie, le crime, l’atrocité, la monstruosité, ou encore le comble du mal, et qui renvoie dans le texte biblique à la condamnation à mort des homosexuels ».

La condamnation de l’homosexualité par Dieu figure dans l’Ancien Testament avec la destruction symbolique de Sodome et Gomorrhe.

Genèse 19, 13. Nous allons en effet détruire ce lieu, car grand est le cri qui s’est élevé contre eux à la face de Yahvé, et Yahvé nous a envoyés pour les exterminer.

Genèse 19, 24-25. Yahvé fit pleuvoir sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu venant de Yahvé, et il renversa ces villes et toute la Plaine, avec tous les habitants des villes et la végétation du sol.

Si la pratique homosexuelle est condamnée et sanctionnée à cette occasion, il faut néanmoins remarquer qu’il s’agit d’une condamnation globale d’une cité (jusqu’à la végétation) et non de l’expression d’un principe d’extermination individuelle des individus ayant des pratiques homosexuelles à suivre jusqu’à la fin des temps. Il s’agit en outre d’un châtiment imposé par Dieu lui-même, car les hommes ne sont pas appelés à exterminer les homosexuels ici-bas mais à s’éloigner le plus possible de leurs pratiques, la situation étant différente dans d’autres cas de figure mentionnés par les textes juifs, en particulier lorsqu’il s’agit de venir à bout de la croyance terrestre en d’autres dieux, péché ultime.

Deutéronome 13, 13 à 17. Si tu entends dire que dans l’une des villes que Yahvé ton Dieu t’a données pour y habiter, des hommes, des vauriens, issus de ta race, ont égaré leurs concitoyens en disant : « Allons servir d’autres dieux », que vous n’avez pas connus, tu examineras l’affaire, tu feras une enquête, tu interrogeras avec soin. S’il est bien avéré et s’il est bien établi qu’une telle abomination a été commise au milieu de toi, tu devras passer au fil de l’épée les habitants de cette ville, tu la voueras à l’anathème, elle et tout ce qu’elle contient, tu en rassembleras toutes les dépouilles au milieu de la place publique et tu brûleras la ville avec toutes ses dépouilles, l’offrant tout entière à Yahvé ton Dieu. Elle deviendra pour toujours une ruine, qui ne sera plus rebâtie.

En tout état de cause, il s’agit de textes religieux à tout le moins historiques et surtout symboliques, et qui ne constituent en aucune façon un code permanent applicable aux contrevenants. Ce qui reste en revanche de façon permanente, c’est la répugnance que doivent inspirer ces pratiques. En effet, le terme d’« abomination » reproché à Christine Boutin car considéré comme une incitation à la haine est un terme générique voulant dire « horreur inspirée par ce qui contrevient aux prescriptions de Dieu ». Dans beaucoup de cas, ce terme est surtout associé à la nécessité de s’éloigner de pratiques impures. Ainsi, le terme d’abomination recouvre de nombreuses autres situations dans l’Ancien Testament (nudité, règles des femmes, travestissement, etc. : voir quelques exemples ci-après), bien loin d’une condamnation spirituelle et morale qui ne concernerait que la seule homosexualité.

Lévitique 18, 6. Aucun de vous ne s’approchera de sa proche parente pour en découvrir la nudité. Je suis Yahvé.

Etc.

Lévitique 18, 19. Tu ne t’approcheras pas, pour découvrir sa nudité, d’une femme souillée par ses règles.

Lévitique 18, 20 à 23. À la femme de ton compatriote tu ne donneras pas ton lit conjugal, tu en deviendrais impur. Tu ne livreras pas de tes enfants à faire passer à Molek, et tu ne profaneras pas ainsi le nom de ton Dieu. Je suis Yahvé. Tu ne donneras ta couche à aucune bête ; tu en deviendrais impur. Une femme ne s’offrira pas à un animal pour s’accoupler à lui. Ce serait une souillure.

Lévitique 18, 26-27. Mais vous, vous garderez mes lois et mes coutumes, vous ne commettrez aucune de ces abominations, pas plus le citoyen que l’étranger qui réside parmi vous. Car toutes ces abominations-là, les hommes qui ont habité ce pays avant vous les ont commises et le pays en a été rendu impur.

Lévitique 18, 29. Oui, quiconque commet l’une de ces abominations, quelle qu’elle soit, tous les êtres qui les commettent, ceux-là seront retranchés de leur peuple.

