C.C.I.F. : Objectif islamisation

  • Problématique

Chacun sait qu’en France un certain nombre d’organisations scrutent les médias et la presse afin de poursuivre en justice quiconque critique un peu trop directement l’islam au prétexte de l’incitation à la discrimination et à la haine vis-à-vis de la communauté musulmane. Parmi celles-ci, le Collectif Contre l’Islamophobie en France (C.C.I.F.) est une des plus en pointe. Il est donc intéressant de rappeler quelle est la position de son directeur exécutif, Marwan Mohammed.

  • Le projet du C.C.I.F. pour la France

La position de Marwan Mohammed a toujours été claire : il veut que la France devienne musulmane. Il déclarait il y a quelques années dans une mosquée : « Qui a le droit de dire que la France dans trente ou quarante ans ne sera pas un pays musulman ? Qui a le droit ? Personne dans ce pays n’a le droit de nous enlever ça. Personne n’a le droit de nous nier cet espoir-là. De nous nier le droit d’espérer dans une société globale fidèle à l’islam. Personne n’a le droit dans ce pays de définir pour nous ce qu’est l’identité française. » Ce propos, cité par Natacha Polony à la télévision n’a jamais été démenti (la vidéo ayant été retiré des réseaux sociaux).

Tout cela n’a absolument rien de surprenant puisque Marwan Mohammed ne fait que suivre la droite ligne de l’islam.

Marwan Mohammed Meilleure communaute

Marwan Mohammed ne fait en effet que citer le Coran :

Coran, Sourate 3, verset 110. Vous [musulmans] formez la meilleure communauté qui ait surgi parmi les hommes : vous ordonnez le convenable, vous interdisez ce qui est blâmable et vous croyez en Allah. (…)

Coran, sourate 3, verset 139. Ne perdez pas courage, ne vous affligez pas alors que vous êtes les supérieurs, si vous êtes de vrais musulmans.

Pour Marwan Mohammed donc, les musulmans sont « les premiers de la classe », et par voie de conséquence on peut en déduire qu’ils sont par nature supérieurs aux mécréants de tout acabit : c’est précisément d’ailleurs ce que prévoit l’islam au travers du statut de « dhimmi ». Les musulmans sont « les gérants » de la terre. Tout cela est parfaitement conforme au communautarisme prôné par le Coran.

Par ailleurs, Marwan Mohammed rappelle, et encore à juste titre, que l’islam est une religion globale, « une religion qui a vocation à régir toutes les sphères de la vie sociale » et que « de façon intrinsèque, l’islam a une portée sur tous les sujets qui régissent la vie en société ». Marwan Mohammed ne fait ainsi que confirmer l’incompatibilité fondamentale de l’islam avec l’État de droit laïc.

Marwan Mohammed Islam religion globale

  • Conclusion

Marwan Mohamed est parfaitement dans son rôle et le C.C.I.F. a ainsi pour objectif, il ne s’en cache pas, l’islamisation de la France, comme toutes les personnalités proches des mouvements fondamentalistes musulmans, ainsi Tariq Ramadan, dont l’objectif déclaré est, dans un premier temps, « l’institutionnalisation de la présence musulmane en Occident » (voir mon tout premier article : http://islametoccident.fr/?p=1).

La saisie systématique par le C.C.I.F. de la justice est une méthode de véritable guerre – nouvelle forme de jihad utilisant les armes institutionnelles de pays incapables de se défendre et qu’il retourne contre eux –, une guerre contre l’Occident chrétien dont il vise à détruire la résistance et les racines, puisqu’il nie l’existence d’une identité francaise « de souche ». L’instrumentalisation via les réseaux sociaux de certains faits divers comme l’affaire du restaurant « Le Cénacle » fait partie de cette stratégie de destruction des valeurs françaises.

Malheureusement, le C.C.I.F. trouve des alliés visiblement inconscients comme la LICRA et la Ligue des Droits de l’Homme qui ne se sont sans doute pas vraiment rendu compte que la loi de 1905 a été votée il y a plus d’un siècle et que le catholicisme n’était plus depuis longtemps l’ennemi principal. Ainsi, la L.D.H. s’oppose à la mise en place de crèches dans les mairies mais ne juge pas nécessaire d’intervenir lorsque la mairie de Paris fête en 2015 la fin du Ramadan. Lorsque la France sera soumise à la chari’a, que feront ces ligues instrumentalisées aujourd’hui par l’islam ? La question ne se pose en réalité pas car elles auront été dissoutes bien avant.

