Comment le gouvernement des juges contribue à l’islamisation de l’Europe

Chaque jour qui passe en Europe semble confirmer la thèse de Michel Houellebecq d’une soumission progressive de la civilisation européenne à l’islam. La Cour Européenne des Droits de l’Homme vient d’en fournir une nouvelle preuve par le jugement rendu le 25 octobre 2018 :

CEDH Freedom of expression 181025

  • Les faits

Elisabeth Sabaditsch-Wolff, ressortissante autrichienne, a été condamnée par la justice de son pays en 2011 (avec un pourvoi rejeté en 2013) pour avoir évoqué  une probable tendance pédophile de Mahomet, notamment par la question « un homme de cinquante-six ans avec une fille de six ans (…) De quoi s’agit-il, si ce n’est de pédophilie ? », celui-ci s’étant marié, déjà cinquantenaire, à une petite de 6 ans, Aïcha, avec laquelle il entretint des relations sexuelles à compter de ses 9 ans.

  • La sexualité de Mahomet et son penchant pour la très jeune Aïcha : mensonge ou vérité selon l’islam ?

Contrairement à ce qu’écrit le greffier de la C.E.D.H. dans son communiqué de presse en français (« ledit mariage aurait été consommé lorsque celle-ci avait neuf ans »), le penchant du vieux Mahomet pour la très jeune Aïcha n’est pas une hypothèse en islam car c’est bien ce que mentionnent les textes sacrés musulmans eux-mêmes, de façon incontestée dans le monde musulman, y compris chez les imams les plus attentifs à la défense de la mémoire du « modèle » Mahomet (en particulier au Moyen-Orient, comme avec Yusuf Al Qaradawi). Pour l’islam, le penchant sexuel de Mahomet pour une enfant pré pubère ne fait aucun doute et constitue même un fait religieux majeur, Aïcha étant par ailleurs l’épouse préférée de Mahomet et ayant joué un rôle important dans l’évolution de cette religion. C’est une autre la raison qui explique pourquoi les mariages de très petites filles sont encore autorisés, ou de facto acceptés, dans certains pays musulmans.

Les arguments de la Cour évoquant un fondement factuel finalement insuffisant du propos (« made a value judgement without sufficient factual basis. Even if they were to be classified as factual statements, she had failed to adduce any evidence to that end. ») sont incohérents avec la position même de l’islam puisque les musulmans eux-mêmes admettent ce fait. Évidemment consciente de cette situation, la C.E.D.H. mélange de façon habile et peu claire la question de la pédophilie avec un prétendu doute sur les faits pour statuer que l’opinion émise (la qualification de pédophilie, qui n’est qu’une opinion), portant sur des faits non avérés (ce qui est faux), ne peut donc pas être couverte par le droit à la liberté d’expression (« the Court had held that statements which were based on (manifestly) untrue facts did not enjoy the protection of Article 10 »).

  • Pédophilie ou pas, est-ce important ?

La Cour s’emploie à tenter de déqualifier le caractère pédophile de cette relation sexuelle (« The domestic courts made a distinction between child marriages and paedophilia ») en faisant remarquer que celle-ci intervenait dans le cadre d’un mariage et que celui-ci a duré jusqu’à la mort de ce dernier (« the applicant had disregarded the fact that the marriage with Aisha had contin­ued until the Prophet’s death, when she had already turned eighteen and had therefore passed the age of puberty »). Il est vrai que la pédophilie moderne est définie aujourd’hui plutôt par la multiplicité des relations (« the impugned statements had not been phrased in a neutral manner aimed at being an objective contribution to a public debate concern­ing child marriages but rather amounted to a gener­alisation without factual basis »). Néanmoins, les frontières sont floues et souvenons-nous de « Lolita » de Vladimir Nabokov avec une fascination tout à fait focalisée.

En réalité, tout ceci n’a guère d’importance puisque ce qui pose problème ici à la Cour, ce n’est pas la pédophilie de Mahomet mais tout simplement l’attaque frontale de Mahomet en tant que Prophète et modèle de tous les musulmans (« aimed at demonstrat­ing that Muhammad was not a worthy subject of worship », « an abusive attack on the Prophet of Islam »). Or, de ce point de vue, la question est réglée depuis longtemps, indépendamment du dégoût que peut inspirer une telle relation d’un cinquantenaire profitant des faveurs sexuelles d’une fillette : il suffit de lire la biographie de Mahomet reconnue dans tout le monde musulman, celle d’Ibn Hîsham (IXème siècle). Au demeurant, il est cocasse de remarquer en matière sexuelle que Mahomet a bafoué lui-même la règle du maximum de quatre épouses simultanées qu’il avait lui-même instituée et qu’on retrouve dans le Coran, puisqu’il a eu jusqu’à 11 femmes en même temps, ce qui est la preuve d’un évident désordre du côté du bas-ventre.

