Blasphème contre Mahomet : se battre pour la liberté d’expression

La conférencière autrichienne condamnée pour avoir « dénigré » Mahomet demande le renvoi de l’affaire à la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme.

Peut-être vous souvenez-vous de la décision E. S. contre Autriche de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) qui, le 25 octobre dernier, avait choqué de nombreuses personnes ? La Cour de Strasbourg avait alors, contre toute attente, validé la condamnation d’une conférencière autrichienne pour avoir « dénigré » Mahomet en assimilant son union avec la jeune Aïcha à de la « pédophilie ».

La Cour a donné à ce jugement la qualité « d’affaire phare », c’est-à-dire de référence éclairant sa jurisprudence future. Cette affaire vient de connaître un nouveau développement. La requérante, Mme Elisabeth Sabaditsch-Wolff, a demandé à la Cour européenne de bien vouloir rejuger l’affaire en Grande Chambre, c’est-à-dire devant la formation la plus solennelle de cette Cour. Fait rare, elle est soutenue dans cette démarche par plus de 50 000 signataires d’une pétition pour le droit de critiquer l’islam en Europe :
https://eclj.org/free-speech/coe/defend-the-right-to-criticise-islam-in-europe?lng=fr

Il s’agit là d’une procédure exceptionnelle qui n’est acceptée que dans 5% des cas, lorsque la Cour estime qu’est en jeu « une question grave relative à l’interprétation ou à l’application de la Convention [européenne des droits de l’homme] ou de ses Protocoles, ou encore une question grave de caractère général ». Or, c’est clairement le cas dans l’affaire E.S. c. Autriche. La décision quant au renvoi sera prise prochainement. Il faut espérer que la Cour l’acceptera, car plusieurs motifs graves plaident en ce sens.

Rappel des faits

En 2013, la Cour suprême d’Autriche a condamné une femme pour s’être interrogée publiquement en ces termes : « un homme de cinquante-six ans avec une fille de six ans (…) De quoi s’agit-il, si ce n’est de pédophilie ? ». La conférencière, rappelant des faits historiques avérés, s’exprimait devant une trentaine de personne lors d’un séminaire intitulé « Connaissance élémentaire de l’islam ». Elle souhaitait notamment alerter sur la pratique du mariage des filles prépubères dans la culture musulmane, suivant l’exemple de Mahomet qui a épousé Aïcha âgée de six ans puis consommé ce mariage lorsqu’elle a atteint 9 ans. Elle a été dénoncée par un journaliste présent dans la salle, puis condamnée sur le fondement d’une disposition pénale interdisant en substance le blasphème.

Elle s’est alors tournée vers la CEDH qui, à la surprise générale, a accepté l’argumentation des juridictions autrichiennes et validé cette condamnation par un jugement adopté à l’unanimité le 25 octobre 2018. Les sept juges européens ont alors estimé que cette femme n’a pas tant cherché à informer objectivement le public qu’à « démontrer que Mahomet n’est pas digne d’être vénéré ». À l’appui de cette condamnation, la Cour a considéré qu’insinuer que Mahomet était « pédophile » serait une « généralisation sans base factuelle »au motif qu’il a poursuivi sa relation avec Aïcha des années durant et épousé d’autres femmes plus âgées.

Selon la Cour, ces propos étaient de « nature à susciter une indignation justifiée » des musulmans et constituent « une violation malveillante de l’esprit de tolérance à la base de la société démocratique » susceptibles « d’attiser les préjugés » et « de mettre en danger la paix religieuse ». Ces propos pouvaient donc être condamnés pour incitation à l’intolérance religieuse. Dit simplement, la conférencière a été condamnée pour des propos jugés islamophobes.

L’ECLJ avait récemment organisé un séminairee sur la jurisprudence récente de la Cour européenne relative à la liberté d’expression en matière religieuse. Un avocat s’y est notamment exprimé pour le renvoi en Grande Chambre de cette affaire E.S. c. Autriche. Vous pouvez retrouver sur cette page son intervention vidéo (Anglais) ainsi que les autres interventions. 

