Haram & Halal : le grand bazar

L’émission de France 2 « Islam » a consacré deux épisodes à la question du haram (illicite) et du halal (licite) en islam : une occasion de constater que les choses sont loin d’être claires pour les musulmans.

  • Le principe de l’interdit

Certaines religions, en particulier le judaïsme et l’islam, font un large appel à la notion d’ « interdit », imposé à leurs croyants, sans être en mesure de justifier raisonnablement dans la plupart des cas le sens et l’intérêt spirituel de cet interdit (cf. notamment les interdits alimentaires qui contreviennent au simple bon sens, car ce n’est pas ce qui entre dans la bouche de l’homme qui souille l’homme, mais ce qui en sort).

On sait par exemple que juifs et musulmans, dont les religions sont en réalité très proches sous de nombreux aspects, abhorrent la consommation de porc tout en étant totalement incapables de justifier ce tabou. Un malheureux cochon aurait-il mordu Abraham ou celui-ci aurait-il mal digéré un petit salé aux lentilles ?

Les interdits ont surtout pour principal objectif d’asservir le croyant dans un réseau d’obligations qui l’emprisonnent physiquement et surtout mentalement, ces habitudes étant ancrées dès le plus jeune âge par une éducation essentiellement fondée sur la répétition mécanique, jusqu’à obtenir des réflexes pavloviens.

Les propos d’une des personnes interviewées sur le sujet reflètent bien la perplexité dans laquelle se trouve un croyant qui essaie de comprendre rationnellement l’origine et le sens de ces interdits :

France 2 Islam 180930 Halal 2 Signifcation

  • Qu’est-ce que le halal et le haram ?

La réponse est loin d’être claire car, comme le rappellent les intervenants, ces termes sont ambigus ou ambivalents.

France 2 Islam 180923 Halal 1 Definition

  • Quelques exemples

S’il existe de grandes catégories d’interdits, dès qu’on creuse un peu, la situation se complique visiblement rapidement.

France 2 Islam 180923 Halal 1 Exemples

La distinction entre « blâmable » et « interdit » semble porter le débat à son summum d’absurdité.

France 2 Islam 180923 Halal 1 Flou

  • La multiplication des interdits

Il semble qu’Al Ghazzali ait déjà compris il y a mille ans l’absurdité de la situation.

France 2 Islam 180930 Halal 2 Multiplication

  • La question de la viande

Comme déjà précisé dans un précédent article sur ce site, les musulmans ignorent pour leur grande majorité que la viande obtenue des gens du Livre leur est licite. La querelle du halal à l’école, dans les entreprises, etc. n’est, cela paraît évident, qu’une façon de manifester un communautarisme agressif.

France 2 Islam 180930 Halal 2 Viande

  • La question du voile

Comme le rappelle l’intervenant, « les interdits ont une histoire ». La question du voile est très débattue en islam et le port du voile est pour l’essentiel en Occident une façon de vomir publiquement la culture française, que ce soit pour les personnes d’origine immigrée qui veulent montrer leur non-assimilation dans  un pays dont elles ne supportent pas en réalité la tradition de tolérance et l’héritage culturel écrasant, ou pour les occidentales converties qui s’accrochent férocement au voile dans une soumission qui leur réserve un statut inférieur et pitoyable au regard de l’homme, et qui étalent ainsi sur leurs cheveux les stigmates de leur médiocrité.

France 2 Islam 180930 Halal 2 Voile

  • Encore et toujours la contextualisation

Face à une telle cacophonie et à ces multiples contradictions, la contextualisation, comme toujours en islam, est bien commode pour tenter de trouver une issue sans perdre la face à ce capharnaüm.

France 2 Islam 180930 Halal 2 Contextualisation

  • Les interdits, à quoi cela sert, si ce n’est même pas pour viser le paradis ?

Summum de l’abscons, le musulman est perdu en s’interrogeant sur le sens de ces pratiques puisque celles-ci ne lui assurent aucunement une meilleure place dans l’au-delà : c’est l’arbitraire divin, aucunement lié à la soumission rituelle du croyant.

France 2 Islam 180923 Halal 1 Retribution

  • Conclusion

Pour l’essentiel, les interdits sont là pour cacher un vide spirituel. Cette multitude d’interdits emprisonne l’esprit du croyant au lieu de l’ouvrir et de lui permettre de s’épanouir. La multitude d’opinions contradictoires émises par les religieux musulmans est la preuve de la confusion extrême sur cette question, qui offre néanmoins aux imams sunnites en mal de notoriété l’occasion de se distinguer dans ce grand bazar par leurs propres analyses personnelles.