  • Pour éviter la guerre civile qui s’approche de l’Europe avec l’islam, protégeons l’islam !

La C.E.D.H. tente ainsi de qualifier d’incitation à l’intolérance religieuse l’opinion émise par la requérante (« the facts at issue contained elements of incitement to religious intolerance ») : pourtant, cet argument est absurde puisque ce ne sont justement pas les musulmans qui sont mis en cause mais seulement Mahomet en tant que modèle : il s’agit en effet de montrer à quiconque, musulmans et mécréants, l’inanité de voir un modèle dans un personnage au comportement moralement aussi détestable (et pour autant d’ailleurs que cet individu ait réellement existé comme il est écrit dans les textes sacrés musulmans car, historiquement, la question est hautement discutable…voir notamment les analyses historico-critiques de Jacqueline Chabbi).

La véritable préoccupation de la Cour, qui la conduit d’ailleurs à bafouer le droit légitime à une réelle liberté d’expression, est de protéger l’islam contre ses adversaires en Europe car la Cour sait que la remise en cause de Mahomet peut être perçue comme trop violente par des musulmans qui pour l’essentiel ne supportent guère la critique, surtout lorsqu’elle est occidentale. La Cour se fait ainsi la complice des musulmans en criminalisant de fait le droit au blasphème, comme d’ailleurs certains musulmans (cf. Tariq Ramadan) le demandent depuis des années.

La mise en œuvre de l’interdiction du blasphème prend ainsi en pratique la forme de l’interdiction d’émettre une opinion qui peut offenser les musulmans :

–  « the applicant could therefore not have assumed that there would only be like-minded people in the room but also people who might be offended by her state­ments. »

–  « the applicant’s statements had been likely to arouse justified indignation in Muslims »

La Cour préfère ainsi la lâcheté consistant à bafouer, sous des prétextes fallacieux, le droit à la liberté d’expression plutôt que de fonder une jurisprudence défendant ce droit légitime et qui devrait être imprescriptible afin de préserver encore un peu la paix civile, qu’elle qualifie elle-même assez curieusement de « paix religieuse » :

–  « evaluate which statements were likely to disturb the religious peace in their country »

–  « an abusive attack on the Prophet of Islam, which was capable of stirring up prejudice and putting at risk religious peace, »

–  « the rights of others to have their religious feelings protected, and to have religious peace preserved in Austrian »

Il semble donc bien que les peuples européens n’aient plus rien à attendre dans ce domaine du gouvernement des juges européens.

  • Les diktats judiciaires de Bruxelles (Strasbourg) vont-ils finir par mettre fin également à liberté d’expression en France ?

Les juges français affirmaient il y a peu avec bon sens (cf. http://islametoccident.fr/?p=4151 ) que« La liberté d’expression vaut non seulement pour les « informations » ou « idées » accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent » dans la mesure où « Le propos incriminé, s’il est outrageant, ne contient néanmoins pas, même sous une forme implicite, d’appel ou d’exhortation à la haine ou à la violence (…) » : combien de temps vont-ils encore tenir face à la démagogie bruxelloise ?

Déjà qu’il n’y a sans doute pas grand-chose à attendre d’une élite française particulièrement lâche comme mes échanges ces deux dernières années avec une vingtaine de personnalités politiques ou médiatiques du centre ou de droite m’ont conduit à la constater. Car si la quasi-totalité de ces personnalités (pour celles tout au moins qui ont un peu étudié la doctrine de l’islam…) sont finalement d’accord en privé sur l’absence de frontière doctrinale entre islam et islamisme, ainsi que le rappelle avec une constance irritante mais avec raison Eric Zemmour, aucune ne veut en faire état publiquement, soit par souci de ne pas être accusée d’être complice de ce dernier et d’être ostracisée par les médias gauchisés, soit parce par souci de ne pas être accusée de prêcher la guerre civile (sous couvert de « sagesse politique », la sagesse consistant souvent pour ces personnes à ne rien faire pour les Français dès lors que leur train de vie de privilégié n’en est pas affecté), soit tout simplement par peur physique, les deux plus récents exemples étant Luc Ferry (lundi 12 novembre 2018, en présence de François-Xavier Bellamy : « je tiens à la vie ») et Vladimir Federovsky (vendredi 23 novembre 2018, « Le jihad est bien dans le Coran et Mahomet est un islamiste, mais cela, on ne peut pas le dire »).