Le problème, c’est que, comme le rappelait le criminologue Alain Bauer avec les terroristes musulmans, certains ont beau expliquer à l’avance leur projet, personne ne les écoute ou ne veut les croire. Les Français auront donc ce qu’ils méritent.

La laïcité à la française : face à l’islam authentique, une cruelle erreur de traitement qui conduit la France à sa ruine ?

L’émission Arrêt sur image s’est arrêtée en janvier 2016 sur la question de la laïcité dans le cadre de l’interview de Jean-Pierre Chevènement. Cet échange a été l’occasion d’illustrer la faille centrale du concept de laïcité au regard de la question religieuse dans le nouveau contexte imposé par l’islam.

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Le plus intéressant dans cet extrait d’émission n’est pas l’absence de réaction de Najat Belkacem, qui se garde bien de s’opposer frontalement à un de ses coreligionnaires, mais l’impasse à laquelle conduit la laïcité à la française face à l’islam. Car il faut bien se l’avouer : avant l’islam, la laïcité en France ne posait pas de problèmes significatifs, que ce soit avec les chrétiens, les juifs, les bouddhistes et les représentants de toutes les autres spiritualités.

En réalité, l’islam, ennemi viscéral de toute forme de laïcité comme Hassan II le rappelait clairement et comme en témoignent tous les pays musulmans, non seulement accable d’une pression sociale communautaire tous ceux et celles parmi les musulmans qui font preuve « d’ouverture » aux mœurs ou à l’esprit critique occidentaux, mais tente également d’imposer sa loi aux non-musulmans en leur rendant la vie de plus en plus difficile, sinon impossible. C’est ainsi qu’en France le harcèlement conduit des quartiers entiers de certaines villes ou banlieues à se vider des non-musulmans et à l’apparition de territoires perdus au sein de la République. Parfois ce harcèlement est précisément ciblé sur tel magasin ou restaurant qui « résiste encore tant bien que mal à l’envahisseur ».

Et tout ceci se passe dans le respect des lois de la République puisque la remise en cause profonde par l’islam du modèle social et de rapports humains français ne viole encore formellement aujourd’hui aucune loi française même si elle viole l’esprit de tout ce qui fait la France. Sans compter que l’islam revendique pour lui-même en France des droits qu’il se refuse absolument à accorder aux non-musulmans dans les pays musulmans, retournant contre la France la liberté dont nous bénéficions tous dans ce beau pays et qui devient ainsi une arme pour construire petit à petit le tremplin qui, un jour, lorsque les rapports de force démographiques auront suffisamment évolué, propulsera la chari’a au firmament du vivre-ensemble.

Nos politiques sont donc démunis face à des comportements moralement répréhensibles au regard de nos traditions mais judiciairement inattaquables. Au lieu de s’attaquer au vrai problème, mais qui est un tabou et qui remet en cause 40 d’irresponsabilité politique, c’est-à-dire la doctrine même de l’islam de Mahomet et l’adhésion (ou non) des musulmans à ce modèle, les politiques en sont réduits à gesticuler en restant à la surface des choses, jusqu’à tenter d’interdire dans une hystérie invraisemblable tout signe religieux dans l’espace public : stupidité sans nom !

Face au refus de serrer la main des femmes, la réaction consternante de Jean-Pierre Chevènement est d’une incroyable naïveté enfantine : « Dans quelle société allons-nous vivre ? Moi, je comprends très bien qu’il y ait des gens que cela émeuve et qui considèrent que nous changeons de pays ». Quelle découverte stupéfiante ! Sa position a-t-elle changé maintenant qu’il est devenu président de la Fondation pour l’islam de France ? À quand la chari’a en France ?

