Islam et Judaïsme : même arrogance ?

L’émission de France 2 « Judaïca » du 26 août 2018 s’est penchée sur la question de la « modernité » du statut de la femme dans le judaïsme.

Cette émission a été l’occasion pour le rabbin Didier Kassabi de rappeler l’arrogance du judaïsme, très semblable à celle de l’islam, dans sa prétention à détenir seul l’unique message de vérité universel et intemporel délivré par Dieu :

« Il y a dans le judaïsme, dans la Thora, il y a déjà cette notion de modernité. Cela nous renvoie à un fameux texte du Midrash, qui est célèbre, et qui nous enseigne qu’au moment de la création du monde, Dieu regarda la Thora et il créa le monde en fonction de la Thora. (…) Cela à mon avis signifie que, quelle que soit l’époque, la Thora correspond à l’époque en question. La Thora est éternelle. Elle doit correspondre à toutes les générations et nous avons le devoir nous, en tant qu’hommes avec un grand h, d’avoir une lecture constamment renouvelée de la Thora parce que tous les sujets y sont forcément abordés de la manière la plus moderne possible, en tout cas qui correspond à notre époque. »

France 2 Judaïca 180826 Extrait

L’islam dit la même sottise : la parole de Dieu dans le Coran est définitive, intemporelle, le Coran est un livre parfait, parfaitement explicite et qui apporte des réponses à toutes les questions de principe.

Il est ainsi logique que ces deux frères siamois et ennemis, judaïsme et islam, éprouvent l’un vis-à-vis de l’autre une haine inexpugnable, car il ne peut y avoir qu’un peuple sur le trône suprême du « peuple élu ».

Comme le chantait Georges Brassens :

« Jugeant qu’il n’y a pas, péril en la demeure, Allons vers l’autre monde en flânant en chemin. Car, à forcer l’allure, il arrive qu’on meure Pour des idées n’ayant plus cours le lendemain. Or, s’il est une chose amère, désolante, En rendant l’âme à Dieu c’est bien de constater Qu’on a fait fausse route, qu’on s’est trompé d’idée. Mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente, D’accord, mais de mort lente. »

La détestation des gens du Livre

Une explication très simple de ce qui en islam conduit fondamentalement à l’antisémitisme et à la détestation des chrétiens, et qui renvoie logiquement aux nombreux versets et hadiths touchant cette question et figurant dans le « Livret musulman de premier secours » téléchargeable sur ce site : http://islametoccident.fr/?page_id=1786

Islam Detestation juifs et chrétiens

Al-Andalus : analyse d’un mythe (4)

Contexte de la série d’articles : http://islametoccident.fr/?p=4326

  • Al-Andalus et les juifs

« Il est intéressant de rappeler que c’est aux IXème et Xème siècles, lorsque les dhimmis n’étaient plus disposés à respecter des normes répressives, qu’ont eu lieu les conflits les plus violents et les plus sanglants. La réaction des musulmans d’al-Andalus pouvait être tantôt fracassante, comme lors de la persécution anti-chrétienne du IXème siècle, tantôt sourde et discrète, comme dans le cas de Maïmonide, victime d’une conversion forcée à l’islam. Redevenu juif, après sa fuite en Égypte, mais reconnu sur place par un Andalousien, il dut faire face à un procès pour aspotasie et ne put échapper à la peine de mort que parce que le cadi al-Fadil qui le jugeait était son ami. Après avoir vécu de mauvaises expériences en al-Andalus et au Maroc et après avoir appris la situation de nombreux juifs au Yémen, Maïmonide s’est plaint, dans une célèbre missive adressée aux juifs yéménites des persécutions subies par ses coreligionnaires dans le monde musulman. »

« Cette constante attitude de rejet des juifs pousse les musulmans, même lorsqu’ils ont perdu le pouvoir, à se prémunir de toute domination des juifs à leur égard. Ainsi prennent-ils bien soin de faire inclure dans les capitulations de Grenade, signées par Boabdil et les Rois catholiques, une clause qui les mette à l’abri de cette éventualité : « Que leurs Altesses ne permettent pas que les juifs aient la faculté de commander aux Maures et de lever quelque impôt que ce soit ». Le mépris à l’égard des juifs et les discriminations qui en découlent sont monnaie courante dans la littérature arabe bien que nous ne puissions pas ici accumuler de trop nombreux exemples. C’est ce que nous montrent Ibn Battuta ou Léon l’Africain et leurs récits et descriptions sont en accord avec ceux d’autres auteurs étrangers, comme Ali-Bey ou Jean Potocki, qui évoquent les réalités du Maroc à la fin du XVIIIème siècle. Ces derniers mentionnent ainsi l’interdiction faite aux juifs de monter à dos de mule dans une ville musulmane (car ils seraient alors placés au-dessus des musulmans) ou encore l’interdiction d’entrer dans la ville de Fès à moins de s’être déchaussés en signe de soumission. »

  • Al-Andalus et les chrétiens

« Muhammad ibn al-Razi (887-955), un des premiers historiens musulmans de la conquête musulmane, raconte que le fondateur de l’émirat de Cordoue, l’omeyyade Abd al-Rahman I, brûlait systématiquement les églises chrétiennes et les reliques. »

