La détestation des gens du Livre

Une explication très simple de ce qui en islam conduit fondamentalement à l’antisémitisme et à la détestation des chrétiens, et qui renvoie logiquement aux nombreux versets et hadiths touchant cette question et figurant dans le « Livret musulman de premier secours » téléchargeable sur ce site : http://islametoccident.fr/?page_id=1786

Islam Detestation juifs et chrétiens

Petite leçon d’aplatissement occidental devant l’islam

Un prêche intéressant du père Boulad, dont le discours clair et direct semble déranger les autorités françaises. C’est au moins quelqu’un qui, d’origine égyptienne, semble bien savoir de quoi il parle.

 Pere Boulad 171015

(https://www.youtube.com/watch?v=kukeX4kkHxE)

La politique de l’autruche

Lors du dîner de fin du Ramadan du 20 juin 2017, Emmanuel Macron déclarait à des représentants de l’islam de France : « Personne ne peut faire croire que votre foi n’est pas compatible avec la République ».

Macron 170620

Le problème est que cette phrase ne veut rien dire : la compatibilité de la doctrine musulmane avec un système républicain (en France ou ailleurs) est une question qu’il est possible d’examiner objectivement et qui n’a rien à voir avec le fait de croire les affirmations de tel ou tel. Et le doute ne subsiste pas longtemps lorsqu’on examine un peu sérieusement les régimes politiques des pays musulmans, notoirement incompatibles avec l’idée même de laïcité.

L’évidence de cette incompatibilité est ainsi niée par des personnages qui ignorent visiblement le B.A.BA. des principes qui régissent l’islam puisqu’il est impossible de séparer la religion et le politique en islam. Dalil Boubakeur avait beau s’agiter il y a quelques années, il faut se rendre à l’évidence effectivement que « l’islam est un fait politique majeur » et que « c’est une idéologie de lutte, une idéologie d’agression ».

Boubakeur 2011

Face à cette situation, ce sera probablement tôt ou tard la soumission des sociétés occidentales – à tout le moins celles contaminées par la haine de soi et la repentance –, ou peut-être la guerre civile pour celles qui veulent survivre. Les chrétiens du Moyen-Orient en savent quelque chose, notamment les Libanais, mais qui les écoute en Europe ?

Commémoration de la décapitation du Père Hamel : la nausée

La commémoration de la décapitation du Père Hamel est l’occasion d’un déferlement de bien-pensance et de politiquement correct qui soulève le cœur jusqu’à la nausée.

Face à des médias souvent partisans et pratiquant la désinformation, il est utile, au-delà de l’horreur de l’acte, de rappeler quelques faits, tous vérifiables, car les faits sont têtus :

  • Les chrétiens et les musulmans n’ont pas le même dieu : en effet, les conceptions chrétiennes et musulmanes de Dieu sont incompatibles. Il suffit de comparer les Évangiles et le Coran pour le constater. Le Coran contient entre autres une multitude d’invectives violentes et agressives vis-à-vis des juifs et des chrétiens, incompatibles avec la notion d’amour universel défendu dans le christianisme (et le bouddhisme avec la notion de compassion)
  • Au regard de l’islam, les chrétiens sont d’abominables mécréants : le choix du terme « abominable » est-il excessif ? Non, puisque pour l’islam les chrétiens sont coupables du pire des péchés, celui d’« associationnisme », c’est-à-dire le fait d’associer à Dieu, l’unique, d’autres dieux par la voie de la Sainte Trinité (le Père, le Fils et le Saint-Esprit). Jésus-Christ n’est d’ailleurs pas reconnu en islam comme incarnation de Dieu (concept crucial dans le christianisme) mais comme un simple prophète humain comme l’était Mahomet. L’islam a réinventé un Jésus (« Issa ») qui ne correspond en rien au Jésus des chrétiens.
  • D’un point de vue doctrinal, les chrétiens n’échappent à un sort potentiellement mortel en terre d’islam que par leur éligibilité au statut de « dhimmi » (comme pour les juifs), statut humiliant et de rang inférieur à celui des musulmans. Si ce statut appliqué pendant des siècles en terre d’islam a fini par être tardivement aboli par l’empire Ottoman et uniquement sous la pression occidentale, il imprègne profondément la mentalité musulmane car le Coran proclame ouvertement la supériorité définitive de la communauté musulmane sur toutes les autres.
  • L’islam a comme modèle, Mahomet, qui a massacré une bonne partie des juifs de Médine (cf. les Banû Quraydha, exécutés « jusqu’à leur extermination totale » selon les termes mêmes de la biographie d’Ibn Hichâm, incontestée dans le monde musulman), remis au goût du jour la lapidation, eu des relations sexuelles avec la petite Aïcha à ses 9 ans (chose qui pourrait être relativement sans importance si ce fait relaté par l’historiographie musulmane elle-même ne permettait encore aujourd’hui de justifier le mariage – nécessairement forcé – des petites filles), condamné à mort les apostats, pratiqué l’esclavage, conduit ou commandé de multiples batailles, ordonné des assassinats. Jésus-Christ n’a pas grand-chose à voir avec cette conception musulmane de la « miséricorde divine ».
  • La liberté de conscience, au sens de liberté de changer de religion, n’existe pas en islam. Il suffit par exemple juste de rappeler que le Conseil Français du Culte Musulman refuse encore officiellement aujourd’hui d’inscrire au nombre des droits des musulmans en France celui de changer de religion (c’est-à-dire d’abandonner l’islam). Qui en parle ?

