Les nobles bienfaits de la lapidation féminine

Le principe de la lapidation pour fornication d’une personne mariée ne fait aucun doute dans la tradition islamique orthodoxe. Le Coran stipule (sourate 4, verset 15) : « Celles de vos femmes qui forniquent, faites témoigner à leur encontre quatre d’entre vous. S’ils témoignent, alors confinez ces femmes dans vos maisons jusqu’à ce que la mort les rappelle ou qu’Allah en décide autrement. » La Tradition (Sunna) a très clairement confirmé la pratique de la lapidation rétablie expressément par Mahomet alors qu’elle avait été abandonnée par les juifs (cf. lapidation).

Si la lapidation (surtout des femmes, notamment lorsque le forfait ne laisse aucun doute en raison d’une grossesse) a été remise à l’ordre du jour par Mahomet il y a 1.400 ans, y a-t-il encore aujourd’hui des religieux musulmans pour la défendre ? Au-delà de la position de l’université Al-Azhar qui a confirmé en 2005 la validité doctrinale constante de la pratique des châtiments corporels en islam (dont la lapidation), il est intéressant de lire un classique de la littérature religieuse musulmane, largement diffusé dans les pays du Golfe (mais également en France puisqu’on le trouve à la FNAC aujourd’hui en 2016), intitulé « Soyez la femme la plus heureuse du monde » (ouvrage réédité en 2012), du docteur Aidh El-Qarni, religieux saoudien.

Dans le droit fil de la tradition musulmane, cet érudit et prédicateur musulman donne des éléments d’explication intéressants et tout à fait clairs qu’il est important de porter à la connaissance du public occidental qui a visiblement une difficulté considérable à saisir la portée noble et authentiquement religieuse de cette pratique. En effet, dans cet ouvrage destiné à l’éducation religieuse, morale et sociale des musulmanes du monde selon les principes de l’islam, un chapitre, intitulé : « En offrant sa vie, elle a satisfait Allah », est dédié à cette question. En voici le texte (le texte en gras est surligné par moi, celui en capitales est le texte surligné en gras de le texte d’origine) :

« As-tu entendu parler de la femme Juhaniyya qui, après avoir cédé à la tentation de l’adultère, s’est rappelé Allah et s’est repentie avec un sincère retour à Lui ? Elle est même venue demander au Messager d’Allah [Mahomet] de la purifier par la soumission à la peine légale requise [la lapidation]. Enceinte, elle s’est adressée au Prophète en ces termes : « Ô Messager d’Allah, je suis passible d’une peine légale, exécute-la ! » Le Messager fit venir son protecteur familial avant de lui dire : « Tiens-lui bonne compagnie, à son accouchement, tu la ramèneras. » Il s’est exécuté. Le Messager d’Allah a alors intimé l’ordre de l’envelopper fermement dans ses vêtements avant l’exécution de la peine légale. Il accomplit ensuite la prière rituelle sur elle. Étonné, Umar s’exclama : « Tu pries sur elle alors qu’elle a commis un acte de fornication ? – Elle a fait un repentir qui, s’il avait été partagé entre soixante-dix Médinois, leur aurait suffi. Que pouvait-elle offrir de mieux à Allah que sa propre âme ? » répondit le Prophète. Elle est puissante, cette force de la Foi qui l’a poussée à se purifier, à préférer l’Au-delà à ce bas-monde. Et si elle n’avait pas eu une foi aussi forte, elle n’aurait pas accepté ainsi la mort. Mais d’aucuns rétorqueront : « Mais pourquoi a-t-elle donc commis l’adultère qui ne peut être que l’apanage d’un faible ? » La réponse est que l’être humain peut trébucher et céder à l’interdit parce que précisément il est né faible par nature, et qu’il s’égare du fait qu’il est incomplet… Mais la graine de la Foi, une fois métamorphosée en un arbre imposant, très ombrageux, met en exergue sa substance noble, sa certitude inébranlable – et c’est ce qui a poussé cette femme à accourir vers le Messager d’Allah lui demandant de la purifier, en offrant son âme en quête de l’Agrément d’Allah, Sa Compassion et Son Pardon. NE SOIS NULLEMENT PLAINTIVE»

La lapidation ne correspond donc pas en islam à une torture infligée par sadisme mais en réalité au début du « rachat » par la personne fautive de sa peine auprès d’Allah. En effet, les châtiments corporels constituent des « peines légales » (houdoud) instaurées par Allah et qui ne peuvent donc pas être laissées à l’appréciation d’un juge humain. Lorsque le délit est avéré avec certitude, la peine doit être appliquée sans aucune pitié, car seul Allah peut avoir pitié de sa créature ; dans ce contexte, les hommes ne sont que des bourreaux et non des juges.

