Homosexualité et islam : un pacte germano-soviétique ?

Face à l’apathie du judaïsme et du christianisme au regard de la promotion institutionnelle de l’homosexualité en France aujourd’hui, on peut se demander ce qu’il va en être avec l’islam, qui considère également l’homosexualité comme une abomination. Certes l’islam profite à plein aujourd’hui de la défense de toutes les « diversités » pour revendiquer pour sa part contre la société laïque l’autorisation du port du voile islamique en toutes occasions, ainsi que de la burqa (la loi n’étant d’ailleurs pas appliquée comme chacun peut le constater), la séparation des hommes et des femmes dans certains lieux publics (ex. piscine) via des horaires adaptés, etc. Mais qu’en sera-t-il lorsque l’islam aura eu raison d’ici quelques années de cette laïcité française moribonde ? L’islam va-t-il faire « ami-ami » avec la ligue LGBT ? Ne pourrait-on pas déjà tenter l’expérience d’aller planter des drapeaux LGBT (qui poussent comme des champignons aujourd’hui dans le quartier du Marais) à Saint-Denis ou à Aubervilliers, juste pour voir ?

Pour comprendre l’évolution de notre société et ce qui, pour certains, constitue de simples fredaines ou même un comportement devenu anodin puisque objet de littérature, il peut être utile de relire l’autobiographie « La mauvaise vie » écrite par Frédéric Mitterrand, qui y décrit le tourisme homosexuel qu’il pratiquait en Thaïlande (notamment dans le quartier de Patpong à Bangkok), profitant de la misère de certains couches de la population thaïlandaise réduites à ce triste commerce, celui-ci n’ayant visiblement pas trouvé en France le matériel et l’exotisme qu’il recherchait. Et si Frédéric Mitterrand a nié des penchants pédophiles, on peut s’interroger sur les sentiments qu’il nourrissait à l’égard non pas de ceux qu’il aurait pu appeler « de beaux hommes » mais qu’il appelait ses « garçons ».

Il est important de noter que ce livre a été publié aux éditions Robert Laffont en mars 2005. Les mœurs de Frédéric Mitterrand ainsi rendues publiques n’ont semble-t-il pas handicapé sa nomination comme directeur de l’Académie de France à Rome (2008-2009) puis surtout sa nomination comme ministre de la Culture et de la Communication pendant 3 ans (juin 2009 à mai 2012), c’est-à-dire comme représentant devant le monde des valeurs françaises, dans un contexte de valorisation de l’homosexualité qui s’est finalement conclu par l’adoption en 2013 de la loi autorisant le mariage homosexuel.

PS : On attend avec impatience l’autobiographie de son comparse Jack Lang !

Les extraits ci-dessous sont tirés du chapitre intitulé « Bird » (pages 293 à 344) du livre susmentionné :

Dans chaque club, les garçons se tiennent sur la scène très éclairée par petits groupes de quatre ou six ; ils portent la tenue distinctive de l’établissement et de sa spécialité, minimale et sexy : maillot 1900 à bretelles ou cycliste pour les athlètes, boxers shorts, slips, strings pour les minets ou pseudo-voyous, les follassons ont droit à des mini-jupes. Ils demeurent immobiles, silencieux, corps bien droit et jambes légèrement écartées, l’air absent ou souriant selon la classe du club où la catégorie supérieure demanderait plutôt qu’ils se montrent impassibles, au moins en début de soirée, et tous le regard perdu vers la semi-obscurité de la salle en contrebas, la pénombre d’où la clientèle les observe en se faisant servir des verres. Le numéro est accroché à l’aine, en évidence. La plupart d’entre eux sont jeunes, beaux, apparemment épargnés par la dévastation qu’on pourrait attendre de leur activité. J’apprendrai plus tard qu’ils ne viennent pas tous les soirs, sont souvent étudiants, ont une petite amie et vivent même parfois avec leur famille, qui prétend ignorer l’origine de leur gagne-pain.

(…)

Quand l’un des serveurs vient leur glisser à l’oreille qu’ils ont été choisis, ils cochent une petite case sur un tableau avant de se diriger vers le bar d’un air parfaitement dégagé et les autres garçons se gardent poliment de commenter la transaction qui s’ébauche.