On pourrait citer encore beaucoup d’autres incompatibilités fondamentales entre le christianisme et l’islam (ex. polygamie, statut de la femme, notion de « témoignage » musulman cf. – la « shahada » – comparé à la notion de « croyance » chrétienne).  Il n’est donc guère étonnant de constater que l’islam de France est toujours incapable aujourd’hui de produire un contre-argumentaire au discours des fondamentalistes musulmans (ex. État Islamique, Al Qaida) car ceux-ci s’appuient avec beaucoup de précision sur la vie de Mahomet – donc sans pouvoir être réfutés – qu’ils s’appliquent à imiter fidèlement notamment au travers du jihad.

La croyance chrétienne dans le pardon et la réconciliation universelle ne doit pas conduire à la naïveté et au mensonge par omission, car le christianisme est normalement épris de vérité. Le Christ ne dit-il pas en effet : « Si j’ai mal parlé, témoigne de ce qui est mal ; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? » (Jean 18, 23)

La liesse de cette communion universelle contre un « islamisme » dont personne n’est même capable de donner une définition (ce qui est bien commode : renvoyer les problèmes vers un concept qui n’existe pas évite de nommer son ennemi) occulte tous ces faits et constitue par ailleurs une insulte aux souffrances des chrétiens du Moyen-Orient, car c’est nier les conditions terribles dans lesquelles ils vivent en terre d’islam et qui peuvent aller jusqu’aux persécutions.

C’est aussi une façon désastreuse d’empêcher la nécessaire refondation de l’islam, car si le débat n’est pas posé et est au contraire nié dans l’œuf, aucune réflexion de fond ne peut bien entendu émerger.

La dignité des chrétiens d’Orient face à la persécution par l’islam

L’islam persécute les chrétiens d’Orient de longue date, et loin s’en faut qu’il ne s’agisse que des exactions de l’État Islamique. Le reportage diffusé par France 2 le 7 mai 2016 dans le cadre des émissions religieuses du dimanche matin rappelle avec beaucoup de dignité cette triste et terrible vérité. Un reportage à regarder impérativement pour tous ceux qui douteraient encore des bienfaits de la religion d’amour et de paix et qui jugent sans importance l’extension de l’islam en Europe.

Persecution chretiens Orient 170507

Les leçons de taqiya de Tareq Oubrou : (19) La dhimmitude : un statut « protecteur » et donc avantageux

  • Problématique

Le Coran proclame sans ambiguïté la supériorité des musulmans sur les non-musulmans et donc l’inégalité des communautés humaines.

