Vers une marche de la fierté musulmane ?

Pour faire resplendir la culture française dans le monde à l’occasion de la fête de la musique 2018, Brigitte Macron, sans doute imprégnée des valeurs catholiques universelles enseignées au Lycée jésuite Saint-Louis de Gonzague de Paris où elle fut professeur de français pendant 8 ans, a poussé son jeune mari à inviter dans le lieu hautement symbolique du palais de l’Élysée, plusieurs passeurs de musique électronique dont « Kiddy Smile » et ses danseurs. Rien ne semble avoir manqué à cette soirée festive, et personne ne vint troubler la fête alors qu’ils étaient en train.

Cette soirée, objet d’une promotion institutionnelle au plus haut sommet de l’État français, et que le monde entier nous envia, fut le prélude à la marche des fiertés inter-LGBT organisée quelques jours après à Paris et qui défendit haut et fort les nouvelles couleurs de la culture française dans le droit fil de Molière, Racine, Hugo, Balzac, Debussy, Ravel, la troupe de danse de l’Opéra Garnier, et de tant d’autres (NB : photos officielles 2017).

Face à cet aboutissement ultime et grandiose des valeurs de la société occidentale, il n’est pas impossible que les musulmans réclament un jour une marche de la fierté musulmane, sur une base sans doute toute différente si l’on en juge par ce rappel des valeurs largement partagées au sein de la communauté musulmane (ici par exemple en Norvège).

Normal muslims in Occidental country

Pas sûr que tous ces gens-là deviennent un jour copains comme cochons.

Yves Saint-Laurent aurait-il pu être musulman ?

Yves Saint-Laurent a eu une vie pour le moins sexuellement agitée et assez peu conforme semble-t-il aux préceptes de la doctrine de l’islam.

Ce témoignage récent (2018) permet sans doute d’analyser plus précisément ces moeurs au regard des principes de la chari’a islamique et de la voie de salut que cette dernière propose.

https://www.youtube.com/watch?v=QjvHdOPMwXg

https://www.youtube.com/watch?v=ZDOwQeThoiU

Fake news ?

 

Comment va réagir l’islam face à l’homosexualité institutionnelle ?

L’islam condamne sévèrement l’homosexualité. Il sera intéressant de voir ce que l’avenir réserve étant donné la promotion institutionnelle de l’homosexualité qui envahit la société française comme on le voit de plus en plus à Paris mais aussi dans certaines grandes villes françaises : passages piétons, affiches, etc.

« Marche des fiertés » : certes, mais fierté de quoi précisément ?

On sait que les religions monothéistes condamnent toutes fermement l’homosexualité, et l’islam encore plus que toute autre :

Coran, sourate 26, versets 165 & 166 : « Accomplissez-vous l’acte charnel avec les mâles de ce monde et délaissez-vous les épouses que votre Seigneur a créées pour vous ? Vous êtes un peuple transgresseur. »

Jurisprudence chaféite (une des 4 principales écoles juridiques de l’islam sunnite – pas la plus rigoriste –) : « Le Prophète a dit : (1) « Tuez celui qui sodomise et celui qui est sodomisé. » ; (2) « Que Dieu maudisse celui qui fait ce que faisait le peuple de Lot. » ; (3) « Le lesbianisme est l’adultère entre les femmes. » »

Inutile par ailleurs de revenir sur la pénalisation de l’homosexualité dans tous les pays musulmans du monde aujourd’hui.

  • Les musulmans et les LGBT vont-ils faire bon ménage en France ?

Dans un contexte d’expansion continue de l’islam en France, il est donc intéressant de s’interroger sur l’avenir que nous prépare la promotion institutionnelle de l’homosexualité et de toutes les « diversités » sexuelles par le système politique et médiatique, le cocktail islam-LGBT s’annonçant détonant car il est peu probable que le projet LGBT de destruction de toute notion d’identité naturelle (« imposée » par la nature) au profit d’une identité uniquement choisie ne séduira guère les musulmans.