(…)

Une fois que la réservation a été confirmée, après une présentation qui s’éternise rarement, le garçon se rhabille prestement en coulisses, et revient ; il n’y a plus qu’à régler les consommations, la commission au club due par le client et à sortir au milieu des courbettes, des marionnettes grimaçantes qui font office de loufiats et lancent d’une voie suraiguë : « Good night Sir, see you again ». On peut prendre deux garçons, ou même plusieurs, aucune objection la réponse est toujours : « I want you happy ». Contrairement à une assertion généralement colportée, il y a peu de ruines sexuelles occidentales parmi le public, la clientèle est en majorité locale, d’âge moyen, bien convenable et sort en bande légèrement arrosée au whisky-coca.

(…)

Il existe certainement des établissements de ce genre ailleurs qu’enThaïlande ; Amsterdam ou Hambourg ; mais j’ai mis trop longtemps, je viens de trop loin, je dois absolument continuer, pousser bien plus en avant pour parvenir à mes fins ; je ne veux pas courir le risque de rencontrer des garçons qui m’en rappelleraient d’autres, d’être confronté à des situations qui resteraient familières, d’entendre des paroles que je pourrais comprendre. Il me faut l’inconnu, la terre étrangère, le pays sans repère. Là où on ne saura jamais rien de moi, il existe une chance, si ténue soit-elle, que j’obtienne l’abandon et l’oubli, la rupture des liens et la fin du passé. Le choix.

(…)

Mon garçon enlève brusquement son tee-shirt comme il doit le faire au sport sans même se rendre compte de la grâce virile de son mouvement et il secoue la tête pour remettre en place ses cheveux ébouriffés par l’encolure. Cette vision me tétanise un peu plus tandis que je l’observe depuis la porte ; je suis incapable de m’approcher de lui, de desserrer l’étau qui m’écrase la nuque et de maîtriser les frissons qui me prennent. J’avais oublié depuis longtemps des sensations si violentes. Bizarrement, il a plus de mal à retirer son pantalon et son caleçon américain, il évite mon regard, un fond de pudeur, une ombre d’inquiétude peut-être devant mon comportement qui doit lui paraître exagéré, insolite.

(…)

Tout est impeccable, aussi bien dessiné que le reste. D’où vient cette légende qui voudrait que leur sexe soit d’une taille ridicule ? Je peux attester du contraire même si je ne suis pas un fanatique des comparaisons superlatives qui occupent tant les conversations de certains pédés. Je sors de ma stupeur, je pose sur ses habits quelques billets défroissés, nettement plus que la juste somme indiquée par le manager du club, mais il ne semble pas y prêter attention. Aussi étrange que cela puisse paraître, la prostitution est un tabou dans ce pays, à tel point que le mot qui pourrait la désigner n’existe même pas.

(…)

Avec un petit signe de la main, il m’indique la salle de bains, passe devant mois sans me toucher, déchire d’un coup de dents l’étui de cellophane qui emballe les serviettes et le gant de toilette et commence à se doucher en m’invitant de la tête à le suivre.

(…)

Je me déshabille et le rejoins sous la douche ; au cas où il se poserait encore des questions sur l’effet qu’il me fait, elles n’ont plus de raisons d’être et il me savonne gaiement, cette fois bien rassuré.

(…)

