Quelques questions sur l’islam : version chinoise

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Quelques questions sur l’islam : version russe

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Quelques questions sur l’islam : version polonaise

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Attentats du Sri Lanka contre les chrétiens : quel lien avec l’islam ?

  • Les attentats

Le dimanche 20 avril, 3 grands hôtels de luxe mais surtout des églises chrétiennes – en pleine célébration de la messe de Pâques – ont été la cible d’attentats, faisant environ 250 morts et des centaines de blessés. Le groupe État Islamique a revendiqué ces attentats.

Les autorités recherchent encore des dizaines de suspects de ce qui semble avoir été un réseau très structuré et lié, au moins idéologiquement, à l’État Islamique (et pas à Al-Qaida). Globalement aisés, ses membres ont visiblement agi pour des motifs idéologico-politiques et non pas par « révolte » contre une société injuste à leur égard. Dans une déclaration, ils souhaitent que le Sri Lanka soit géré par la chari’a, bien qu’il n’y ait que 10% de musulmans dans ce pays (et 7% de chrétiens), mais cette présence minoritaire peut suffire à revendiquer le statut de « terre d’islam ».

  • Comment justifier l’assassinat de chrétiens au nom de l’islam : rappel de la doctrine musulmane

Au-delà d’une motivation vengeresse liée aux assassinats de musulmans à Christchurch en Nouvelle-Zélande, il est utile de rappeler les justifications religieuses autorisant les musulmans à tuer des chrétiens conformément aux principes de l’islam énoncés par Mahomet.

Les textes sacrés de l’islam appelant à la haine envers les chrétiens sont indubitables et nombreux, et s’expliquent par le fait que les chrétiens sont coupables aux yeux des musulmans du plus terrible des crimes : l’associationnisme, consistant à associer à Dieu d’autres divinités en niant ainsi l’unicité divine. Cette accusation est justifiée en islam vis-à-vis des chrétiens en raison du dogme trinitaire qui, selon la compréhension de l’islam, crée deux autres divinités à côté de Dieu : le Christ et le Saint Esprit. Le « Livret musulman de premier secours » téléchargeable sur ce site vous permet de prendre connaissance de l’essentiel des passages consacrés aux chrétiens dans les textes sacrés de l’islam.

La filiation idéologique à l’État Islamique des auteurs des attentats remet en avant l’argumentaire religieux développé en particulier dans le neuvième numéro de la revue de l’État Islamique « Rumiyah » (mai 2017). Je propose ici une synthèse pour en expliquer la logique.

  • Principe général : tuer les associateurs partout où ils se trouvent

L’islam contient des passages très clairs que citent naturellement les fondamentalistes pour exercer une violence légitime selon les principes de l’islam contre les juifs et les chrétiens.

Coran 9, 29 : Combattez [par les armes] ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre [c’est-à-dire essentiellement les juifs et les chrétiens], jusqu’à ce qu’ils versent la capitation [impôt spécial payé par les mécréants] par leurs propres mains après s’être humiliés.

Coran 9, 5 : Après que les mois sacrés ont expiré, tuez les associateurs partout où vous les trouvez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la Zakat [c’est-à-dire suivent les lois de l’islam], alors laissez-leur la voie libre car Allah est pardonneur et miséricordieux. [Historiquement, ce texte s’applique d’abord aux polythéistes de La Mecque opposés à Mahomet mais est également utilisé depuis contre les chrétiens]

  • Exception : l’associateur peut être protégé s’il se soumet à l’autorité de l’islam dans le cadre d’un contrat dit de « protection » ou de « sécurité »

Les associateurs ne peuvent rendre leur sang inviolable que dans le cadre d’un contrat/pacte de soumission/protection appelé « dhimmah » ou d’un autre contrat ad hoc de sécurité contracté avec les musulmans, qui soumet l’associateur au paiement d’un tribut en échange principalement d’une protection qui lui assure la vie sauve en terre d’islam. Les associateurs ayant signé de tels pactes sont respectivement appelés « dhimmiyyin » et « mu’ahadin ». Le statut particulier de « dhimmi » s’applique tout particulièrement aux juifs et aux chrétiens. Dans ce cas, le sang de l’associateur ne doit pas être répandu et le musulman qui le fait sans raison est punissable.

