La guerre, fondement de la prédication de Mahomet à Médine

Lors d’une conférence de la Société des Amis de l’I.M.A. consacrée en 2016 au mot « jihad », Ghaleb Bencheikh indique que « l’acception martiale ou guerrière (…), génératrice de violence [du Coran], n’est venue, globalement, que dans la seconde phase de la prédication Mohammedienne (…) ». Ghaleb Bencheikh cite notamment en 625 la bataille d’Uhud et « par la suite, durant toutes ces périodes où le Prophète de l’islam a effectivement participé à des batailles ».

Amis IMA Jihad 161010 Medine

C’est un propos intéressant car il reconnaît clairement et sans détours le caractère guerrier de la prédication de Mahomet, ce que quiconque lit la biographie de Mahomet comprend évidemment, mais qui est pourtant souvent caché ou nié par tous ceux qui pratiquent la takiyya.

La question est ensuite de savoir si la restitution de ces batailles par la Tradition musulmane a déformé, amplifié cette geste prophétique pour la glorifier, obéissant en cela au style littéraire que Ghaleb Bencheikh qualifie de « genre des expéditions ».

Si ces batailles ont pu effectivement susciter des élans poétiques figurant dans la biographie de Mahomet d’Ibn Hichâm (cf. les 30 pages célébrant la bataille de Badr), il n’en reste pas moins que le luxe de détails fourni ne laisse aucun doute sur la « réalité » de ces événements dans l’« imaginaire historique musulman » (ces récits restant invérifiables au sens de l’histoire critique objective), événements qui ont du mal à s’inscrire dans le cadre de la défense d’une religion qui se présente comme une religion d’amour et de paix.

Quitte à lasser ou à agacer encore une fois le lecteur, je ne peux que renouveler mon conseil pressant : bien avant de lire le Coran ou les hadiths, il faut lire la biographie de Mahomet d’Ibn Hichâm, biographie fondamentale et incontestée dans le monde musulman, bien connue et largement citée et avec raison par tous les imams orthodoxes et pas seulement par les fondamentalistes de tous poils (Al Qaida, État Islamique, etc.). Quiconque n’a pas lu cette biographie ne peut pas comprendre l’évolution du message de Mahomet et par conséquent la nature profonde de l’islam et du « modèle mahométan ».

Vous trouverez sur le site ( http://islametoccident.fr/?cat=12 ) les références de cette biographie. Mon ouvrage « L’islam de France (et d’Europe) : Un message de paix ? » s’appuie sur cette biographie essentielle pour mettre en regard les événements importants de la vie de Mahomet et le contenu de sa prédication, clef de compréhension fondamentale de l’idéologie musulmane. Le lecteur pressé trouvera dans le « Livret musulman de premier secours » une synthèse en deux pages (10 et 11) des phases essentielles de la vie de Mahomet ( http://islametoccident.fr/wp-content/uploads/2016/10/Livret-musulman-27-juillet-2016.pdf )

La ritualisation sclérosante de l’islam dénoncée par un musulman

  • Problématique

La spiritualité proposée par l’islam est pauvre puisqu’elle se résume pour l’essentiel au témoignage de la « shahada » : « Je témoigne qu’il n’y a de Dieu que Dieu et je témoigne que Mahomet est son prophète », témoignage centré sur le principe fondateur de l’islam comme monothéisme, c’est-à-dire l’unicité de Dieu (« tawhid »). Ce témoignage est loin d’atteindre la richesse et la complexité de la relation de l’homme à Dieu dans la foi chrétienne, ou celles du rapport de l’homme à l’univers dans le bouddhisme. En effet, la relation de l’homme à Dieu se réduit en islam à un rapport de soumission somme toute banal du maître à l’esclave : il suffit de lire le Coran pour s’en convaincre, Coran qui exhorte les hommes à se soumettre à la volonté d’Allah et promet les pires tourments aux mécréants (d’où également la faiblesse de l’esprit critique en islam). Les grands penseurs/philosophes/religieux musulmans ayant illustré l’histoire de la pensée universelle sont d’ailleurs généralement anciens et semblent bien peu nombreux si l’on en juge par le petit nombre de ceux qui sont habituellement cités, toujours les mêmes (notamment Avicenne, Averroès, Al Kindi).

Pour combler cette insuffisance spirituelle, on dirait que l’islam accumule une multitude de règles et de rituels alimentaires, vestimentaires, comportementaux, sociétaux, etc… – reprenant en cela les travers du judaïsme abandonnés par le christianisme – pour donner un peu de consistance à la religion et donc du grain à moudre aux croyants, ces règles et rituels ayant pour intérêt de donner à l’homme des repères qui peuvent le rassurer et qui occupent suffisamment son esprit pour éviter que celui-ci ne s’égare sur les rives de la pensée critique, le sentiment de liberté qu’elle procure effrayant la plus grande masse des hommes.