« La conquête musulmane a interrompu l’assimilation et l’adaptation de l’art romain et hispano-romain préexistant (…). Les historiens musulmans témoignent du zèle iconoclaste des premiers chefs omeyyades, comme Abd al-Rahman I. Selon l’historien al-Razi, ce chef fut impitoyable contre les « polythéistes, dénomination des chrétiens (…). Significativement, aucune église construite avant la reconquête catholique ne peut être trouvée aujourd’hui dans le sud de l’Espagne. (…) L’historien musulman al-Maqqari note que Abd-al-Rahman I, un homme pieux, fit démolir l’ancienne basilique de saint Vincent qui était le centre spirituel des catholiques de Cordoue. Ce chef musulman utilisa les matériaux de l’église démolie, ainsi que d’autres bâtiments romains et visigoths, pour construire la fameuse mosquée de Cordoue sur les ruines de l’église saint Vincent. (…) Al-Razi, un des premiers historiens de l’Espagne musulmane, nous apprend que l’église saint Vincent était le dernier endroit où les chrétiens pouvaient prier à Cordoue. Les musulmans avaient pris la ville des années avant et avaient détruit toutes les autres églises dans et aux alentours de Cordoue, utilisant les ruines pour construire des mosquées. Avec l’argent qu’Abd al-Rahman I donna aux chrétiens pour lui remettre l’église saint Vincent dans un marché qu’ils ne pouvaient pas refuser, les chrétiens bâtirent une autre église, mais en dehors des murs de la ville, le seul endroit où les chrétiens étaient autorisés à la construire. »

« Les persécutions survenues entre le règne d’Abd al-Rahman II (822-852) et celui de Mohammed Ier (852-886) ont été marquées par un vaste mouvement de martyrs mozarabes, qui ont résisté passivement aux mesures discriminatoires dont ils étaient victimes. Ces persécutions ont abouti à la mort de saint Euloge, saint Alvaro, saint Parfait et saint Isaac, exécutés pour « istyifaf » (ensuite publique envers l’islam), ainsi qu’à celles de bien d’autres victimes, condamnées pour les mêmes motifs. Ces événements ne suffisent pas, cependant, à fustiger l’islam andalousien dans son ensemble, même si l’on ne peut ignorer la gravité de tels faits, qui sont connus de tous bien qu’ils soient parfois minimisés. La déformation professionnelle propre aux arabisants ne doit pas nous amener à excuser n’importe quel crime commis par des Arabes ou des musulmans. Cette indulgence excessive se retrouve chez Bernard Lewis lorsqu’il analyse les représailles contre les juifs et les chrétiens suite aux croisades ou encore chez Manuela Marin, qui évoque précisément les persécutions de Cordoue. Nous devons appliquer la même rigueur, la même tolérance ou, mieux encore, adopter la même distance à l’égard des crimes des chrétiens et ceux des musulmans. Ce principe semble évident mais malheureusement trop souvent il est presque surprenant de le voir appliquer. »

« L’abondante bibliographie dont nous disposons nous montre certes que d’importantes communautés mozarabes ont survécu à Tolède, Cordoue, Séville ou Mérida. Il est cependant tout aussi vrai qu’au début du XIIème siècle, les chrétiens de Malage et de Grenade ont été déportés en masse vers le Maroc ; que l’on autorisait rarement la construction ou la restauration de nouvelles églises et synagogues ; ou que l’on interdisait de faire sonner les cloches. Ne nous arrêtons par sur les périodes de persécution ou d’extermination directe des chrétiens – comme lors des massacres de Cordoue, entre 850 et 859, au cours desquels saint Euloge a été décapité, ou à Grenade, au XIIème siècle, lorsque la communauté chrétienne a été anéantie par Abd al-Mumin. Intéressons-nous plutôt à la pression permanente et subreptice que subissait au quotidien la population chrétienne soumise. L’attitude fondée sur la méfiance, l’insécurité et la haine dont ont fait preuve Ibn Battûta au XIVème siècle lors d’un séjour à Byzance plonge ses racines dans une conception très particulière des relations avec les chrétiens, minorité tantôt supportée en tant que moindre mal, tantôt absorbée ou éliminée mais jamais traitée avec cordialité. Les églises chrétiennes d’al-Andalus ont pu subsister mais une condamnation morale pesait sur elles en permanence comme le montre Ibn Abdun. »

« Nous ne nous attarderons pas davantage sur le martyre répété des religieux qui, dans la Grenade nasride (celle-là même qui édifiait les superbes palais de l’Alhambra), osaient prêcher la foi chrétienne. Rappelons cependant l’immixtion directe, l’oppression constante dont souffrait une minorité écrasée et qui se traduisait par exemple dans l’obligation faite à l’« almotacen » de surveiller les femmes chrétiennes pour qu’elles n’influencent pas les croyances des enfants musulmans. »

Al-Andalus : analyse d’un mythe (3)

Contexte de la série d’articles : http://islametoccident.fr/?p=4326

  • Le rejet par les musulmans des juifs et des chrétiens soumis au statut humiliant de « dhimmi »

« Les minorités chrétienne et juive ont connu des situations variables sous la domination musulmane mais aucune d’entre elles n’était enviable ou agréable. Ces minorités étaient soumise à la dhimma (c’est-à-dire à un accord ou à un pacte avec la communauté musulmane), qui leur permettait de survivre et de continuer à professer leur propre religion dans des limites très précises. Le statut de dhimmi impliquait des obligations et interdictions, mais ce n’était pas le plus grave : il n’était en effet accordé qu’à un collectif et non pas aux individus eux-mêmes qui, en tant que tels, ne disposaient pas de personnalité juridique propre. C’est pourquoi l’autorité accordée aux chefs de ces communautés soumises était considérable. (…) On ne saurait trop insister sur le caractère variable, en fonction des époques et des lieux, des conditions sociales qui pesaient sur les mozarabes [mozarabe : chrétien vivant sur les territoires de la péninsule espagnole contrôlés par les Arabes] ; les contradictions, les alternances entre bons et mauvais traitements (y compris pour des raisons purement personnelles) ne permettent pas d’énoncer de critères permanents. »