Rappel à ceux qui souhaitent imposer la religion en entreprise

Si l’on en croit l’émission de France 2 « Islam » du 11 septembre 2016, « S’il est recommandé de faire chaque prière à l’heure prescrite, il est permis de les regrouper à un moment de la journée ou du soir pour ceux qui ne peuvent pas le faire en raison de contraintes dans leur vie quotidienne. » Un rappel utile à une époque où les pressions de la communauté musulmane se font de plus en plus fortes pour imposer aux entreprises l’aménagement des horaires de travail en fonction de contraintes religieuses. La religion, quelle qu’elle soit, n’a rien à faire dans l’entreprise qui est par essence un monde laïc.

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Islam et citoyenneté occidentale : un malaise évident et insoluble, n’en déplaise à Dalil Boubakeur et Najat Belkacem

Suite à la publication en juin 2014 par le Conseil Français du Culte Musulman (C.F.C.M.) de sa « Convention citoyenne des musulmans de France pour le vivre-ensemble », l’émission France 2 « Islam » diffusée le dimanche matin a consacré en janvier 2015 un volet à la question du rapport de l’islam à la citoyenneté telle qu’elle se caractérise dans les sociétés laïques occidentales.

Cette émission a conduit les intervenants à mettre en évidence une difficulté assez nette en ce qui concerne la compatibilité de l’islam avec la notion de citoyenneté dans un cadre laïc. Ce n’est pas à vrai dire une surprise mais il est rare que des personnalités musulmanes abordent cette question de façon aussi franche – mais avec un malaise perceptible – dans une émission diffusée sur les chaînes nationales alors que ces points de vue sont généralement censurés (ou autocensurés) sous la pression du gouvernement, seuls quelques rares médias indépendants (Radio Courtoisie, TV Libertés par exemple), conservant une vrai liberté de parole.

J’ai proposé dans un précédent article (Convention citoyenne) une analyse de cette convention qui se révèle être un texte assez confus et muet, voire mensonger, sur certaines problématiques fondamentales. Revenons ici sur deux en particulier, la liberté de conscience (et le droit à l’apostasie) ainsi que l’égalité homme-femme, qui sont deux points sur lesquels revient dans l’émission Omero Marongiu-Perria avec courage.

Mais avant d’aborder ces deux questions, écoutons l’intervention d’un éminent responsable du C.F.C.M., Dalil Boubakeur, diffusée dans cette même émission pour présenter son texte.

  • L’objet de la charte selon Dalil Boubakeur

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Dalil Boubakeur tente d’affirmer avec un aplomb d’autant plus nécessaire que les faits lui donnent tort que l’islam est « une religion parfaitement compatible (…) avec la société française ». On attendait dans la Convention une démonstration soutenue par les textes musulmans authentiques de cette assertion : elle ne s’y trouve pas, pour la bonne raison qu’elle est impossible, le Coran et les hadiths disant même le contraire sur de nombreux points.

« Des problèmes que nous avons abordés comme l’islamophobie (…) » : pour Dalil Boubakeur, le premier problème de l’islam serait l’islamophobie… Rien sur le terrorisme musulman, les revendications communautaristes, la remise en cause constante de la laïcité (voile, prières en entreprise et adaptation au ramadan), etc.

Face à un tel déni de réalité, pratique courante du C.F.C.M. (pour l’avoir pratiqué), il est logique que les non-musulmans expriment de plus en plus de doute sur la sincérité de l’islam. Dalil Boubakeur évoque d’ailleurs lui-même ce point : « Nous voulons véritablement lever les doutes sur la sincérité des musulmans de France (…). » Eh bien, avec une Convention d’une facture aussi mauvaise, on ne voit pas comment l’islam de France pourrait y parvenir.

Terminons enfin avec cette remarque : « C’est mal connu ce qui est dans l’esprit d’un musulman. » Il est vrai que l’islam est extrêmement mal connu, y compris d’ailleurs par nombre de musulmans eux-mêmes. Contrairement à certains autres textes religieux, notamment la Bible et ou certains textes bouddhistes, les textes religieux musulmans sont pénibles à lire, et au premier chef le Coran : pas de structure thématique ou chronologique, multitude effarante de répétitions, contradictions sur des points absolument essentiels, mélange de textes doctrinaux et de récits, reprise (en moins clair et sans valeur ajoutée) de textes bibliques, etc.