Quelques questions sur l’islam : version néerlandaise

La version néerlandaise des 20 questions essentielles sur l’islam est maintenant disponible. Je remercie chaleureusement les personnes qui m’ont aidé à la réaliser.

N’hésitez pas à la diffuser : la connaissance doit profiter à tous.

La conquête musulmane : phénomène fortuit, fruit d’une coalition hétéroclite

Article de la série consacrée au livre de Robert Hoyland : « Dans la voie de Dieu » (http://islametoccident.fr/?p=4814).

« À mesure que les conquêtes progressaient et que de nouvelles victoires étaient remportées, de nombreux groupes qui n’étaient ni arabes ni musulmans cherchèrent à rejoindre les conquérants. (…) Les historiens musulmans ont tendance à dire que ces collaborateurs non arabes et non musulmans se sont convertis après avoir changé de camp. (…) Cependant, nous apprenons aussi à l’occasion que la conversion n’était ni immédiate ni nécessaire : dans un texte de 680, le moine Jean de Fenek note qu’il y avait « beaucoup de chrétiens, dont certains étaient des hérétiques et d’autres étaient des nôtres » dans les armées musulmanes, et une source musulmane indique de manière explicite que les soldats du Daylam avaient combattu aux côtés des musulmans « sans avoir adopté l’islam ». »

(…)

« Ce schéma correspond à ce que nous apprennent les récits contemporains des premières étapes des conquêtes arabes. De petites incursions aléatoires couronnées de succès ont rapidement entraîné le ralliement de nombreux hommes des tribus arabes. Dans cette perspective, la coalition de Muhammad n’a été que l’un des nombreux groupes qui profitaient du désordre provoqué par le conflit byzantino-perse, même si l’organisation supérieure et l’engagement idéologique ont aidé Muhammad et les siens à devenir le groupe dominant. On reconnaîtra ici une conception accidentelle de l’histoire, faite de réponses humaines faillibles à des événements aléatoires. Cette conception n’a cependant pas beaucoup d’adeptes. En général, on propose un éventail de facteurs d’attraction et de rejet, et pour la conquête arabe, les facteurs les plus populaires sont l’accès facile aux butins en raison de la faiblesse des empires byzantin et perse (du côté attraction), et l’appauvrissement économique et environnemental de l’Arabie (du côté rejet). »

Indécence et provocation musulmane au cœur de la France chrétienne

L »islam est une religion expansionniste et violente de part la nature même de sa doctrine. Si la série d’attentats musulmans qu’a subis l’Europe s’est pour le moment à peu près interrompue (hors attentats empêchés préventivement), il n’en va pas de même de l’action des musulmans sur le terrain pour démontrer que l’Europe est devenue dorénavant une terre musulmane. En témoigne cette photo prise le samedi 26 janvier dans la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre (personnage légèrement flou pour éviter la reconnaissance) :

Un musulman avait effectivement choisi par provocation et expression de la soumission chrétienne de faire sa prière dans une basilique, sous l’œil attentif et méprisant de sa femme qui montait la garde (à droite mais non visible sur cette photo). Pour ceux qui douteraient encore du caractère conquérant de l’islam de France.

Les persécutions des chrétiens ont fortement augmenté en 2018

Article de L’Orient-Le-Jour rappelant que les chrétiens sont régulièrement persécutés, en particulier dans le monde musulman, y compris en Algérie (sujet sur lequel les élites intellectuelles françaises ne s’appesantissent guère) : https://www.lorientlejour.com/article/1152866/les-persecutions-des-chretiens-ont-fortement-augmente-en-2018.html

Sur les 4.305 chrétiens tués entre novembre 2017 et octobre 2018 – un chiffre en hausse de 40% – le Nigeria compte à lui seul 3.731 morts sur son sol, selon l’ONG Portes ouvertes.