« Le traité d’Ibn Abdun (XIIème siècle) n’est pas en reste : il compare juifs et chrétiens aux lépreux, aux crapules et, de façon générale, à tous ceux qui mènent une vie peu honorable. Il prescrit leur isolement en raison de leur nature contagieuse. Grâce à ce magistrat, les Sévillans du XIIème siècle savaient que « nul juif ne doit sacrifier de bête pour un musulman » ; que « l’on ne doit pas vendre les vêtements des lépreux, des juifs, des chrétiens ou des libertins » ; (…) que « l’on ne doit pas vendre à des juifs ou à des chrétiens des livres de science, car ils les traduisent par la suite et s’en attribuent le mérite à eux et à leurs évêques, traitant ainsi bien mal l’œuvre des musulmans » ; qu’un « musulman ne doit pas offrir de massage à un juif ou à un chrétien, pas plus qu’il ne doit s’occuper de ses déchets ou de ses latrines, car juifs et chrétiens sont bien plus indiqués pour ces travaux qui correspondent aux gens de basse extraction. Un musulman ne doit pas non plus s’occuper de la monture d’un juif ou d’un chrétien, pas plus qu’il ne doit lui servir de muletier ou maintenir en place ses étriers ». » 

« Les lamentables conflits interreligieux qui ravagent encore aujourd’hui le Proche-Orient et qui font de la cohabitation une simple juxtaposition de communautés trouvent des antécédents frappants à l’époque d’al-Andalus, où les chrétiens n’étaient pas les seuls à être marginalisés et persécutés. En plein milieu du XIème siècle, par exemple, les juifs de Grenade ont été la cible d’un massacre au cours duquel est mort José Ben Nagrela. Cette politique a été aussi appliquée par l’Almoravide Youssef ben Tachfine, qui a poussé les juifs de Lucena à payer un impôt afin de ne pas avoir à se convertir à l’islam, tandis que d’autres représentants de cette confession émigraient vers les royaumes chrétiens du Nord de la péninsule ou vers l’Orient qui était alors plus ouvert. Les Almohades ont suivi la même voie. Après la prise de Marrakech, Abd al-Mumin a forcé les juifs à se convertir sous peine de mort et les persécutions se sont reproduites dans la péninsule ibérique dès l’arrivée des Almohades, au cours des années 1140, notamment à Séville, Cordoue et Grenade. »

« Même les arabisants espagnols favorables à l’Espagne musulmane reconnaissent que les mesures très dures listées par le juriste Ibn Abdun aux XIème et XIIème siècle à Séville étaient conformes aux enseignements de la jurisprudence médiévale malikite concernant la façon correcte de maintenir les dhimmis dans une « condition d’humiliation et d’asservissement ou de discrimination tolérée ». » 

Dalil Boubakeur : un curieux personnage

On sait que Dalil Boubakeur ne recule devant rien. Il vient de se distinguer encore une fois par sa mauvaise foi et ses mensonges à l’occasion de la publication du « manifeste contre le nouvel antisémitisme ». M. Boubakeur ne répond jamais sur le fond, se contentant des habituelles incantations que la simple lecture du Coran suffit à démystifier.

Manifeste antisemitisme Boubakeur

D’ailleurs, sa position quant au lien entre islam et violence, nié vigoureusement aujourd’hui, semblait tout autre il y a quelques années.

Boubakeur 2011

Manifeste « contre le nouvel antisémitisme » : un texte nécessitant une mise au point

Plus de 250 « personnalités » ont signé une tribune publiée dans Le Parisien le 21 avril 2018 en réaction à un antisémitisme d’origine musulmane croissant mais qui est resté longtemps tabou en France.

  • Le texte

Manifeste « contre le nouvel antisémitisme »

« Cette terreur se répand »

« L’antisémitisme n’est pas l’affaire des Juifs, c’est l’affaire de tous. Les Français, dont on a mesuré la maturité démocratique après chaque attentat islamiste, vivent un paradoxe tragique. Leur pays est devenu le théâtre d’un antisémitisme meurtrier. Cette terreur se répand, provoquant à la fois la condamnation populaire et un silence médiatique que la récente marche blanche a contribué à rompre. Lorsqu’un Premier ministre à la tribune de l’Assemblée nationale déclare, sous les applaudissements de tout le pays, que « la France sans les Juifs, ce n’est plus la France », il ne s’agit pas d’une belle phrase consolatrice mais d’un avertissement solennel : notre histoire européenne, et singulièrement française, pour des raisons géographiques, religieuses, philosophiques, juridiques, est profondément liée à des cultures diverses parmi lesquelles la pensée juive est déterminante. Dans notre histoire récente, onze Juifs viennent d’être assassinés – et certains torturés – parce que Juifs, par des islamistes radicaux.

« Une épuration ethnique à bas bruit »

Pourtant, la dénonciation de l’islamophobie – qui n’est pas le racisme anti-Arabe à combattre – dissimule les chiffres du ministère de l’Intérieur : les Français juifs ont 25 fois plus de risques d’être agressés que leurs concitoyens musulmans. 10 % des citoyens juifs d’Ile-de-France – c’est-à-dire environ 50 000 personnes – ont récemment été contraints de déménager parce qu’ils n’étaient plus en sécurité dans certaines cités et parce que leurs enfants ne pouvaient plus fréquenter l’école de la République. Il s’agit d’une épuration ethnique à bas bruit au pays d’Émile Zola et de Clemenceau.

Pourquoi ce silence ? Parce que la radicalisation islamiste – et l’antisémitisme qu’il véhicule – est considérée exclusivement par une partie des élites françaises comme l’expression d’une révolte sociale, alors que le même phénomène s’observe dans des sociétés aussi différentes que le Danemark, l’Afghanistan, le Mali ou l’Allemagne… Parce qu’au vieil antisémitisme de l’extrême droite, s’ajoute l’antisémitisme d’une partie de la gauche radicale qui a trouvé dans l’antisionisme l’alibi pour transformer les bourreaux des Juifs en victimes de la société. Parce que la bassesse électorale calcule que le vote musulman est dix fois supérieur au vote juif.