La barbarie apparente de la lapidation est transcendée, comme c’est le cas dans l’exemple mentionné par ce prédicateur, par la culpabilité du péché qui pousse la personne fautive à entamer ainsi sa purification. Aucun juge ne peut refuser à quelqu’un de vouloir sauver ainsi son âme. Lorsqu’elle est appliquée selon les règles édictées par Mahomet lui-même, la lapidation constitue donc un châtiment conforme à la tradition prophétique et pleinement licite dans l’islam d’aujourd’hui.

Islam, jihad & barbarie : incompétence des politiques ou souci de ne pas inquiéter la population ?

Comment les hommes politiques, qui pour la plupart (ex. article Alain Juppé mais il n’est pas le seul) n’ont lu ni le Coran ni la biographie de Mahomet, peuvent-ils comprendre les racines idéologiques de l’islam ? Reste la barbarie (Le Petit Robert : « manque de civilisation ; état d’un peuple non civilisé »), qui a bon dos, mais qui empêche de comprendre, puisque les valeurs musulmanes ne sont pas les valeurs occidentales. Et l’on retombe sur la sempiternelle et lénifiante dichotomie islam/islamisme pour ne pas inquiéter les populations ou éviter de poser les bonnes questions…

Jihadisme & Barbarie

Jihadisme & Barbarie 150703

D’ailleurs, Tariq Ramadan rappelle à juste titre la profonde méconnaissance de l’islam de tous ceux qui utilisent cette dichotomie absurde :

Tariq Ramadan Burqa

Tariq Ramadan Dichotomie

La décapitation : un mode d’exécution validé doctrinalement en islam

La décapitation ne constitue pas un acte « barbare » au regard des valeurs musulmanes puisque :

1 ) C’est un mode d’exécution pratiqué par Mahomet lui-même et par ses partisans, comme en atteste sa biographie (se reporter à l’article décapitation). De ce point de vue, l’État Islamique a donc simplement remis cette pratique au goût du jour pour être le plus conforme possible à la pratique du Prophète.

2) La décapitation est une pratique parfaitement validée dans certains pays musulmans d’aujourd’hui au travers de la chari’a, notamment en Arabie Saoudite, terre sainte de l’islam, où elle est régulièrement mise en œuvre par les autorités (voir exemple de vidéo ci-dessous), généralement de façon publique.

 

Execution Arabie Saoudite 2015

Execution Leila Bassem 2015

La décapitation : une pratique de Mahomet, mise en scène par l’État Islamique avec des moyens modernes

Décapitation au couteau de chrétiens coptes par Daech sur les rives de Libye (février 2015)

La décapitation, validée et pratiquée par Mahomet – qui ne peut donc pas être considérée pour cette raison comme « barbare », sauf à considérer que Mahomet lui-même était un « barbare » -, a été reprise par Daech qui lui a donné une publicité d’envergure à l’échelle de ce que permettent les moyens modernes de communication.

Les extraits qui suivent de la Sîra illustrent quelques exemples de décapitation :

Retour de la bataille de Badr : « Après Badr, le Prophète regroupa les prisonniers et les emmena avec lui à Médine. À son arrivée à Rawhâ, les musulmans qui n’avaient pas pris part à la bataille sortirent à sa rencontre pour le féliciter, avec ses compagnons, de la victoire que Dieu leur avait procurée. (…) Le Prophète ordonna de tuer Uqba ibn Abû Mu’ît. Uqba lui demanda :
–  Muhammad, qui va nourrir mes petits-enfants ?
–  Le feu, répondit-il.
Ali lui trancha la tête. Le Prophète poursuivit son chemin et parvint à Médine un jour avant les prisonniers. »