Lévitique 18, 30. Gardez mes observances sans mettre en pratique ces lois abominables que l’on appliquait avant vous ; ainsi ne vous rendront-elles pas impurs. Je suis Yahvé, votre Dieu.

Deutéronome 17, 1. Tu n’immoleras pas à Yahvé ton Dieu une pièce de gros ou de petit bétail qui ait une tare ou un défaut quelconque, car Yahvé ton Dieu a cela en abomination.

Deutéronome 22, 5. Une femme ne portera pas un costume masculin, et un homme ne mettra pas un vêtement de femme : quiconque agit ainsi est en abomination à Yahvé ton Dieu.

Deutéronome 23, 19. Tu n’apporteras pas à la maison de Yahvé ton Dieu le salaire d’une prostituée ni le paiement d’un chien, quel que soit le vœu que tu aies fait : car tous deux sont en abomination à Yahvé ton Dieu.

Proverbes 3, 31-32. N’envie pas l’homme violent, ne choisis jamais ses chemins, car les pervers sont l’abomination de Yahvé, lui qui fait des hommes droits ses familiers.

Proverbes 6, 16 à 19. Il y a six choses que hait Yahvé, sept qui lui sont en abomination : des yeux hautains, une langue menteuse, des mains qui répandent le sang innocent, un cœur qui médite des projets coupables, des pieds empressés à courir au mal, un faux témoin qui profère des mensonges, le semeur de querelles entre frères.

Proverbes 11, 20. Abomination pour Yahvé : les cœurs tortueux ; il aime ceux dont la conduite est honnête.

  • L’« abomination » dans le Nouveau Testament

L’emploi de ce terme apparaît rarement (cf. ci-dessous) dans les textes chrétiens qui abandonnent ou se désolidarisent de façon générale de la vision juive essentiellement répressive pour se tourner vers la tolérance et le pardon (ce qui n’exclut par le jugement moral).

Matthieu 24, 15. Lors donc que vous verrez l’abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, installée dans le saint lieu (que le lecteur comprenne !)

Marc 13, 14. Lorsque vous verrez l’abomination de la désolation installée là où elle ne doit pas être (que le lecteur comprenne !) alors que ceux qui seront en Judée s’enfuient dans les montagnes,

Apocalypse 17, 4. La femme, vêtue de pourpre et d’écarlate, étincelait d’or, de pierres précieuses et de perles ; elle tenait à la main une coupe en or, remplie d’abominations et des souillures de sa prostitution.

Apocalypse 17, 5. Sur son front, un nom était inscrit – un mystère ! – « Babylone la Grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre. »

Apocalypse 21, 27. Rien de souillé n’y pourra pénétrer, ni ceux qui commettent l’abomination et le mal, mais seulement ceux qui sont inscrits dans le livre de vie de l’Agneau.

  • L’argument de l’« essentialisation » : la personne de l’homosexuel se résumerait de facto à son homosexualité

Les associations de défense de la « diversité sexuelle » tentent semble-t-il d’« essentialiser » les homosexuels en les structurant fondamentalement autour de leur sexualité afin de pouvoir prétendre que critiquer leur sexualité revient à s’attaquer à leur personne, comme en témoignent les affirmations suivantes citées en justice :

« Il n’y a pas de condamnation de l’homosexualité sans condamnation des homosexuels : les attaques portées contre une conduite constituant un aspect qui définit précisément l’identité d’un groupe doivent être assimilées à une attaque contre le groupe lui-même et les personnes qui le constituent. »

« Il existe un lien indissociable entre l’orientation sexuelle et la conduite sexuelle : l’orientation sexuelle n’est pas seulement un comportement mais définit également la personne de sorte que de condamner l’orientation sexuelle revient à condamner la personne. »

Ces associations défendent en effet que l’homosexualité, différente en cela de la religion, serait subie et non choisie :

« L’homosexualité n’est pas une théorie qui pourrait être critiquée et discutée indépendamment de ce que sont les homosexuels eux-mêmes, puisqu’on ne choisit pas d’être homosexuel. »

« La liberté de vivre son orientation sexuelle ne ressortant pas de la liberté de conscience, aucune comparaison n’est possible avec la critique d’une religion à laquelle on adhère, dissociable de celui qui la pratique.»