« Nous attendons de l’islam de France qu’il ouvre la voie »

Or à la marche blanche pour Mireille Knoll, il y avait des imams conscients que l’antisémitisme musulman est la plus grande menace qui pèse sur l’islam du XXIème siècle et sur le monde de paix et de liberté dans lequel ils ont choisi de vivre. Ils sont, pour la plupart, sous protection policière, ce qui en dit long sur la terreur que font régner les islamistes sur les musulmans de France. En conséquence, nous demandons que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés d’obsolescence par les autorités théologiques, comme le furent les incohérences de la Bible et l’antisémite catholique aboli par Vatican II, afin qu’aucun croyant ne puisse s’appuyer sur un texte sacré pour commettre un crime.

Nous attendons de l’islam de France qu’il ouvre la voie. Nous demandons que la lutte contre cette faillite démocratique qu’est l’antisémitisme devienne cause nationale avant qu’il ne soit trop tard. Avant que la France ne soit plus la France. »

  • Un débat enfin posé mais qui ne doit pas faire oublier l’essentiel

Malheureusement, si l’antisémitisme musulman gagne incontestablement du terrain en France, ce texte commet une erreur importante en laissant supposer une certaine nouveauté liée à ce qui constituerait une dérive récente de la compréhension des textes sacrés de l’islam : or l’antisémitisme contenu dans la doctrine même de l’islam n’est pas du tout un phénomène nouveau mais au contraire un phénomène tout à fait ancien qui remonte à Mahomet lui-même. Les textes sacrés musulmans (Coran, Hadiths et biographie de Mahomet) sont clairs sur le sujet, Mahomet ayant lui-même chassé puis exterminé les juifs de Médine (sans compter les nombreuses paroles haineuses contenues dans le Coran). Les personnes intéressées par une vue assez complète de ces textes peuvent se reporter au « Livret musulman de premier secours » téléchargeable sur ce site ( http://islametoccident.fr/?page_id=1786 ).

Ensuite, les textes incriminés qu’il faudrait remettre en cause sont aussi bien les versets du Coran que les hadiths et la biographie de Mahomet : or c’est impossible car l’islam s’effondrerait alors. Contrairement à ce qui est dit par beaucoup, l’islam est d’une grande cohérence dans ses textes : les contradictions apparentes ne sont liées qu’à l’opportunisme politique de Mahomet (et donc à ses changements d’avis), qui a instrumentalisé une religion pour en faire une idéologie politique de conquête du pouvoir (ce qui n’empêche pas d’ailleurs qu’il ait cru avoir un dialogue avec Dieu). Expurger les textes de l’islam : un vœu pieux, car il n’en resterait à la fin plus rien.

Il est probable néanmoins que nombre de signataires de ce texte soient conscients de l’impossibilité congénitale de l’islam de se réformer, comme on le constate depuis plus de mille ans. Ce texte est donc sans doute le premier coup de boutoir sérieux contre l’islam puisqu’il s’attaque (enfin !), non pas aux musulmans, mais à la doctrine de l’islam, et en cela ouvre un débat indispensable qui dépasse de loin les seules frontières françaises. La boîte de Pandore vient peut-être de s’ouvrir.