Cette survalorisation des règles et des rituels, fait avéré depuis les balbutiements de l’islam et qui n’a rien de nouveau, semble renaître aujourd’hui en réaction au monde occidental, notamment au sein de l’islam qui s’est implanté dans les pays occidentaux, du fait de la pauvreté relative de l’apport du monde musulman au monde moderne (depuis un certain nombre de siècles) sous beaucoup d’angles et de la frustration qu’elle engendre : « s’enfermer » dans des rituels permet de préserver une identité religieuse et ethnique mise à mal par un monde moderne perçu comme une menace face à un corpus spirituel et idéologique qui semble complètement dépassé. Placer son existence dans le carcan de l’exécution répétée de rituels quotidiens comble un vide intérieur et éloigne la question de son identité personnelle, qui n’a plus d’ailleurs beaucoup de signification au regard de l’appartenance à une communauté, l’« Oumma ».

  • Un témoignage

Ghaleb Bencheikh, présentateur attitré de l’émission hebdomadaire de France 2 « Islam », évoquait avec raison lors d’une conférence qui s’est tenue en novembre 2016 à l’Institut du Monde Arabe, une « religiosité aliénante par un respect excessif de la norme juridique », les règles et rituels constituant effectivement des normes « juridiques » au sens de l’islam puisque l’islam est religion et État, et donc lois (qui gouvernent tous les aspects de la vie du croyant).

C’est un témoignage intéressant sur un phénomène dont les causes apparaissent  pourtant assez simples et logiques pour qui étudie sérieusement la doctrine de l’islam, sclérosé depuis longtemps et recroquevillé sur la forme plutôt que le fond.

Amis IMA Charia 161107 Norme juridique

  • Le halal, une crispation injustifiée

Lors de cette conférence, Ghaleb Bencheikh a rappelé avec juste titre le caractère excessif des règles alimentaires connues sous le terme de « halal ».

Amis IMA Charia 161107 Halal

En effet, les musulmans (et encore plus les mécréants) ignorent pour leur immense majorité que le halal ne nécessite pas le recours à l’égorgement de bêtes vivantes. Le lecteur peut se reporter à l’article que j’ai déjà consacré à ce sujet : http://islametoccident.fr/?p=2462 .

  • Rions un peu

Pour achever ces quelques réflexions sur l’omniprésence des rituels en islam, revenons une des sources du mal : Mahomet. Si Mahomet a reçu une parole inspirée venant d’Allah, il est faux de croire en islam que tout ce qu’a fait ou pensé Mahomet est sacré et a donc valeur d’exemple. Lorsque Mahomet n’était pas inspiré, il était un homme comme les autres, jusque dans l’erreur, comme cela a été clairement rappelé dans l’émission de France 2 « Islam » du 28 janvier 2018.


France 2 Islam 180128 Revelation 3 Mahomet humain

Pourtant, le monde musulman adhère à la sanctification de la personne de Mahomet, exemple parfait dont il conviendrait de s’inspirer. Cette vénération infantile va jusqu’à imiter le comportement de Mahomet dans les moindres détails de la vie quotidienne, dans le contexte d’une ritualisation étouffante et sans rapport avec la véritable spiritualité. Ce pieux souci, qui vire à la superstition (Mahomet étant d’ailleurs lui-même superstitieux comme l’atteste la Sunna), est poussé à un niveau tellement hallucinant et grotesque qu’on peut avoir peine à le croire.

Voici donc quelques hadiths authentiques de Bukhari pour donner une idée de la profondeur de l’égarement mental auquel tout cela peut conduire :

Allah a-t-il besoin, pour signifier aux hommes l’essence de sa religion, d’inspirer Mahomet en lui dictant sa conduite lorsqu’il mange des dattes, se chausse, ou satisfait ses besoins naturels ? Jusqu’où Allah ne va-t-il pas se fourrer…

Marie Théotokos : un énorme blasphème

  • Une expression bien surprenante

Dans une conférence organisée à l’Institut du Monde Arabe en septembre 2016 sur le thème du mot « islam », Ghaleb Bencheikh, présentateur habituel de l’émission hebdomadaire « Islam » sur France 2 et personnalité musulmane régulièrement invitée en France dans des conférences portant sur l’islam, a blasphémé en reprenant à son compte l’idée chrétienne que Marie est effectivement la mère de Dieu et non, comme le veut l’islam, d’un simple prophète.

Amis IMA Islam 160905 Marie Theotokos

« Marie est musulmane » : « Marie est pacifiée, elle s’est remise à Dieu dans la confiance, en consentant d’être, si je parlais comme les orthodoxes, « Marie Théotokos », « Marie, mère de Dieu » ».

Compte tenu de sa grande culture, on peut penser que cette envolée lyrique dont Ghaleb Bencheikh a le secret (il met également dans la bouche de Mahomet les paroles du Christ à l’occasion d’une autre conférence, ce qui est proprement une absurdité et une aberration) lui a échappé, mais cela donne l’occasion d’une mise au point sur le sujet de la place de Jésus dans l’islam, source d’une grande confusion, y compris chez nombre de musulmans qui commettent l’erreur de croire que musulmans et chrétiens ont le même dieu.