Haram & Halal : le grand bazar

L’émission de France 2 « Islam » a consacré deux épisodes à la question du haram (illicite) et du halal (licite) en islam : une occasion de constater que les choses sont loin d’être claires pour les musulmans.

  • Le principe de l’interdit

Certaines religions, en particulier le judaïsme et l’islam, font un large appel à la notion d’ « interdit », imposé à leurs croyants, sans être en mesure de justifier raisonnablement dans la plupart des cas le sens et l’intérêt spirituel de cet interdit (cf. notamment les interdits alimentaires qui contreviennent au simple bon sens, car ce n’est pas ce qui entre dans la bouche de l’homme qui souille l’homme, mais ce qui en sort).

On sait par exemple que juifs et musulmans, dont les religions sont en réalité très proches sous de nombreux aspects, abhorrent la consommation de porc tout en étant totalement incapables de justifier ce tabou. Un malheureux cochon aurait-il mordu Abraham ou celui-ci aurait-il mal digéré un petit salé aux lentilles ?

Les interdits ont surtout pour principal objectif d’asservir le croyant dans un réseau d’obligations qui l’emprisonnent physiquement et surtout mentalement, ces habitudes étant ancrées dès le plus jeune âge par une éducation essentiellement fondée sur la répétition mécanique, jusqu’à obtenir des réflexes pavloviens.

Les propos d’une des personnes interviewées sur le sujet reflètent bien la perplexité dans laquelle se trouve un croyant qui essaie de comprendre rationnellement l’origine et le sens de ces interdits :

France 2 Islam 180930 Halal 2 Signifcation

  • Qu’est-ce que le halal et le haram ?

La réponse est loin d’être claire car, comme le rappellent les intervenants, ces termes sont ambigus ou ambivalents.

France 2 Islam 180923 Halal 1 Definition

  • Quelques exemples

S’il existe de grandes catégories d’interdits, dès qu’on creuse un peu, la situation se complique visiblement rapidement.

France 2 Islam 180923 Halal 1 Exemples

La distinction entre « blâmable » et « interdit » semble porter le débat à son summum d’absurdité.

France 2 Islam 180923 Halal 1 Flou

  • La multiplication des interdits

Il semble qu’Al Ghazzali ait déjà compris il y a mille ans l’absurdité de la situation.

France 2 Islam 180930 Halal 2 Multiplication

  • La question de la viande

Comme déjà précisé dans un précédent article sur ce site, les musulmans ignorent pour leur grande majorité que la viande obtenue des gens du Livre leur est licite. La querelle du halal à l’école, dans les entreprises, etc. n’est, cela paraît évident, qu’une façon de manifester un communautarisme agressif.

France 2 Islam 180930 Halal 2 Viande

  • La question du voile

Comme le rappelle l’intervenant, « les interdits ont une histoire ». La question du voile est très débattue en islam et le port du voile est pour l’essentiel en Occident une façon de vomir publiquement la culture française, que ce soit pour les personnes d’origine immigrée qui veulent montrer leur non-assimilation dans  un pays dont elles ne supportent pas en réalité la tradition de tolérance et l’héritage culturel écrasant, ou pour les occidentales converties qui s’accrochent férocement au voile dans une soumission qui leur réserve un statut inférieur et pitoyable au regard de l’homme, et qui étalent ainsi sur leurs cheveux les stigmates de leur médiocrité.

France 2 Islam 180930 Halal 2 Voile

  • Encore et toujours la contextualisation

Face à une telle cacophonie et à ces multiples contradictions, la contextualisation, comme toujours en islam, est bien commode pour tenter de trouver une issue sans perdre la face à ce capharnaüm.

France 2 Islam 180930 Halal 2 Contextualisation

  • Les interdits, à quoi cela sert, si ce n’est même pas pour viser le paradis ?