  • PS : La liste des signataires 

Eliette ABECASSIS ; Richard ABITBOL ; Ruth ABOULKHEIR ; André ABOULKHEIR ; Laure ADLER ; Paul AIDANE ; Nader ALAMI ; Waleed AL-HUSSEINI ; Mohamed ALI KACIM ; Michèle ANAHORY ; François ARDEVEN ; Pierre ARDITI ; Janine ATLOUNIAN ; Muriel ATTAL ; Charles AZNAVOUR ; Elisabeth BADINTER ; Patrick BANTMAN ; Laurence BANTMAN ; Adrien BARROT ; Stephane BARSACQ ; Maurice BARTELEMY ; Stéphane BEAUDET ; Patrick BEAUDOUIN ; Annette BECKER ; Florence BEN SADOUN ; Georges BENSOUSSAN ; Gérard BENSUSSAN ; Alain BENTOLILA ; André BERCOFF ; Aurore BERGE ; François BERLEAND ; Françoise BERNARD ; Florence BERTHOUD ; Naem BESTANDJI ; Muriel BEYER ; Jean BIRENBAUM ; Claude BIRMAN ; Joelle BLUMBERG ; Marion BLUMEN ; Lise BOËLL ; Jeannette BOUGRAB ; Céline BOULAY-ESPERONNIER ; Michel BOULEAU ; Laurent BOUVET ; Lise BOUVET ; Fatiha BOYER ; Anne BRANDY ; Caroline BRAY-GOYON ; Zabou BREITMAN ; Claire BRIERE-BLANCHET ; Jean-Paul BRIGHELLI ; Pascal BRUCKNER ; Laura BRUHL ; Daniel BRUN ; Carla BRUNI ; François CAHEN ; Séverine CAMUS ; Jean-Claude CASANOVA ; Bernard CAZENEUVE ; Hassen CHALGHOUMI ; Catherine CHALIER ; Elsa CHAUDUN ; Evelyne CHAUVET ; Ilana CICUREL ; Eric CIOTTI ; Gilles CLAVREUL ; Brigitte-Fanny COHEN ; Marc COHEN ; Jonathan COHEN ; Danielle COHEN-LEVINAS ; Antoine COMPAGNON ; Jacqueline COSTA-LASCOUX ; Brice COUTURIER ; Fabrice D’ALMEIDA ; Eliane DAGANE ; Gérard DARMON ; Marielle DAVID ; William DE CARVALHO ; Elisabeth DE FONTENAY ; Xavier DE GAULLE ; Bernard DE LA VILLARDIERE ; Bertrand DELANOË ; Richard DELL’AGNOLA ; Chantal DELSOL ; Gérard DEPARDIEU ; Guillaume DERVIEUX ; Patrick DESBOIS PERE ; Alexandre DEVECCHIO ; Bouna DIAKHABY ; Marie-Laure DIMON ; Joseph DORE MGR ; Daniel DRAÏ ; Michel DRUCKER ; Richard DUCOUSSET ; Stéphane DUGOWSON ; Martine DUGOWSON ; Frédéric DUMOULIN ; David DUQUESNE ; Frédéric ENCEL ; Raphaël ENTHOVEN ; Francis ESMENARD ; Christian ESTROSI ; Elise FAGJELES ; Roger FAJNZYLBERG ; Luc FERRY ; Alain FINKIELKRAUT ; Pascal FIORETTO ; Marc-Olivier FOGIEL ; Renée FREGOSI ; Michel GAD WOLKOWICZ ; Aliou GASSAMAL ; Lucile GELLMAN ; Jasmine GETZ ; Sammy GHOZLAN ; Jean GLAVANY ; Bernard GOLSE ; Roland GORI ; Marine GOZLAN ; Olivia GREGOIRE ; Mohamed GUERROUMI ; Ghislaine GUERRY ; Olivier GUEZ ; Lydia GUIROUS ; Talila GUTEVILLE ; Patrick GUYOMARD ; Noémie HALIOUA ; Françoise HARDY ; Frédéric HAZIZA ; Jean-Luc HEES ; Serge HEFEZ ; François HEILBRONN ; Marie IBN ARABI-BLONDEL ; Aliza JOBES ; Arthur JOFFE ; Michel JONASZ ; Christine JORDIS ; Dany JUCAUD ; Liliane KANDEL KARIM ; David KHAYAT ; Catherine KINTZLER ; Alain KLEINMANN ; Marc KNOBEL ; Haïm KORSIA ; Julia KRISTEVA ; Rivon KRYGIER ; Estelle KULICH ; Philippe LABRO ; Alexandra LAIGNEL-LAVASTINE ; Lilianne LAMANTOWICZ ; Jack LANG ; Joseph LAROCHE ; Damien LE GUAY ; Daniel LECONTE ; Barbara LEFEBVRE ; Yoann LEMAIRE ; Pierre LESCURE ; Bernard-Henri LEVY ; Maurice LEVY ; Stéphane LEVY ; Michèle LEVY-SOUSSAN ; Marceline LORIDAN-IVENS ; Christine LOTERMAN ; Patrick LOTERMAN ; Enrico MACIAS ; Richard MALKA ; Wladi MAMANE ; Yves MAMOU ; Juliette MEADEL ; Sylvie MEHAUDEL ; Yael MELLUL ; Françoise-Anne MENAGER ; Daniel MESGUICH ; Richard METZ ; Habib MEYER ; Radu MIHAILEANU ; Yann MOIX ; Antoine MOLLERON ; Thibault MOREAU ; Jean-Jacques MOSCOVITZ ; Slim MOUSSA ; Laurent MUNNICH ; Lionel NACCACHE ; Marc NACHT ; Aldo NAOURI ; Xavier NIEL ; Sophie NIZARD ; Anne-Sophie NOGARET ; Karina OBADIA ; Jean-Pierre OBIN ; Edith OCHS ; Christine ORBAN ; Olivier ORBAN ; Marc-Alain OUAKNIN ; Yann PADOVA ; Brigitte PASZT ; Dominique PERBEN ; André PERRIN ; Serge PERROT ; Laurence PICARD ; Céline PINA ; François PINAULT ; Jean-Robert PITTE ; Nidra POLLER ; Richard PRASQUIER ; Michael PRAZAN ; Nadège PULJAK ; Jean-François RABAIN ; Marianne RABAIN-LEBOVICI ; Ruben RABINOVITCH ; Jean-Pierre RAFFARIN ; Christiane RANCE ; Jean-Jacques RASSIAL ; Renaud RENAUD ; Jean-Louis REPELSKI ; Solange REPLESKI ; Ivan RIOUFOL ; Jacob ROGOZINSKI ; Olivier ROLIN ; Marie-Helène ROUTISSEAU ; Catherine ROZENBERG ; Philippe RUSZNIEWSKI ; Boualem SANSAL ; Georges-Elia SARFAT ; Nicolas SARKOZY ; Josiane SBERRO ; Jean-Paul SCARPITTA ; Eric-Emmanuel SCHMITT ; Dominique SCHNAPPER ; André SENIK ; Joann SFAR adim SHER ; Stéphane SIMON ; Patricia SITRUK ; Jean-François SOLAL ; Paule STEINER ; Jean-Benjamin STORA ; Francis SZPINER ; Anne SZULMAJSTER ; Pierre-André TAGUIEFF ; Maud TANACHNIK ; Jacques TARNERO ; Michel TAUBER ; Daniel TECHNIO ; Julien TROKINER ; Cosimo TRONO ; Monette VACQUIN ; Henri VACQUIN ; Philippe VAL ; Caroline VALENTIN ; Manuel VALLS ; Sibyle VEIL ; Jacques VENDROUX ; Natacha VITRAT ; Sabrina VOLCOT-FREEMAN ; Régine WAINTRATER ; Laurent WAUQUIEZ ; Aude WEILL-RAYNAL ; Simone WIENER ; Annette WIEVIORKA ; Jean-Pierre WINTER ; Jacques WROBEL ; André ZAGURY ; Alain ZAKSAS ; Paul ZAWADZKIv Marc ZERBIB ; Céline ZINS ; Jean-Claude ZYLBERSTEIN.