Ainsi, invité sur le plateau de l’émission « Arrêt sur images » du 28 juin 2018, Arnaud Gauthier-Fawas, administrateur de l’inter-LGBT en charge de l’organisation de la « Marche des fiertés » (ex-gay pride) à Paris s’est exprimé de façon pour le moins étonnante (sans d’ailleurs être contesté par les représentants des autres courants de la « diversité » sexuelle d’aujourd’hui) :

ASI 180630 Marche des fiertés Extrait 1

« Je ne suis pas un homme. (…) Il ne faut pas confondre identité de genre et expression de genre. »

« Je ne suis pas blanc. Je suis à moitié libanais. »

  • Un communautarisme LGBT ?

Si le communautarisme est inné dans l’islam puisque clairement énoncé par le Coran, on peut craindre que celui-ci ne heurte de plein fouet celui de la communauté LGBT qui ne semble pas en reste de ce côté-là puisque, semble-t-il, tout le monde sur le plateau semble par exemple regretter peu ou prou que le quartier du Marais ne soit plus un quartier homosexuel :

ASI 180630 Marche des fiertés Extrait 2

  • Conclusion

Le phénomène de rejet destructeur de sa propre identité naturelle animale (mâle/femelle) qui constitue la quintessence du mouvement LGBT, – rendu possible par une « intelligence » humaine dont l’histoire a montré qu’elle peut tout justifier (la raison étant loin pourtant d’être la mesure de toute chose) –, est un cas bien singulier dans l’éthologie du règne animal.

Toute idée d’ordre naturel est en effet abandonnée au profit d’un « ressenti individuel » idéalisé et transformé en vérité, ressenti dont on peut se demander s’il n’est pas surtout l’enfant d’une émotivité narcissique et égocentrique qui ne fait que magnifier une subjectivité éminemment relative, résidu infantile d’un moi qui ne supporte pas qu’on lui impose des limites.

La volonté de puissance de ce nouveau moi se traduit par une déstructuration explosive de l’identité qui éclate en un feu d’artifices des genres comme chez Tinder qui propose en version anglaise (par ordre alphabétique) : Agender ; Androgyne ; Androgynous ; Bigender ; Female to Male ; FTM ; Gender Fluid ; Gender Nonconforming ; Gender Questioning ; Gender Variant ; Genderqueer ; Male to Female ; MTF ; Neither ; Neutrois ; Non-binary ; Other ; Pangender ; Trans ; Trans Man ; Trans Person ; Trans Woman ; Transfeminine ; Transgender ; Transgender Female ; Transgender Male ; Transgender Man ; Transgender Person ; Transgender Woman ; Transmasculine ; Transsexual ; Transsexual Female ; Transsexual Male ; Transsexual Man ; Transsexual Person ; Transsexual Woman ; Two-Spirit. Il n’est pas dit ce qui se passe lors de rencontres entre deux personnes appartenant à des identités différentes.

S’il est indéniable que cette nouvelle conception de la nature humaine offre un champ d’étude prodigieux à la psychanalyse, on peut en revanche craindre par exemple que ceci soit le prélude à l’ouverture de la morale publique admise  à l’inceste et à la pédophilie puisque chacun revendique finalement à devenir son unique et propre juge.

Le changement essentiel de modèle de société humaine que cette conception sous-tend et qui s’oppose de front à toutes les valeurs des grandes religions terrestres pique la curiosité tant les perspectives ouvertes par cette évolution quant à l’avenir de l’humanité sont stupéfiantes (la mort bornant heureusement toujours le champ de l’expérimentation humaine).

Affaire Boutin : « L’homosexualité est une abomination »

Contexte : http://islametoccident.fr/?p=4151

  • Les faits

Dans une interview publiée dans la revue trimestrielle « Charles », parue le 2 avril 2014, Christine Boutin disait : « l’homosexualité est une abomination ». Poursuivie par des associations de défense de la « diversité sexuelle » (Le Refuge,  Mousse et Inter LGBT), Christine Boutin fut, dans un premier temps, condamnée par la justice pour incitation à la discrimination et à la haine au titre de l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881.