Hadith Bukhari n°3166 : D’après Abdallah Inb Amr, le Prophète a dit : « Quiconque [parmi les musulmans] aura tué un tributaire ne sentira pas l’odeur du paradis ; et pourtant cette odeur se fait sentir à la distance de quarante années de marche. »

  • Les chrétiens du Misr sont des combattants (dans le contexte des actions menées notamment contre les Coptes, ceci valant également dans les autres régions du monde considérées comme terre d’islam)

L’État Islamique considère que les chrétiens résidant dans le « Misr » (Égypte) sont des mécréants qui « combattent » l’islam, le combat pouvant être militaire mais aussi et simplement idéologique : ils possèdent des armes ; ils font pression ou agressent ceux d’entre eux qui se convertissent à l’islam pour qu’ils reviennent au christianisme ; ils collaborent avec les forces qui luttent contre le fondamentalisme musulman (armée, police, services secrets). En conséquence, ils rompent de fait leur pacte de soumission et ne peuvent donc plus se prévaloir de la protection accordée dans ce pacte conformément à que prévoit le Coran :

Coran 9,12 : Si, après le pacte, ils [les mécréants] violent leurs serments et attaquent votre religion [celle des musulmans], combattez [par les armes] alors les chefs de la mécréance – car ils ne tiennent aucun serment – ; peut-être cesseront-ils ?

Coran 9, 14 : Combattez-les. Allah, par vos mains, les châtiera, les couvrira d’ignominie, vous donnera la victoire sur eux et guérira les poitrines d’un peuple croyant.

Une attention particulière est portée aux prêtres et moines comme leaders idéologiques dans la lutte contre l’islam. En effet, les prêtres et les moines (qui ne se limitent pas à une vie recluse mais se mêlent à la population) sont considérés parmi les plus actifs à diffamer l’islam.

Coran 9, 31 : Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme seigneurs en dehors d’Allah, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui ! Gloire à Lui ! Il est au-dessus de ce qu’ils Lui associent.

Dès lors que le pacte conclu avec l’islam est ainsi considéré comme rompu, même les églises ne sont plus considérées comme des sanctuaires. Rien de ce qui appartient aux mécréants n’est plus sacré et tout peut être détruit (cf. la bataille de Khaybar menée par Mahomet).

En revanche, dans ces populations chrétiennes considérées comme combattantes, les enfants, femmes et personnes âgées, lorsqu’ils ne portent pas les armes, ne sont pas tués mais simplement réduits en esclavage. Ceci n’est naturellement possible que s’il est possible de les séparer des combattants.

Hadith Bukhari n°3012 : As Sa’b Ibn Janththâma a dit : « Le Prophète passa une fois avec moi à côté d’al-Abwâ, ou  de Waddân ; on lui demanda ce qui l’en était lorsque, dans une attaque nocturne contre des ennemis associants, des femmes et des enfants étaient frappés. Ces femmes et ces enfants, répondit-il, font partie des ennemis. »

  • Les juifs ne valent pas mieux que les chrétiens

L’islam fondamentaliste rassemble dans sa haine chrétiens et juifs pour au moins 5 raisons mentionnées par l’État Islamique :

1.Leur associationnisme

Coran 9, 30 : Les juifs disent : « Uzayr [référence peu claire à un personnage de la Torah et sujette à interprétation] est fils d’Allah » et les chrétiens disent : « Le Christ est fils d’Allah ». Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu’Allah les anéantisse ! Comment s’écartent-ils de la vérité ?