Au-delà de l’emploi du terme de novlangue « orientation sexuelle », qui signifie tout simplement « sexualité » (l’emploi du terme « orientation » ayant pour principal objectif de rendre par avance inapproprié, voire tabou, tout jugement moral via la connotation scientifique du mot – à ce compte-là, la pédophilie ne devient-elle pas également une orientation sexuelle légitime, à l’instar du sado masochisme, autre orientation sexuelle ? –), il est intéressant de noter que, pour ces associations, la liberté de critiquer les religions est implicitement totale puisque, a contrario de celle de l’homosexualité, la critique des religions ne concernerait en aucune façon selon elles la personne même du croyant.

Ce désintérêt religieux n’est guère étonnant puisque ces associations, d’esprit par essence athée, ne semblent guère préoccupées par le fait de donner un sens au monde terrestre en dehors de la satisfaction des pulsions et désirs de toutes sortes expérimentés ici-bas et dont l’imagination humaine a le secret, dans le cadre d’une jouissance qui répugne en réalité à toute idée de morale ainsi qu’à l’idée d’une autorité pour en décider et en juger, répugnance libertaire dont on peut se demander d’ailleurs si elle ne conduit pas inéluctablement à terme par exemple à la justification progressive de la pédophilie (cf. les débats actuels sur la question du viol des enfants en France en rapport avec l’âge).

En effet, dans cette lutte idéologique qui consiste à vouloir positionner sur le même plan moral toutes les sexualités, l’homosexualité ne devient-elle pas de facto la sœur aînée de la pédophilie et de toutes les pratiques sexuelles autres que le coït naturel homme-femme puisque toutes ces pratiques sont censées, d’après ces associations, répondre à un impératif naturel irrépressible qui les légitime ? Car, avec cette vision, à quel titre finalement condamner, par exemple, et sans recourir à ce qui serait dénoncé comme de l’arbitraire s’opposant au « vécu », une relation sexuelle entre un adulte et un enfant qui serait consentant ? Quel mal y a-t-il puisque, ainsi, la nature s’exprime dans chacun d’entre nous ?

Par ailleurs, l’idée que la religion serait forcément choisie n’est, elle aussi, qu’une simple opinion, un postulat : on peut en effet défendre tout aussi bien que la foi s’impose à l’individu (même s’il peut lui arriver d’en changer) jusqu’à en faire parfois sa raison de vivre. La foi est la réponse apportée dans cette quête essentielle de sens face à la mort, quelle que soit la façon dont on peut par ailleurs tenter de la justifier par la raison. Cette quête s’impose à certains individus afin de répondre à leur angoisse existentielle et prendre ainsi la forme de religion ou de croyance. Quant à ceux qui ne croient en rien et nient l’existence de tout ce qui serait autre que la simple matière, c’est-à-dire les athées, il est amusant de voir comment ils peuvent finalement craindre la mort et le néant, et gesticulent d’inquiétude à l’instant fatidique, eux qui devraient y être totalement indifférents s’ils étaient cohérents.

Quoiqu’il en soit, sous prétexte que l’on ne choisirait pas sa sexualité, voir critiquer son comportement serait ainsi être attaqué dans la dignité de sa personne ? Raisonnement qui semble absurde car, à ce compte-là, faudrait-il aussi trouver louable ou acceptable le comportement du pédophile, du zoophile, du cleptomane, du tueur ou du violeur en série, de l’alcoolique, etc., au prétexte qu’ils n’y peuvent rien et que cela était forcément inscrit dans leurs gènes ? Et pour autant qu’il n’y ait effectivement pas liberté de choix, ce qui est de toutes les façons indémontrable, n’y a-t-il pas toujours liberté de renoncer (certes parfois difficile à exercer car exigeant un grand courage), sauf à réduire l’homme à l’expression mécanique de ses instincts animaux ? Philippe Arino, lui-même homosexuel, évoque largement et avec profondeur cette question dans ses ouvrages ou sur son blog « L’araignée du désert ».

  • Les arguments détestables : les motivations politiques

Après les arguments au fond, qui devraient seuls être suffisants pour permettre de trancher le débat, terminons par les arguments de circonstance mentionnés par les associations, arguments détestables puisqu’ils cherchent à faire condamner une personne indépendamment du fait que ses propos soient condamnables au fond, et ce pour des raisons purement politiques :

« Prononcé dans un climat ayant déjà donné lieu à l’occasion du vote de la loi sur le mariage pour tous à des réactions d’intolérance liées à l’orientation sexuelle, il [le terme abomination] ne peut qu’inciter à l’hostilité, au rejet, à la discrimination, haine ou violence envers ceux qui partagent cette orientation sexuelle gravement stigmatisée. »

« Ce terme péremptoire et violent, émanant d’une élue de la République, a nécessairement un large écho dans la population française. »

« Cette condamnation peut avoir valeur de caution pour les auteurs effectifs ou potentiels de violences homophobes. »

Inutile d’élaborer sur la bassesse et la malhonnêteté du procédé.

