Le mariage temporaire : de l’opportunisme de Mahomet

Mahomet ayant besoin de soutenir le moral de ses troupes dans la guerre a veillé à les satisfaire sexuellement en autorisant le mariage temporaire, la fornication étant interdite. Le mariage temporaire consiste à conclure un mariage pour une durée quelconque afin de rendre licite des relations sexuelles pendant cette durée et ainsi d’échapper à la peine de la fornication.

Hadith (unanime) : « Nous prenions part aux campagnes militaires du Messager de Dieu et nous n’avions pas nos femmes avec nous. Nous dîmes alors : « Pourquoi ne nous faisons-nous pas castrer ? » Mais le messager de Dieu nous l’a interdit et nous a permis d’épouser une femme contre quelque vêtement. »

Hadith (Muslim) : Abû Saîd Al-Khudrî a dit : « Nous partîmes en expédition avec l’Envoyé d’Allah contre les Banû Al-Mustaliq et nous captivâmes un certain nombre de femmes vertueuses. Comme le célibat nous pesait et qu’en même temps nous évitions d’avoir des relations charnelles avec nos captives de peur de perdre le droit de recevoir une rançon contre leur émancipation (au cas où nous les aurions mises enceintes), nous voulûmes donc contracter des mariages temporaires contre compensation, tout en pratiquant le coït interrompu. Nous dîmes, alors : « Agissons-nous de la sorte sans consulter l’Envoyé d’Allah qui se trouve parmi nous ? ». Nous lui posâmes donc la question. Et lui de répondre : « Il n’y a aucun mal à ce que vous agissiez ainsi, car, d’ici au Jour de la Résurrection, tout être dont l’existence aura été prédestinée par Allah, ne manquera pas d’exister ». »

Hadith (Bukhari) : Jâbir Ibn Abdallah et Salama Ibn al-Akwa ont dit : « Nous étions en expédition quand l’Envoyé de Dieu vint nous rejoindre et nous dit : Vous êtes autorisés à contractez des mariages temporaires ; usez de cette faculté ».

Il mit fin a priori à cette pratique – détournement évident de l’interdit de la fornication – lorsqu’il jugea ultérieurement (en 628, soit 6 ans après l’hégire) que la continence sexuelle n’était plus susceptible, compte tenu du renforcement de son armée, de lui porter préjudice militairement.

Hadith (Bukhari) : Al-Hasan Ibn Muhammad Ibn Ali et son frère Abdallah rapportent que leur père Ali a dit a Ibn Abbas : « Le Prophète a interdit le mariage temporaire et la chair des ânes domestiques à l’époque de Khaybar ».

Conclusion : Mahomet savait adapter sa religion pour garder auprès de lui les hommes de son armée : Mahomet conditionnait sa religion à sa stratégie politique. C’est cela qui est clair.

 

Les 9 épouses de Mahomet : le fait du prince

Mahomet n’a pas respecté la règle des 4 épouses qu’il a lui-même énoncée. Pourquoi ?

  • Mahomet a eu jusqu’à 9 femmes en même temps

Mahomet épousa 13 femmes. Il en eut jusqu’à 9 en même temps (en dehors des concubines). La Sîra relate :