2.Leur idolâtrie

3.Leur incrédulité alors que le message d’Allah leur a été clairement exposé

4.L’avertissement d’Allah à l’encontre des juifs et des chrétiens

Coran 2, 120 : Ni les juifs, ni les chrétiens ne seront jamais satisfaits de toi [musulman], jusqu’à ce que tu suives leur religion. Dis : « Certes, c’est la direction d’Allah qui est la vraie direction ». Mais si tu suis leurs passions après ce que tu as reçu de science, tu n’auras contre Allah ni protecteur ni secoureur.

Coran 5, 51 : Ô croyants ! Ne prenez pas pour alliés les juifs et les chrétiens. Ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes.

5.Leur prétention mensongère à guider les populations

Coran 2, 111 : Et ils ont dit : « Nul n’entrera au paradis que juifs ou chrétiens. » Voilà leurs chimères. Dis : « Donnez votre preuve, si vous êtes véridiques ».

Coran 2, 135 : Ils ont dit : « Soyez juifs ou chrétiens, vous serez donc sur la bonne voie. » Dis : « Non, mais nous suivons la religion d’Abraham, le modèle même de la droiture et qui ne fut point parmi les associateurs ».

Coran 5, 18 : Les juifs et les chrétiens ont dit : « Nous sommes les fils d’Allah et Ses préférés. » Dis : « Pourquoi donc vous châtie-t-il pour vos péchés ? » En fait, vous êtes des êtres humains d’entre ceux qu’il a créés. Il pardonne à qui Il veut et Il châtie qui Il veut. Et à Allah seul appartient la royauté des cieux et de la terre et de ce qui se trouve entre les deux. Et c’est vers Lui que sera la destination finale.

  • Conclusion

Force est de reconnaître que toutes les citations figurant dans la propagande de l’État Islamique sont exactes, non tronquées, et ne sont pas citées manifestement hors contexte. Il n’y a pas de détournement des textes sacrés de l’islam comme certains le clament haut et fort sans jamais d’ailleurs en apporter la preuve.

L’argumentaire théologique de l’État Islamique est ainsi d’une grande solidité du fait de sa conformité à l’islam prêché par Mahomet lui-même en son temps et à ses actions (cf. batailles, meurtres, mise en esclavage, viols). Ce constat ne constitue bien évidemment en aucun cas une justification du terrorisme musulman, ni une quelconque incitation à perpétrer de tels actes : c’est simplement un rappel de la réalité indubitable de la violence pratiquée par Mahomet. A contrario, les déclarations des musulmans d’aujourd’hui vantant le modèle mahométan constituent, elles, un appel clair à la haine et devraient être poursuivies comme telles par la justice, de la même façon que ceux qui prennent Hitler comme modèle et le clament haut et fort.

On comprend ainsi aisément pourquoi le contre-argumentaire qu’avait promis l’islam de France au précédent gouvernement Valls ne verra jamais le jour : il faudrait pour cela renier le Coran et les autres textes sacrés de l’islam ! Ainsi, lLa gesticulation pacifiste de l’islam de France lors de la phase critique des attentats en France avait pour objectif essentiel d’essayer de calmer les esprits en dédouanant l’islam de sa responsabilité alors que l’on comptait les morts par centaines et les blessés par milliers, rien qu’en France.

En réalité, pour connaître en profondeur la réalité de la doctrine musulmane, il est de beaucoup préférable de se reporter aux écrits des fondamentalistes comme l’État Islamique ou aux prêches des imams orthodoxes d’Arabie Saoudite plutôt que vers les écrits insipides et mensongers des représentants de l’islam de France qui nient coûte que coûte et en dépit des évidences la réalité de l’islam de Mahomet.

Quelques questions sur l’islam : version allemande

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Quelques questions sur l’islam : version néerlandaise

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Quelques questions sur l’islam : version italienne

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Domande riguardanti l’islam

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L’État Islamique a-t-il raison de détruire les statues ?