Vous remarquerez aisément que le statut de texte « extraordinaire » en terme de spiritualité revendiqué pour le Coran n’est généralement justifié par les représentants musulmans que par des incantations et non des analyses – la répétition des incantations étant censée avoir force de preuve –, comme cela a été le cas lors de la conférence organisée à l’Institut du Monde Arabe par Abennour Bidar en mai 2016, à laquelle j’ai déjà consacré un article (L’impasse coranique). Un conseil : lisez vous-même le Coran !

Les textes sacrés musulmans étant pénibles à lire, les occidentaux non-musulmans ne font donc pas l’effort de les lire et s’en tiennent par facilité aux propos convenus et farcis d’omissions des « islamologues » auto-proclamés. Or, rien ne remplace la lecture des textes originaux, pour laquelle j’ai déjà proposé de l’aide (Et si nous lisions ?) : ce « Livret musulman de premier secours » (livret-musulman-27-juillet-2016) n’a pas la prétention d’être infaillible mais a au moins pour qualité d’être 100% vérifiable et de constituer une base d’information et de discussion sérieuse.

Pour résumer : les propos de Dalil Boubakeur sont empreints de confusion et de malhonnêteté intellectuelle par l’oubli volontaire des questions essentielles. Au regard des attaques mortelles et des tragédies répétées que subissent les occidentaux au nom de la religion musulmane elle-même, ses propos frisent l’obscénité et illustrent bien en quoi peut consister la taqiya.

Interrogé sur cette interview, un des deux intervenants de l’émission a d’ailleurs du mal à dissimuler son malaise face à cet exercice politique profondément hypocrite : « théologie et politique, c’est difficile »

Omero Marongiu-Perria oppose en revanche un vrai courage et une vraie honnêteté face à la taqiya de Dalil Boubakeur. Revenons donc maintenant sur deux questions essentielles qu’il aborde.

  • La liberté de conscience et le droit à l’apostasie (droits refusés aux musulmans par le C.F.CM., faut-il le rappeler)

France 2 Islam 150111 Islam & Citoyenneté 2 Extrait 1

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Omero Marongiu-Perria met en évidence, de façon policée mais claire et ferme, les manques et les ambiguïtés énormes de cette convention. Difficile de mieux dire :

–  Il faut « Expliquer dans un langage clair» ;

–  « Du côté des responsables religieux musulmans, il faut cesser de tergiverser sur les questions relatives à la liberté de conscience pour affirmer de façon claire que tout citoyen a le droit à la liberté de conscience, qui implique le droit à avoir ou à ne pas voir de religion mais également le droit de changer de religion. C’est une critique que l’on fait sans cesse aux instances religieuses musulmanes qui auraient une espèce de double discours et il faut que les musulmans aient un discours clair ; et sur cet aspect-là il y avait une petite ambiguïté [propos très policés : la question du droit à l’apostasie est en réalité clairement omise dans la convention, le C.F.C.M. ne reconnaissant pas ce droit aux musulmans et ayant donc refusé de le mentionner] que j’ai pu relever dans la manière de rédiger et il ne faut pas laisser de place à l’ambiguïté. »

–  Omero Marongiu-Perria revient plus tard dans l’émission encore sur cette question de l’apostasie car ce point essentiel constitue la clef de voûte de l’intolérance religieuse et de l’absolue incompatibilité de l’islam avec les sociétés occidentales : « Peut-être que les musulmans devraient faire un travail supplémentaire lorsqu’ils s’expriment dans les médias nationaux pour avoir des propos à la fois simples et percutants. Si je dis devant un média que je revendique la liberté de croire, ce n’est pas la même chose que de dire face à un média « je revendique moi, en tant que musulman, la liberté de croire car j’estime que tout individu peut croire, ne pas croire, et changer de religion ». C’est là où le discours doit être clairement affirmé pour qu’il n’y ait aucune porte laissée à une ambiguïté quelconque. »

J’ai déjà abordé cette question dans un précedent article (apostasie). La liberté de conscience n’existe pas en islam et le C.F.C.M. lui-même se refuse encore aujourd’hui à considérer comme un droit normal le droit pour un musulman d’abandonner l’islam. Le C.F.C.M. a jonglé dans son texte avec l’idée vague de « liberté de croyance » (article 1) pour éviter soigneusement la question de l’apostasie.