Le jugement a finalement été cassé le 9 janvier 2018 par la Chambre Criminelle de la Cour de Cassation  qui a considéré que les propos de Christine Boutin entraient dans le cadre de la liberté d’expression en notant d’ailleurs que « Mme Boutin s’était limitée à exprimer l’opinion largement partagée par les trois religions monothéistes », opinion religieuse dont on peut noter qu’elle s’accorde avec l’ordre naturel voulu par Dieu selon ces religions puisque l’homosexualité est par essence même stérile et ne peut donc en aucun cas assurer la survie de l’espèce, principe de base du fonctionnement naturel du règne animal et humain.

On peut noter à ce titre que la presse française ne s’est guère attardée sur cette relaxe définitive contrairement à la large publicité assurée à la condamnation initiale, ce qui est un cas d’étude intéressant de déontologie journalistique, les médias adorant se moquer d’elle sans se pencher sérieusement sur le contenu de ses propos.

  • L’« abomination » dans l’Ancien Testament

Les associations demandeuses arguaient qu’utiliser le terme « abomination », c’est condamner à mort. En effet, selon ces associations, Christine Boutin « a répété [ce mot] sans le nuancer, sachant parfaitement, en tant que personnalité politique influente, ex présidente du parti chrétien démocrate, catholique pratiquante connaissant parfaitement la Bible et le sens du Lévitique dont est issue cette expression, sa signification d’exécration, haine, détestation, dégoût profond, répugnance, et renvoyant par extension à l’infamie, le crime, l’atrocité, la monstruosité, ou encore le comble du mal, et qui renvoie dans le texte biblique à la condamnation à mort des homosexuels ».

La condamnation de l’homosexualité par Dieu figure dans l’Ancien Testament avec la destruction symbolique de Sodome et Gomorrhe.

Genèse 19, 13. Nous allons en effet détruire ce lieu, car grand est le cri qui s’est élevé contre eux à la face de Yahvé, et Yahvé nous a envoyés pour les exterminer.

Genèse 19, 24-25. Yahvé fit pleuvoir sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu venant de Yahvé, et il renversa ces villes et toute la Plaine, avec tous les habitants des villes et la végétation du sol.

Si la pratique homosexuelle est condamnée et sanctionnée à cette occasion, il faut néanmoins remarquer qu’il s’agit d’une condamnation globale d’une cité (jusqu’à la végétation) et non de l’expression d’un principe d’extermination individuelle des individus ayant des pratiques homosexuelles à suivre jusqu’à la fin des temps. Il s’agit en outre d’un châtiment imposé par Dieu lui-même, car les hommes ne sont pas appelés à exterminer les homosexuels ici-bas mais à s’éloigner le plus possible de leurs pratiques, la situation étant différente dans d’autres cas de figure mentionnés par les textes juifs, en particulier lorsqu’il s’agit de venir à bout de la croyance terrestre en d’autres dieux, péché ultime.

Deutéronome 13, 13 à 17. Si tu entends dire que dans l’une des villes que Yahvé ton Dieu t’a données pour y habiter, des hommes, des vauriens, issus de ta race, ont égaré leurs concitoyens en disant : « Allons servir d’autres dieux », que vous n’avez pas connus, tu examineras l’affaire, tu feras une enquête, tu interrogeras avec soin. S’il est bien avéré et s’il est bien établi qu’une telle abomination a été commise au milieu de toi, tu devras passer au fil de l’épée les habitants de cette ville, tu la voueras à l’anathème, elle et tout ce qu’elle contient, tu en rassembleras toutes les dépouilles au milieu de la place publique et tu brûleras la ville avec toutes ses dépouilles, l’offrant tout entière à Yahvé ton Dieu. Elle deviendra pour toujours une ruine, qui ne sera plus rebâtie.