  • L’islam réfute farouchement l’idée chrétienne d’incarnation

Le terme grec « théotokos » veut dire « qui a enfanté Dieu » car dans le christianisme Marie est effectivement non la mère d’un simple prophète mais bien la mère de Dieu incarné, l’incarnation de Dieu étant le mystère central du christianisme. Sans l’incarnation, il n’y a plus de christianisme.

Cette incarnation, « en vue » de la crucifixion et de la rédemption et totalement inexplicable même pour les chrétiens, est incompréhensible et inacceptable pour l’islam dans le cadre de sa rationalité élémentaire et « enfantine » où la religion se résume à une spiritualité assez pauvre structurée par une profession de foi (« shahada ») rudimentaire, quelques autres « piliers » et une multitude de rituels qui font de l’islam une « praxis » et une soumission totalement ancrée dans le quotidien.

Le Jésus des chrétiens les rend ainsi coupables aux yeux de l’islam du plus grand crime qui soit, l’associationnisme, c’est-à-dire le fait d’associer à Allah, dieu unique, un autre dieu, Jésus prétendument son fils (sans parler du Saint Esprit, troisième face de la Sainte Trinité) :

Coran, sourate 4, verset 171. Ô chrétiens, ne soyez pas extravagants dans votre religion et ne dites, d’Allah, que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n’est qu’un messager d’Allah, Sa parole qu’Il envoya à Marie sous forme d’un un souffle de vie. Croyez donc en Allah et en Ses messagers. Ne dites pas : « Trois ». Cessez ! Ce sera mieux pour vous. Allah est un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un fils. C’est à Lui qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Allah suffit comme protecteur.

Pour l’islam, Jésus est seulement un prophète parmi les 5 que compte l’histoire du monde :

Coran, sourate 33, versets 7 et 8. Lorsque Nous prîmes des prophètes leur engagement, de même que de toi[Mahomet], de Noé, d’Abraham, de Moïse, et de Jésus fils de Marie, Nous avons pris d’eux un engagement solennel, afin [qu’Allah] interroge les véridiques sur leur sincérité. Et Il a préparé aux infidèles un châtiment douloureux.

Coran, sourate 42, verset 13. Il [Allah] a légiféré en matière de religion, et a enjoint à Noé, ce que Nous t’avons révélé, ainsi que ce que Nous avons enjoint à Abraham, à Moïse et à Jésus : « Établissez la religion ; n’en faites pas un sujet de division ». Ce à quoi tu appelles les associateurs leur parait énorme. Allah élit et rapproche de Lui qui Il veut et guide vers Lui celui qui se repent.

Vous trouverez sur ce site de nombreuses autres références du Coran signifiant le rejet de la doctrine de l’incarnation pages 148 et 149 du « Livret musulman de premier secours » ( http://islametoccident.fr/wp-content/uploads/2016/10/Livret-musulman-27-juillet-2016.pdf ) ou encore une mise au point intéressante d’Ibn Taymiyya (article  http://islametoccident.fr/?p=3779 ).

  • Jésus, figure centrale de l’islam

Pourtant, Jésus (« Issa » dans le Coran) reste paradoxalement une figure centrale de l’islam, apparemment même bien plus considérable que celle de Mahomet, qui n’est finalement qu’un prophète comme un autre (sauf qu’il est prétendument le dernier).

Pour l’islam, le prophète Jésus est en effet un miracle illustre pour l’univers :

Coran, sourate 19, versets 27 à 30. Puis elle vint auprès des siens en le portant [le bébé]. Ils dirent : « Ô Marie, tu as fait une chose monstrueuse ! Sœur de Haroun, ton père n’était pas un homme de mal et ta mère n’était pas une prostituée ». Elle fit alors un signe vers lui [le bébé]. Ils dirent : « Comment parlerions-nous à un bébé au berceau ? » Mais (le bébé) dit : « Je suis vraiment le serviteur d’Allah. Il m’a donné le Livre et m’a désigné Prophète. »

Coran, sourate 3, verset 45. (Rappelle-toi,) quand les Anges dirent : « Ô Marie, voilà qu’Allah t’annonce une parole de Sa part : son nom sera « al-Masih », « Issa », fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l’au-delà, et l’un des rapprochés d’Allah. »

Coran, sourate 21, verset 91. Et celle [la vierge Marie] qui avait préservé sa chasteté ! Nous insufflâmes en elle un souffle (de vie) venant de Nous et fîmes d’elle ainsi que de son fils, un signe [miracle] pour l’univers.