Summum de l’abscons, le musulman est perdu en s’interrogeant sur le sens de ces pratiques puisque celles-ci ne lui assurent aucunement une meilleure place dans l’au-delà : c’est l’arbitraire divin, aucunement lié à la soumission rituelle du croyant.

France 2 Islam 180923 Halal 1 Retribution

  • Conclusion

Pour l’essentiel, les interdits sont là pour cacher un vide spirituel. Cette multitude d’interdits emprisonne l’esprit du croyant au lieu de l’ouvrir et de lui permettre de s’épanouir. La multitude d’opinions contradictoires émises par les religieux musulmans est la preuve de la confusion extrême sur cette question, qui offre néanmoins aux imams sunnites en mal de notoriété l’occasion de se distinguer dans ce grand bazar par leurs propres analyses personnelles.

Dénonciation du communautarisme : un franc-parler courageux

Émission diffusée le 30 septembre 2018 sur Sud Radio. Invité : Patrice Quarteron

https://www.youtube.com/watch?v=02uIzHsz9F8

Il vient une question : la LICRA, la Ligue des Droits de l’Homme et toutes les autres associations de lutte contre le racisme et l’intolérance ont-elles porté plainte contre Nick Conrad ? Le délit de racisme anti-blanc existe-t-il à leurs yeux ?

Le monde arabo-musulman peut-il ressortir de l’obscurité scientifique dans laquelle il est plongé depuis des siècles ?

La prétention de l’islam à détenir la vérité ou à être à la source de toute vérité – en particulier scientifique –, le Coran étant par essence un livre parfait donc supposé fonder toute vérité, fait partie des aberrations communes à certaines autres religions ou spiritualités. Cette prétention à la perfection ressort clairement du verset 88 de la sourate 17 : « Dis : même si les hommes et les djinns s’unissaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne sauraient produire rien de semblable, même s’ils se soutenaient les uns les autres ».

La lumière censée être apportée par le Coran a toujours été un marqueur symbolique de cette arrogance au point que des ouvrages publiés encore aujourd’hui en font leur titre, comme par exemple : « Le Coran livre de lumière » de Mohammed Yacine Kassab publié aux éditions Essalam en 2014.

L’émission de France 2 « Islam » du 9 septembre 2018 a été une nouvelle fois l’occasion de revenir sur ce phénomène à l’occasion d’une conférence sur la lumière faisant état d’un projet international situé en Jordanie auxquels les pays européens et les États-Unis participent en tant qu’observateurs :

France 2 Islam 180909 Apport civilisation musulmane 1 Extrait 1

Remontant à Mahomet, un des intervenants disserte au cours de cette émission avec une certaine emphase sur le verset 35 de la sourate 24 qui évoque l’image de la lumière : « Allah est la lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est semblable à une niche où se trouve une lampe. La lampe est dans un récipient de cristal et celui-ci ressemble à un astre de grand éclat ; son combustible vient d’un arbre béni ; un olivier ni oriental ni occidental dont l’huile semble éclairer sans même que le feu la touche. Lumière sur lumière. Allah guide vers sa lumière qui il veut. Allah propose aux hommes des paraboles et Allah est omniscient. » À vrai dire, difficile de tirer grand-chose de ce symbolisme assez banal.

France 2 Islam 180909 Apport civilisation musulmane 1 Extrait 2

L’histoire des sciences montre que la science arabo-musulmane n’a guère brillé dans le domaine scientifique depuis un millénaire, c’est-à-dire depuis les quelques savants des XIème ou XIIème siècle qui sont toujours cités en exemple, en particulier Ibn al-Haytham (avec l’extériorité des rayons lumineux par rapport à l’œil) et on peut légitimement s’interroger sur la réalité des travaux menés et des progrès réalisés dans cet institut contemporain, les savants arabes y travaillant « discrètement ».

France 2 Islam 180909 Apport civilisation musulmane 1 Extrait 3

Où sont dans le monde arabo-musulman, depuis mille ans, les équivalents des immenses scientifiques occidentaux qu’ont été Newton, Leibniz, Michelson-Morley, Poincaré, Einstein, Feynman, etc . ? Et surtout, pourquoi vouloir à toute force rattacher la science à la religion – idée saugrenue –, si ce n’est pour tenter désespérément de redorer le blason d’un islam qui n’a jamais favorisé l’esprit critique, et par voie de conséquence l’esprit scientifique ?