Coran, sourate 3, verset 110. Vous [musulmans] formez la meilleure communauté qui ait surgi parmi les hommes : vous ordonnez le convenable, vous interdisez ce qui est blâmable et vous croyez en Allah. (…)

Coran, sourate 3, verset 139. Ne perdez pas courage, ne vous affligez pas alors que vous êtes les supérieurs, si vous êtes de vrais musulmans.

La conséquence naturelle et logique de cette supériorité est l’existence d’un statut de citoyen de seconde zone, le statut de « dhimmi », dans lequel le dhimmi doit se soumettre à l’autorité musulmane et payer un impôt spécial, la jizya.

Coran, sourate 9, verset 29. Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et son messager ont interdit, ceux qui ne professent pas la religion de la vérité alors qu’ils ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation [jizya] de leurs propres mains après s’être humiliés.

La Sîra mentionne les propos de Mahomet : « Si un juif ou un chrétien se convertit à l’islam, il compte parmi les croyants, avec les mêmes privilèges et les mêmes obligations qu’eux. Celui, en revanche, qui reste juif ou chrétien, on ne peut le contraindre à quitter sa religion. Mais, dans tous les cas, il doit payer un tribut d’un dinar, qu’il soit mâle ou femelle, qu’il soit libre ou esclave. En échange de ce tribut [jizya], il aura la protection de Dieu et de son Envoyé. Sinon, il sera considéré comme l’ennemi de Dieu et de son envoyé. » 

Mais c’est par le traité d’Omar que le statut de dhimmi est généralement connu. Ce statut serait apparu au VIIème siècle : en 637 après JC, le patriarche chrétien de Jérusalem livra la ville à l’armée musulmane d’Omar. Un traité, dit Traité d’Omar, fut alors signé avec ce calife afin de fixer les conditions dans les lesquelles les chrétiens et les juifs étaient autorisés à vivre en pays musulman. Ce traité assujettissait juifs et chrétiens à l’autorité musulmane, mais leur garantissait un traitement meilleur qu’aux autres ennemis de l’islam, par la reconnaissance de droits privés (mais pas politiques), les autres mécréants n’ayant de choix qu’entre la conversion ou la mort. Les dhimmis étaient ainsi protégés des masses musulmanes qui avaient interdiction de porter atteinte à leur intégrité physique. C’est ce que rappelle l’émission de France 2 sur le judaïsme du dimanche 19 février 2017

France 2 Judaisme 170219 Dhimma et protection

S’agissant de la référence mentionnée par Josy Eisenberg concernant le qualificatif « de singes et de porcs » employé vis-à-vis des juifs et des chrétiens, elle peut surprendre mais elle est tout à fait exacte. Elle correspond à un passage du Coran où Mahomet s’adresse aux juifs médinois, que Mahomet haïssait, et aux chrétiens, juifs et chrétiens étant maudits par Allah.

Coran, sourate 5, verset 59. Dis [Allah s’adresse à Mahomet] : « Ô gens du Livre ! Que nous reprochez-vous si ce n’est croire en Allah, à ce qu’on a fait descendre vers nous et à ce qu’on a fait descendre auparavant ? La plupart d’entre vous sont des pervers ! »

Coran, sourate 5, verset 60. Dis : « Vous informerai-je que la rétribution auprès d’Allah sera pire que cela ? Allah transforme en singes et porcs ceux qu’il a maudits, qui ont encouru Sa colère, qui ont adoré le Taghout : ceux-là ont la pire place et sont les plus égarés hors du chemin droit ».

Ce statut de dhimmi s’explique par la filiation monothéiste à laquelle appartiennent les juifs et les chrétiens, filiation qui rend délicate doctrinalement pour l’islam leur conversion forcée ou leur mise à mort comme pour les autres mécréants. Le choix qui leur est proposé est donc simple : la conversion volontaire ou la soumission, comme l’indique Tareq Oubrou : « C’est dans une configuration géopolitique ou régnait une hostilité potentielle permanente que le droit canonique musulman classique a été forgé. Il n’offrait qu’une seule alternative : se convertir ou entrer en dhimma. La grave erreur des générations suivantes de canonistes fut de transformer ce droit circonstanciel en un droit sacré, infaillible. »