Marie Théotokos : un énorme blasphème

  • Une expression bien surprenante

Dans une conférence organisée à l’Institut du Monde Arabe en septembre 2016 sur le thème du mot « islam », Ghaleb Bencheikh, présentateur habituel de l’émission hebdomadaire « Islam » sur France 2 et personnalité musulmane régulièrement invitée en France dans des conférences portant sur l’islam, a blasphémé en reprenant à son compte l’idée chrétienne que Marie est effectivement la mère de Dieu et non, comme le veut l’islam, d’un simple prophète.

Amis IMA Islam 160905 Marie Theotokos

« Marie est musulmane » : « Marie est pacifiée, elle s’est remise à Dieu dans la confiance, en consentant d’être, si je parlais comme les orthodoxes, « Marie Théotokos », « Marie, mère de Dieu » ».

Compte tenu de sa grande culture, on peut penser que cette envolée lyrique dont Ghaleb Bencheikh a le secret (il met également dans la bouche de Mahomet les paroles du Christ à l’occasion d’une autre conférence, ce qui est proprement une absurdité et une aberration) lui a échappé, mais cela donne l’occasion d’une mise au point sur le sujet de la place de Jésus dans l’islam, source d’une grande confusion, y compris chez nombre de musulmans qui commettent l’erreur de croire que musulmans et chrétiens ont le même dieu.

  • L’islam réfute farouchement l’idée chrétienne d’incarnation

Le terme grec « théotokos » veut dire « qui a enfanté Dieu » car dans le christianisme Marie est effectivement non la mère d’un simple prophète mais bien la mère de Dieu incarné, l’incarnation de Dieu étant le mystère central du christianisme. Sans l’incarnation, il n’y a plus de christianisme.

Cette incarnation, « en vue » de la crucifixion et de la rédemption et totalement inexplicable même pour les chrétiens, est incompréhensible et inacceptable pour l’islam dans le cadre de sa rationalité élémentaire et « enfantine » où la religion se résume à une spiritualité assez pauvre structurée par une profession de foi (« shahada ») rudimentaire, quelques autres « piliers » et une multitude de rituels qui font de l’islam une « praxis » et une soumission totalement ancrée dans le quotidien.

Le Jésus des chrétiens les rend ainsi coupables aux yeux de l’islam du plus grand crime qui soit, l’associationnisme, c’est-à-dire le fait d’associer à Allah, dieu unique, un autre dieu, Jésus prétendument son fils (sans parler du Saint Esprit, troisième face de la Sainte Trinité) :

Coran, sourate 4, verset 171. Ô chrétiens, ne soyez pas extravagants dans votre religion et ne dites, d’Allah, que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n’est qu’un messager d’Allah, Sa parole qu’Il envoya à Marie sous forme d’un un souffle de vie. Croyez donc en Allah et en Ses messagers. Ne dites pas : « Trois ». Cessez ! Ce sera mieux pour vous. Allah est un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un fils. C’est à Lui qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Allah suffit comme protecteur.

Pour l’islam, Jésus est seulement un prophète parmi les 5 que compte l’histoire du monde :

Coran, sourate 33, versets 7 et 8. Lorsque Nous prîmes des prophètes leur engagement, de même que de toi[Mahomet], de Noé, d’Abraham, de Moïse, et de Jésus fils de Marie, Nous avons pris d’eux un engagement solennel, afin [qu’Allah] interroge les véridiques sur leur sincérité. Et Il a préparé aux infidèles un châtiment douloureux.

Coran, sourate 42, verset 13. Il [Allah] a légiféré en matière de religion, et a enjoint à Noé, ce que Nous t’avons révélé, ainsi que ce que Nous avons enjoint à Abraham, à Moïse et à Jésus : « Établissez la religion ; n’en faites pas un sujet de division ». Ce à quoi tu appelles les associateurs leur parait énorme. Allah élit et rapproche de Lui qui Il veut et guide vers Lui celui qui se repent.

Vous trouverez sur ce site de nombreuses autres références du Coran signifiant le rejet de la doctrine de l’incarnation pages 148 et 149 du « Livret musulman de premier secours » ( http://islametoccident.fr/wp-content/uploads/2016/10/Livret-musulman-27-juillet-2016.pdf ) ou encore une mise au point intéressante d’Ibn Taymiyya (article  http://islametoccident.fr/?p=3779 ).

  • Jésus, figure centrale de l’islam

Pourtant, Jésus (« Issa » dans le Coran) reste paradoxalement une figure centrale de l’islam, apparemment même bien plus considérable que celle de Mahomet, qui n’est finalement qu’un prophète comme un autre (sauf qu’il est prétendument le dernier).

Pour l’islam, le prophète Jésus est en effet un miracle illustre pour l’univers :

Coran, sourate 19, versets 27 à 30. Puis elle vint auprès des siens en le portant [le bébé]. Ils dirent : « Ô Marie, tu as fait une chose monstrueuse ! Sœur de Haroun, ton père n’était pas un homme de mal et ta mère n’était pas une prostituée ». Elle fit alors un signe vers lui [le bébé]. Ils dirent : « Comment parlerions-nous à un bébé au berceau ? » Mais (le bébé) dit : « Je suis vraiment le serviteur d’Allah. Il m’a donné le Livre et m’a désigné Prophète. »

Coran, sourate 3, verset 45. (Rappelle-toi,) quand les Anges dirent : « Ô Marie, voilà qu’Allah t’annonce une parole de Sa part : son nom sera « al-Masih », « Issa », fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l’au-delà, et l’un des rapprochés d’Allah. »

Coran, sourate 21, verset 91. Et celle [la vierge Marie] qui avait préservé sa chasteté ! Nous insufflâmes en elle un souffle (de vie) venant de Nous et fîmes d’elle ainsi que de son fils, un signe [miracle] pour l’univers.