Si l’islam a un secret, ce n’est sans doute pas celui qu’on croit

Les hommes de médias savent que, compte tenu de l’épouvantable médiocrité de la nature humaine, le sensationnalisme paie souvent. Ne voit-on pas toutes ces chaînes de télévision ou ces radios se vautrer pendant des heures dans la fange des catastrophes naturelles ou autres accidents épouvantables, n’ayant pourtant rien d’intelligent à en dire ?

Pour élever le débat et sortir des sentiers battus, mieux vaut se tourner vers ceux qui ont vraiment des choses à dire et dont le courage leur permet de passer outre aux tabous et aux menaces, par exemple : Radio Courtoisie (à la radio, ou sur internet dans les régions où le CSA réussit à la censurer, des tentatives d’étouffement étant toujours en cours aujourd’hui au nom sans doute de la liberté d’expression), « Répliques » sur France Culture avec Alain Finkielkraut, la revue « Éléments », ou encore (il faut l’espérer) la prometteuse émission de Frédéric Taddéi « Interdit d’interdire » sur l’abominable média Russia Today France « RT France » (car non contrôlé par le gouvernement français ou ses oligarques inféodés et où ne sévissent pas les journalistes français aux ordres de la macronie ou de la bien-pensance altermondialiste). Car, dans tout cela, seule compte la défense de la liberté d’expression.

Le sensationnalisme (morbide, sentimental, historique, etc.) marque aussi de son empreinte le monde de l’édition. Si un titre se doit d’être accrocheur, il faut savoir rester raisonnable ; or l’outrance se porte bien. En particulier, combien de « secrets » ne sont-ils pas censés être révélés par des livres, des émissions de radio ou de télévision ? Car pour tenter de pousser sa notoriété au niveau où son égocentrisme frustré l’appelle, l’auteur médiocre doit se distinguer par la nouveauté à tout prix du propos, voire la révélation d’un « secret », en couronnant le tout si possible d’un soupçon de complotisme face à « l’histoire officielle » .

Malheureusement, la réalité est souvent plus triviale. Dans un précédent article, j’ai attiré l’attention du lecteur sur un constat évident et important rappelé par Jérémy Ferrari, le seul humoriste français qui ait probablement jamais lu le Coran avec un minimum d’application : la plupart des musulmans ne connaissent pas leurs propres textes sacrés.

Jérémy Ferrari 2013 Connaissance du Coran

Quiconque lit sérieusement – et avec un tant soit peu d’esprit critique naturellement – le Coran et les hadiths a de grandes chances d’en venir à la conclusion que l’islam n’est pas une religion de prix Nobel. Les multiples contradictions de la doctrine, la régurgitation incompréhensible et inutile de l’histoire biblique dans le Coran, la pauvreté spirituelle du propos qui se résume peu ou prou, en tout et pour tout, à l’unicité d’Allah (« tawhid »), la substitution d’une richesse de pensée par la multiplication de rituels qui enrégimentent le croyant jusqu’à aboutir à une forme de claustration mentale (mais qui peut apporter une certaine sérénité et donc du bonheur), l’absence de réflexion et d’un véritable esprit critique : ne serait-ce pas cela en réalité le vrai secret de l’islam ?

C’est sans doute ce qu’Alfred de Musset a ressenti et exprimé, avec l’esprit de son époque, lorsqu’il écrivit le poème « Namouna », dont voici un extrait :

« Lecteur, si tu t’en vas jamais en Terre sainte,
Regarde sous tes pieds : tu verras des heureux.
Ce sont de vieux fumeurs qui dorment dans l’enceinte
Où s’élevait jadis la cité des Hébreux.
Ces gens-là savent seuls vivre et mourir sans plainte :
Ce sont des mendiants qu’on prendrait pour des dieux.

Ils parlent rarement, — ils sont assis par terre,
Nus, ou déguenillés, le front sur une pierre,
N’ayant ni sou ni poche, et ne pensant à rien.
Ne les réveille pas : ils t’appelleraient chien.
Ne les écrase pas : ils te laisseraient faire.
Ne les méprise pas : car ils te valent bien.

C’est le point capital du mahométanisme
De mettre le bonheur dans la stupidité.

Que n’en est-il ainsi dans le christianisme !
J’en citerais plus d’un qui l’aurait mérité,
Et qui mourrait heureux sans s’en être douté !
Diable ! j’ai du malheur, — encore un barbarisme.