Nous nous essuyons avec mille précautions ; il suffirait d’un rien pour que mon corps me trahisse et que j’en aie fini. D’un seul coup. Je ne sais pas s’il pense comme moi que ce serait trop bête mais il admet tout à fait que je prenne mon temps et il me laisse l’initiative. Je n’ose pas encore l’embrasser, mais je le caresse, je le touche et il en fait autant. Nous regagnons la chambre ; ils ont décidément tout prévu, un rhéostat permet de tamiser les lumières. Alors que nous sommes étendus, je tente un baiser sur les lèvres du garçon, j’avais bien tort d’hésiter, il embrasse merveilleusement bien, sans doute avec la même adresse qu’avec sa copine, il y revient autant que je le souhaite, lèvres fraîches, langue en profondeur, salive salée de jeune mâle sans odeur de tabac ni d’alcool. Sa peau est d’une douceur exquise, son corps souple se plie quand je l’effleure et quand je le serre et j’ai l’impression qu’il éprouve du plaisir en quelque endroit que je le touche. Le fait que nous ne puissions pas nous comprendre augmente encore l’intensité de ce que je ressens et je jurerais qu’il en est de même pour lui. Ce qui ne m’empêche pas de parler, de lui dire des mots tendres, qu’il reprend à la volée et répète en désordre avec de grands rires. Il me lèche avec une délicatesse extraordinaire et je vois sa nuque, son dos, son cul dans la glace au plafond, la masse aux reflets bleus de ses cheveux quand je baisse la tête pour regarder son visage si attentif à ce que j’éprouve. Je ne sais d’où il a sorti les capotes, mais il nous les enfile en un clin d’œil et avec une dextérité de voleur à la tire. C’est lui qui décide désormais, et ça se complique un peu ; son corps me tient tout entier, son sourire découvre ses dents serrées, ses yeux sont fixés dans les miens, mais sans aucune dureté dans le regard ; avec une lueur de ruse malicieuse et de joie comme s’il s’étonnait le premier de ce qu’il est en train de faire. Il y a des choses que je n’assume plus depuis une mauvaise expérience avec un Marocain, il y a trente ans dans un sauna. C’était un ouvrier immigré, assez beau gosse, qui ne pensait qu’à son plaisir et se vengeait de tout le reste, en bon macho, de la lutte des classes au bout du zob enfoncé jusqu’à la garde dans le cul des jeunes bourgeois. Il m’avait blessé, infecté d’une maladie, souffrance tenace et secrète dont j’ai mis des mois à me guérir. Je n’ai plus recommencé. Mais là, c’est différent, je n’ai même pas mal, je le laisse m’emmener où il veut, pourvu que ce soit avec lui ; il est devenu mon homme.

(…)

Je suis pris d’un sentiment immense de compassion et de tendresse à son égard, à le voir si docile et démuni, alors qu’il m’avait paru le plus libre et le plus fort de tous, le jeune roi des clubs couché avec un autre salaud de menteur étranger en attendant que cela passe ; ma honte comme un chagrin d’enfance glisse sur son silence et son corps nu, enveloppe ses pauvres vêtements si bien pliés sur la télévision et ne trouve pas les mots qu’il ne comprendrait pas d’ailleurs ; mon désir s’évanouit à la vitesse du skytrain qui le ramènera tout à l’heure vers sa banlieue pourrie, une poignée de bahts dans la poche à dépenser aussitôt en babioles inutiles. Dehors, j’entends les chauffeurs de taxi et les loufiats qui s’invectivent dans un bruit de crécelle ; je sens l’odeur d’essence et d’huile du parking qui dégorge du ventilateur. Il n’y a plus un soupçon de joie ni d’émotion dans cette chambre ripolinée de fausse clinique. Trente ans de mauvaise baise pour en arriver là. Je me retire gentiment, allons ce n’était qu’un jeu, rien de grave, nous n’aurons jamais de chance ; il s’essuie les yeux, les rouvre, se remet à sourire tandis que je me tourne de côté et plonge à toute allure, inerte, comme une pierre dans le miroir. A-t-il deviné que je l’ai vraiment aimé le temps d’un éclair et que j’ai eu tant pitié de lui, de moi de toute cette histoire qu’il ne m’était pas possible de continuer et de laisser comme ça dans un tel abandon. Pourtant, je le sens encore contre moi, il tapote de ses doigts le long de mon dos et gazouille des bouts de paroles en français qui ressemblent de moins en moins à celles de tout à l’heure. Il n’a sans doute rien senti, j’ai dû me raconter encore un de ces romans, nous voilà seulement revenus chacun dans notre monde. Après on s’est endormis. Tout de même, il avait dû se passer quelque chose pour qu’on se sente tellement épuisés. Quand on s’est quittés, les boîtes avaient fermé les marchands pour touristes faisaient un vacarme infernal en rangeant leur camelote dans les containers en fer.

(…)

En partant, il s’est retourné en me décochant une dernière fois son incroyable sourire et il m’a montré du doigt la petite rue du club, j’ai senti qu’il me donnait sans doute rendez-vous pour les autres soirs, et puis il a disparu très vite en me laissant à la nuit où je l’avais trouvé. Je suis reparti pour Paris quelques heures plus tard. Je pense souvent à lui, j’espère que personne ne lui a fait de mal ; chaque fois que je vais avec un garçon, je le revois au moins un instant, devant moi, dans l’affreuse chambre fermée comme un bunker et j’ai l’impression de le trahir, lui, là-bas, si loin, mon garçon de Patpong.