Par conséquent, s’il était encore acceptable que Mahomet mourût d’un mal inconnu dans des conditions banales, il était inconcevable que Jésus ait pu mourir dans l’infamie, crucifié comme un vulgaire voleur. Aussi, le Coran précise que c’est Allah qui a rappelé à lui Jésus et la Tradition musulmane explique que c’est un sosie qui a été crucifié en lieu et place de Jésus :

Coran, sourate 3, verset 55. (Rappelle-toi) quand Allah dit : « Ô Jésus, certes, Je vais mettre fin à ta vie terrestre t’élever vers Moi, te débarrasser de ceux qui n’ont pas cru et mettre jusqu’au Jour de la Résurrection, ceux qui te suivent au-dessus de ceux qui ne croient pas. Puis, c’est vers Moi que sera votre retour, et Je jugerai, entre vous, ce sur quoi vous vous opposiez. »

Coran, sourate 4, verset 157. et à cause leur parole : « Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d’Allah » … Or, ils ne l’ont ni tué ni crucifié ; ce n’était qu’un faux semblant ! Et ceux qui ont discuté à son sujet sont vraiment dans l’incertitude : ils n’en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l’ont certainement pas tué.

En effet, l’islam reprenant à son compte la tradition monothéiste pour se situer dans la légitimité de cette filiation, essaie d’intégrer dans sa vision les éléments eschatologiques antérieurs : fin du monde, combat contre l’Antéchrist (« Al Masih ad Dajjal »), etc. Mais dans ce capharnaüm eschatologique, la situation est plutôt confuse car le Coran ne parle de l’Antéchrist et du retour de Jésus que de manière indirecte et allusive. Il faut se référer à la Tradition (Sunna) pour retrouver ces références, ainsi concernant le retour de Jésus par exemple :

Hadith Bukhari n°2222 (sahih, voir aussi n°2476) : « D’après Abû Hurayra, l’Envoyé de Dieu a dit : « J’en jure par ce lui qui tient mon âme entre Ses mains, il s’en faut de bien peu pour que le fils de Marie descende parmi vous comme un juge équitable. Il brisera la croix, tuera les porcs, fera disparaître les capitation et fera déborder la richesse au point que personne n’en voudra plus ». »

Hadith Abu Dawud n°4321 (sahih) : « L’Envoyé de Dieu mentionna l’Antéchrist qui disait : (…). Alors Jésus le fils de Marie descendra sur le minaret blanc à l’est de Damas. Il attrapera l’Antéchrist à la porte de Ludd et le tuera. »

Par ailleurs, le retour du prophète Jésus est aussi l’occasion de renvoyer définitivement dos à dos chrétiens et juifs : les chrétiens, pour leur abominable associationnisme ; les juifs, pour le crime qu’ils ont commis en trahissant la confiance qu’Allah avait placée en eux (cf. notamment le début de la sourate 17, « le voyage nocturne »), en interrompant la mission de Jésus et en rejetant la venue de Mahomet.

Pour ces multiples raisons, le ressentiment de l’islam vis-à-vis des juifs – qui alimente un antisémitisme viscéral – est particulièrement manifeste dans le Coran et dans la Tradition, ceux-ci étant également cités comme présents aux côtés de l’Antéchrist à l’heure ultime :

Hadith Muslim n°2944 (sahih) : « Anas ibn Malik a rapporté que l’Envoyé de Dieu a dit : « L’Antéchrist sera suivi par 70.000 juifs d’Isfahan portant des châles perses. »

Au final, rien d’étonnant donc dans le hadith qui suit, pourtant épouvantable, bien connu et reconnu comme authentique dans le monde musulman :

Hadith Muslim (n°2922) : « D’après Abû Hurayra, l’Envoyé d’Allah a dit : « L’Heure Suprême ne se dressera pas avant que les musulmans ne combattent les juifs. Les musulmans tueront les juifs jusqu’à ce que les rescapés de ces derniers se réfugient derrière les pierres et les arbres qui appelleront alors le musulman en disant : « Ô musulman ! Ô serviteur d’Allah ! Voilà un juif derrière moi, viens le tuer ! », exception faite de l’arbre dit Al-Gharqad qui est l’arbre des juifs ». »

  • Conclusion

L’expression « Marie Théotokos » est un blasphème intolérable pour tout musulman orthodoxe et qui connaît un tant soit peu sa religion. Alors même que l’islam rejette absolument et viscéralement toute idée d’incarnation, la confusion sur la place de Jésus en islam semble entretenue à dessein par la takiyya de certains imams ou intellectuels en Occident afin de faire accroire l’idée que chrétiens et musulmans auraient au bout du compte le même Dieu et donc pourraient s’entendre, que l’islam serait compatible avec l’Europe historiquement chrétienne, alors même que l’opposition doctrinale entre les deux religions est naturellement frontale depuis des siècles et qu’aucun rapprochement ne sera jamais possible.

Islam des lumières : un point de vue

L’islam des lumières soutient que le Coran, comme tous les livres sacrés d’Occident, est inspiré, et non dicté.

par Jean-Jacques Walter, écrivain, docteur en islamologie.