En tout état de cause, il s’agit de textes religieux à tout le moins historiques et surtout symboliques, et qui ne constituent en aucune façon un code permanent applicable aux contrevenants. Ce qui reste en revanche de façon permanente, c’est la répugnance que doivent inspirer ces pratiques. En effet, le terme d’« abomination » reproché à Christine Boutin car considéré comme une incitation à la haine est un terme générique voulant dire « horreur inspirée par ce qui contrevient aux prescriptions de Dieu ». Dans beaucoup de cas, ce terme est surtout associé à la nécessité de s’éloigner de pratiques impures. Ainsi, le terme d’abomination recouvre de nombreuses autres situations dans l’Ancien Testament (nudité, règles des femmes, travestissement, etc. : voir quelques exemples ci-après), bien loin d’une condamnation spirituelle et morale qui ne concernerait que la seule homosexualité.

Lévitique 18, 6. Aucun de vous ne s’approchera de sa proche parente pour en découvrir la nudité. Je suis Yahvé.

Etc.

Lévitique 18, 19. Tu ne t’approcheras pas, pour découvrir sa nudité, d’une femme souillée par ses règles.

Lévitique 18, 20 à 23. À la femme de ton compatriote tu ne donneras pas ton lit conjugal, tu en deviendrais impur. Tu ne livreras pas de tes enfants à faire passer à Molek, et tu ne profaneras pas ainsi le nom de ton Dieu. Je suis Yahvé. Tu ne donneras ta couche à aucune bête ; tu en deviendrais impur. Une femme ne s’offrira pas à un animal pour s’accoupler à lui. Ce serait une souillure.

Lévitique 18, 26-27. Mais vous, vous garderez mes lois et mes coutumes, vous ne commettrez aucune de ces abominations, pas plus le citoyen que l’étranger qui réside parmi vous. Car toutes ces abominations-là, les hommes qui ont habité ce pays avant vous les ont commises et le pays en a été rendu impur.

Lévitique 18, 29. Oui, quiconque commet l’une de ces abominations, quelle qu’elle soit, tous les êtres qui les commettent, ceux-là seront retranchés de leur peuple.

Lévitique 18, 30. Gardez mes observances sans mettre en pratique ces lois abominables que l’on appliquait avant vous ; ainsi ne vous rendront-elles pas impurs. Je suis Yahvé, votre Dieu.

Deutéronome 17, 1. Tu n’immoleras pas à Yahvé ton Dieu une pièce de gros ou de petit bétail qui ait une tare ou un défaut quelconque, car Yahvé ton Dieu a cela en abomination.

Deutéronome 22, 5. Une femme ne portera pas un costume masculin, et un homme ne mettra pas un vêtement de femme : quiconque agit ainsi est en abomination à Yahvé ton Dieu.

Deutéronome 23, 19. Tu n’apporteras pas à la maison de Yahvé ton Dieu le salaire d’une prostituée ni le paiement d’un chien, quel que soit le vœu que tu aies fait : car tous deux sont en abomination à Yahvé ton Dieu.

Proverbes 3, 31-32. N’envie pas l’homme violent, ne choisis jamais ses chemins, car les pervers sont l’abomination de Yahvé, lui qui fait des hommes droits ses familiers.

Proverbes 6, 16 à 19. Il y a six choses que hait Yahvé, sept qui lui sont en abomination : des yeux hautains, une langue menteuse, des mains qui répandent le sang innocent, un cœur qui médite des projets coupables, des pieds empressés à courir au mal, un faux témoin qui profère des mensonges, le semeur de querelles entre frères.

Proverbes 11, 20. Abomination pour Yahvé : les cœurs tortueux ; il aime ceux dont la conduite est honnête.

  • L’« abomination » dans le Nouveau Testament

L’emploi de ce terme apparaît rarement (cf. ci-dessous) dans les textes chrétiens qui abandonnent ou se désolidarisent de façon générale de la vision juive essentiellement répressive pour se tourner vers la tolérance et le pardon (ce qui n’exclut par le jugement moral).