Condamnation de Habbâr : « Le Prophète, ayant appris l’inconduite de Habbâr, lui envoya quelques-uns de ses compagnons : « Si vous mettez la main sur ce Habbâr ibn al-Aswad, leur dit-il, brûlez-le sur un bûcher ». Le lendemain, se ravisant, le Prophète leur envoya dire : « Je vous avais ordonné de brûler Habbâr. Puis j’ai pensé que le supplice du feu, Dieu seul pouvait l’ordonner. Si vous arrivez à le saisir, tranchez-lui simplement la tête. » »

Extermination des juifs Banû Quraydha à Médine : se reporter à l’article dédié à ce sujet (Banû Quraydha) : « Le Prophète ne cessa de les égorger jusqu’à leur extermination totale. »

Exécution du juif Huayy ibn Akhtab : « On fit donc venir Huayy ibn Akhtab devant le Prophète. Il avait les mains ligotées autour du cou et portait un manteau d’un rose éclatant, qu’il avait, pour ôter à ses geôliers toute envie de vol, tailladé de toutes parts :
–  Je ne regrette absolument pas, dit-il au Prophète, d’avoir été ton ennemi, mais, je le constate, quiconque abandonne Dieu, Dieu l’abandonne.
Et s’adressant à l’assistance :
–  Nous acceptons l’ordre de Dieu. C’est une tuerie que Dieu a décidé d’inscrire dans le destin du peuple d’Israël.
Puis il s’assit et le Prophète lui trancha la tête. »

Torture et exécution de Kinânah : « L’Envoyé d’Allah ordonna de creuser la ruine. On en extraya une partie du trésor des juifs. Il demanda à Kinânah où se trouvait le reste. Mais Kinânah refusa de l’indiquer. L’Envoyé d’Allah ordonna à al-Zubayr bin al-‘Awwâm de le torturer jusqu’à ce qu’on extraie ce qu’il y a chez lui. Al-Zubayr se mit à faire brûler, par un briquet, sa poitrine, jusqu’à ce que Kinânah fût sur le point de mourir. Puis l’Envoyé d’Allah l’a livré à Muhammad bin Maslamah. Celui-ci lui coupa son cou en vengeance de son frère Mahmûd bin Maslamah. »

 

 

L’extermination des juifs Banû Quraydha par Mahomet

Les Banû (« fils de ») Quraydha était la plus grande des tribus juives de Médine. Elle fut exterminée par Mahomet comme le relate précisément la Sîra :

« Le même jour, à midi, Gibrîl vint voir le Prophète. L’ange, coiffé d’un turban de soie, était sur une mule dont le bât était couvert de brocart :
–  Envoyé de Dieu, demanda Gibrîl, tu as donc déposé les armes ?
–  Les anges ne l’ont pas encore fait. Dieu t’ordonne, Muhammad, d’aller combattre le clan juif des Banû Quraydha. Moi-même j’y vais de ce pas et j’ai l’intention de faire trembler la terre sous leurs pieds.
(…)
S’approchant des fortins, le Prophète cria aux Quraydha : « Frères de singes, vous n’avez pas encore connu, je le vois, l’humiliation et la vengeance de Dieu. Vous allez la connaître !
(…)
Le Prophète ordonna de tuer tous les hommes des Banû Quraydha, et même les jeunes, à partir de l’âge où ils avaient les poils de la puberté.
Le Prophète ordonna de faire descendre de leurs fortins les Banû Quraydha et de les enfermer dans la maison de Bint al-Hârith. Il alla ensuite sur la place du marché de Médine, la même que celle d’aujourd’hui [ndlr époque d’Ibn Hichâm], et y fit creuser des fossés. Puis il fit venir les Banû Quraydha par petits groupes et leur coupa la gorge sur le bord des fossés.
Parmi eux, il y avait Huyayy ibn Akhtab, l’ennemi de Dieu, et ka’b ibn Asad, le chef des Quraydha. Ils étaient six à sept cents hommes. On dit même huit cents et même neuf cents. Pendant qu’ils étaient amenés sur la place par petits groupes, certains juifs demandèrent à Ka’b, le chef de leur clan :
–  Que va-t-on faire de nous ?
–  Est-ce que cette fois vous n’allez pas finir par comprendre ? Ne voyez-vous pas que le crieur qui fait l’appel ne bronche pas et que ceux qui sont partis ne reviennent pas ? C’est évidemment la tête tranchée !
Le Prophète ne cessa de les égorger jusqu’à leur extermination totale. »