Article publié sur le site : Boulevard Voltaire

« Comment vivre, en France, avec les musulmans qui acceptent les lois de la France sans les stigmatiser en raison des islamistes ? La solution politiquement correcte, c’est : pas d’amalgame, l’islam n’est pas l’islamisme.

Premier inconvénient, c’est une attitude raciste, car elle prétend que les centaines de millions d’islamistes, ainsi que leurs dirigeants politiques et leurs clercs religieux, au Nigeria, en Mauritanie, Arabie saoudite, Irak, Iran, Pakistan, Afghanistan, etc., sont tous des imbéciles qui ne savent pas lire le Coran.

Second inconvénient, c’est faux : réduire les prisonnières de guerre à la condition d’esclaves sexuelles vendues aux enchères, comme le fait Daech avec des Yézidies et Boko Haram avec des chrétiennes, est autorisé par le Coran (sourate 4 verset 3), pratiqué par Mahomet, notamment avec Maria la Copte, et les armées musulmanes l’ont fait pendant des siècles, sans jamais une condamnation des autorités religieuses. Les trois sources de l’islam (le Coran, l’imitation de Mahomet et le consensus) approuvent l’esclavage sexuel et, de même, l’ensemble des pratiques islamistes.

Enfin, c’est stupide, car utiliser le mensonge pour exonérer de l’islamisme les musulmans qui choisissent la France, c’est aller à l’échec. On ne bâtit rien de durable sur le mensonge. 

Il existe une autre approche : l’islam des lumières. Elle ne ment pas sur l’islam, elle le refonde, en révoquant la thèse du Coran incréé.

Cette thèse, obligatoire dans l’islam depuis 920, en raison du consensus des cheiks et de l’approbation constante des autorités politiques depuis cette date, stipule que le Coran a été écrit par Allah lui-même, avant la création du monde – il y a 14 milliards d’années – en langue arabe, car Allah parle l’arabe classique avec les anges depuis cette date lointaine. Allah l’a écrit sur une Table du Paradis gardée par des anges, et quand le temps est venu, l’ange Gabriel l’a lu, récité à Mahomet, qui l’a à son tour récité à qui voulait l’entendre. En conséquence, le Coran a été dicté et, étant venu d’Allah, aucun de ses versets ne peut être récusé.

L’islam des lumières soutient que le Coran, comme tous les livres sacrés d’Occident, est inspiré, et non dicté. Ceux qui l’ont écrit ont mêlé une inspiration avec des idées de leur époque. Pour le Coran, comme pour la Bible, le lecteur doit réfléchir pour séparer ce qui vient d’une inspiration et ce qui exprime des idées purement humaines. En conséquence, un certain nombre de versets du Coran doivent être rejetés : ceux qui affirment des erreurs factuelles, comme la Terre plate, et tous les versets qui violent les droits de l’homme – et de la femme.

À partir de là, l’islam des lumières s’oppose au refus de chanter « La Marseillaise », aux rues sans femmes, aux voies de faits contre celles et ceux qui quittent l’islam, au recrutement, à la formation, à l’hébergement et à la protection des terroristes dans les Molenbeek français, et à tout ce qui refuse ou insulte la France. »

L’islam des banlieues : le vrai islam qui laisse l’islam « modéré » désemparé

  • Un témoignage de vérité

À l’occasion d’une conférence organisée à l’Institut du Monde Arabe sur le mot « islam » en septembre 2016, une femme musulmane prit la parole pour faire part de son inquiétude face à la montée du fanatisme musulman dans les banlieues françaises comme Sevran.

On sait qu’une certaine coterie intellectuelle française se refuse toujours à reconnaître la réalité de cette situation dans les « territoires perdus de la République ». Il est donc intéressant d’écouter ce témoignage qu’on ne peut pas décrédibiliser par l’accusation diffamatoire d’extrême-droitisme ou d’« idenditarisme ».

Mais il est encore plus intéressant de prendre conscience du désarroi complet du conférencier Ghaleb Bencheikh (présentateur attitré de l’émission de France 2 « Islam » du dimanche matin) face à cette situation, qu’on peut synthétiser en deux phrases, un constat d’impuissance et un vœu pieux :

« Sincèrement, je ne sais pas comment on fait cette affaire de ra-déradicalisation. Est-ce qu’on leur ouvre leur cerveau et on met autre chose à la place ? Je ne sais pas. »

« Il est de notre responsabilité collective de faire en sorte que nous sortions de l’ornière. »

Amis IMA Islam 160905 Banlieues

  • Conclusion

Le fanatisme musulman semble donc avoir encore de beaux jours devant lui puisque les musulmans eux-mêmes, lorsqu’ils n’y sont pas favorables, ne semblent pas savoir quoi dire ni faire…

Message d’ex-musulmans catholiques au Pape

Les intellectuels arabo-musulmans qui dénoncent l’islam

  • Problématique

Ghaleb Bencheikh, musulman pondéré et cultivé, présentateur attitré de l’émission de France 2 « Islam » diffusée le dimanche matin sur France 2 est revenu, dans le cadre d’un cycle de conférences organisées en 2016 et 2017 par la société des amis de l’Institut du Monde Arabe, sur le sens du mot « jihad » et sur l’attitude frileuse des intellectuels du monde musulman qui ne dénoncent pas assez selon lui les affres de l’islam.