Matthieu 24, 15. Lors donc que vous verrez l’abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, installée dans le saint lieu (que le lecteur comprenne !)

Marc 13, 14. Lorsque vous verrez l’abomination de la désolation installée là où elle ne doit pas être (que le lecteur comprenne !) alors que ceux qui seront en Judée s’enfuient dans les montagnes,

Apocalypse 17, 4. La femme, vêtue de pourpre et d’écarlate, étincelait d’or, de pierres précieuses et de perles ; elle tenait à la main une coupe en or, remplie d’abominations et des souillures de sa prostitution.

Apocalypse 17, 5. Sur son front, un nom était inscrit – un mystère ! – « Babylone la Grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre. »

Apocalypse 21, 27. Rien de souillé n’y pourra pénétrer, ni ceux qui commettent l’abomination et le mal, mais seulement ceux qui sont inscrits dans le livre de vie de l’Agneau.

  • L’argument de l’« essentialisation » : la personne de l’homosexuel se résumerait de facto à son homosexualité

Les associations de défense de la « diversité sexuelle » tentent semble-t-il d’« essentialiser » les homosexuels en les structurant fondamentalement autour de leur sexualité afin de pouvoir prétendre que critiquer leur sexualité revient à s’attaquer à leur personne, comme en témoignent les affirmations suivantes citées en justice :

« Il n’y a pas de condamnation de l’homosexualité sans condamnation des homosexuels : les attaques portées contre une conduite constituant un aspect qui définit précisément l’identité d’un groupe doivent être assimilées à une attaque contre le groupe lui-même et les personnes qui le constituent. »

« Il existe un lien indissociable entre l’orientation sexuelle et la conduite sexuelle : l’orientation sexuelle n’est pas seulement un comportement mais définit également la personne de sorte que de condamner l’orientation sexuelle revient à condamner la personne. »

Ces associations défendent en effet que l’homosexualité, différente en cela de la religion, serait subie et non choisie :

« L’homosexualité n’est pas une théorie qui pourrait être critiquée et discutée indépendamment de ce que sont les homosexuels eux-mêmes, puisqu’on ne choisit pas d’être homosexuel. »

« La liberté de vivre son orientation sexuelle ne ressortant pas de la liberté de conscience, aucune comparaison n’est possible avec la critique d’une religion à laquelle on adhère, dissociable de celui qui la pratique.»

Au-delà de l’emploi du terme de novlangue « orientation sexuelle », qui signifie tout simplement « sexualité » (l’emploi du terme « orientation » ayant pour principal objectif de rendre par avance inapproprié, voire tabou, tout jugement moral via la connotation scientifique du mot – à ce compte-là, la pédophilie ne devient-elle pas également une orientation sexuelle légitime, à l’instar du sado masochisme, autre orientation sexuelle ? –), il est intéressant de noter que, pour ces associations, la liberté de critiquer les religions est implicitement totale puisque, a contrario de celle de l’homosexualité, la critique des religions ne concernerait en aucune façon selon elles la personne même du croyant.

Ce désintérêt religieux n’est guère étonnant puisque ces associations, d’esprit par essence athée, ne semblent guère préoccupées par le fait de donner un sens au monde terrestre en dehors de la satisfaction des pulsions et désirs de toutes sortes expérimentés ici-bas et dont l’imagination humaine a le secret, dans le cadre d’une jouissance qui répugne en réalité à toute idée de morale ainsi qu’à l’idée d’une autorité pour en décider et en juger, répugnance libertaire dont on peut se demander d’ailleurs si elle ne conduit pas inéluctablement à terme par exemple à la justification progressive de la pédophilie (cf. les débats actuels sur la question du viol des enfants en France en rapport avec l’âge).