  • L’inégalité homme-femme en islam : un constat évident

Omero Marongiu-Perria aborde un autre point absolument insoluble en islam : l’inégalité homme-femme.

France 2 Islam 150111 Islam & Citoyenneté 2 Extrait 2

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« Il est nécessaire de ne pas fuir certaines questions. Certes, certains musulmans se sentent agressés dès lors qu’on leur demande de se justifier sur un certain nombre de faits d’actualité nationaux ou internationaux (…). Ce qui m’a dérangé un peu c’est la manière d’argumenter à partir du texte coranique ou des sources scripturaires musulmanes. (…) Quand on parle de l’égalité homme-femme, l’égalité en droit des hommes et des femmes, le justifier par le Coran est toujours problématique puisque le Coran a sa propre histoire (…). Vous voulez dire qu’il y avait là une exégèse au secours de cette convention ? Exactement. »

Omero Marongiu-Perria a raison d’être « dérangé » par la démarche intellectuelle du C.F.C.M. puisque la femme n’est pas l’égale de l’homme en islam comme le précise clairement le Coran :

Sourate 2, verset 228. (…) Quant à vos femmes, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prééminence sur elles. Allah est puissant et sage.

Sourate 4, verset 34. Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et à cause des dépenses qu’ils font pour elles sur leurs biens. (…)

Ce qui donne d’ailleurs le droit à l’homme de battre sa femme :

Sourate 4, verset 34. (…). Quant à celles [de vos femmes] dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous de leur lit et frappez-les. Si elles reviennent à l’obéissance, ne leur cherchez plus querelle. Allah est auguste et grand !

Sîra (dernier sermon de Mahomet lors du pèlerinage d’adieu) : Musulmans, vos épouses ne doivent point commettre d’action gravement honteuse. Si elles le font, Dieu vous donne l’autorisation de les mettre en quarantaine et de les battre, sans trop d’excès. Si elles renoncent à leurs mauvaises actions, elles auront le droit à la nourriture et au vêtement selon l’usage.

Mais le plus étonnant dans cette émission est que le présentateur lui-même met également en évidence le manque de probité de Dalil Boubakeur en évoquant « une exégèse au secours de cette convention » destinée à justifier une position contraire à l’avis de la majorité écrasante des religieux musulmans !

En réalité, l’inégalité homme-femme résulte d’une infériorité de la femme confirmée par de nombreux hadiths authentiques (c’est-à-dire incontestés chez les musulmans) dans le cadre d’une misogynie prophétique avérée et qui a des conséquences désastreuses sur le statut et la condition de la femme dans les pays musulmans :

Hadith (Bukhari, Muslim) : On rapporte les paroles suivantes d’Abu Hurayra : « L’Envoyé de Dieu a dit : « Soyez bienveillants à l’égard des femmes, car la femme a été créée d’une côte. Or ce qui est le plus recourbé dans la côte, c’est sa partie supérieure. Si vous essayez de la redresser, vous la brisez, et si vous la laissez en paix, elle restera toujours recourbée. »

Hadith (Bukhari) : D’après Abu Said al-Khudri, le Prophète a dit : « Le témoignage d’une femme n’est-il pas la moitié du témoignage d’un homme ? – Certes oui, répondîmes-nous. – Cela, reprit-il, tient à l’imperfection de son intelligence. »

Hadith (Bukhari) : Abdallah Ibn Umar a dit : « J’ai entendu le Prophète dire : « Ce n’est que dans trois choses que des influences funestes [la malchance] peuvent se faire sentir : la femme, le cheval et la maison. » »

Hadith (Bukhari) : Selon Usama Ibn Zayd, le Prophète a dit : « Je ne laisse après moi aucune cause de trouble plus funeste à l’homme que les femmes. »

Hadith (Bukhari) : D’après Imran Ibn Husayn, le Prophète a dit : « J’ai pu considérer le Paradis et voir que la majeure partie de ses habitants, ce sont les pauvres ; j’ai pu considérer l’Enfer et voir que la majeure partie de ses habitants, ce sont des femmes. »