« Marche des fiertés » : certes, mais fierté de quoi précisément ? (suite)

En complément au précédent article http://islametoccident.fr/?p=4500 , une autre version, humoristique mais inspirée de faits bien réels, de l’évolution de notre société et de son rapport à la religion. Au-delà de l’humoriste, dont on connaît le caractère sulfureux et polémique, un débat sérieux ne mérite-t-il pas d’être ouvert ?

https://www.youtube.com/watch?v=yu01EqWa2O0

Pour comprendre l’islam, il suffit simplement de le lire : combien de fois faudra-t-il le répéter ?

On sait combien l’indolence et la légèreté des Français les conduisent à ignorer les conséquences de l’évolution religieuse qui est en train de bouleverser de fond en comble la structure culturelle de ce pays millénaire qu’est la France.

Pourtant, Dieu sait s’il est facile de s’informer aujourd’hui : Jérémy Ferrari, humoriste de profession, en fait la preuve éclatante dans ce sketch, tout à fait sérieusement documenté.

Jérémy Ferrari 2013

Les Français seraient-ils incapables de comprendre ce qu’un humoriste, doté toutefois d’un solide bon sens, énergique et volontaire, a évidemment compris ?

Mondial 2018 : la Licra contre Dieudonné

La LICRA, qui fait partie des institutions vouant un culte idolâtre à la « diversité », se réjouit régulièrement de ce qui peut mettre à mal l’identité blanche chrétienne qui a fait la France si l’on en croit l’obscur général de Gaulle, entre autres par le biais de la défense judiciaire de l’islam.

Le twitt publié par la fédération parisienne de cette institution comparant les équipes de France et de Croatie en finale du mondial 2018 a ainsi mis à jour un état d’esprit sectaire et détestable peu étonnant dans ce contexte mais qui est rarement dévoilé de façon aussi nette.

Cette bévue de communication, bien sûr condamnée immédiatement pour d’évidentes raisons politiques, conduit à s’interroger sérieusement sur la nature profonde de cette institution, par ailleurs totalement hostile au droit d’expression puisque favorable à toutes les dispositions législatives et réglementaires liberticides en ce domaine.

Il m’a donc paru intéressant et cocasse de mettre en regard de cette déclaration d’une extrême violence l’analyse d’un comique polémiste dont la négritude ne peut pas être contestée et qui, sur ce point précis, fait quelques constats intéressants, quand bien même ils pourraient paraître choquants à certains.

Mondial 2018 Dieudonné extraits

Comment va réagir l’islam face à l’homosexualité institutionnelle ?

L’islam condamne sévèrement l’homosexualité. Il sera intéressant de voir ce que l’avenir réserve étant donné la promotion institutionnelle de l’homosexualité qui envahit la société française comme on le voit de plus en plus à Paris mais aussi dans certaines grandes villes françaises : passages piétons, affiches, etc.

Simone Veil au Panthéon : l’assassinat des enfants à naître consacré parmi les grandes œuvres de l’humanité

  • La condamnation de l’avortement en islam

Selon le Conseil européen des fatwas et de la recherche, organisme chargé de la jurisprudence pour les musulmans vivant en pays de mécréance, l’islam condamne l’avortement même s’il admet le principe de gravité croissante de ce crime en fonction du temps.

En effet, le premier recueil de fatwas (éd. Tawhid, présentation par Yusuf Al-Qaradawi, préface de Tariq Ramadan, pages 126 et 127) de ce Conseil stipule : « L’avortement est illicite au regard de la sharî’a islamique, que ce soit au cours de la première période de grossesse ou après celle-ci, et le degré de gravité du péché évolue en fonction des étapes de la grossesse. Le degré de gravité est moindre au début de la grossesse qu’il ne l’est par la suite, et plus la grossesse est avancée, plus l’interdiction est affirmée. Lorsque la grossesse atteint 120 jours, l’interdiction devient absolue, car cela est assimilé à un meurtre qui nécessite le versement du prix du sang d’un montant de 500 dirhams ou environ 213 g d’or. La seule exception à cette interdiction peut être faite si la grossesse présente un danger pour la vie de la mère (…). »

En tout état de cause, la qualification morale de l’avortement et les règles de rachat du péché en islam sont issues de la loi de Dieu et non de celle d’un homme qui déciderait de la morale à sa guise, ce qui est totalement inacceptable car contrevenant à la toute-puissance de Dieu sur sa création.

