Que peuvent lire les musulmans ?

L’émission de France 2 « Islam » a consacré en janvier 2020 deux épisodes au rapport bien distendu de l’islam à l’humanisme.

Après 8 siècles d’immobilisme intellectuel et culturel, est-il possible d’espérer alors qu’un intervenant rappelle que « Traditionnellement, il y a même des hadiths qui interdisent aux musulmans de lire la bible ».

Effectivement, cette interdiction est avérée et on la retrouve partout, et notamment sur internet. Voici un exemple parmi d’autres de cette justification fondée essentiellement sur la prétendue perversité des juifs et des chrétiens qui auraient falsifié leurs propres textes sacrés afin d’en extirper tous les signes qui y annonçaient d’une manière ou d’une autre l’islam ou qui se trouvent en contradiction avec le message de Mahomet. Seuls les érudits ont le droit de lire la bible, et seulement pour trouver des arguments pour trouver des raisons de rejeter voire de haïr du fait de leurs supposés mensonges juifs et chrétiens.

« Ruling on reading the Gospel and Torah

https://islamqa.info/en/answers/128850/ruling-on-reading-the-gospel-and-torah

128850. Publication : 13-12-2018

Question : Is it permissible for me, as a Muslim, to read the Gospel out of curiosity, and not for any other purpose? Does believing in the divinely-revealed books mean believing that they are from Allah, or believing in what it says in them?

Answer

Praise be to Allah.

Every Muslim is required to believe in the Torah, Gospel and Zaboor, and that they came from Allah. So he must believe that Allah sent down the Books to the Prophets, and that He sent to them scriptures that contained commands and prohibitions, exhortation and reminders, and spoke of matters of the past, of Paradise and Hell, and so on. But he should not follow them, because they have been affected by distortion, alterations and changes. So he should not keep copies of the Torah, Gospel or Zaboor, or read them, because this is dangerous, for he may end up disbelieving in something that is true or believing something that is false, because these books have been distorted and changed. The Jews, Christians and others have altered them, distorted them and changed the order of material in these books. We have no need of them because of what Allah has given us of our own book, the Holy Qur’an.

It was narrated from the Messenger (blessings and peace of Allah be upon him) that he saw part of the Torah in the hand of ‘Umar; he became angry and said: “Are you doubting, O son of al-Khattaab? I have brought to you a message that is bright and pure, and if Moosaa were alive he would have no choice but to follow me.”

The point is that we advise you and others not to take anything from either the Torah or the Zaboor or the Gospel, and not to keep any of these books. Rather if you have any of these things, then you should bury it or burn it, for the changes and alterations that have been introduced to them are evil and false. What is required of the believer is to avoid that and to beware of looking at it, for perhaps he may end up believing something that is false or disbelieving something that is true. The way to be safe from that is either to bury it or burn it.

It is permissible for a scholar who has insight to read it in order to refute Jewish and Christian opponents of Islam, as the Prophet (blessings and peace of Allah be upon him) called for the Torah when the Jews denied the punishment of stoning, so that he (blessings and peace of Allah be upon him) could have it checked, after which they admitted [that the punishment of stoning is mentioned in the Torah].

The point is that the scholars who are well versed in Islamic teachings may need to look at the Torah or Gospel or Zaboor for Islamic purposes, such as refuting the enemies of Allah, or to highlight the virtue of the Qur’an and what it contains of truth and guidance. As for ordinary Muslims, they have no right to do that; rather if they have anything of the Torah or Gospel or Zaboor, what they must do is bury it in a clean place or burn it so that no one will be misguided by it. End quote.

Shaykh ‘Abd al-‘Azeez ibn Baaz (may Allah have mercy on him).

Fataawa Noor ‘ala ad-Darb (1/9-10).

And Allah knows best. »

La haine de l’islam vis-à-vis de juifs et des chrétiens : explication documentée d’un apostat

Intervention intéressante d’un apostat de l’islam, très présent sur les réseaux sociaux, et qui a plusieurs qualités : connaître très bien l’islam dont il est issu (son père étant en outre imam), parler arabe (ce qui lui évite le procès en illégitimité intenté à tous les non arabisants qui osent critiquer l’islam), être très clair et précis. Tous les textes cités sont rigoureusement exacts et constituent effectivement la source fondamentale de la violence musulmane.

L’antisémitisme des nouvelles banlieues

Un reportage récent intéressant de Cnews sur l’exode des juifs hors de certains quartiers ou villes de France à forte proportion de populations d’origine immigrée. La décence impose visiblement au réalisateur de poser la question qui brûle les lèvres du rapport de cet antisémitisme avec l’islam, la doctrine de cette religion étant foncièrement antisémite.