  • Conclusion

Avec les raisonnements de ces associations, on en arrive à la situation délirante où la simple expression de la condamnation morale d’une pratique sexuelle (consistant par ailleurs dans le simple rappel de la condamnation ferme et définitive de l’homosexualité par les 3 grandes religions monothéistes – bien connue de tous –) deviendrait un délit d’opinion. Il est heureux que la Cour de Cassation ait pris la mesure d’une telle absurdité en rappelant sobrement que :

« Les restrictions à la liberté d’expression sont d’interprétation étroite » ;

« La liberté d’expression vaut non seulement pour les « informations » ou « idées » accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent » ;

« Le propos incriminé [de Christine Boutin], s’il est outrageant, ne contient néanmoins pas, même sous une forme implicite, d’appel ou d’exhortation à la haine ou à la violence à l’égard des personnes homosexuelles ».

Rappelons en effet ce que disait Christine Boutin : « Pour moi, la différence est la même qu’entre le pécheur et le péché. Le péché n’est jamais acceptable, mais le pécheur est toujours pardonné ! Ça n’a rien à voir. C’est cette subtilité qui n’est pas toujours comprise. J’ai des amis homosexuels ! Je vous assure, de vrais amis ! Mais en ce qui concerne le comportement sexuel, chacun fait comme il peut. Je ne dis même pas comme il veut, je dis comme il peut. Personnellement je n’ai aucun jugement à porter sur la personne. […] Merci de me permettre de vous le dire, c’est là que se situe une importante confusion. L’homosexualité n’a rien à voir avec les jugements que je porte sur les homosexuels, qui sont mes frères, mes amis, et qui ont une dignité aussi grande que ceux qui ont d’autres comportements sexuels. Ils sont pécheurs comme je le suis. »

Ce jugement illustre un point d’une grande importance et qui est transposable à la problématique de la critique de l’islam : critiquer avec force l’islam, ce n’est en aucun cas appeler à la haine et à la violence contre les musulmans ; d’ailleurs, les musulmans n’ont généralement pas eu le choix de leur religion et sont tombés dedans quand ils étaient petits. Critiquer l’islam, c’est seulement, pour certains de ceux qui ne partagent pas cette foi, pouvoir professer librement l’opinion qu’on peut trouver cette religion absurde, incohérente, inutile, destructrice, et considérer qu’elle accable des millions de personnes dont on a anéanti l’esprit critique et la capacité à l’« éveil » aux autres. Ce peut être, par solidarité humaine et compassion, souhaiter faire entamer aux musulmans un processus les conduisant à apostasier, peu importe que cette idée puisse apparaître insupportable à certains. Or l’islam a bien compris, et depuis sa naissance, le danger mortel que représente l’esprit critique et l’ouverture tolérante aux autres spiritualités. L’islam ne peut survivre que si les chaînes de l’Oumma sont maintenues fermes coûte que coûte, jusqu’à faire payer de leur mort les récalcitrants qui oseraient défier cette loi, ainsi que l’a exigé Mahomet, l’apôtre de la religion d’amour et de paix.

Vers l’asphyxie de la liberté d’expression en France ? Essai d’analyse critique

On sait que la liberté d’expression en France est maltraitée depuis des décennies par le dévoiement de plus en plus manifeste des lois qui l’encadrent, un attirail par ailleurs de plus en plus étendu de dispositions (lois mémorielles ou autres, capacité d’ester en justice de multiples associations partisanes, etc.) ayant pour effet de restreindre toujours plus ce que chacun est autorisé à dire sans être immédiatement poursuivi devant les tribunaux. Or si la liberté d’expression consiste à ne pouvoir dire que ce qu’on est autorisé par d’autres à dire, elle ne sert à rien. Il suffit de voir comment aujourd’hui le champ des chansonniers, comiques, etc. s’est rétréci comme peau de chagrin : à ce rythme, demain, on ne pourra bientôt plus plaisanter à propos des Belges ou des Suisses…