Le dhimmi n’est certes pas obligé de participer militairement à la défense de la communauté musulmane dans laquelle il vit, mais il s’agit bien d’un statut dévalorisant et humiliant car il ne saurait être question en islam de placer les musulmans sur un pied d’égalité avec les juifs ou les chrétiens qui sont des égarés volontaires du fait de leur refus de reconnaître la vérité de l’islam. L’émission précitée rappelle la perception humiliante de ce statut qu’en ont toujours eu les juifs, et qui s’exprimait par la coutume de la « gifle » :

France 2 Judaisme 170219 Dhimma gifle

Ce statut de dhimmi créé par l’islam a ainsi cristallisé doctrinalement l’infériorité des juifs et des chrétiens en terre d’islam, ce qui a imprégné pendant des siècles les mentalités au point, si l’on en croit l’émission précitée, de rendre quasi naturelle l’insulte de « sale juif » en terre d’islam :

France 2 Judaisme 170219 Le probleme des juifs

Aussi, voyons comment Tareq Oubrou présente de son côté les choses.

  • La présentation donnée par Tareq Oubrou

Tareq Oubrou indique : « L’islam a fixé le statut juridique de « dhimmi » ou mu’âhid (autre nom de « dhimmi » signifiant le « pactisant », celui qui s’engage à vivre en paix avec les musulmans), dont bénéficiaient les gens du Livre, c’est-à-dire les juifs et les chrétiens. (…) La dhimma est une catégorie de citoyenneté embryonnaire ou inachevée. (…) La philosophie de cet impôt lié à la dhimma (« jizya ») est résumée par la règle canonique suivante : « Pour la défense de la nation, les musulmans versent leur sang et les minorités religieuses versent un impôt ». Cette règle instaure, au fond, une sorte d’objection de conscience avant la lettre. »

Effectivement, la conversion n’est pas obligatoire pour les juifs et les chrétiens sous réserve qu’ils se soumettent à l’autorité musulmane. Mais limiter la signification du paiement de la jizya à la seule contrepartie de l’exemption de l’engagement militaire est une présentation orientée et fallacieuse car 1) cela n’a aucun rapport avec l’objection de conscience pour les Gens du Livre puisque ceux-ci n’ont pas le choix d’être soumis ou non à ce statut 2) Le statut de dhimmi s’accompagne de mesures vexatoires et humiliantes, précisément décrites dans la jurisprudence musulmane et passées ici sous silence. Le statut de dhimmi est clairement un statut d’infériorité manifeste et publique par rapport aux musulmans ; c’est loin d’être un simple statut « inachevé » à visée humaniste.

En revanche, il est vrai que ce statut, bien que « protecteur », n’a pas suffi à éviter des mesures encore plus humiliantes, voire de véritables persécutions des minorités religieuses en terre d’islam, ce que Tareq Oubrou reconnaît clairement : « Le concept de dhimma visait à l’origine à mettre les juifs, les chrétiens et les autres minorités à l’abri des conversions forcées et à leur garantir la dignité humaine. Malgré son aspect humaniste, en phase avec l’époque, il fut souvent mal interprété et mal appliqué. Ainsi, au cours de l’histoire musulmane, des exactions furent commises à l’égard de ces minorités, fréquemment pour des motifs d’ordre économique et politique. »

  • Conclusion

Le statut infériorisant et humiliant des mécréants en terre d’islam au travers du statut de « dhimmi », sorte de statut d’« Untermensch », de sous-homme, est tellement clair qu’il est impossible de le réfuter. Il imprègne, et c’est logique d’un point de vue doctrinal, toute la culture musulmane par le système de classement humain dont il est l’expression et qui rappelle de sinistres souvenirs. Sans ce sentiment profond, le génocide de 1,5 million de chrétiens arméniens par les Turcs musulmans aurait-il été possible en 1915 ? Une mise en bouche avant le nazisme ?

Il est facile de comprendre dans ce contexte comment le regard d’un mécréant, être inférieur et qui devrait donc baisser le regard, peut rapidement devenir encore de nos jours un « mauvais regard » avec des conséquences incalculables.