Hadith (Bukhari) : D’après Ibn Abbas, le Prophète a dit un jour : « Le feu (de l’Enfer) m’est apparu en songe et j’ai constaté qu’il était surtout peuplé de femmes qui s’étaient montrées ingrates. – Est-ce envers Dieu qu’elles avaient été ingrates ? lui demanda-t-on. – C’est envers leurs maris qu’elles avaient fait preuve d’ingratitude, répondit-il ; elles avaient méconnu les bienfaits qu’elles en avaient reçu. Quand toute votre vie vous auriez comblé une femme de vos bontés et qu’à un moment elle trouve la moindre des choses à reprendre en vous elle vous dira : « Jamais tu ne m’as fait aucun bien » ».

Hadith (Bukhari) : Abu Bakra a dit : « Le jour de la bataille du Chameau, Dieu m’a fait profiter de la parole suivante : Lorsque le Prophète apprit que les Persans avaient mis sur le trône la fille de Cosroës, il s’écria : « Jamais un peuple ne sera prospère s’il confie l’autorité à une femme. » »

Hadith (Muslim) : D’après Abd-Allah ibn Umar, l’Envoyé d’Allah a dit : « Ô femmes ! Faites l’aumône et sollicitez plus fréquemment le pardon d’Allah, car je vous ai vu former la majorité des réprouvés de l’Enfer ». Une femme – parmi celles ayant l’esprit judicieux – s’exclama : « Et pourquoi cela, ô Envoyé d’Allah ? » – « C’est, répondit-il, que vous multipliez vos malédictions et vous êtes ingrates envers vos époux. Je n’ai vu parmi les êtres faibles en intelligence et en religion personne qui, mieux que l’une de vous, fasse perdre l’esprit à un homme sensé ». – « En quoi, reprit-elle, ô Envoyé d’Allah, consiste le défaut de notre intelligence et de notre religion ? ». – « Le témoignage de deux femmes équivaut à celui d’un homme… Voilà pour le défaut de l’intelligence, répliqua le Prophète, et quand elles ont leurs menstrues, les femmes ne cessent-elles pas de prier et de jeûner des nuits durant ?… Eh bien ! Voilà pour celui de la religion ».

On voit que la simple lecture des textes musulmans édifie sur le statut de la femme en islam : point n’est besoin d’une interprétation complexe de ces éléments simples. Cela n’empêche pourtant pas Najat Belkacem, musulmane convaincue, interviewée le jeudi 25 août 2016 dans la matinale de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1, de mentir effrontément et de donner aux Français une belle leçon de taqiya en niant la problématique spécifique du statut de la femme en islam et en tentant de noyer cette question avec d’autres qui n’ont absolument rien à voir (violences conjugales, inégalités salariales).

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CONCLUSION

Tous ces principes fermement et clairement établis par l’islam sont bien connus dans le monde musulman mais sont malheureusement inconnus des occidentaux qui ne se donnent pas la peine de lire les textes musulmans sacrés : dilettantisme coupable et mortifère !

La Convention du C.F.C.M. n’est qu’une farce qui va jusqu’à mettre mal à l’aise tout intellectuel musulman un tant soit peu objectif et honnête au regard de l’orthodoxie de sa religion : le modèle musulman est incompatible avec les valeurs occidentales. L’expérience vécue dans les pays musulmans le démontrent tous les jours. L’islam est un autre choix de civilisation, de valeurs et de mode de vie. Il faut juste savoir ce qu’on veut.

Le C.F.C.M. est une institution qui outrepasse par ailleurs ses droits car sa vocation – comme elle le reconnaît elle-même et comme ceci est exprimé dans son objet social – n’est que de gérer des lieux de culte : elle n’a aucune compétence particulière et aucune légitimité en matière doctrinale. Ses dirigeants, avides de pouvoir et de reconnaissance par une communauté musulmane qui ne les reconnaît d’ailleurs pas, participent à un jeu malsain mis en place par l’État français et dont la principale victime est finalement le peuple français, abreuvé de mensonges sur la nature de l’islam de Mahomet et culpabilisé par l’utopie du vivre-ensemble.