« Les femmes que le Prophète a épousées étaient au nombre de treize.
La première épouse fut Khadîja bint Khuwaylid. Elle lui fut donnée en mariage par son père Khuwaylid ibn Asad. Le Prophète lui donna en dot vingt génisses. Khadîja donna naissance à l’ensemble des enfants du Prophète, à l’exception d’Ibrahîm. Avant le Prophète, elle avait été l’épouse d’Abû Hâla ibn Mâlik.
Le Prophète prit aussi pour épouse Aïcha, fille d’Abû Bakr, l’homme de foi. Elle avait sept ans. Il consomma son mariage avec elle à Médine lorsqu’elle avait neuf ou dix ans. C’était la seule épouse vierge que le Prophète ait prise. Elle lui fut donnée en mariage par son père Abu Bakr. Le Prophète lui donna en dot quatre cents dirhams.
Le Prophète épousa aussi : Sawda bint Zam’a ibn Qays. (…) Zaynab bint Jahch. (…) Umm Salama, fille d’Abû Umayya ibn al-Mughîra. (…) Hafça , fille de ‘Umar ibn al-Khattâb. (…) Umm Habîba. (…) Juwayriya, fille d’al-Harîth ibn Abû Dirâr. (…) Çaffiya, fille de Huyayy ibn Akthab, qu’il avait prise comme captive parmi les juifs de Khaybar. (…) Maymûna, fille d’al-Hârith ibn Hazn. (…) Zaynab, fille de Khuzayma ibn al-Hârith. (…)
Voilà les femmes avec lesquelles le Prophète a consommé le mariage ; elles sont au nombre de onze.
Deux d’entre elles, Khadîja bint Khuwaylid et Zaynab bint Khuzayma, décédèrent avant lui. À sa mort, le Prophète laissait neuf veuves (…).
Avec deux des femmes qu’il a épousées, il ne consomma pas le mariage. »

  • Mahomet demandait à ses compagnons de s’appliquer à eux-mêmes  la règle des 4 épouses et donc de répudier les femmes qu’ils avaient en trop

Le Statut de la femme musulmane indique : « L’islam a annulé le mariage avec plus de quatre épouses. Le Prophète a dit que le musulman, une fois converti, s’il avait plus de quatre épouses, devait choisir quatre d’entre elles et divorcer des autres. »

Yusuf Qaradawi rappelle : « L’islam imposa à la polygamie une condition et une limite. Pour ce qui est de la limite, il fixa le nombre maximum d’épouses à quatre. Ghaïlan ath-Thaqfi embrassa l’islam alors qu’il avait dix femmes. Le Prophète lui dit : « Choisis-en quatre et répudie les autres » (rapporté par Ach-Chafi’i, Ahmad, at-Tirmidhi, Abou Maja, Ibn Abi Chaïb, ad-Daraqtani et al-Baïhaqi). Il en fut de même pour ceux qui embrassèrent l’islam en ayant huit ou cinq femmes. »

  • Mahomet s’est-il vu octroyer par Allah un droit exorbitant quant au nombre d’épouses ?

Pour justifier cette absence de respect par Mahomet de la règle qu’il a lui-même édictée, certains font état d’une dispense qu’aurait accordé Allah quant au nombre des épouses. Cet argument est généralement formulé dans les ouvrages musulmans de façon vague, sans référence précise au Coran ou à un hadith (je vous laisse le soin de faire cette expérience en feuilletant de tels ouvrages).

Yusuf Qaradawi écrit : « Quant au mariage du Messager de Dieu qui avait jusqu’à neuf épouses, c’était une permission particulière accordée par Dieu au Prophète, pour les besoins de sa mission durant sa vie et pour qu’elles enseignent à sa communauté après sa mort. » De quelle permission s’agit-il ? quels pouvaient bien être les besoins si particuliers de cette mission qui nécessitaient de multiplier le nombre d’épouses ?

Certains, rares, s’aventurent à justifier la multi-polygamie de Mahomet en référence au verset suivant :

Coran, sourate 33, verset 50 :  « Ô Prophète ! Nous t’avons rendue licites les épouses à qui tu as donné leur mahr, les captives de guerre qu’Allah t’a destinées, les filles de ton oncle paternel et de tes tantes paternelles ainsi que les filles de ton oncle maternel et de tes tantes maternelles – celles qui ont émigré avec toi –, ainsi que toute femme croyante si elle fait don de sa personne au Prophète, si le Prophète veut l’épouser. Ceci est un privilège pour toi, à l’exclusion des autres croyants. Nous savons, ce que nous leur avons imposé au sujet de leurs épouses et de leurs esclaves. Cela de manière à ce que tu ne ressentes aucune gêne. Allah pardonne et est miséricordieux. »