Assassinats, églises attaquées, pression quotidienne: les persécutions des chrétiens ont augmenté en 2018 dans le monde pour la sixième année consécutive, affirme l’ONG Portes ouvertes en publiant son « index » annuel mercredi. Cette organisation protestante regarde la situation dans 50 pays où les chrétiens subissent à la fois des violences, allant parfois jusqu’au meurtre, mais aussi une oppression ou une discrimination quotidienne, plus discrète.

Au total, 245 millions de chrétiens – catholiques, orthodoxes, protestants, baptistes, évangéliques, pentecôtistes, chrétiens expatriés, convertis – sont persécutés, soit « un chrétien sur 9 », contre 1 sur 12 l’année dernière, selon l’organisation. Le nombre de chrétiens tués est passé de 3.066 à 4.305 entre novembre 2017 et octobre 2018, soit une hausse de 40%. « L’index révèle une persécution contre les minorités chrétiennes qui s’accroît d’année en année. En 2018 cela continue », écrit dans cet index Michel Varton, directeur de Portes ouvertes.

« Ce qui est frappant, c’est que l’Afrique est devenue le foyer de la violence contre les chrétiens », avec 4.165 tués. Le Nigeria compte à lui seul 3.731 morts sur son sol » (contre 2.000 en 2017), affirme-t-il à l’AFP. Ce pays fait face à une double menace, celle du groupe jihadiste Boko Haram qui est « de plus en plus violent », et celle des « éleveurs Peuls, qui descendent vers le sud du pays et attaquent systématiquement les villages chrétiens ».

Pour autant, c’est la Corée du Nord, qui figure à nouveau, comme les années précédentes, en tête de ce classement annuel, même s’il n’est pas possible de connaître, faute de « données fiables », le nombre de morts dans ce pays. L’ONG relève que « des dizaines de milliers de chrétiens (y) sont enfermés dans des camps de travaux forcés ». Suivent l’Afghanistan, la Somalie, la Libye, le Pakistan, le Soudan, l’Erythrée, le Yemen, l’Iran, l’Inde, la Syrie — des pays tous classés en « persécution extrême » par l’ONG.

Églises fermées en Algérie

L’ONG estime que « l’extrémisme islamique », de « l’Afrique au Moyen-Orient en passant par l’Asie », est « dans 38 des 50 pays de l’index, un facteur important de persécution des chrétiens ». 

Autres chiffres de cet index: en un an, « le nombre d’églises ciblées fermées, attaquées, endommagées, incendiées (…) a presque doublé, passant de 793 à 1.847 », tandis que « le nombre de chrétiens détenus passe de 1.905 à 3.150 » dans la même période.

Parmi les pays sur lesquels l’ONG entend alerter l’opinion figure l’Algérie, où « depuis novembre 2017, des comités représentant les autorités algériennes visitent les églises de l’EPA (Eglise Protestante d’Algérie) sous prétexte d’inspection sanitaire, amenant la fermeture de plusieurs d’entre elles », décrit-elle. « On vit toujours dans une situation où peut-être demain (elles) viennent avec un ordre pour fermer l’église », a témoigné à l’AFP Youssef Ourahmane, pasteur algérien et vice-président de l’EPA, qui dit avoir été visé par plusieurs tentatives d’assassinat en raison de sa religion. « Ils veulent nous étouffer. Nous mettre toujours dans la crainte ».

L’ONG pointe également du doigt la Chine, qui « malmène la liberté religieuse » et où la situation s’est fortement « détériorée »: dans ce pays, qui compte 100 millions de chrétiens, « la persécution étatique était jusqu’à l’année dernière encore circonscrite à certaines provinces » mais « est désormais en passe de devenir un phénomène national ». Au total, le nombre de chrétiens détenus et d’églises ciblées en Chine a été multiplié par 10 en un an.