Malek Chebel écrit de son côté : « L’avortement (ijhadh) est interdit en islam, mais il y a un consensus au sein de la communauté sur un point : si la vie de la mère est en danger, il faut accepter de sacrifier un fœtus de moins de 120 jours. À partir de 4 mois après la conception, le fœtus est considéré comme un être vivant. Mais, dans la mesure où les théologiens s’appuient sur un verset très complexe (sourate 17, verset 40), voire incompréhensible, l’exégèse moderne, l’herméneutique et, a fortiori, la compréhension exacte de la position du Coran sont encore à construire. Ce verset, le voici : « Votre Seigneur vous a-t-il favorisé en vous donnant des fils et s’est-Il réservé des filles parmi les anges ? Voilà bien des propos extraordinaires. » »

  • L’anéantissement progressif de la morale en Occident

NB : toutes les citations ci-dessous sont tirées du Journal Officiel de la République française.

La société occidentale a injecté le virus du confort pour tuer la morale. Le ver est dans le fruit : ce qui relève de l’idée d’une morale extérieure à la toute-puissance de l’individu, qui s’impose donc inconfortablement à l’homme, est rongé petit à petit, l’idée d’un autre ou d’un « tout » supérieur à l’homme – défendue par les grandes religions et spiritualités – étant de plus en plus méprisée ou ridiculisée.

Une des étapes emblématiques de cette vague en France a certainement été la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse qui a rendu le meurtre légal dans certaines conditions, faisant de Simone Veil une redoutable compétitrice en matière d’assassinats de masse (mais silencieux cette fois) à côté de Hitler, Staline ou d’autres. Ce propos choque les âmes sensibles ? Mais n’est-il pas choquant que, depuis des années, plus de 200.000 enfants à naître soient liquidés chaque année en France par l’I.V.G., soit 2 millions tous les 10 ans !

Bien entendu, l’intention du législateur en 1974 n’avait rien à voir avec les sanglants dictateurs du XXème siècle, mais cette « solution » au problème soulevé par la simple maîtrise de la sexualité était-elle si différente dans ses conséquences finales une fois que la mort a fait son œuvre et que des vies ont été anéanties ? Ce n’est pas parce que le procédé mortel est silencieux qu’il en devient respectable. L’enfer peut être pavé des plus louables intentions.

Or, contrairement à ce que beaucoup d’ultras de la laïcité veulent faire accroire, la question de l’avortement n’est pas une question soulevée par des religions ringardes et dépassées. Oublions un temps la religion car il s’agit en tout premier lieu d’une question de conception de la morale qui dépasse toute théorisation religieuse du rapport de l’homme au monde.

La loi s’est en réalité parée des oripeaux de l’« humanité » pour déculpabiliser  des individus obnubilés par la chimère du bien-être, alors même qu’un enfant non désiré pouvait toujours être laissé aux soins de l’Assistance Publique. Il est ainsi atroce que Simone Veil ait pu déclarer : « Il me paraîtrait non seulement irréaliste mais inhumain de résoudre le problème de l’avortement en proposant aux femmes de mener leur grossesse à terme pour abandonner ensuite leur enfant à une autre femme. (….) Il serait impossible d’avancer une telle suggestion à une mère de famille ou même à certaines jeunes femmes car elles seraient dans l’incapacité totale de l’appliquer. »

Donc, pour résumé, plutôt tuer l’enfant à naître que de mettre chacun devant ses responsabilités et de laisser vivre un enfant dont la conception n’a pour autant été aucunement le fruit du hasard ; car, sauf preuve du contraire, les enfants n’arrivent pas portés par les cigognes.

Quant à l’argument du corps de la femme, il est moralement absurde comme le rappelait Emmanuel Hamel : « Il n’y a pas de différence absolue entre le fœtus parce qu’il est interne et le nouveau-né parce qu’il est externe ». Il est vrai également que passer par définition du stade d’innocent à celui d’assassin à un jour près permet d’atteindre les sommets de l’absurdité morale et juridique.