Où sont les femmes ?

La fin du Ramadan est toujours marquée par la grande prière à la mosquée de Paris, comme en ce mois de juin 2018.

C’est l’occasion d’y faire résonner le grand cri de l’islam « Allah u akbar », exclamation appartenant tout autant à l’islam dit « modéré » qu’aux terroristes musulmans d’Al Qaïda, de l’État Islamique, etc., mais visiblement pas aux femmes musulmanes car leur infériorité naturelle leur interdit semble-t-il d’être présentes au côté des hommes.

 

France 2 Islam 180617 Aid

Il semble qu’il manque encore à l’islam un Patrick Juvet pour dénoncer cette injustice !

Al-Andalus : analyse d’un mythe (5)

Contexte de la série d’articles : http://islametoccident.fr/?p=4326

  • Le statut des femmes

« Il convient de rappeler ici la judicieuse remarque de Guichard sur les véritables conditions de vie des femmes en al-Andalus. Celles-ci étaient en fait très proches de celles des femmes d’Orient quant à leur état de réclusion, quant aux interdictions dont elles faisaient l’objet et quant aux difficultés qu’elles subissaient dans les relations humaines. C’est ce que confirme « Le collier de la colombe » lui-même, surtout si l’on prend en compte la misogynie de son auteur. Mais cela va encore plus loin. Tout comme dans le monde antique, les hommes cultivés et de haut rang divisaient une partie de leur temps en deux catégories de relations féminines, très différentes dans leur nature. D’un côté, on trouvait les épouses, libres à l’origine, qui étaient protégées au sein de la maison et de la famille de tout type de hardiesse ou de libertinage. De l’autre, on comptait des femmes qui étaient généralement des esclaves ou des concubines, dont les capacités intellectuelles et artistiques étaient plus grandes (elles étaient danseuses, chanteuses, poétesses) et qui servaient à faire oublier aux hommes la routine familiale. Ce sont seulement les femmes de cette seconde catégorie qui, aussi bien en al-Andalus qu’en Orient, avaient de la liberté dans leur conduite et leurs mouvements. Et ce sont également elles qui étaient estimées pour leur intelligence, leur beauté ou tout autre don de la nature. »

« Bien que l’islam ne proclame en théorie la supériorité intrinsèque d’aucune race et qu’il n’y a pas pour lui a priori d’opposition aux alliances interraciales, ce principe se contredit dans la pratique par le recours au concept de kafa’a, qui exige que les futurs mariés appartiennent à la même couche sociale. Comme il est accepté également, de manière tacite, qu’un homme non arabe ne peut en aucun cas être l’égale d’une femme arabe, le tuteur de cette dernière (l’omniprésent wali) doit l’empêcher de se laisser guider par son esprit faible et de se marier contre ses propres intérêts. C’est du moins ce que prévoit la jurisprudence islamique. Le cas de l’homme arabe est bien différent puisqu’il peut épouser des femmes de n’importe quelle ethnie (y compris des nôtres) car sa condition masculine lui garantit une supériorité qui évitera par exemple que ses enfants adoptent une autre religion que l’islam. »

La difficile acculturation des Turcs en Allemagne

L’émission « Répliques » d’Alain Finkielkraut était consacrée le 2 décembre 2017 au thème : « Où va l’Allemagne ? ». Alain Finkielkraut y recevait deux personnalités ayant une très bonne connaissance de l’Allemagne : Joachim Bitterlich (ancien diplomate allemand, conseiller au cabinet du ministre des Affaires étrangères Hans-Dietrich Genscher et conseiller européen, diplomatique et de sécurité du chancelier Helmut Kohl) et Luc Rosenzweig (ancien journaliste de Libération et Arte, ancien rédacteur en chef du Monde, ancien correspondant du Monde en Allemagne).

https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/ou-va-lallemagne

Cette émission fut l’occasion de décrire les efforts très importants faits par l’Allemagne pour tenter d’intégrer son importante population turque immigrée ou d’origine immigrée, non sans certains succès, compte tenu du fossé séparant la culture turque musulmane de la culture allemande à forte composante chrétienne. Les invités rappelèrent à cette occasion une évidence directement issue du Coran, objets des énormes mensonges et manipulations de la bien-pensance française et plenelienne : l’extrême difficulté à sortir la femme musulmane de son statut d’infériorité et la problématique du tabou du mariage de la musulmane avec le mécréant, ce type de mariage étant strictement interdit par le Coran et par conséquent abhorré par tout bon musulman.