Portes ouvertes, partenaire d’Open Doors international (qui agit dans 60 pays), prévient par ailleurs que ses chiffres, qui ne concernent que les assassinats « prouvés de manière certaine » sur la foi d’informations recoupées, sont « en-dessous de la réalité ».

Quand l’islam se modernise…

L’islam est très clair sur l’infériorité naturelle de la femme vis-à-vis de l’homme, sur la polygamie qui l’accompagne, et la tradition musulmane (Sunna) avec la chari’a a entériné en pratique de longue date le droit unilatéral de répudiation dont bénéficie tout homme à l’égard de ses épouses : il lui suffit en effet d’exprimer unilatéralement sa décision en prononçant par trois fois le mot « talaq ». C’est un des grands bienfaits de l’islam pour les musulmans (http://islametoccident.fr/?p=1735).

Le problème est que cette répudiation, formulée auprès des autorités religieuses, peut être totalement ignorée par l’épouse concernée si son mari n’a pas jugé nécessaire ou a négligé de l’en informer. Il en est souvent ainsi dans le pays le plus saint de l’islam : l’Arabie Saoudite. Mais, depuis une loi entrée en vigueur le dimanche 6 janvier 2019, les tribunaux saoudiens vont désormais notifier par texto les femmes dont le statut matrimonial aura changé, notamment en cas de divorce. Progrès considérable !

En effet, « Les femmes (…) seront notifiées de tout changement concernant leur statut matrimonial via un message SMS », a indiqué le ministère de la Justice dans un communiqué diffusé par la chaîne d’information al-Ekhbariya et d’autres médias locaux. « Les femmes dans le royaume pourront consulter des documents liés à la rupture de leur contrat de mariage via le site internet du ministère », a-t-il précisé.

Merveille de la religion de tolérance, d’amour et de paix (RATP) !!

Mahomet : un chef de guerre avant tout

Robert Hoyland, professeur aux universités d’Oxford, Saint Andrews et UCLA, enseigne aujourd’hui à l’université de New York. Spécialiste de la civilisation islamique et du monde syriaque, également archéologue, il vient de publier aux éditions Alma « Dans la voie de Dieu », livre très intéressant consacré à la conquête arabe et à la création d’un empire islamique aux VIIème et VIIIème siècles.

Je vous propose de revenir dans une courte série d’articles sur quelques-uns des aspects abordés dans ce livre.

Mahomet était fondamentalement un chef de guerre que les caprices de l’histoire et sa bonne fortune ont porté à un niveau de renommée inattendu, en particulier en ce qui concerne la connotation religieuse qu’il prétendit donner à son aventure, car si l’historiographie musulmane en appelle aux armées des anges célestes lors de certaines batailles, le simple bon sens nous enseigne en réalité que Mahomet n’échappa pas au principe élémentaire selon lequel « Dieu est toujours du côté des gros bataillons » (ce qui n’exclut pas par ailleurs d’avoir de la chance), principe qu’il fit sien notamment au travers de la recherche d’alliances tribales.

« Muhammad n’était pas un personnage très important pour le monde extérieur avant sa mort, et nous ne disposons par conséquent pas de sources contemporaines extérieures au monde musulman pour bien connaître sa vie. (….) Il conclut à Médine un accord avec plusieurs groupes pour créer une communauté unique (« umma »), dédiée au « combat dans le chemin de Dieu » (« jihad fi sabil Allah »), c’est-à-dire, pour sa cause, contre ses ennemis païens.  Tous ceux qui jurèrent fidélité à cet accord durent contribuer à l’effort de guerre et soutenir les autres membres de l’umma. Après avoir créé cette entité politique à Médine en 622, Muhammad lança plusieurs attaques contre des tribus et peuplements voisins afin de les recruter pour sa mission. Il persista également dans sa tentative de rallier les habitants de La Mecque et y parvint finalement en 628 en combinant guerre et diplomatie. Il scella l’accord en épousant la fille d’Abu Sufyan ibn Harb, l’un des hommes les plus puissants de la tribu de Muhammad, à savoir les Qurayshites. Après avoir consolidé l’alliance entre les Mecquois et les Médinois, Muhammad se mit en route pour inclure une troisième ville dans la coalition : la fertile oasis de Taïf, dominée par la tribu de Thaqif. Cette opération, achevée en 630, fit de ces trois villes et de leurs tribus alliées une formidable force de combat. Il est difficile de dire quelles étaient les intentions de Muhammad à ce stade. Les auteurs musulmans postérieurs, et à leur suite les historiens modernes,  présument qu’il était résolu à dominer le monde depuis le début, mais il est hautement improbable qu’il ait espéré diffuser son message aussi loin dès le départ. »