Par conséquent, s’il était encore acceptable que Mahomet mourût d’un mal inconnu dans des conditions banales, il était inconcevable que Jésus ait pu mourir dans l’infamie, crucifié comme un vulgaire voleur. Aussi, le Coran précise que c’est Allah qui a rappelé à lui Jésus et la Tradition musulmane explique que c’est un sosie qui a été crucifié en lieu et place de Jésus :

Coran, sourate 3, verset 55. (Rappelle-toi) quand Allah dit : « Ô Jésus, certes, Je vais mettre fin à ta vie terrestre t’élever vers Moi, te débarrasser de ceux qui n’ont pas cru et mettre jusqu’au Jour de la Résurrection, ceux qui te suivent au-dessus de ceux qui ne croient pas. Puis, c’est vers Moi que sera votre retour, et Je jugerai, entre vous, ce sur quoi vous vous opposiez. »

Coran, sourate 4, verset 157. et à cause leur parole : « Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d’Allah » … Or, ils ne l’ont ni tué ni crucifié ; ce n’était qu’un faux semblant ! Et ceux qui ont discuté à son sujet sont vraiment dans l’incertitude : ils n’en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l’ont certainement pas tué.

En effet, l’islam reprenant à son compte la tradition monothéiste pour se situer dans la légitimité de cette filiation, essaie d’intégrer dans sa vision les éléments eschatologiques antérieurs : fin du monde, combat contre l’Antéchrist (« Al Masih ad Dajjal »), etc. Mais dans ce capharnaüm eschatologique, la situation est plutôt confuse car le Coran ne parle de l’Antéchrist et du retour de Jésus que de manière indirecte et allusive. Il faut se référer à la Tradition (Sunna) pour retrouver ces références, ainsi concernant le retour de Jésus par exemple :

Hadith Bukhari n°2222 (sahih, voir aussi n°2476) : « D’après Abû Hurayra, l’Envoyé de Dieu a dit : « J’en jure par ce lui qui tient mon âme entre Ses mains, il s’en faut de bien peu pour que le fils de Marie descende parmi vous comme un juge équitable. Il brisera la croix, tuera les porcs, fera disparaître les capitation et fera déborder la richesse au point que personne n’en voudra plus ». »

Hadith Abu Dawud n°4321 (sahih) : « L’Envoyé de Dieu mentionna l’Antéchrist qui disait : (…). Alors Jésus le fils de Marie descendra sur le minaret blanc à l’est de Damas. Il attrapera l’Antéchrist à la porte de Ludd et le tuera. »

Par ailleurs, le retour du prophète Jésus est aussi l’occasion de renvoyer définitivement dos à dos chrétiens et juifs : les chrétiens, pour leur abominable associationnisme ; les juifs, pour le crime qu’ils ont commis en trahissant la confiance qu’Allah avait placée en eux (cf. notamment le début de la sourate 17, « le voyage nocturne »), en interrompant la mission de Jésus et en rejetant la venue de Mahomet.

Pour ces multiples raisons, le ressentiment de l’islam vis-à-vis des juifs – qui alimente un antisémitisme viscéral – est particulièrement manifeste dans le Coran et dans la Tradition, ceux-ci étant également cités comme présents aux côtés de l’Antéchrist à l’heure ultime :

Hadith Muslim n°2944 (sahih) : « Anas ibn Malik a rapporté que l’Envoyé de Dieu a dit : « L’Antéchrist sera suivi par 70.000 juifs d’Isfahan portant des châles perses. »

Au final, rien d’étonnant donc dans le hadith qui suit, pourtant épouvantable, bien connu et reconnu comme authentique dans le monde musulman :

Hadith Muslim (n°2922) : « D’après Abû Hurayra, l’Envoyé d’Allah a dit : « L’Heure Suprême ne se dressera pas avant que les musulmans ne combattent les juifs. Les musulmans tueront les juifs jusqu’à ce que les rescapés de ces derniers se réfugient derrière les pierres et les arbres qui appelleront alors le musulman en disant : « Ô musulman ! Ô serviteur d’Allah ! Voilà un juif derrière moi, viens le tuer ! », exception faite de l’arbre dit Al-Gharqad qui est l’arbre des juifs ». »

  • Conclusion

L’expression « Marie Théotokos » est un blasphème intolérable pour tout musulman orthodoxe et qui connaît un tant soit peu sa religion. Alors même que l’islam rejette absolument et viscéralement toute idée d’incarnation, la confusion sur la place de Jésus en islam semble entretenue à dessein par la takiyya de certains imams ou intellectuels en Occident afin de faire accroire l’idée que chrétiens et musulmans auraient au bout du compte le même Dieu et donc pourraient s’entendre, que l’islam serait compatible avec l’Europe historiquement chrétienne, alors même que l’opposition doctrinale entre les deux religions est naturellement frontale depuis des siècles et qu’aucun rapprochement ne sera jamais possible.

Message d’ex-musulmans catholiques au Pape

Les chrétiens sont les croyants les plus persécutés

https://fr.reuters.com/article/companyNews/idFRL5E9C87CP20130108

« STRASBOURG, 8 janvier (Reuters) – Le christianisme est la religion dont les membres souffrent le plus de persécutions à travers le monde, estime l‘association d‘obédience protestante Portes ouvertes dans son rapport annuel publié mardi.

Cette situation découle principalement, selon elle, de la montée en puissance dans de nombreux pays, de l‘islamisme radical, alors que la situation des chrétiens s‘améliore au sein des derniers pays communistes, sauf en Corée du Nord.

“Depuis quelques années, on entend dire que le christianisme est la religion la plus persécutée dans le monde, ça nous semble juste”, a déclaré Michel Varton, directeur de Portes ouvertes France, lors d‘une conférence de presse à Strasbourg.