En effet, dans cette lutte idéologique qui consiste à vouloir positionner sur le même plan moral toutes les sexualités, l’homosexualité ne devient-elle pas de facto la sœur aînée de la pédophilie et de toutes les pratiques sexuelles autres que le coït naturel homme-femme puisque toutes ces pratiques sont censées, d’après ces associations, répondre à un impératif naturel irrépressible qui les légitime ? Car, avec cette vision, à quel titre finalement condamner, par exemple, et sans recourir à ce qui serait dénoncé comme de l’arbitraire s’opposant au « vécu », une relation sexuelle entre un adulte et un enfant qui serait consentant ? Quel mal y a-t-il puisque, ainsi, la nature s’exprime dans chacun d’entre nous ?

Par ailleurs, l’idée que la religion serait forcément choisie n’est, elle aussi, qu’une simple opinion, un postulat : on peut en effet défendre tout aussi bien que la foi s’impose à l’individu (même s’il peut lui arriver d’en changer) jusqu’à en faire parfois sa raison de vivre. La foi est la réponse apportée dans cette quête essentielle de sens face à la mort, quelle que soit la façon dont on peut par ailleurs tenter de la justifier par la raison. Cette quête s’impose à certains individus afin de répondre à leur angoisse existentielle et prendre ainsi la forme de religion ou de croyance. Quant à ceux qui ne croient en rien et nient l’existence de tout ce qui serait autre que la simple matière, c’est-à-dire les athées, il est amusant de voir comment ils peuvent finalement craindre la mort et le néant, et gesticulent d’inquiétude à l’instant fatidique, eux qui devraient y être totalement indifférents s’ils étaient cohérents.

Quoiqu’il en soit, sous prétexte que l’on ne choisirait pas sa sexualité, voir critiquer son comportement serait ainsi être attaqué dans la dignité de sa personne ? Raisonnement qui semble absurde car, à ce compte-là, faudrait-il aussi trouver louable ou acceptable le comportement du pédophile, du zoophile, du cleptomane, du tueur ou du violeur en série, de l’alcoolique, etc., au prétexte qu’ils n’y peuvent rien et que cela était forcément inscrit dans leurs gènes ? Et pour autant qu’il n’y ait effectivement pas liberté de choix, ce qui est de toutes les façons indémontrable, n’y a-t-il pas toujours liberté de renoncer (certes parfois difficile à exercer car exigeant un grand courage), sauf à réduire l’homme à l’expression mécanique de ses instincts animaux ? Philippe Arino, lui-même homosexuel, évoque largement et avec profondeur cette question dans ses ouvrages ou sur son blog « L’araignée du désert ».

  • Les arguments détestables : les motivations politiques

Après les arguments au fond, qui devraient seuls être suffisants pour permettre de trancher le débat, terminons par les arguments de circonstance mentionnés par les associations, arguments détestables puisqu’ils cherchent à faire condamner une personne indépendamment du fait que ses propos soient condamnables au fond, et ce pour des raisons purement politiques :

« Prononcé dans un climat ayant déjà donné lieu à l’occasion du vote de la loi sur le mariage pour tous à des réactions d’intolérance liées à l’orientation sexuelle, il [le terme abomination] ne peut qu’inciter à l’hostilité, au rejet, à la discrimination, haine ou violence envers ceux qui partagent cette orientation sexuelle gravement stigmatisée. »

« Ce terme péremptoire et violent, émanant d’une élue de la République, a nécessairement un large écho dans la population française. »

« Cette condamnation peut avoir valeur de caution pour les auteurs effectifs ou potentiels de violences homophobes. »

Inutile d’élaborer sur la bassesse et la malhonnêteté du procédé.