En réalité, les contradictions innées de la loi sur l’I.V.G. étaient clairement pointées dans le texte du projet de loi soumis à l’Assemblée Nationale : « On ne peut espérer que toutes les femmes décidées à interrompre leur grossesse renonceront à leur projet parce qu’elles auront été ainsi [au cours du délai de réflexion obligatoire de sept jours] éclairées. (…) Il n’est toutefois pas proposé d’admettre l’avortement parmi les actes médicaux remboursés par la Sécurité sociale, sauf, comme dès à présent, le cas d’avortement thérapeutique ».

Article L. L 162-1 : « La femme enceinte que son état place dans une situation de détresse peut demander à un médecin l’interruption de sa grossesse, laquelle ne peut être pratiquée qu’avant la dixième semaine de cette grossesse. En aucun cas l’interruption volontaire de la grossesse ne doit constituer un moyen de régulation des naissances. »

Simone Veil : « L’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. » Or l’idée même de loi d’exception était moralement absurde et mensongère, et Simone Veil le savait parfaitement. Est donc arrivé ce qui était écrit : l’exceptionnel est évidemment devenu la norme.

Simone Veil a en réalité procédé à la déculpabilisation légale des parents meurtriers, étant pleinement consciente du caractère monstrueux d’une telle mesure dont elle savait pertinemment que sa généralisation était inévitable en dépit de ses remords : « J’ai insisté à plusieurs reprises sur le caractère dissuasif du projet. Je sais que je n’ai pas convaincu certains d’entre vous, mais je suis persuadée que la consultation que nous prévoyons [avant confirmation de la décision d’avorter] est essentielle. (…) Peut-être ne parviendra-t-on pas toujours à dissuader les femmes de recourir à l’avortement, mais du moins leur offrira-t-on un réconfort qui fera que l’entretien n’aura pas été inutile»

« Offrir un réconfort » : une délicate attention destinée à excuser le meurtre.

Pierre Joxe avait fait preuve à l’époque de plus d’honnêteté et n’avait pas hésité à faire tomber les masques en souhaitant dès le départ l’élargissement désastreux mais inévitable des conditions d’application de cette loi : « Il est évident qu’un jour, dans quelques mois, dans quelques années peut-être, l’avortement sera non seulement libre mais remboursé par la Sécurité sociale. Personne n’en doute. » Il allait d’ailleurs pour lui de soi qu’il ne fallait en aucun cas insister sur l’aspect moral épouvantable de cet acte en exigeant une demande écrite, comme il le rappelait lui-même à l’Assemblée : « L’amendement qu’a retenu la commission supprime la procédure de la demande écrite. Cette formalité est une contrainte que rien ne justifie. En effet, elle oblige à formuler quelque chose qui est évidemment douloureux, difficile à dire et encore plus à écrire. »

Mais si la loi ne réprimait plus cet acte, pourquoi donc restait-il si douloureux ? Le problème moral que l’on voulait ignorer ne pouvait pas disparaître et il fut donc nécessaire de prévoir la liberté de conscience pour les médecins refusant de pratiquer l’avortement. D’ailleurs, puisque la loi prétend avoir réglé le problème moral, les mères de famille qui ont avorté devraient n’éprouver aucune difficulté à en parler avec leurs autres enfants qui ont échappé à ce sort funeste. Le couperet n’est pas passé loin : une question de chance finalement pour les enfants survivants.

Il est assez cocasse de noter que l’abolition de la peine de mort pour les criminels a été votée en France quelques années après seulement la légalisation de la mise à mort des enfants à naître. Magnifique prouesse de la raison humaine ! Et ce d’autant plus que la loi a poursuivi son travail mortifère en autorisant l’infanticide thérapeutique permettant l’élimination des fœtus a priori malformés, 1er stade de l’eugénisme annoncé par la loi en dépit des dénégations de Simone Veil : « Pour certains, nous ouvrons la voie, avec l’avortement, à l’euthanasie et à l’eugénisme (…) ».