S‘appuyant sur 21 bureaux à travers le monde et un millier de collaborateurs, l‘organisation non gouvernementale (ONG) établit son “Index mondial de persécution” depuis 1997, en notant les pays selon six critères affectés chacun d‘un même coefficient : les persécutions subies à l’échelle personnelle, familiale, sociale, constitutionnelle, ecclésiale et les violences physiques en tant que telles.

Cinq nouveaux venus font cette année leur apparition parmi les cinquante pays recensés : le Mali, la Tanzanie, le Kenya, l‘Ouganda et le Niger.

“Tous sont des pays d‘Afrique subsaharienne”, a souligné Claire Lacroix, coordinatrice de l‘Index, en attribuant cette entrée à l‘action des groupes musulmans djihadistes, dont certains liés à Al Qaïda.

Huit des dix pays où la situation des chrétiens est la plus problématique sont des pays à majorité musulmane.

Le conflit syrien a fait passer le pays de la 36e à la 11ee place, tandis que la Libye monte de la 26e à la 17e. “Le Printemps arabe s‘est transformé en hiver arabe pour les chrétiens”, note le rapport.

La Corée du Nord, une des dernières dictatures communistes, occupe toutefois la première place pour la onzième année consécutive. La seule possession d‘une Bible y suffit pour être envoyé en camp de travail, selon l‘ONG, qui estime entre 50 et 70.000 le nombre de chrétiens condamnés à un tel sort.

Si certains pays descendent dans le classement, c‘est pour la plupart en raison de l‘augmentation des persécutions ailleurs, affirme le rapport, à une exception, la Chine où la situation des chrétiens s‘améliore véritablement.

La Chine, qui émargeait dans les dix premiers de l‘Index il y a cinq ans, occupe aujourd‘hui la 37e place. (Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse) »

L’insupportable prétention du judaïsme

L’émission « Judaïca » de France 2 du 3 décembre 2017 a été l’occasion de revenir de façon tout à fait intéressante sur les rapports compliqués entre les Grecs et les juifs dans l’Antiquité. Le rabbin Raphaël Sadin explique que l’inimitié grecque vis-à-vis du judaïsme trouve son origine dans la prétention des juifs à être le centre du monde, prétention fondée sur un passage de la Bible (traduction de la Bible de Jérusalem) :

Jérémie 33, 25 & 26. Ainsi parle Yahvé : Si je [c’est Dieu qui parle] n’ai pas créé le jour et la nuit et établi les lois du ciel et de la terre, alors je rejetterai la descendance de Jacob et de David mon serviteur et cesserai de prendre parmi ses descendants ceux qui gouverneront la postérité d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ! (…)

Ce passage, un peu obscur, est difficile à traduire car il s’insère, comme le rappelle Thomas Römer, dans « un livre [Jérémie] qui invite le lecteur à un parcours compliqué, dans lequel alternent les annonces de jugement, les récits sur le jugement réalisé, des oracles proclamant un salut à venir, ainsi que de récits sur une vie possible dans le pays. Mais la fin du livre revient à la destruction de Jérusalem et à l’exil babylonien, établissant ainsi un parallèle explicite avec la fin du livre des Rois. »

L’interprétation juive du texte originel conduit à une traduction plus simple : « Si ce n’était pour l’étude approfondie de Mon Alliance [c’est-à-dire la Torah] nuit et jour, je cesserais de fixer les lois du ciel et de la terre », ce qui revient finalement à, comme évoqué dans l’émission : « Si ce n’était pas mon alliance avec Israël, je n’aurais pas créé le monde [l’univers] ». Ainsi, l’univers n’a été créé que pour la Torah et ne continue à exister que pour autant qu’Israël continue à s’adonner à son étude.

 

France 2 Judaica 171203 Hanouka Extrait

En effet, l’exégèse juive (midrash, zohar) enseigne que l’idée de l’existence d’Israël a précédé toute la création et que Dieu a fixé une condition à la création de l’univers et à son maintien : qu’Israël accepte la Torah et l’étudie ; sinon, l’univers retournera au tohu-bohu.

Le rabbin Raphaël Sadin reconnaît la suprême insolence de cette prétention juive qui fonde le principe de l’« élection », avec l’idée qu’« il peut exister au sein d’une communauté humaine une façon de vivre, d’exister, de donner sens, qui, en dernière instance, donne sens à tout l’univers, mais qui n’est pas partageable ».

Les chrétiens n’ont pas de raison fondamentale de se sentir offensés par cette prétention puisqu’eux-mêmes s’inscrivent dans son prolongement par l’affirmation que Jésus est le Messie annoncé par les Écritures juives, les chrétiens abandonnant par ailleurs l’idée de l’élection pour annoncer la Bonne Nouvelle à tous, juifs et non-juifs.

En revanche, la perception de l’islam est par définition très différente et on comprend assez facilement qu’elle puisse être à la source de l’antisémitisme viscéral qu’on retrouve dans la doctrine de l’islam : d’une part, les arabo-musulmans prétendent descendre d’Ismaël, demi-frère bâtard d’Isaac puisque fils d’Abraham et d’une servante (et non femme légitime) – l’alliance de Dieu avec les hommes ne passant que par Isaac –, ce qui est une situation évidemment très inconfortable en terme de prestige et sur laquelle les imams sont peu prolixes (jusqu’à aller parfois comme on l’a vu jusqu’au mensonge cf. le sacrifice d’Abraham http://islametoccident.fr/?p=3758 ) ; d’autre part, l’islam se fonde pour l’essentiel sur la spiritualité et les règles juives sans y apporter de nouveauté spirituelle qui pourrait justifier sa prétention à dépasser la révélation juive, et encore moins sa prétention à clore le cycle des révélations.

Quant aux autres groupes humains (bouddhistes, agnostiques, athées, etc.), si cette arrogance juive peut agacer, elle n’est finalement que de peu d’importance pour eux puisque, de toutes les façons, ils ne croient pas un mot de toute cette histoire juive.