Macron : islamophilie, souchophobie et personnalité borderline

L’émission « Interdit d’interdire » du 17 décembre 2018 a été l’occasion d’un débat intéressant, abordant notamment la question de l’impact de la personnalité d’Emmanuel Macron dans un contexte social et religieux explosif en France. Il est vrai que, pour Emmanuel Macron, il n’y a pas une « culture française mais une culture en France », propos aussi abscons que du Lacan.

Ci-dessous la totalité de l’émission sur youtube (voir en particulier de 10mn40s à 20mn13s):


Macron, islam et manipulation

À l’heure où la compréhension qu’a Emmanuel Macron de la société française déclenche un tsunami de protestations véhémentes, il est intéressant de se remémorer les propos culpabilisants qu’il adressait en filigrane il y a peu aux Français au sujet de l’immigration, dans le contexte de la rhétorique bien connue de la diabolisation de l’« identité » : car si l’immigration ne fonctionne pas, puisqu’il n’y a pas d’intégration, c’est nécessairement la France et donc les Français de souche qui ont un problème.

Macron Islam & intégration

Et la question culturelle et religieuse dans tout cela ? N’apprend-on rien là-dessus à l’E.N.A., en particulier sur la doctrine musulmane (puisque l’immigration française est essentiellement musulmane) ?

Comme le disait si bien son ancien patron à la Banque Rothschild,  Emmanuel Macron excellait à raconter des histoires : en un mot, dans la manipulation, au service de sa soif de pouvoir.

Macron et manipulation

On finit par se demander si Emmanuel Macron croit en quelque chose et quel respect il a envers les Français.

Comment le gouvernement des juges contribue à l’islamisation de l’Europe

Chaque jour qui passe en Europe semble confirmer la thèse de Michel Houellebecq d’une soumission progressive de la civilisation européenne à l’islam. La Cour Européenne des Droits de l’Homme vient d’en fournir une nouvelle preuve par le jugement rendu le 25 octobre 2018 :

CEDH Freedom of expression 181025

  • Les faits

Elisabeth Sabaditsch-Wolff, ressortissante autrichienne, a été condamnée par la justice de son pays en 2011 (avec un pourvoi rejeté en 2013) pour avoir évoqué  une probable tendance pédophile de Mahomet, notamment par la question « un homme de cinquante-six ans avec une fille de six ans (…) De quoi s’agit-il, si ce n’est de pédophilie ? », celui-ci s’étant marié, déjà cinquantenaire, à une petite de 6 ans, Aïcha, avec laquelle il entretint des relations sexuelles à compter de ses 9 ans.

  • La sexualité de Mahomet et son penchant pour la très jeune Aïcha : mensonge ou vérité selon l’islam ?