La comparaison de l’étendue de la liberté d’expression entre la France et les États-Unis ne laisse planer aucun doute : la France, « pays de la liberté », n’a aucune leçon à donner aux États-Unis, pays qui a depuis longtemps trouvé la solution simple et élémentaire à ce problème par le premier amendement à sa constitution : « Congress shall make no law (…) abridging the freedom of speech, or of the press (…) », soit : « Le Congrès ne fera aucune loi qui (…) restreigne la liberté de la parole ou de la presse (…). »

Mais si la situation semble effectivement grave en France, n’est-il plus possible de ne rien dire du tout au point que la France serait devenue une dictature ? Sans remettre en cause au fond certaines lois scélérates qui devraient être supprimées, il est intéressant d’étudier, dans le cadre législatif actuel, ce que les décisions de justice disent de l’impartialité de notre justice et des limites réelles à la liberté d’expression en France aujourd’hui, à une époque où les pressions de la censure sociale, médiatique et politique sont gigantesques.

Je me propose donc de tenter d’analyser, au travers d’une série d’articles à venir, des arrêts de la justice dans ce domaine afin de mieux en comprendre les tenants et aboutissants, mais aussi de saisir la dialectique argumentaire de toutes les associations qui ont fait de l’étouffement de la liberté d’expression leur raison d’être. Je ne me limiterai pas aux « affaires » concernant l’islam car cette dialectique de l’étouffement est commune à toutes les démarches dont l’unique but est la défense d’un nouveau veau d’or, la « diversité », ce qui revient, peu ou prou, à l’écrasement de la majorité par l’anéantissement de sa légitimité historique et la « neutralisation », voire la négation, de ses valeurs.

Comment réintroduire la peine de mort en France grâce à l’islam

À une époque où la bien-pensance semble bien puissante en France dans les médias, bien-pensance qui fêtait frénétiquement l’abolition de la peine de mort quelques années seulement après avoir célébré avec ferveur la mise en place du meurtre de masse avec l’interruption volontaire de grossesse qui envoie plus de 200.000 enfants à naître chaque année à la poubelle selon l’Ined (ce qui place d’ailleurs définitivement Simone Veil parmi les plus grands criminels de l’histoire, illustrant à merveille le dicton : « l’enfer est pavé de bonnes intentions »), il est amusant de voir comment l’islamo-gauchisme applaudit avec un enthousiasme aveuglé ou masochiste la réintroduction progressive de l’idée de peine de mort par le soutien massif qu’il apporte de fait au développement de l’islam par le biais, entre autres, de l’immigration musulmane ou de la destruction des valeurs traditionnelles françaises.

Car la doctrine orthodoxe de l’islam est parfaitement claire, quand bien même les musulmans font généralement tout pour éviter de répondre directement (selon la technique bien connue de la takiyya) à la question du sort de l’apostat en islam : car il ne fait aucun doute que l’apostat doit être tué (ainsi a dit le sage et bienfaisant Prophète Mahomet).

Apostasie Angleterre

Et, s’il y a bien une chose déjà certaine, c’est qu’il ne fait pas bon devenir un musulman apostat aujourd’hui si l’on vit dans un pays occidental en cours d’islamisation.

Apostasie Belgique

Si d’aventure l’islam venait à prendre le pouvoir en France, suivant en cela les prédictions Houellebecquiennes, la chasse sera ouverte…

Noël sera toujours l’anniversaire de la naissance du Christ

Les ravages perpétrés en France par la laïcité revancharde et frustrée ne pourront jamais faire que Noël soit fondamentalement autre chose que la commémoration de la naissance du Christ. L’Espagne sait encore le reconnaître sans en avoir honte (ci-dessous une photo prise en ce début d’année à l’aéroport de Madrid).

Ainsi, ce qui ne posait aucun problème en France avant l’arrivée massive de l’islam est devenu l’obsession de bon nombre d’esprits suicidaires : la religion est devenue insupportable aux esprits libres et athées prétendument à l’aise dans leurs baskets mais incapables de définir leur identité autrement que dans un New Age effiloché et qui ne leur ôte même pas la peur de la mort (!).

Le combat contre l’imbécillité (« vaste programme » aurait dit de Gaulle) est loin d’être terminé si l’on en juge également par la mutilation imposée ces jours-ci à l’opéra de Bizet « Carmen » (photo de Vanity Fair) dont la fin est honteusement travestie à l’opéra de Florence, Carmen ne mourant plus au contraire de Don José. 

À quand la revisite de Roméo et Juliette par des danseurs androgynes ou transgenres ?