L’enfant ayant ainsi perdu son statut absolu de personne morale autonome et étant devenu un objet de production et un « droit », il est aujourd’hui impossible de résister à la vague de l’eugénisme, de la procréation médicalement assistée et de la gestation pour autrui réclamées notamment à tue-tête par tous les couples issus de la théorie du genre. Ce n’est qu’une question de temps. Tous les avis des « comités d’éthique » qui postulent au concours de la sagesse universelle ne sont que les pitoyables pantomimes d’une morale en putréfaction.

  • Une société occidentale sans morale peut-elle séduire les musulmans ?

L’islam ne peut donc guère être incité à respecter une société qui a ainsi décidé de s’autodétruire et qui se reconnaît de plus en plus dans la multiplication des « genres » dont la fierté est l’expression ultime de l’abîme identitaire. C’est au contraire le dégoût qu’elle inspire qui marque plus sûrement les esprits religieux imprégnés par la recherche du sens de la vie et qui acceptent la dimension transcendantale de l’univers, irréductible à la volonté humaine.

L’extension inévitable de cet effondrement moral généralisé facilite grandement l’exploitation par les fondamentalistes de l’écœurement qui saisit tout musulman à la vue de la contestation par l’homme de l’ordre divin, comportement opposé à celui de la soumission exigée par le Coran.

Cet effondrement s’exprime d’ailleurs de façon plus générale dans la vague actuelle de rejet de l’autorité qui caractérise notre société : Zones À Défendre totalement illégales et qui se parent des vertus du jaillissement utopiste nés dans les cerveaux indifférenciés de toutes les « Camille » ; exercice de l’autorité légitime de l’État démocratique contre l’illégalité qualifié de « violence d’État » par les anarchistes libertaires ; agressions devenues banales bien qu’extrêmement violentes avec tentatives de meurtre contre les forces de l’ordre et faisant l’objet d’une grande clémence judiciaire par comparaison avec les poursuites engagées contre les groupes qui défendent, sans violence physique, la notion d’identité et de souveraineté nationale ; refus de la « sélection » à l’université et occupation avec dégradations massives des locaux universitaires ; etc.

Bref, il est probable que le général de Gaulle aurait trouvé que toute cette chienlit  donne la nausée. On en finirait presque par désirer l’arrivée de la chari’a.

« Marche des fiertés » : certes, mais fierté de quoi précisément ?

On sait que les religions monothéistes condamnent toutes fermement l’homosexualité, et l’islam encore plus que toute autre :

Coran, sourate 26, versets 165 & 166 : « Accomplissez-vous l’acte charnel avec les mâles de ce monde et délaissez-vous les épouses que votre Seigneur a créées pour vous ? Vous êtes un peuple transgresseur. »

Jurisprudence chaféite (une des 4 principales écoles juridiques de l’islam sunnite – pas la plus rigoriste –) : « Le Prophète a dit : (1) « Tuez celui qui sodomise et celui qui est sodomisé. » ; (2) « Que Dieu maudisse celui qui fait ce que faisait le peuple de Lot. » ; (3) « Le lesbianisme est l’adultère entre les femmes. » »

Inutile par ailleurs de revenir sur la pénalisation de l’homosexualité dans tous les pays musulmans du monde aujourd’hui.

  • Les musulmans et les LGBT vont-ils faire bon ménage en France ?

Dans un contexte d’expansion continue de l’islam en France, il est donc intéressant de s’interroger sur l’avenir que nous prépare la promotion institutionnelle de l’homosexualité et de toutes les « diversités » sexuelles par le système politique et médiatique, le cocktail islam-LGBT s’annonçant détonant car il est peu probable que le projet LGBT de destruction de toute notion d’identité naturelle (« imposée » par la nature) au profit d’une identité uniquement choisie ne séduira guère les musulmans.

Ainsi, invité sur le plateau de l’émission « Arrêt sur images » du 28 juin 2018, Arnaud Gauthier-Fawas, administrateur de l’inter-LGBT en charge de l’organisation de la « Marche des fiertés » (ex-gay pride) à Paris s’est exprimé de façon pour le moins étonnante (sans d’ailleurs être contesté par les représentants des autres courants de la « diversité » sexuelle d’aujourd’hui) :

ASI 180630 Marche des fiertés Extrait 1

« Je ne suis pas un homme. (…) Il ne faut pas confondre identité de genre et expression de genre. »

« Je ne suis pas blanc. Je suis à moitié libanais. »

  • Un communautarisme LGBT ?