Quant au terme de « protection » utilisé pour faire croire qu’il s’agit d’une faveur accordée aux juifs et aux chrétiens par rapport aux musulmans, il est tout à fait trompeur. C’est un statut évidemment de soumission. Il suffit d’interroger les minorités non-musulmanes du Moyen Orient encore aujourd’hui pour en saisir tous les détestables relents.

Conférence pour ceux qui s’intéressent au sort des Chrétiens en terre d’islam

Chretiens Orient 160915

Une conférence certainement intéressante sur le sort des Chrétiens d’Orient dans la mesure où Pascal Gollnisch fait partie des hommes d’Église qui osent afficher leurs convictions et parler avec une certaine franchise. Rappelons-nous son intervention sur le plateau des Bernardins en janvier 2014 face à un représentant de l’islam de France.

Islam & Chrétiens d’Occident : une perception tragique ?

Quiconque a déjà tenté d’aborder avec un auditoire occidental la réalité du contenu des textes de l’islam de Mahomet a certainement constaté, comme cela m’arrive de façon quasi permanente, la rebuffade des esprits dès lors qu’ils se sentent emmenés sur un terrain qui leur échappe, puisqu’ils ont quand même conscience d’être au fond ignorants des choses dont ils dissertent souvent avec beaucoup d’autorité, n’ayant lu ni le Coran, ni les hadiths et ni la biographie de Mahomet (un peu comme ce monsieur Edwy Plenel, salafiste sans le savoir, donneur de leçon à toute heure).

Rapidement pris, comme des collégiens honteux, la main dans le sac de leur ignorance par la seule citation d’un verset, d’un hadith ou d’un épisode peu reluisant de la vie de Mahomet – évidemment en totale opposition avec le discours bien pensant ambiant et dont la clarté n’offre aucune prise à une « interprétation » partisane et déviante quelconque –, ceux-ci ouvrent les écuries d’Augias de la malhonnêteté intellectuelle pour faire déferler le torrent où se déchaînent pêle-mêle comme arguments péremptoires les massacres relatés dans l’Ancien Testament, les croisades, l’inquisition ou encore les guerres de religion, comme si : 1) ces sujets étaient encore d’actualité (de mémoire d’éléphant, on a du mal à se souvenir de quand date le dernier massacre commis par les juifs au nom de la Torah…) ; 2) le fond du judaïsme et du christianisme était foncièrement violent ; 3) une repentance n’avait pas été clairement exprimée par certains ; 4) cela avait un rapport quelconque avec l’islam et dédouanait l’islam d’une quelconque façon de sa propre violence.

Il est bien connu qu’à cours d’arguments, et pour ne pas perdre la face, on peut dire n’importe quoi pour faire diversion. À ce petit jeu, les chrétiens d’Occident se défendent souvent bien car leur logiciel de culpabilité intériorisée les empêche d’admettre qu’il puisse y avoir de vrais méchants. Et puis c’est parfois si bon d’avoir quelque chose à se reprocher quand on est chrétien et qu’on doute de son identité ! Sauf que croisades et inquisition n’ont aucun rapport avec la doctrine du Christ et en constituent des déviances politiques (avec la complexité de la défense contre l’islam dans le cas des croisades) totalement opposées. Or c’est tout l’inverse pour l’islam qui a instauré le jihad et l’humiliation des non-musulmans (juifs et chrétiens) comme norme.

Le plus terrible est encore que la leçon tirée du sort des chrétiens d’Orient ne semble être d’aucune utilité ou portée, ni même les alertes qu’ils nous adressent. On se rassemble au Cirque d’Hiver dans un grand élan affectif et le soufflé retombe. À ce propos, et au-delà des travaux sérieux que je mets à disposition pour partager la connaissance (notamment le « Livret musulman de premier secours » livret-musulman-27-juillet-2016), je soumets au lecteur de ce site une petite vidéo qui me semble d’une grande profondeur, digne de la tragédie, en dépit de son caractère humoristique :

Islam et Chretiens d'Occident

Islam & Chretiens d’Occident

Pourquoi l’État Islamique et les autres mouvements salafistes sont une chance pour l’Occident

Nul ne conteste les atrocités abominables commises par les mouvements salafistes dans les régions tombées sous leur contrôle et il n’est bien entendu pas question de les cautionner d’une quelconque façon. Ces atrocités permettent néanmoins de poser de façon directe la question du rapport de l’islam à l’« islamisme » (voire « islamisme radical »), terme de la novlangue à la mode mais dont les partisans sont bien en peine de donner la moindre définition. Or cette question est d’un intérêt crucial pour la compréhension de la nature de l’islam par l’Occident.