Amis IMA Jihad 161010 Intellectuels

  • Une description sans détours de l’islam : un appel à se lever contre l’islam ?

Le diagnostic de Ghaleb Bencheikh sur l’apport de l’islam au monde d’aujourd’hui est accablant, et celui-ci rappelle quelques vérités à faire frémir le politiquement correct :

«  En contexte islamique, il n’y pas de démocratie, il n’y a pas de liberté, pas de séparation de la politique d’avec la religion (…) »

« Cela rend davantage admirable le travail des rares de ceux qui osent, en contexte islamique, au péril de leur vie, dirent des choses. »

« Ailleurs, il devient un devoir, pour les intellectuels musulmans, parce qu’ils jouissent plus ou moins d’un ciel un peu plus clément au-dessus de leur tête ; s’ils ne le font pas, eh bien ils sont aussi frileux, pusillanimes, couards, peureux, et ne rendent pas service – pas aux musulmans – mais à l’humanité, parce qu’on a là un fléau terrible qui sévit au nom de la tradition islamique »

Ghaleb Bencheikh évoque également la contradiction fondamentale et insoluble qui se trouve à l’intérieur même du Coran, la nature de la prédication changeant significativement entre La Mecque et Médine :

« Il vaut mieux tenir compte dans la révélation coranique des versets mecquois et ne pas tenir compte des versets médinois. »

  • La visite de Mahomet à Taïf

Mais si Ghaleb Bencheikh critique ouvertement l’islam d’aujourd’hui, il tente néanmoins coûte que coûte de préserver la figure de Mahomet en en faisant un  fidèle continuateur du Christ. En effet, évoquant la visite de Mahomet à Taïf, Ghaleb Bencheikh prétend que celui-ci a eu « sa propre mâchoire fracassée », a été « battu à coups de mâchoires d’âne », et va jusqu’à affirmer que Mahomet a dit : « ô mon dieu pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font (reprenant les paroles de Jésus connaissant la passion) ».

Le problème est que ce récit est faux, du moins si l’on se réfère à la biographie de Mahomet d’Ibn Ishâq/Ibn Hîcham, « officielle » car reconnue dans l’ensemble du monde musulman, qui relate cette visite de façon très différente. Reprenons-en le texte (j’en fournis ci-dessous les principaux extraits ; ceux qui voudraient se reporter au passage complet le trouveront dans la biographie traduite par Abdurrahman Badawi, tome premier, pages 333 à 336).

Rappelons-le contexte : L’oncle de Mahomet qui le protégeait à La Mecque vient de mourir et Mahomet recherche donc l’appui de clans pour le soutenir dans sa lutte pour le pouvoir contre les Quraychites de La Mecque (nous sommes avant l’hégire). Il se rend donc à al-Taîf, auprès la tribu des Thaqîf. Voici le texte de la biographie :

« L’Envoyé d’Allah va à la tribu Thaqîf à la recherche de leur secours.

Ibn Ishâq dit : Quand Abû Talib mourut, les Quraysh outrageaient l’Envoyé d’Allah d’une manière qui ne s’était pas vue durant la vie de son oncle Abû Tâlib. Alors il partit pour al-Tâ’if, cherchant secours auprès de la tribu Thaqîf et leur protection contre son peuple, et aussi pour qu’ils acceptassent de lui ce qui lui venait de Dieu. Il y alla seul.

Ibn Ishâq dit : Yazîd b. Ziyâd sur l’autorité de Muhammad b. Ka’a al-Quraî m’a rapporté que quand l’Envoyé d’Allah arriva à al-Tâ’if, il se dirigea vers quelques gens de Thaqîf qui étaient alors les chefs et les nobles de la tribu Thaqîf. Ils étaient trois frères (…). L’Envoyé d’Allah s’asseyait avec eux, les appelait à croire en Dieu, et leur parlait du sujet qui l’avait amené à venir chez eux, à savoir : de lui porter secours pour propager l’islam et de l’aider contre ses opposants parmi son peuple. L’un d’eux alors lui dit qu’il déchirerait la couverture de la Ka’bah si Dieu l’avait envoyé. Le deuxième lui dit : « Dieu n’a-t-il pas trouvé un homme mieux que toi pour l’envoyer ?! » Le troisième lui dit : « Je ne parlerai jamais avec toi si tu étais l’Envoyé d’Allah, comme tu le dis, tu serais trop important pour que je puisse répondre à toi, et si tu mentais sur Allah, je ne devrais pas parler avec toi. »