  • Conclusion

Avec les raisonnements de ces associations, on en arrive à la situation délirante où la simple expression de la condamnation morale d’une pratique sexuelle (consistant par ailleurs dans le simple rappel de la condamnation ferme et définitive de l’homosexualité par les 3 grandes religions monothéistes – bien connue de tous –) deviendrait un délit d’opinion. Il est heureux que la Cour de Cassation ait pris la mesure d’une telle absurdité en rappelant sobrement que :

« Les restrictions à la liberté d’expression sont d’interprétation étroite » ;

« La liberté d’expression vaut non seulement pour les « informations » ou « idées » accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent » ;

« Le propos incriminé [de Christine Boutin], s’il est outrageant, ne contient néanmoins pas, même sous une forme implicite, d’appel ou d’exhortation à la haine ou à la violence à l’égard des personnes homosexuelles ».

Rappelons en effet ce que disait Christine Boutin : « Pour moi, la différence est la même qu’entre le pécheur et le péché. Le péché n’est jamais acceptable, mais le pécheur est toujours pardonné ! Ça n’a rien à voir. C’est cette subtilité qui n’est pas toujours comprise. J’ai des amis homosexuels ! Je vous assure, de vrais amis ! Mais en ce qui concerne le comportement sexuel, chacun fait comme il peut. Je ne dis même pas comme il veut, je dis comme il peut. Personnellement je n’ai aucun jugement à porter sur la personne. […] Merci de me permettre de vous le dire, c’est là que se situe une importante confusion. L’homosexualité n’a rien à voir avec les jugements que je porte sur les homosexuels, qui sont mes frères, mes amis, et qui ont une dignité aussi grande que ceux qui ont d’autres comportements sexuels. Ils sont pécheurs comme je le suis. »

Ce jugement illustre un point d’une grande importance et qui est transposable à la problématique de la critique de l’islam : critiquer avec force l’islam, ce n’est en aucun cas appeler à la haine et à la violence contre les musulmans ; d’ailleurs, les musulmans n’ont généralement pas eu le choix de leur religion et sont tombés dedans quand ils étaient petits. Critiquer l’islam, c’est seulement, pour certains de ceux qui ne partagent pas cette foi, pouvoir professer librement l’opinion qu’on peut trouver cette religion absurde, incohérente, inutile, destructrice, et considérer qu’elle accable des millions de personnes dont on a anéanti l’esprit critique et la capacité à l’« éveil » aux autres. Ce peut être, par solidarité humaine et compassion, souhaiter faire entamer aux musulmans un processus les conduisant à apostasier, peu importe que cette idée puisse apparaître insupportable à certains. Or l’islam a bien compris, et depuis sa naissance, le danger mortel que représente l’esprit critique et l’ouverture tolérante aux autres spiritualités. L’islam ne peut survivre que si les chaînes de l’Oumma sont maintenues fermes coûte que coûte, jusqu’à faire payer de leur mort les récalcitrants qui oseraient défier cette loi, ainsi que l’a exigé Mahomet, l’apôtre de la religion d’amour et de paix.

Homosexuels : faut-il les anéantir ?

L’homosexualité est sévèrement condamnée dans l’islam en référence notamment à la destruction de Sodome.

Coran, sourate 26, versets 165 à 174 : « « Accomplissez-vous l’acte charnel avec les mâles de ce monde et délaissez-vous les épouses que votre Seigneur a créées pour vous ? Vous êtes un peuple transgresseur ». Ils dirent : « Si tu ne cesses pas, Lot, tu seras certainement au nombre des expulsés ». Il dit : « Je déteste ce que vous faites. Seigneur, sauve-moi ainsi que ma famille de leurs agissements ». Nous le sauvâmes alors, lui et sa famille,  sauf une vieille demeurée avec les attardés. Puis Nous anéantîmes les autres et fîmes pleuvoir sur eux une pluie (de pierres). Quelle pluie fatale pour ceux qui avaient été avertis ! Voilà bien là un signe. Cependant, la plupart d’entre eux ne croient pas. »

La jurisprudence chaféite stipule :

Section p17.1 :  « Dans plus d’un endroit dans le saint Coran, Dieu nous raconte l’histoire du peuple de Lot, et comment Il les anéantit en raison de leur mauvaise pratique. C’est un consensus parmi tant les musulmans que les adeptes des autres religions que la sodomie est une énorme faute. C’est même plus vil et plus laid que l’adultère. »

Section p17.2  : « Dieu a dit : « Accomplissez-vous l’acte charnel avec les mâles de ce monde et délaissez-vous les épouses que votre Seigneur a créées pour vous ? Mais vous n’êtes que des gens transgresseurs ». » (Coran, sourate 26, versets 165 & 166).