Si le communautarisme est inné dans l’islam puisque clairement énoncé par le Coran, on peut craindre que celui-ci ne heurte de plein fouet celui de la communauté LGBT qui ne semble pas en reste de ce côté-là puisque, semble-t-il, tout le monde sur le plateau semble par exemple regretter peu ou prou que le quartier du Marais ne soit plus un quartier homosexuel :

ASI 180630 Marche des fiertés Extrait 2

  • Conclusion

Le phénomène de rejet destructeur de sa propre identité naturelle animale (mâle/femelle) qui constitue la quintessence du mouvement LGBT, – rendu possible par une « intelligence » humaine dont l’histoire a montré qu’elle peut tout justifier (la raison étant loin pourtant d’être la mesure de toute chose) –, est un cas bien singulier dans l’éthologie du règne animal.

Toute idée d’ordre naturel est en effet abandonnée au profit d’un « ressenti individuel » idéalisé et transformé en vérité, ressenti dont on peut se demander s’il n’est pas surtout l’enfant d’une émotivité narcissique et égocentrique qui ne fait que magnifier une subjectivité éminemment relative, résidu infantile d’un moi qui ne supporte pas qu’on lui impose des limites.

La volonté de puissance de ce nouveau moi se traduit par une déstructuration explosive de l’identité qui éclate en un feu d’artifices des genres comme chez Tinder qui propose en version anglaise (par ordre alphabétique) : Agender ; Androgyne ; Androgynous ; Bigender ; Female to Male ; FTM ; Gender Fluid ; Gender Nonconforming ; Gender Questioning ; Gender Variant ; Genderqueer ; Male to Female ; MTF ; Neither ; Neutrois ; Non-binary ; Other ; Pangender ; Trans ; Trans Man ; Trans Person ; Trans Woman ; Transfeminine ; Transgender ; Transgender Female ; Transgender Male ; Transgender Man ; Transgender Person ; Transgender Woman ; Transmasculine ; Transsexual ; Transsexual Female ; Transsexual Male ; Transsexual Man ; Transsexual Person ; Transsexual Woman ; Two-Spirit. Il n’est pas dit ce qui se passe lors de rencontres entre deux personnes appartenant à des identités différentes.

S’il est indéniable que cette nouvelle conception de la nature humaine offre un champ d’étude prodigieux à la psychanalyse, on peut en revanche craindre par exemple que ceci soit le prélude à l’ouverture de la morale publique admise  à l’inceste et à la pédophilie puisque chacun revendique finalement à devenir son unique et propre juge.

Le changement essentiel de modèle de société humaine que cette conception sous-tend et qui s’oppose de front à toutes les valeurs des grandes religions terrestres pique la curiosité tant les perspectives ouvertes par cette évolution quant à l’avenir de l’humanité sont stupéfiantes (la mort bornant heureusement toujours le champ de l’expérimentation humaine).

Taqiyya vestimentaire ?

Tayeb Chouiref fait partie des intervenants réguliers portant la bonne parole dans l’émission hebdomadaire « Islam » diffusée le dimanche matin sur France 2. On le retrouve également sur les sites internet musulmans. Or sa présentation vestimentaire semble toute différente.

Tayeb Chouiref s’adressant à ses coreligionnaires en contexte musulman :

Tayeb Chouiref s’adressant au public d’une grande chaîne de télévision occidentale, vêtu des oripeaux de la civilisation occidentale (France 2) :

Étonnant, non ?

Où sont les femmes ?

La fin du Ramadan est toujours marquée par la grande prière à la mosquée de Paris, comme en ce mois de juin 2018.

C’est l’occasion d’y faire résonner le grand cri de l’islam « Allah u akbar », exclamation appartenant tout autant à l’islam dit « modéré » qu’aux terroristes musulmans d’Al Qaïda, de l’État Islamique, etc., mais visiblement pas aux femmes musulmanes car leur infériorité naturelle leur interdit semble-t-il d’être présentes au côté des hommes.

 

France 2 Islam 180617 Aid

Il semble qu’il manque encore à l’islam un Patrick Juvet pour dénoncer cette injustice !