Dans leur volonté de faire revivre l’islam de Mahomet, les mouvements salafistes imposent sur la place publique ce débat, débat qui n’aurait jamais vu le jour – ou du moins à l’issue d’un accouchement beaucoup plus lent – si la seule pression migratoire musulmane en Europe en avait été à l’origine. Cette situation nous offre l’opportunité rare de pouvoir débattre véritablement de la nature de l’islam en dépassant les propos convenus et la censure habituellement pratiquée dans les grands médias.

Car, qui se souciait jusqu’à maintenant dans l’Occident matérialiste du sort des chrétiens d’Orient qui est la preuve bien tangible, depuis des décennies, du sort peu enviable réservé par l’islam aux non-musulmans ? Pas grand monde.

En poussant les musulmans à apprendre leur religion, les mouvements salafistes poussent aussi les non-musulmans à lire les textes sacrés de l’islam (Coran, hadiths, vie de Mahomet) – qu’ils ignorent complètement – pour comprendre l’origine en islam du terrorisme, de la violence, du rejet des valeurs occidentales dont ils sont témoins tous les jours, et à propos desquels ils n’entendent la plupart du temps que des propos confus ou contradictoires. L’islam de France devrait donc se réjouir de cette heureuse initiative puisque toute religion ne peut que désirer que son message – par le contenu de ses textes sacrés – soit communiqué à l’humanité entière.

Plutôt que de polémiquer à outrance à propos des arrêtés anti-burkini sur les plages – qui permettent de faire jouer à plein la propagande de la stigmatisation par la 5ème colonne qui veut islamiser la France (alors que, comme l’explique Yusuf Qaradawi dans « Le licite et l’illicite en islam », l’islam interdit tout ce qui peut mouler le corps des femmes, en particulier les seins, les hanches et les fesses) –, réservons l’essentiel de notre énergie pour agir dans le seul débat qui compte : qu’est-ce que l’islam de Mahomet ? Mahomet était-il un islamiste ? Qu’est-ce qui différencie l’islam de Mahomet de celui de l’État Islamique ? Car il ne faut jamais oublier que, pour tous les musulmans (« modérés », islamistes, islamistes radicaux et autres AOC), Mahomet est le prophète vénéré et l’exemple à suivre sans contestation. Or les Français n’ont toujours pas compris en quoi consiste l’islam de Mahomet !

Alors, pour les courageux, retroussez vos manches et commencez par lire la biographie de Mahomet d’Ibn Hîcham (IXème siècle), incontestée dans le monde musulman, préalable indispensable à la lecture du Coran et des hadiths car elle en donne les clefs chronologiques indispensables, le message de Mahomet ayant évolué au gré des vicissitudes politiques et militaires de la prise de pouvoir de cet homme qui se prenait pour un prophète. Une traduction des passages les plus significatifs est disponible chez Fayard (« Vie de Mahomet », traduite par Wahib Atallah).

Pour ceux qui sont un peu moins courageux ou qui ne disposent pas du temps nécessaire, vous pouvez prendre connaissance du « Livret musulman de premier secours » qui est une synthèse organisée de ces 3 sources : livret-musulman-27-juillet-2016. Le regroupement thématique utilisé a l’avantage de permettre de cerner rapidement la nature du message musulman sur de nombreuses questions intéressant l’Occident. Toutes les références citées sont facilement vérifiables. Vous pourrez ainsi vous forger votre propre opinion sans avoir à vous soumettre à l’avis d’autorités auto-proclamées prétendument seules légitimes.

Alors bon courage à tous et bonne quête dans la voie de la vérité ! Préparez-vous à être édifié par ces sources, toutes musulmanes !