On dit mahométisme, et j’en suis bien fâché.
Il fallait me lever pour prendre un dictionnaire,
Et j’avais fait mon vers avant d’avoir cherché.
Je me suis retourné, — ma plume était par terre.
J’avais marché dessus, — j’ai souillé, de colère
Ma bougie et ma verve, et je me suis couché. »

Or, habitués à débattre avec le secours de la raison, les Occidentaux semblent incapables de comprendre le phénomène de l’islam auquel ils sont confrontés. Cette propension en islam à répéter sans esprit critique des maximes et des comportements enseignés par tradition explique sans doute en grande partie pourquoi le dialogue raisonné avec la masse des musulmans est impossible : d’autant que confronter les musulmans à leurs propres textes sacrés et notamment à la biographie (Sîra) de Mahomet (qui fournit une description épouvantable de cet individu) est proprement insoutenable, ce qui conduit presque à coup sûr le mécréant trop critique à se voir – sans argumentation (l’expérience le confirmera immédiatement aux novices qui voudraient tenter l’expérience) – accuser de mensonge ou à subir une agressivité immédiate rendue prétendument légitime par des propos ressentis comme blasphématoires à l’égard du « Prophète » (un simple « mauvais regard » pouvant même justifier des mesures punitives en raison sans doute de la douleur provoquée par la mise à nu visuelle de cette infirmité spirituelle).

Cela étant, les musulmans, entretenus dans le culte de la vengeance post-coloniale par des Occidentaux en mal d’identité, frappés par le flux et le reflux d’une évolution sociétale qui ne leur propose en France aujourd’hui d’autres perspectives que la déferlante de l’homosexualité que l’islam abomine – suivie de près par ses rejetons que sont la P.M.A. et la G.P.A. – et qui s’accompagne de la dévirilisation sociale et sexuelle de l’homme dans un climat d’hystérisation féministe,

la multiplication délirante des « genres » issue d’une pathologie psychologique qui va jusqu’à contester les réalités biologiques les plus élémentaires, la laïcité laïcarde et athée qui n’offre plus aujourd’hui de vision du monde autre que la satisfaction de son égocentrisme jouisseur sans entraves, n’ont a priori aucune raison d’échanger leur islam fruste et pétri de contradictions contre l’inexistence des valeurs d’une société déboussolée, d’autant que judaïsme et christianisme n’ont rien de leur côté à leur proposer aujourd’hui : le judaïsme du « peuple élu » reste une religion  exclusive et non prosélyte, centrée sur son arrogance et son égocentrisme « aristocratique » ; quant au christianisme en décomposition en Europe de l’ouest, il n’ose même plus être lui-même par œcuménisme pour ne pas « froisser » ce très cher islam, ou par crainte de possibles représailles sur les chrétiens d’Orient. Face à une telle décadence, pourquoi l’islam occidental irait-il se renier pour « rien » ? Il vaut mieux encore être borgne qu’aveugle.

Cette claustration mentale que l’islam impose à ses fidèles conduit ainsi en pratique à une cristallisation identitaire et ethnique qui a néanmoins du bon pour le croyant musulman car elle le délivre de l’anxiété du questionnement spirituel et moral et le rassure dans ses choix, la soumission à Allah (« Inch Allah ») étant la réponse à tout et gage de salut. Au train où vont les choses reste à savoir quand islam et LGBT, les deux courants en vogue en ce moment en France, vont s’embrasser sur la bouche pour se donner le baiser de la mort.

Islam et Judaïsme : même arrogance ?

L’émission de France 2 « Judaïca » du 26 août 2018 s’est penchée sur la question de la « modernité » du statut de la femme dans le judaïsme.

Cette émission a été l’occasion pour le rabbin Didier Kassabi de rappeler l’arrogance du judaïsme, très semblable à celle de l’islam, dans sa prétention à détenir seul l’unique message de vérité universel et intemporel délivré par Dieu :

« Il y a dans le judaïsme, dans la Thora, il y a déjà cette notion de modernité. Cela nous renvoie à un fameux texte du Midrash, qui est célèbre, et qui nous enseigne qu’au moment de la création du monde, Dieu regarda la Thora et il créa le monde en fonction de la Thora. (…) Cela à mon avis signifie que, quelle que soit l’époque, la Thora correspond à l’époque en question. La Thora est éternelle. Elle doit correspondre à toutes les générations et nous avons le devoir nous, en tant qu’hommes avec un grand h, d’avoir une lecture constamment renouvelée de la Thora parce que tous les sujets y sont forcément abordés de la manière la plus moderne possible, en tout cas qui correspond à notre époque. »

France 2 Judaïca 180826 Extrait

L’islam dit la même sottise : la parole de Dieu dans le Coran est définitive, intemporelle, le Coran est un livre parfait, parfaitement explicite et qui apporte des réponses à toutes les questions de principe.