Chema Israel

Mahomet ne fit pas preuve de beaucoup d’imagination lorsqu’il inventa l’islam puisqu’il ne fit pour l’essentiel que copier le judaïsme. En particulier, le principe de l’unicité de Dieu ( « tawhid » en arabe), pilier fondateur et quasi unique de la doctrine musulmane, n’est que la reprise de la doctrine juive enseignée depuis des siècles, bien avant Mahomet. Tout doute à cet égard est considéré en islam comme un blasphème, raison pour laquelle l’islam rejette absolument les christianisme assimilé à un associationnisme.

L’émission de France 2 « Judaica » du dimanche 25 août 2019 est revenue sur la place de ce principe dans la tradition juive.

L’islam, seul antisémitisme légal en France ?

L’islam est une religion antisémite depuis son origine. Il suffit d’écouter avec quelle fierté les imams du Moyen-Orient relatent comment Mahomet a fait égorger une grande partie des juifs de Médine.

Pourquoi cet antisémitisme affiché n’émeut-il pas les médias et la classe politique alors que ceux qui tiennent des propos bien moins virulents mais n’ont pas l’art de plaire au monde politiquement correct sont poursuivis par la vindicte judiciaire et qu’on envisage même aujourd’hui de poursuivre tous ceux qui remettent en cause la légitimité de l’État d’Israël en assimilant anti sionisme et antisémitisme ?

Voile islamique et kippa : même combat ?

On sait les débats houleux que la question du port obligatoire du voile soulève en islam vu le peu de clarté des textes et la multitude de leurs interprétations. On sait également la confusion que cette question engendre chez les représentants de l’islam en France compte tenu de la nécessité de valoriser l’islam au regard de la société française dans un contexte compliqué de crispation culturelle vis-à-vis de l’Occident vu la contribution extrêmement faible du monde musulman au monde moderne. Dans ces conditions, le voile est devenu le haut lieu de la crispation identitaire et de la revendication culturelle dans une perspective communautariste agressive d’affirmation.

Il est intéressant de constater que cette perspective communautariste passant par l’ostentation dans l’espace public est aussi partagée d’une certaine façon par le judaïsme puisque, comme l’a rappelé l’émission de France 2 Judaica du 21 avril 2019 consacrée à la kippa, le port de la kippa est une coutume qui ne découle aucunement d’un impératif biblique.

Judaïsme et islam, frères ennemis, ont décidément bien des points communs.

Pierre Birnbaum, ou la confusion mentale

Dernier article de la série sur l’interview de Pierre Birnbaum : http://islametoccident.fr/?p=4886

Pierre Birnbaum promeut l’assimilation oiseuse de l’antisionisme, de l’argent, du pouvoir de l’argent, etc. à l’antisémitisme. Dans une posture stupéfiante, Pierre Birnbaum se pose en arbitre des propos autorisés dans un discours d’une grande confusion. Jean-Luc Mélanchon a-t-il oui ou non un penchant antisémite ? L’arrogance inouïe de cet « intellectuel » donnerait-elle envie de devenir antisémite ?

Pierre Birnbaum, ou comment parler la langue antisémite

Article de la série sur l’interview de Pierre Birnbaum : http://islametoccident.fr/?p=4886

Si la doctrine de l’islam est clairement antisémite, les juifs de leur côté semblent voir l’antisémite partout : ainsi, selon cette rabbine, dans tout homme sommeillerait ainsi en quelque sorte un antisémite qui s’ignore à l’insu de son plein gré. Et même s’il n’est effectivement pas antisémite, celui-ci peut être un « porteur sain » de l’antisémitisme, et dont il serait finalement coupable par manque de vigilance.

Cette suspicion atroce et odieuse, qui sonne comme un constat dans la bouche de la rabbine, permet de justifier le statut éternel du judaïsme comme victime. CQFD.

Il est malheureux que les religions ne limitent pas leur prétention inouïe à la détention de l’unique vérité : cette prétention n’est-elle pas justement ce qui crée et entretient la haine ?

Rappelons ce que disait Albert Einstein du judaïsme dans une lettre écrite en allemand et adressée 1954 au philosophe Eric Gutkind :

« Le mot « Dieu » n’est pour moi rien d’autre que l’expression et le produit des faiblesses humaines, et la Bible un recueil de légendes vénérables mais malgré tout assez primitives et de plus gentiment infantiles.»

« Pour moi la religion juive est, comme toutes les autres religions, une incarnation des superstitions les plus puériles (…). »

« (…) le peuple juif auquel je suis heureux d’appartenir, et avec lequel j’ai une profonde affinité de pensée, ne présente pas de qualité différente des autres peuples. »

« Aussi loin que remonte mon expérience, le peuple juif n’est pas meilleur que les autres groupes humains, bien que protégé des pires « abominations » par son manque de puissance [il semble bien que dans ce domaine la création de l’État d’Israël ait changé la donne]. Sinon, je ne vois rien en lui d »élu ». »

La nouveauté musulmane : un bobard ?