Si des hommes turcs de 2ème ou 3ème génération persistent, comme cela est évoqué, à vouloir aller chercher leur femme dans le bled anatolien, ce n’est certes pas par amour de la culture de Goethe et de Schiller : l’échec de l’intégration culturelle serait patent et le constat alarmant.

Ce qui est reconnu Outre-Rhin devient indicible en France, avec la complicité de la loi française qui offre à toutes les associations prétendument humanitaires le cimeterre de la censure ou de la justice pour couper la tête à la liberté d’expression. Pour autant, pourquoi la situation de l’Allemagne, luttant de facto contre les conséquences néfastes de l’application de la doctrine de l’islam, serait-elle différente de celle de la France mais où rien n’est fait et où personne n’ose parler sauf à se faire agresser avec des noms d’oiseaux, voire traîner en justice ?

Le voile musulman : une analyse lucide et courageuse

Ghaleb Bencheikh, musulman pondéré et cultivé, présentateur attitré de l’émission de France 2 « Islam » diffusée le dimanche matin sur France 2 nous rappelle, dans le cadre d’une conférence sur le mot « chari’a » organisée par la société des amis de l’Institut du Monde Arabe, les origines historiques de certaines pratiques vestimentaires concernant le voile des femmes dans les 3 grandes religions monothéistes et l’absence d’obligation de se voiler pour les femmes musulmanes, Khadija, la première femme de Mahomet, si importante, n’ayant d’ailleurs jamais été voilée.

Amis IMA Charia 161107 Voile

Ainsi, la « crétinisation des esprits », marquée par toutes ces « billevesées, fadaises, idioties » et attisée par le fondamentalisme musulman, semble avoir fait son œuvre pour transformer en problème politique national une question sans importance réelle mais permettant de cristalliser le rejet de la société française et de ses valeurs sous le couvert d’une prétendue obligation religieuse.

J’accuse

Tribune du 21 août 2017 H24 avec Le Figaro.

Tribune. Viol collectif dans un bus: le « J’accuse » de Mohammed Ennaji

Révolté, l’écrivain et philosophe Mohammed Ennaji* « accuse » tous ceux qui, de près ou de loin, sont derrière le viol collectif abject dont a été victime une jeune fille dans un bus à Casablanca.

Mohammed Ennaji est sociologue, historien et écrivain. Professeur à l’université Mohammed V de Rabat, il est notamment l’auteur du « Fils du prophète » et du « Le sujet et le mamelouk ».

« J’accuse

Oui, ce mot porte la signature d’un grand, oui ce mot ne m’appartient pas, mais il est le seul qui convient ici, il est le seul qui exprime ma révolte devant les images horribles d’un viol collectif, social oserai-je dire, et l’adjectif n’est pas à la mesure du crime en question. Voilà qu’à présent on viole nos filles en public, devant la caméra, sans crainte de personne, sans crainte de jugement, je ne parle pas de pudeur parce qu’elle n’appartient pas au dictionnaire de ces assassins.

Violer dans le bus une fille. Fêter ce viol comme une action héroïque, voilà où nous en sommes. Nous fabriquons aujourd’hui des assassins et des criminels en série. Nous ne formons plus des jeunes pour défier l’avenir, non nous fabriquons des assassins, des terroristes, des criminels.

J’accuse tous ceux qui sont derrière ces faits, directement ou indirectement. J’accuse le pouvoir qui a quasiment fermé l’école pour ouvrir des commissariats et des prisons, des bordels et des aires en plein air pour drogués. J’accuse les islamistes qui doivent aujourd’hui prendre leurs responsabilités devant l’image qu’ils donnent de la femme, devant la caricature qu’ils en colportent, j’accuse tous ces portails qui louent les houris, tous ces portails qui dénoncent les bikinis, tous ces portails qui fêtent la polygamie. Ils sont directement responsables et doivent être autoritairement fermés. Le démon c’est vous qui incriminez les femmes, le diable ce n’est pas la femme c’est vous qui invectivez et distribuez la haine à grande échelle.