Or la question du nombre d’épouses n’est pas évoquée : il n’est question que du caractère licite ou illicite de l’union. Abdurrahmân Badawî, traducteur de la Sîra, indique : « D’après les commentateurs musulmans du Coran, le privilège donné à Muhammad dans ce verset consiste seulement en ceci : Muhammad a le droit d’épouser une femme qui se donne à lui et qu’il accepte d’épouser, sans qu’il soit obligé de lui donner un mahr [ndlr dot versée par le mari et non par l’épouse]. On cite le cas de Zaynab bint Khuzaymah, appelée Umm al-masâkîn. »

Pour Abdurrahmân Badawî, le fait que Mahomet ait dépassé le nombre de 4 épouses en même temps « était un privilège pour le Prophète seul, à l’exclusion de tout autre croyant, car Muhammad comme prophète et fondateur d’un État politique fut un cas tout à fait spécial et qui ne peut jamais se répéter, étant donné qu’il fut le dernier des prophètes. » On retrouve ici l’idée d’un privilège accordé à Mahomet mais sans qu’on sache ni comment ni pourquoi.

Il semble donc vain de chercher une justification religieuse claire à cette exception, qui relevait très vraisemblablement du fait d’un prince qui s’arrogeait, comme tout prince, les pouvoirs qui lui convenaient.

  • Une explication beaucoup plus simple et de bon sens : avoir un fils légitime

Malek Chebel commente cette situation en faisant preuve de beaucoup plus de réalisme et de bon sens : « Après la mort de Khadija, Mahomet entre en polygamie comme on entre en sacerdoce. Car il est affligé de ne pas avoir eu d’enfant mâle qui aurait pu perpétuer son message. Il entretiendra d’ailleurs ce régime matrimonial jusqu’à sa mort. En 624, elles ne sont pas encore nombreuses, seulement deux : Sawda bint Zama’ et Aïcha. C’est seulement à partir de 625 que le harem prophétique s’enrichit de femmes nouvelles, pas moins de dix, soit des captives de guerre, des concubines ou des mariages « diplomatiques », soit des choix personnels fondés sur la seule subjectivité de l’homme. Mahomet voulait un garçon à tout prix. Chaque union nouvelle est commentée par la proche communauté du Prophète, et aussitôt transcrite dans les tables du hadith. (…) La mort le surprit au moment où il entreprenait de nouvelles démarches. Il n’aura donc pas de successeur légitime, mais seulement une succession croisée à travers sa fille Fatima, femme d’Ali, et mère de Hassan et d’Husayn. Cette course effrénée à la recherche de nouvelles épouses ne s’explique donc que par l’absence d’héritier mâle. »

  • Mahomet, à la suite d’une maladie, était probablement devenu stérile

En effet, la Sîra précise que sa première femme Khadîja fut la mère de tous les enfants de Mahomet, sauf d’un garçon, Ibrâhîm Al-Qâsim, né de Maria la concubine. Mais tous les enfants mâles de Mahomet moururent en bas âge, contrairement à ses filles (Ruqayya, puis Zaynab, puis Umm Kûlthûm et enfin Fatima).

Mahomet n’eut donc aucun enfant d’aucune autre de ses femmes après la mort de Khadîja. Or Mahomet a épousé des femmes en âge d’avoir des enfants, et certaines en avaient déjà eus. Par exemple : Hafça, qu’il épousa en 625 alors qu’elle avait 22 ans environ ; Umm Salama, qu’il épousa en 626 alors qu’elle avait 30 ans environ et qui était déjà la mère de 4 enfants ; Çaffiya et Maymûna devaient avoir probablement au maximum entre 20 et 25 ans puisque l’une est morte environ 41 ans et l’autre environ 51 ans après la mort de Mahomet.

L’explication rationnelle dans ces circonstances est que Mahomet a probablement été atteint de stérilité à partir d’un certain âge, peut-être après une maladie, et qu’il a multiplié le nombre d’épouses dans l’espoir d’avoir des enfants, et surtout un garçon : ce qui n’a rien de choquant d’un point de vue successoral (mais ne résout pas pour autant la question du non-respect du commandement divin).

Si Mahomet n’a pas eu de successeur, n’était-ce pas la volonté d’Allah ?