L’Envoyé d’Allah partit donc de chez eux, désespéré de l’élite de Thaqîf. D’après ce qui m’a été rapporté, il leur dit : « Puisque vous vous comportez ainsi, gardez cela un secret entre nous ». (…) Mais ces trois nobles de Thaqîf ne gardèrent pas le secret. Au contraire, ils excitèrent contre l’Envoyé d’Allah leurs hommes insolents et leurs esclaves, qui se mettaient à l’insulter et à le chahuter, en sorte que la foule s’assembla autour de lui et le poussa à se réfugier dans le jardin entouré d’un mur qui appartenait à Utbah b. Rabî’ah et à Shaybah b. Rabî’ah qui s’y trouvaient en ce moment. Alors les insolents de Thaqîf qui le poursuivaient le laissèrent tranquille. Il se mit sous l’ombre d’une treille de vigne. Il s’y assit, pendant que les deux fils de Rabî’ah le regardaient et voyaient ce qu’il avait souffert de la part des gens insolents de Thaqîf. (…)

Quand les deux fils de Rabî’ah le virent et aperçurent qu’il souffrait, leur lien de parenté s’émut. Ils appelèrent un domestique chrétien qui était à leur service, appelé Addâs, et lui dirent : « Cueille de ce raisin, mets-le dans ce plat, et va à cet homme-là et invite-le à en manger. » (…)

Puis l’Envoyé d’Allah partit d’al-Ta’îf et retourna à Makkah, ayant désespéré de la conversion de la tribu de Thaqîf. Lorsqu’il passa par la vallée de Nakhlah, il se mit à prier, au milieu de la nuit. Alors passa devant lui, le groupe de djinns que Dieu a mentionnés. D’après ce qu’on m’a dit, ils sont au nombre de sept et sont des djinns des habitants de Nisibe. Ils se mirent à l’écouter. (…) »

  • Conclusion

Alors chahut, insolence des Thaqîf qui refusent de se convertir, folie du Prophète qui voit des « créatures » (les djinns) : oui. Mais aucun signe d’une mâchoire fracassée, et encore mois d’un prophète reprenant les paroles du Christ ! Où Ghaleb Bencheikh est-il allé chercher sa version sacrificielle ?

Le désir de Ghaleb Bencheikh de vouloir à tout prix sauver l’islam – tout en ayant le courage par ailleurs d’évoquer sa violence intrinsèque – ne doit pas nous entraîner dans une vertige hallucinogène. Comment pourrait-on croire que Mahomet ait pu jamais prétendre s’inspirer de Jésus-Christ, lui qui, quelque temps après, exterminera en l’égorgeant la principale tribu juive de Médine et reviendra d’aileurs « s’occuper » d’al-Taîf plusieurs années après (cf. « La campagne d’al-Ta’îf après Hunayn en l’an VIII », page 409 du tome 2 de la biographie déjà mentionnée) ?

Quand une religion d’amour et de paix rend licite la peine de mort

Ghaleb Bencheikh, présentateur attitré de l’émission de France 2 « Islam » diffusée le dimanche matin sur France 2 revient, dans le cadre d’une conférence sur le mot « fatwa » organisée par la société des amis de l’Institut du Monde Arabe en novembre 2016, reconnaît clairement l’existence dans la doctrine de l’islam du concept de peine de mort, ce qui est pour le moins contradictoire avec l’idée même de religion d’amour et de paix.

 

Amis IMA Fatwa 161128 Fatwa de mort

Ghaleb Bencheikh explique en effet pourquoi la fatwa de mort de l’ayatollah Khomeyni contre Salman Rushdie n’était pas légitime car non conforme aux règles de validité prévues dans le doctrine de l’islam, ce qui confirme sans ambiguïté que la peine de mort est bien une peine prévue par l’islam dans certaines circonstances. 

Ghaleb Bencheikh se dresse avec courage contre le principe de peine de mort qu’il juge incompatible avec l’idée qu’il se fait du progrès. Or l’idée même de progrès est incompatible avec l’islam puisque le Coran est la parole éternelle et définitive d’Allah. L’idée que la parole d’Allah ait pu être conditionnée par un contexte historique n’a d’ailleurs absolument aucun sens : c’est totalement absurde. C’est pourtant la seule voie que nous propose finalement l’islam « modéré » pour ne pas sombrer dans le fondamentalisme.

Déconstruire l’islam : seule solution pour lutter contre le salafisme

  • La proposition stupéfiante de Ghaleb Bencheikh

Ghaleb Bencheikh, musulman pondéré et cultivé, présentateur attitré de l’émission de France 2 « Islam » diffusée le dimanche matin sur France 2 revient, dans le cadre d’une conférence sur le mot « salafisme » organisée par la société des amis de l’Institut du Monde Arabe en novembre 2017, propose une remise en cause fondamentale de l’authenticité de deux des trois sources scripturales les plus sacrées de l’islam : les hadiths, mais aussi la biographie (Sîra) du Prophète. Ces propos stupéfiants de la part d’un musulman valent la peine d’être écoutés attentivement.