Contrairement à ce qu’écrit le greffier de la C.E.D.H. dans son communiqué de presse en français (« ledit mariage aurait été consommé lorsque celle-ci avait neuf ans »), le penchant du vieux Mahomet pour la très jeune Aïcha n’est pas une hypothèse en islam car c’est bien ce que mentionnent les textes sacrés musulmans eux-mêmes, de façon incontestée dans le monde musulman, y compris chez les imams les plus attentifs à la défense de la mémoire du « modèle » Mahomet (en particulier au Moyen-Orient, comme avec Yusuf Al Qaradawi). Pour l’islam, le penchant sexuel de Mahomet pour une enfant pré pubère ne fait aucun doute et constitue même un fait religieux majeur, Aïcha étant par ailleurs l’épouse préférée de Mahomet et ayant joué un rôle important dans l’évolution de cette religion. C’est une autre la raison qui explique pourquoi les mariages de très petites filles sont encore autorisés, ou de facto acceptés, dans certains pays musulmans.

Les arguments de la Cour évoquant un fondement factuel finalement insuffisant du propos (« made a value judgement without sufficient factual basis. Even if they were to be classified as factual statements, she had failed to adduce any evidence to that end. ») sont incohérents avec la position même de l’islam puisque les musulmans eux-mêmes admettent ce fait. Évidemment consciente de cette situation, la C.E.D.H. mélange de façon habile et peu claire la question de la pédophilie avec un prétendu doute sur les faits pour statuer que l’opinion émise (la qualification de pédophilie, qui n’est qu’une opinion), portant sur des faits non avérés (ce qui est faux), ne peut donc pas être couverte par le droit à la liberté d’expression (« the Court had held that statements which were based on (manifestly) untrue facts did not enjoy the protection of Article 10 »).

  • Pédophilie ou pas, est-ce important ?

La Cour s’emploie à tenter de déqualifier le caractère pédophile de cette relation sexuelle (« The domestic courts made a distinction between child marriages and paedophilia ») en faisant remarquer que celle-ci intervenait dans le cadre d’un mariage et que celui-ci a duré jusqu’à la mort de ce dernier (« the applicant had disregarded the fact that the marriage with Aisha had contin­ued until the Prophet’s death, when she had already turned eighteen and had therefore passed the age of puberty »). Il est vrai que la pédophilie moderne est définie aujourd’hui plutôt par la multiplicité des relations (« the impugned statements had not been phrased in a neutral manner aimed at being an objective contribution to a public debate concern­ing child marriages but rather amounted to a gener­alisation without factual basis »). Néanmoins, les frontières sont floues et souvenons-nous de « Lolita » de Vladimir Nabokov avec une fascination tout à fait focalisée.

En réalité, tout ceci n’a guère d’importance puisque ce qui pose problème ici à la Cour, ce n’est pas la pédophilie de Mahomet mais tout simplement l’attaque frontale de Mahomet en tant que Prophète et modèle de tous les musulmans (« aimed at demonstrat­ing that Muhammad was not a worthy subject of worship », « an abusive attack on the Prophet of Islam »). Or, de ce point de vue, la question est réglée depuis longtemps, indépendamment du dégoût que peut inspirer une telle relation d’un cinquantenaire profitant des faveurs sexuelles d’une fillette : il suffit de lire la biographie de Mahomet reconnue dans tout le monde musulman, celle d’Ibn Hîsham (IXème siècle). Au demeurant, il est cocasse de remarquer en matière sexuelle que Mahomet a bafoué lui-même la règle du maximum de quatre épouses simultanées qu’il avait lui-même instituée et qu’on retrouve dans le Coran, puisqu’il a eu jusqu’à 11 femmes en même temps, ce qui est la preuve d’un évident désordre du côté du bas-ventre.

  • Pour éviter la guerre civile qui s’approche de l’Europe avec l’islam, protégeons l’islam !

La C.E.D.H. tente ainsi de qualifier d’incitation à l’intolérance religieuse l’opinion émise par la requérante (« the facts at issue contained elements of incitement to religious intolerance ») : pourtant, cet argument est absurde puisque ce ne sont justement pas les musulmans qui sont mis en cause mais seulement Mahomet en tant que modèle : il s’agit en effet de montrer à quiconque, musulmans et mécréants, l’inanité de voir un modèle dans un personnage au comportement moralement aussi détestable (et pour autant d’ailleurs que cet individu ait réellement existé comme il est écrit dans les textes sacrés musulmans car, historiquement, la question est hautement discutable…voir notamment les analyses historico-critiques de Jacqueline Chabbi).