Il est ainsi logique que ces deux frères siamois et ennemis, judaïsme et islam, éprouvent l’un vis-à-vis de l’autre une haine inexpugnable, car il ne peut y avoir qu’un peuple sur le trône suprême du « peuple élu ».

Comme le chantait Georges Brassens :

« Jugeant qu’il n’y a pas, péril en la demeure, Allons vers l’autre monde en flânant en chemin. Car, à forcer l’allure, il arrive qu’on meure Pour des idées n’ayant plus cours le lendemain. Or, s’il est une chose amère, désolante, En rendant l’âme à Dieu c’est bien de constater Qu’on a fait fausse route, qu’on s’est trompé d’idée. Mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente, D’accord, mais de mort lente. »

La mosquée : lieu religieux et évidemment politique

L’émission de France 2 « Islam » du dimanche 26 août 2018 consacrée à la place du patrimoine artistique dans la tradition musulmane a été l’occasion pour ses intervenants de rappeler au détour de la conversation une évidence pour tout musulman : l’islam ne sépare pas la religion de l’État al islam dine wa daoulat »), ce qui rend l’islam viscéralement incompatible avec la laïcité et donc inassimilable et même non intégrable dans les pays Occidentaux.

En effet, ces intervenants rappellent que « la mosquée est non seulement le lieu où les musulmans font la prière et écoutent évidemment la « khotba » [programme politique réactualisé toutes les semaines] ».

France 2 Islam 180826 Patrimoine 2 Extrait

C’est pourtant si clair et si simple !

L’État Islamique a-t-il raison de détruire les statues ?

L’émission de France 2 « Islam » diffusée le 19 août 2018 est revenue sur une question intéressante et importante dans un contexte occidental : la position de l’islam sur la question de l’art et du patrimoine artistique. Il est vrai que, et heureusement, l’expansion de l’islam n’a pas conduit dans l’histoire à la destruction systématique de l’art mécréant et de nombreux témoignages ont été préservés (art ou vestiges égyptiens, perses, romains, etc.).

Si la préservation a été fréquente – et on peut s’en féliciter –, il ne faut pas à l’inverse généraliser et conclure à une préservation systématique car l’histoire de l’islam contient aussi de nombreux exemples de destructions, notamment d’églises chrétiennes comme dans la mythique « Andalousie heureuse » qui n’a en réalité jamais existé (voir la série d’articles sur Al Andalous : http://islametoccident.fr/?p=4326 ). Il faut donc être prudent et étudier les choses au cas par cas.

Dans ce contexte, l’émission a abordé la question des statues et notamment celle des destructions perpétrées par l’Etat Islamique.

Ahmed Djebbar rappelle quelles sont les références scripturaires musulmanes :

France 2 Islam 180819 Patrimoine 1 Extrait 1

  • Le Coran

Ahmed Djebbar indique que la référence principale (voire unique) à ce sujet ne contient stricto sensu qu’une recommandation d’évitement car le verset 90 de la sourate 5 dit : « Ô les croyants ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination, ne sont qu’une abomination, œuvre du diable. Écartez-vous en, afin que vous réussisiez » (traduction Hamidullah)

Les pierres dressées font référence, dans le contexte de l’époque mahométane, aux bétyles, pierres sacrées de l’Arabie préislamique qu’on retrouvait notamment à la Ka’ba.

  • Les actes et paroles de Mahomet (hadiths)

Les hadiths sont clairs également sur la condamnation des statues, Mahomet ayant pour sa part fait détruire les idoles païennes de la Ka’ba.

Contrairement à ce qu’Ahmed Djebbar affirme, il y a donc bien un interdit relatif aux statues. Ce qui ne figure en revanche pas explicitement est l’ordre de procéder à la destruction des statues qui tombent sous le joug musulman, même si l’exemple qu’a donné Mahomet est clair.