Que chacun prenne ses responsabilités, que la police fasse son travail au lieu de réprimer des manifestants pacifiques. Demain si nous nous taisons, nos filles seront violées devant nous parce que nous nous serons tus. Demain est un horizon noir pour ce pays qui devient une fabrique de la haine à grande échelle. Le pouvoir porte la part la plus grande de responsabilité lui qui se réfugie dans le silence et la compromission, lui qui n’écoute pas la douleur d’une société qui va à la dérive.

Je l’accuse à voix haute, je l’accuse au nom de mon pays !»

Burkini et crustacés

Cet été va peut-être voir ressurgir « l’affaire » du burkini sur les plages ou dans les piscines municipales…

…burkini, qui, il faut le rappeler, n’est pas un vêtement musulman. En effet, les textes de l’islam sont clairs : une femme musulmane n’a a priori rien à faire sur une plage : son lieu de prédilection est sa maison, son foyer, dont elle assure la tenue pour le compte de son mari. Vous trouverez les références doctrinales précises dans mon précédent article : http://islametoccident.fr/?p=1756

Le burkini a été inventé il y a une dizaine d’années par une styliste d’origine libanaise établie en Australie répondant à la demande du gouvernement australien qui, à la suite d’émeutes ethnico-religieuses à Cronulla en 2005, avait souhaité promouvoir la diversité dans les rangs des maîtres-nageurs sauveteurs en incorporant des musulmanes.

Le burkini est depuis devenu pour certains en Occident et singulièrement en France le porte-étendard de la revendication identitaire musulmane, alors même que les musulmans orthodoxes le rejettent et qu’il n’est guère pratiqué ni autorisé dans les pays musulmans,…

…ceux-là étant rejoints par les mécréants islamophiles de tous poils.

S’il est sain de s’émouvoir sur la question du burkini, cet arbuste ne doit pas cacher la forêt : c’est la doctrine de l’islam, unique, à laquelle il faut s’intéresser en priorité et qu’il faut connaître pour prendre conscience de l’ampleur du bouleversement qui attend les sociétés occidentales si les valeurs musulmanes finissent par s’imposer (liberté religieuse, statut de la femme, blasphème, etc.).

Et, pour finir sur ce sujet par une note humoristique :

Burkini – Les Goguettes en trio mais à quatre

L’inégalité homme-femme en islam : un bel exemple de takiya, par Najat Belkacem

L’égalité homme-femme en islam est une farce qui a offert à Najat Belkacem l’occasion de donner une magistrale leçon de « takiya ». Interrogée par Jean-Pierre Elkabbach sur cette question à l’occasion de la polémique sur le burkini à l’été 2016, Najat Belkacem (alors ministre) a nié avec brio, mais grâce aussi à l’absence de réaction de Jean-Pierre Elkabbach, que cette question ne concernât que l’islam – aucun élément tangible n’étant fourni à l’appui de la thèse mettant en cause les autres religions –. Il est tout à fait intéressant de la voir détourner avec une parfaite mauvaise foi le débat vers des considérations générales sur l’égalité homme-femme dans la société civile sans aucun rapport avec le judaïsme ou le christianisme.

Elkabbach Belkacem 160825

À l’approche de l’été, qui va offrir de nouvelles occasions d’affirmation du communautarisme musulman sur les plages, cela est instructif.

L’égalité homme-femme n’existe pas en islam

À l’occasion de la publication de la « Convention citoyenne des musulmans de France pour le vivre ensemble » du Conseil Français du Culte Musulman en juin 2014, l’émission « Vivre l’islam » du 11 janvier 2015 a rappelé par la voix d’Omero Marengiu-Perria qu’« il est nécessaire [pour l’islam] de ne pas fuir certaines questions » et notamment celle de l’égalité homme-femme, celui-ci rappelant qu’« il est problématique de justifier l’égalité homme-femme par le Coran », « les droits affirmés s’inscrivant dans une société patriarcale où il n’y avait pas la notion d’égalité telle qu’on l’a posée dans le monde contemporain ».

En effet, la lecture du Coran et des hadiths fait clairement ressortir l’infériorité de la femme par rapport à l’homme : prétendre affirmer le contraire relève de la manipulation au point que les intervenants de cette émission en sont venus à reconnaître qu’« il y avait là une exégèse au secours de cette convention », ce qui constituait une attaque directe de l’honnêteté intellectuelle du C.F.C.M.. Dont acte.

France 2 Islam 150111 Islam & Citoyennete 2 Extrait 2