Section p17.3   : « Le prophète a dit :
(1) « Tuez celui qui sodomise et celui qui est sodomisé.« 
(2) « Que Dieu maudisse celui qui fait ce que faisait le peuple de Lot. »
(3) « Le lesbianisme est l’adultère entre les femmes. » »

La condamnation morale par une religion est une chose, la condamnation légale en est une autre. La position de Tariq Ramadan respecte ce principe : « Depuis des années, je répète que l’islam ne promeut pas l’homosexualité (le principe en est rejeté puisqu’il ne correspond pas au projet divin établi pour les êtres humains), mais que cela ne m’empêche pas d’avoir une position claire : le fait de ne pas partager les opinions et les actions des homosexuels, quant à leur sexualité, ne m’empêche pas de respecter ce qu’ils sont. »

Mais en référence à cette destruction par une pluie de pierres, certains hadiths préconisent la lapidation pour les homosexuels. L’école hanbalite édicte des sanctions très sévères. La chari’a peut aussi stipuler la mort par décapitation. L’homosexualité est punie d’emprisonnement en Algérie, au Maroc, en Tunisie.

Pour Yusuf Qaradawi, président du Conseil Européen des fatwas et de la recherche (dont le premier recueil de fatwas a été préfacé par Tariq Ramadan), « Cet acte vicieux est une perversion de la nature, une plongée dans le cloaque de la saleté, une dépravation de la virilité et un crime contre les droits de la féminité. Quand ce péché répugnant se propage dans une société, la vie de ses membres devient mauvaise et il fait d’eux ses esclaves. Il leur fait oublier toute morale, toutes bonnes mœurs et toute bonne manière. » C’est une position morale claire dont on peut partager ou non le fond, même si sa formulation est déjà d’une extrême violence.

Mais ce qui en revanche paraît inacceptable et contraire à la loi française, c’est l’appel public à l’anéantissement des homosexuels dans des termes qui rappellent les années noires de l’entre-deux-guerres. En effet, Yusuf Qaradawi poursuit : « Les savants en jurisprudence ne furent pas d’accord sur le châtiment que l’on doit infliger à l’auteur de cette immoralité. Est-ce que les deux partenaires reçoivent le châtiment du fornicateur ? Est-ce que l’on tue le passif et l’actif ? Par quel moyen les tuer ? Est-ce avec un sabre ou le feu, ou en les jetant du haut d’un mur [ndlr voir la pratique de l’État islamique] ? Cette sévérité qui semblerait inhumaine n’est qu’un moyen pour épurer la société islamique de ces êtres nocifs qui ne conduisent qu’à la perte de l’humanité. » Cela a au moins le mérite de la clarté !

L’État islamique ne fait qu’appliquer rigoureusement, au travers de la peine de mort, la doctrine coranique et la Tradition de Mahomet. Le choix consistant à précipiter les condamnés dans le vide présente un intérêt certain dans l’éducation des masses par son côté spectaculaire mais n’est pas nouveau. Pendant longtemps dans l’empire romain des condamnés ont été précipités du haut de la roche Tarpéienne qui se trouve à côté du Capitole.

Etat islamique Homosexuels 1Etat islamique Homosexuels 2Etat islamique Homosexuels 3

Pour ce qui est de la Convention citoyenne des musulmans de France, elle ne se prononce curieusement pas sur l’homosexualité, ce qui valide par défaut sa condamnation sévère tant dans la sphère privée que dans sa relation à la loi, car il est difficile d’imaginer en France, où le mariage pour tous fait encore débat, que cette question délicate ait été simplement oubliée lors de la rédaction.