  • Le consensus des Oulémas

Ahmed Djebbar décrit la position des Oulémas qui reste ferme sur la question des « statues » (mais contraint d’autoriser les poupées, car il faut rappeler que Mahomet autorisait sa femme la petite Aïcha qu’il avait épousé à 6 ans alors qu’il en avait 53 à jouer à la poupée avec des amies lorsqu’elle était encore petite) et alambiquée sur la question des « images » (2 dimensions) :

France 2 Islam 180819 Patrimoine 1 Extrait 2

NB : il y a précisément 7.563 hadiths dans la version « Sahih » de Boukhari que mentionne Ahmed Djebbar.

Et pour ce qui est de la question des coussins, les hadiths sur la question (une petite vingtaine : 2225, 2479, 3225, 3322, 5949, etc.) sont confus, voire contradictoires.

  • Conclusion : quel sort réserver aux statues ?

Si la question de la destruction des statues, sur la base du Coran et des hadiths est effectivement discutable, l’attitude de Mahomet ne laisse guère de place à l’interprétation comme il est noté dans l’émission : or, en toute logique, comment défendre la position qu’il conviendrait de préserver les statues fabriquées par les mécréants alors même que Mahomet à son époque a fait détruire toutes celles de la Ka’ba ?

C’est impossible, ou alors le Prophète n’est plus le modèle des musulmans. Voilà pourquoi les agissements de l’État Islamique sont tout à fait logiques et compréhensibles et ne résultent en rien d’un aveuglement ou d’une folie barbare ; bien au contraire : ils se fondent sur l’exemple du meilleur des musulmans : Mahomet.

L’ange Gabriel dans le Coran : une instrumentalisation habile

L’islam s’est beaucoup inspiré du judaïsme et du christianisme pour des raisons politiques afin de pouvoir prétendre être légitime dans lignée du monothéisme judéo-chrétien. Il en a donc logiquement revendiqué avec plus ou moins de fortune les symboles, au premier rang desquels l’ange Gabriel (« Gibril »).

Or il est très étonnant qu’un personnage aussi important que celui-ci, puisqu’il sert d’intermédiaire entre Allah et Mahomet, ait une place aussi réduite et surtout peu claire dans le Coran, place qui semble résulter, aux dires des spécialistes, d’une tradition musulmane bien postérieure à la mort de Mahomet et dont on peut penser qu’elle a surtout pour objet d’offrir au croyant un peu de merveilleux, l’apport spirituel de l’islam au regard du judaïsme et du christianisme étant quasi inexistant comme d’ailleurs le reconnaît Tariq Ramadan lorsqu’il écrit « Il n’y a pas de théologie islamique ».

L’émission de France 2 « Islam » du 21 janvier 2018 est revenue sur ce constat de façon claire.

France 2 Islam 180121 Revelation 2 Gabriel

Ces propos sont confirmés par de grands spécialistes arabisants, tels Jacqueline Chabbi (agrégée de langue arabe, docteur ès lettres) et Mohammad Ali Amir-Moezzi (directeur d’études à l’École pratique des hautes études, titulaire de la chaire de théologie islamique et d’exégèse coranique classique) dans leurs deux ouvrages respectifs, « Le Coran décrypté » et le « Dictionnaire du Coran ». Le lecteur peut se reporter à mon précédent article : http://islametoccident.fr/?p=3077

Le paradis, récompense de la soumission à Allah

Beaucoup de représentants de l’islam de France contestent que l’islam soit une religion de soumission, ce qui n’a rien en soi de déshonorant, cette terminologie ayant néanmoins selon eux un caractère péjoratif. Or, que cette soumission à Dieu soit pour l’essentiel une obéissance presque aveugle à sa parole supposée être consignée dans le Coran est bien une réalité : les versets du Coran en témoignent clairement.

Il est cocasse de constater que Ghaleb Bencheikh, présentateur régulier de l’émission « Islam » de France 2, conteste dans une conférence spécifique consacrée à l’Institut du Monde Arabe au mot « islam » ( http://islametoccident.fr/?p=3938 ) cette idée de soumission alors même qu’un reportage diffusé dans l’émission qu’il dirige prend acte de cette réalité toute simple en islam : « le paradis représente pour le croyant la récompense de sa soumission à Dieu tout-puissant ».

France 2 Islam 201605 Chatiment & Recompense