L’islam ne serait possible en Occident que s’il acceptait de se réinventer en tournant définitivement et complètement la page de Mahomet, guerrier illuminé, misogyne, massacreur de juifs, qui vendait femmes et enfants captifs sur les marchés, comme le rapportent clairement les textes sacrés musulmans : qui va oser réinventer cet islam sans faire tomber Mahomet de son piédestal ? « L’islam n’est pas réformable » constatait il y a peu le philosophe musulman libanais Ali Harb (voir l’article réforme). La solution passe par l’éducation des musulmans, méthode efficace pour conduire à l’apostasie tout être normalement constitué.

Quelle signification au burkini, pratique absurde ?

Le port de vêtements amples cachant leur corps de la femme n’est pas un signe de pudeur de la femme en islam mais une façon pour elle de ne pas exciter l’instinct sexuel de mâles ravalés au rang d’animaux supposés incapables de maîtriser leur libido ; c’est aussi la raison pour laquelle ce type de tenue n’est pas imposé aux hommes (les femmes étant supposées avoir une libido moins incontrôlable). Le voile, signe de reconnaissance de la musulmane, permet ainsi d’« éviter d’être offensée ».

Sourate 24, verset 31. Dis aux croyantes de baisser leur regard, d’être chastes, de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines. Qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leur mari, ou à leur père, ou au père de leur mari, ou à leurs fils, ou aux fils de leur mari, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. (…)

Sourate 33, verset 59. Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs voiles : c’est pour elles le meilleur moyen d’être reconnues et d’éviter d’être offensées. Allah pardonne et est miséricordieux.

L’utilisation du burkini pour la baignade moule le corps des femmes rendant cette tenue indécente au regard des critères islamiques rappelés par Yusuf Qaradawi (dans Le licite et l’illicite en islam) : « L’islam a interdit à la femme le port de tout vêtement moulant le corps ou laissant transparaître ce qu’il couvre. C’est par exemple ce qui définit les diverses parties du corps et particulièrement celles qui tentes les hommes tels que la poitrine, la taille, les fesses et autres. »

L’utilisation du burkini n’a en réalité pour objet que l’exacerbation du communautarisme musulman dans une opposition virulente à tout ce qui représente l’Occident, avec un objectif politique de prétendue stigmatisation des musulmans destiné à être instrumentalisé pour continuer à saper la légitimité de l’idée de laïcité, incompatible par nature avec l’islam.

L’islam : un cadre de référence religieux universel incompatible avec la laïcité

  • Une doctrine limpide

Dans la culture musulmane, la religion est omniprésente et rien ne peut être réellement envisagé dans un cadre totalement dépourvu de sens religieux. Comme le dit un dicton bien connu, « Al islam dine wa daoulat » : l’islam est religion et État.

Mohammad al-Ghazali rappelle que le caractère global de l’islam : « Les enseignements de l’islam forment un tout indissociable et qu’on doit obligatoirement les appliquer en tout lieu et tout temps. »

Pour Rémi Brague, « Contrairement à une légende tenace en Occident, l’islam a connu une séparation du politique et du religieux. Mais elle fut le produit graduellement atteint des circonstances ; elle était inscrite dans les faits, et nullement dans les idées : dans l’islam, rien ne correspond à la séparation, qui fut théorisée ailleurs, du temporel et du spirituel. (…) Pour l’islam, la séparation du politique et du religieux n’a pas le droit d’exister. Elle est même choquante, car elle passe pour un abandon au pouvoir du mal, ou une relégation de Dieu hors de ce qui lui appartient. La cité idéale doit être ici-bas. En principe, elle y est même déjà : c’est la cité musulmane. »

Le fait que l’islam soit religion et État ne veut pas dire qu’il y a nécessairement confusion des autorités politiques et religieuses ; les deux peuvent être dissociées. D’ailleurs on peut faire remonter cette distinction dialectique à Mahomet, qui avait deux casquettes : celui de prophète, et celui de chef de l’armée qu’il avait constituée (et dans ce cadre il pouvait arriver qu’il soumît une situation pour décision à l’avis de la communauté de ses partisans). Mais dans tous les cas, l’autorité politique ne peut s’exercer que sous la tutelle du religieux : donc gloser sur le fait qu’il y ait ou non confusion des autorités est à vrai dire de peu d’intérêt.