L’émission de France 2 « Islam » diffusée le 19 août 2018 est revenue sur une question intéressante et importante dans un contexte occidental : la position de l’islam sur la question de l’art et du patrimoine artistique. Il est vrai que, et heureusement, l’expansion de l’islam n’a pas conduit dans l’histoire à la destruction systématique de l’art mécréant et de nombreux témoignages ont été préservés (art ou vestiges égyptiens, perses, romains, etc.).

Si la préservation a été fréquente – et on peut s’en féliciter –, il ne faut pas à l’inverse généraliser et conclure à une préservation systématique car l’histoire de l’islam contient aussi de nombreux exemples de destructions, notamment d’églises chrétiennes comme dans la mythique « Andalousie heureuse » qui n’a en réalité jamais existé (voir la série d’articles sur Al Andalous : http://islametoccident.fr/?p=4326 ). Il faut donc être prudent et étudier les choses au cas par cas.

Dans ce contexte, l’émission a abordé la question des statues et notamment celle des destructions perpétrées par l’Etat Islamique.

Ahmed Djebbar rappelle quelles sont les références scripturaires musulmanes :

France 2 Islam 180819 Patrimoine 1 Extrait 1

  • Le Coran

Ahmed Djebbar indique que la référence principale (voire unique) à ce sujet ne contient stricto sensu qu’une recommandation d’évitement car le verset 90 de la sourate 5 dit : « Ô les croyants ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination, ne sont qu’une abomination, œuvre du diable. Écartez-vous en, afin que vous réussisiez » (traduction Hamidullah)

Les pierres dressées font référence, dans le contexte de l’époque mahométane, aux bétyles, pierres sacrées de l’Arabie préislamique qu’on retrouvait notamment à la Ka’ba.

  • Les actes et paroles de Mahomet (hadiths)

Les hadiths sont clairs également sur la condamnation des statues, Mahomet ayant pour sa part fait détruire les idoles païennes de la Ka’ba.

Contrairement à ce qu’Ahmed Djebbar affirme, il y a donc bien un interdit relatif aux statues. Ce qui ne figure en revanche pas explicitement est l’ordre de procéder à la destruction des statues qui tombent sous le joug musulman, même si l’exemple qu’a donné Mahomet est clair.

  • Le consensus des Oulémas

Ahmed Djebbar décrit la position des Oulémas qui reste ferme sur la question des « statues » (mais contraint d’autoriser les poupées, car il faut rappeler que Mahomet autorisait sa femme la petite Aïcha qu’il avait épousé à 6 ans alors qu’il en avait 53 à jouer à la poupée avec des amies lorsqu’elle était encore petite) et alambiquée sur la question des « images » (2 dimensions) :

France 2 Islam 180819 Patrimoine 1 Extrait 2

NB : il y a précisément 7.563 hadiths dans la version « Sahih » de Boukhari que mentionne Ahmed Djebbar.

Et pour ce qui est de la question des coussins, les hadiths sur la question (une petite vingtaine : 2225, 2479, 3225, 3322, 5949, etc.) sont confus, voire contradictoires.

  • Conclusion : quel sort réserver aux statues ?

Si la question de la destruction des statues, sur la base du Coran et des hadiths est effectivement discutable, l’attitude de Mahomet ne laisse guère de place à l’interprétation comme il est noté dans l’émission : or, en toute logique, comment défendre la position qu’il conviendrait de préserver les statues fabriquées par les mécréants alors même que Mahomet à son époque a fait détruire toutes celles de la Ka’ba ?

C’est impossible, ou alors le Prophète n’est plus le modèle des musulmans. Voilà pourquoi les agissements de l’État Islamique sont tout à fait logiques et compréhensibles et ne résultent en rien d’un aveuglement ou d’une folie barbare ; bien au contraire : ils se fondent sur l’exemple du meilleur des musulmans : Mahomet.