La véritable préoccupation de la Cour, qui la conduit d’ailleurs à bafouer le droit légitime à une réelle liberté d’expression, est de protéger l’islam contre ses adversaires en Europe car la Cour sait que la remise en cause de Mahomet peut être perçue comme trop violente par des musulmans qui pour l’essentiel ne supportent guère la critique, surtout lorsqu’elle est occidentale. La Cour se fait ainsi la complice des musulmans en criminalisant de fait le droit au blasphème, comme d’ailleurs certains musulmans (cf. Tariq Ramadan) le demandent depuis des années.

La mise en œuvre de l’interdiction du blasphème prend ainsi en pratique la forme de l’interdiction d’émettre une opinion qui peut offenser les musulmans :

–  « the applicant could therefore not have assumed that there would only be like-minded people in the room but also people who might be offended by her state­ments. »

–  « the applicant’s statements had been likely to arouse justified indignation in Muslims »

La Cour préfère ainsi la lâcheté consistant à bafouer, sous des prétextes fallacieux, le droit à la liberté d’expression plutôt que de fonder une jurisprudence défendant ce droit légitime et qui devrait être imprescriptible afin de préserver encore un peu la paix civile, qu’elle qualifie elle-même assez curieusement de « paix religieuse » :

–  « evaluate which statements were likely to disturb the religious peace in their country »

–  « an abusive attack on the Prophet of Islam, which was capable of stirring up prejudice and putting at risk religious peace, »

–  « the rights of others to have their religious feelings protected, and to have religious peace preserved in Austrian »

Il semble donc bien que les peuples européens n’aient plus rien à attendre dans ce domaine du gouvernement des juges européens.

  • Les diktats judiciaires de Bruxelles (Strasbourg) vont-ils finir par mettre fin également à liberté d’expression en France ?

Les juges français affirmaient il y a peu avec bon sens (cf. http://islametoccident.fr/?p=4151 ) que« La liberté d’expression vaut non seulement pour les « informations » ou « idées » accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent » dans la mesure où « Le propos incriminé, s’il est outrageant, ne contient néanmoins pas, même sous une forme implicite, d’appel ou d’exhortation à la haine ou à la violence (…) » : combien de temps vont-ils encore tenir face à la démagogie bruxelloise ?

Déjà qu’il n’y a sans doute pas grand-chose à attendre d’une élite française particulièrement lâche comme mes échanges ces deux dernières années avec une vingtaine de personnalités politiques ou médiatiques du centre ou de droite m’ont conduit à la constater. Car si la quasi-totalité de ces personnalités (pour celles tout au moins qui ont un peu étudié la doctrine de l’islam…) sont finalement d’accord en privé sur l’absence de frontière doctrinale entre islam et islamisme, ainsi que le rappelle avec une constance irritante mais avec raison Eric Zemmour, aucune ne veut en faire état publiquement, soit par souci de ne pas être accusée d’être complice de ce dernier et d’être ostracisée par les médias gauchisés, soit parce par souci de ne pas être accusée de prêcher la guerre civile (sous couvert de « sagesse politique », la sagesse consistant souvent pour ces personnes à ne rien faire pour les Français dès lors que leur train de vie de privilégié n’en est pas affecté), soit tout simplement par peur physique, les deux plus récents exemples étant Luc Ferry (lundi 12 novembre 2018, en présence de François-Xavier Bellamy : « je tiens à la vie ») et Vladimir Federovsky (vendredi 23 novembre 2018, « Le jihad est bien dans le Coran et Mahomet est un islamiste, mais cela, on ne peut pas le dire »).