Rémi Brague écrit : « Le messianisme juif était une légitimation religieuse d’un événement paroxystique, non d’une autorité en vigueur. De même, l’empire chrétien était une simple juxtaposition de deux ordres conceptuels distincts qui ne fournissait aucun argumentaire intrinsèquement religieux pour le régime impérial. Ce que ni les chrétiens ni les juifs ne pouvaient machiner est une légitimation intrinsèquement religieuse d’une autorité en vigueur. Fournir le principe d’une telle légitimation, voilà justement ce que permet l’islam. (…) Selon l’islam orthodoxe, si les juifs et les chrétiens ont laissé adultérer le message dont ils étaient porteurs, c’est pour avoir perdu ou n’avoir initialement jamais possédé le pouvoir politique. La possession du pouvoir par les musulmans, en revanche, garantit l’intégrité du Coran. Le pouvoir politique se trouve de la sorte légitimé de façon immédiate par le devoir de respecter la Révélation divine. »

Malek Chebel confirme : « Les religieux sont unanimes : le seul pouvoir possible en islam est celui qui se réclame de Dieu, étant donné qu’il est le créateur de toute chose. » Il ajoute : « La confusion qui perdure entre le religieux et le politique permet aux potentats d’exciper du plan du religieux pour mieux avoir les mains libres sur le plan politique. » 

Rappelons que l’introduction de la Déclaration islamique universelle des droits de l’homme de 1981 ne limite pas la religion à un cadre « privé », bien au contraire : « Considérant qu’Allah a donné à l’humanité, par ses révélations dans le Saint Coran et la Sunna de son saint Prophète Mahomet, un cadre juridique et moral durable permettant d’établir et de réglementer les institutions et les rapports humains ; »

  • La contestation de cette réalité est-elle possible ?

Tariq Ramadan reconnaît qu’« Un grand nombre de musulmans n’ont cessé, à travers les âges, de le dire de façon lapidaire comme s’ils énonçaient des évidences : « Pas de différence, pour nous, entre privé, public, religion ou politique : l’islam englobe tous les domaines. » De nombreux orientalistes leur ont emboîté le pas et ont affirmé, et affirment encore, que l’islam ne se pense pas en catégories distinctes et tous les domaines sont régis par la même autorité. C’est d’ailleurs souvent à partir de ce type d’approches que l’on a supposé que les musulmans étaient forcément « non intégrables » dans les sociétés sécularisées parce que leur religion les empêchait de fait d’appréhender les démarcations modernes des domaines susmentionnés. On est pourtant en droit de se demander si ces évidences sont réellement fondées. Certes il existe bien « un caractère englobant de l’enseignement islamique » que l’on ne peut s’empêcher d’observer à la seule lecture du Coran, mais peut-on aussi facilement affirmer qu’il n’existe aucune distinction entre les différents domaines de l’agir humain ? »

Le caractère précautionneux, voire timoré, de ce type de questionnement marque l’absence d’argumentation. Quelles preuves viennent à l’appui de la thèse selon laquelle l’islam serait doctrinalement compatible avec la laïcité ? On ne voit pas. Bien sûr, il ne s’agit ici que d’un court extrait d’un seul auteur, mais j’invite le lecteur à étendre sa recherche et il continuera à faire cette constatation. Il est en réalité impossible de rendre l’islam compatible avec la laïcité, sauf à dénaturer l’islam.

Si l’on quitte la sphère doctrinale pure, on ne règle pas le problème car la laïcité ne fait clairement pas partie de la culture musulmane, et est même ressentie comme en opposition frontale avec elle comme l’indique Tariq Ramadan : « La sécularisation et la laïcité ont été surtout perçues comme des processus de « désislamisation », d’opposition à la religion, avec leur lot de mesures répressives. Il était historiquement et factuellement impossible d’associer le « sécularisme » ou la « laïcité » avec la liberté et la démocratisation. En arrivant en Occident, les premières générations portaient en elles (et souvent portent encore) ces perceptions et ce passif négatif. »

  • Revenons donc avec Hassan II à l’évidence : islam et laïcité sont fondamentalement incompatibles

Hassan II Laicite

Hassan II Laicite