Dernier article de la série consacrée au livre de Robert Hoyland : « Dans la voie de Dieu » (http://islametoccident.fr/?p=4814).

La lecture des textes sacrés de l’islam montre que l’apport spirituel de l’islam est inexistant, Mahomet se contentant, ainsi qu’il est répété à maintes reprises dans le Coran, d’être un répétiteur de la parole de Dieu, parole dont le véritable contenu avait déjà en réalité été livré dans la Thora. En effet, il est flagrant que Mahomet a pour l’essentiel copié le judaïsme, que ce soit sur l’aspect spirituel (ex. le monothéisme, la transcendance radicale de Dieu vis-à-vis de ses créatures) ou le souci des rituels (l’islam ayant repris des règles juives comme le principe des interdits alimentaires, auxquelles il en a adjoint beaucoup d’autres, parfois excessivement terre à terre : comment faire ses ablutions, dans quelles positions prier, comment faire ses besoins puis s’essuyer, etc.).

L’islam ne révèle en effet rien de nouveau sur Allah, au contraire : au-delà des formules de convenance évoquant un dieu miséricordieux et sage, l’islam en fait en réalité un dieu terrible et sans pitié, auquel il faut impérativement se soumettre, qui n’entretient avec ses créatures qu’une relation univoque débarrassée des complexités, et parfois des contradictions, dont le judaïsme est pétri et dont les juifs font leur miel pour couper les cheveux en quatre depuis des siècles, ce qui explique peut-être qu’ils fassent traditionnellement de bons tailleurs. L’islam n’est pas une religion de prix Nobel. Réduit à sa plus simple expression, le corpus spirituel musulman peut ainsi être très facilement assimilé par des masses incultes, car l’islam, projet idéologique, a une vocation politique à conquérir le monde en s’adressant aux masses les plus nombreuses, au contraire du judaïsme, religion élitiste et non prosélyte.

Cette situation explique sans doute aussi assez largement l’antisémitisme viscéral et millénaire de l’islam car, dans son absolue nécessité de supplanter son frère siamois dans la lutte éperdue pour accaparer l’héritage monothéiste (les chrétiens n’étant pas dans la course du fait de leur polythéisme supposé qui les rend hérétiques d’office), l’islam est condamné à jeter l’opprobre sur le judaïsme dans des termes profondément haineux (il suffit de lire les textes sacrés de l’islam pour être effrayé par la haine qui suinte de tous ses pores, Mahomet ayant déjà eu visiblement l’intuition de la solution finale avec les juifs de Médine qu’il a chassés ou exterminés).

Dans le même esprit, le livre de Robert Hoyland fait partager un point de vue intéressant qui bat en brèche le mythe selon lequel l’islam aurait constitué une rupture dans l’histoire de l’Arabie, ce qui revient à dire, en d’autres termes, que l’islam n’a en rien constitué une « révélation ».

« Pour les savants musulmans, les conquérants arabes ont apporté d’Arabie occidentale un corpus de lois complet différent de celui qui était alors en vigueur dans le reste de l’Orient, et en ont fait la nouvelle loi des musulmans. De nombreux spécialistes de l’islam acceptent aujourd’hui ce principe sans sourciller. Pourtant, l’Arabie était en contact avec le reste du Proche-Orient depuis des millénaires et, en outre, on sait que les systèmes juridiques sont toujours résistants au changement. Les lois qui étaient en place dans la région à la veille des conquêtes arabes l’étaient toujours le lendemain, et ce corpus juridique, constitué d’un mélange de droit proche-oriental et de droit romain, est resté en vigueur durant la période umayyade, complété par des amendements ad hoc conçus par les califes et leurs agents. À partir du début du VIIIème siècle, cependant, un ensemble de savants musulmans se mit à travailler sur cet ancien corpus et accepta, rejeta ou en modifia les règles en estampillant celles qu’ils approuvaient avec la mention « fait/dit par Muhammad ». Les usages anciens passèrent ainsi pour de nouvelles lois islamiques venues d’Arabie. (…) De nombreuses sentences considérées comme islamiques, comme l’amputation de la main pour le vol et la peine de mort pour les apostats, étaient appliqués dans la région bien avant l’islam.  (…) Ce processus fut mené à bien à un rythme effréné par un grand nombre d’autorités religieuses, dans différents centres de l’Empire arabe : dès le milieu du VIIIème siècle, plusieurs recueils des paroles et des actes de Muhammad étaient rédigés, notamment les célèbres volumes de Bukhari (mort en 870) et de Muslim (mort en 875). (…) Dans la mesure où un grand nombre d’éléments de ces recueils proviennent de coutumes et de pratiques du Proche-Orient préislamique, nous ne devrions pas considérer ce processus comme la promulgation d’un corpus juridique étranger, mais comme la construction consensuelle d’un ensemble de lois établi par la nouvelle communauté musulmane, dont la majorité était issue des peuples conquis. »