 

Amis IMA Salafisme 171106 Legitimite hadiths 1

Amis IMA Salafisme 171106 Legitimite hadiths 2

Naturellement, ces propos sont absolument traumatisants pour tout bon musulman dont Mahomet est le modèle car rejeter l’authenticité des hadiths, c’est rejeter la seule parole du Prophète de l’islam (le Coran étant censé être la parole d’Allah et non de Mahomet). Il n’est donc pas étonnant qu’une jeune femme réagisse fortement dans la séance de questions-réponses, ce qui donne à Ghaleb Bencheikh l’occasion de réitérer son propos.

Amis IMA Salafisme 171106 Legitimite hadiths 3

 Amis IMA Salafisme 171106 Legitimite hadiths 4

  • Pourquoi cette proposition stupéfiante, assimilable à un blasphème ?

Pourquoi Ghaleb Bencheikh en arrive-t-il à remettre en cause les textes les plus sacrés de l’islam pour ne finalement retenir que le Coran (même si celui-ci pose aussi de nombreux problèmes compte tenu des obscurités et surtout des contradictions qu’il contient) ? Fondamentalement, parce que les mouvements fondamentalistes musulmans (Al Qaida, État Islamique, etc.), mouvements « salafistes », à la source du terrorisme musulman contemporain, font un usage répété des hadiths et des passages de la biographie de Mahomet dans leurs revues de propagande pour justifier leur action et par conséquent le terrorisme : or ces textes sont 1) incontestables pour tout musulman qui accepte la Sunna telle qu’elle s’est constituée et a été validée par les plus grands savants de l’islam au cours des mille quatre cents ans qui se sont écoulés depuis la mort de Mahomet ; 2) d’une grande cohérence chronologique et idéologique ; 3) confirment in fine la vision guerrière et sanglante de l’idéologie mahométane, en contradiction flagrante avec l’idée d’une religion d’amour et de paix.

En d’autres termes, Ghaleb Benchikh est en train de proposer de réinventer l’islam sur une base uniquement coranique car il sait qu’il est impossible de s’y retrouver dans tout le fatras des hadiths et que, de toutes façons, il est impossible d’en dégager le concept de religion d’amour et de paix car en réalité ces textes sont très cohérents au regard de l’évolution du message de Mahomet qui devient une idéologie de guerre à compter de l’émigration à Médine. Il faut de ce point de vue saluer le courage (ou l’inconscience) de Ghaleb Bencheikh qui ose ainsi faire état d’un constat absolument accablant quant au rapport de la doctrine de l’islam à la violence.

  •  Conclusion

Ghaleb Bencheikh tente de sauver l’islam en jetant par-dessus bord les textes les plus sacrés de l’islam : c’est dire l’incapacité totale de l’islam « modéré » à contre argumenter doctrinalement face au salafisme et au fondamentalisme musulman, incapacité qui n’étonne pas ceux qui ont pris simplement la peine de lire les textes sacrés de l’islam. La situation est vraiment dramatique pour ce représentant de l’islam « modéré », qui finalement cherche à inventer une religion nouvelle qui n’est plus l’islam. Si son message devait se répandre et être connu largement dans le monde musulman, il n’y aurait pas à donner cher de sa peau.

Par ailleurs, malheureusement, il n’est pas sûr que cette leçon de bon sens et de lucidité profite beaucoup à l’islamo-gauchisme en vogue en France, imperméable à la raison et aveugle aux plus grandes évidences. Il y a bien encore des gens qui défendent le communisme, idéologie pestilentielle qui a fait des millions de morts…

Une belle mais effrayante leçon de sagesse

L’émission de France 2 « Judaica » a abordé le 10 septembre 2017 de façon tout à fait fine et intelligente la question épineuse et dramatique du fanatisme, et en particulier du fanatisme religieux. Je propose ici cette émission dans son intégralité (15 minutes) compte tenu de son grand intérêt et de sa grande sagesse.

France 2 Judaica 170910 Fanatisme

Néanmoins, on ne peut être qu’effrayé par l’attitude de l’invité, le rabbin Daniel Epstein, qui n’ose pas nommer dans une émission française le fanatisme musulman – principal fanatisme religieux aujourd’hui – : « Le fanatisme religieux, que l’on n’ose à peine nommer par son nom parce que, évidemment, on s’expose à des poursuites judiciaires (…) »

France 2 Judaica 170910 Fanatisme Extrait

Que s’est-il passé pour qu’un rabbin tout à fait pacifique, voire débonnaire, en soit réduit à craindre les foudres de la justice française, simplement parce qu’il nommerait les choses. Comment en est-on arrivé là ? France, es-tu devenue folle et suicidaire ?