Interview de Bernard Lugan : « Histoire de l’Afrique du Nord »

Retrouvez sur TV Libertés l’interview passionnante de Bernard Lugan par Gilbert Collard à propos de son livre : « Histoire de l’Afrique du Nord ». Une histoire riche d’enseignements, y compris sur le processus d’islamisation.

LIVRE LIBRE : LA RENCONTRE GILBERT COLLARD / BERNARD LUGAN

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Mon intervention du 24 août 2016 sur Radio Courtoisie

Mon échange du 24 août avec Laurent Artur du Plessis sur Radio Courtoisie dans le cadre du  » Libre journal de la Crise « , consacré principalement à la mise à disposition sur mon site du  » Livret musulman de premier secours «  (Livret musulman 27 juillet 2016) est disponible sur le site internet de Radio Courtoisie (http://www.radiocourtoisie.fr/).

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Islam et citoyenneté occidentale : un malaise évident et insoluble, n’en déplaise à Dalil Boubakeur et Najat Belkacem

Suite à la publication en juin 2014 par le Conseil Français du Culte Musulman (C.F.C.M.) de sa « Convention citoyenne des musulmans de France pour le vivre-ensemble », l’émission France 2 « Islam » diffusée le dimanche matin a consacré en janvier 2015 un volet à la question du rapport de l’islam à la citoyenneté telle qu’elle se caractérise dans les sociétés laïques occidentales.

Cette émission a conduit les intervenants à mettre en évidence une difficulté assez nette en ce qui concerne la compatibilité de l’islam avec la notion de citoyenneté dans un cadre laïc. Ce n’est pas à vrai dire une surprise mais il est rare que des personnalités musulmanes abordent cette question de façon aussi franche – mais avec un malaise perceptible – dans une émission diffusée sur les chaînes nationales alors que ces points de vue sont généralement censurés (ou autocensurés) sous la pression du gouvernement, seuls quelques rares médias indépendants (Radio Courtoisie, TV Libertés par exemple), conservant une vrai liberté de parole.

J’ai proposé dans un précédent article (Convention citoyenne) une analyse de cette convention qui se révèle être un texte assez confus et muet, voire mensonger, sur certaines problématiques fondamentales. Revenons ici sur deux en particulier, la liberté de conscience (et le droit à l’apostasie) ainsi que l’égalité homme-femme, qui sont deux points sur lesquels revient dans l’émission Omero Marongiu-Perria avec courage.

Mais avant d’aborder ces deux questions, écoutons l’intervention d’un éminent responsable du C.F.C.M., Dalil Boubakeur, diffusée dans cette même émission pour présenter son texte.

  • L’objet de la charte selon Dalil Boubakeur

France 2 Islam 150111 Islam & Citoyenneté 2 Extrait 3

France 2 Islam 150111 Islam & Citoyennete 2 Extrait 3

Dalil Boubakeur tente d’affirmer avec un aplomb d’autant plus nécessaire que les faits lui donnent tort que l’islam est « une religion parfaitement compatible (…) avec la société française ». On attendait dans la Convention une démonstration soutenue par les textes musulmans authentiques de cette assertion : elle ne s’y trouve pas, pour la bonne raison qu’elle est impossible, le Coran et les hadiths disant même le contraire sur de nombreux points.

« Des problèmes que nous avons abordés comme l’islamophobie (…) » : pour Dalil Boubakeur, le premier problème de l’islam serait l’islamophobie… Rien sur le terrorisme musulman, les revendications communautaristes, la remise en cause constante de la laïcité (voile, prières en entreprise et adaptation au ramadan), etc.

Face à un tel déni de réalité, pratique courante du C.F.C.M. (pour l’avoir pratiqué), il est logique que les non-musulmans expriment de plus en plus de doute sur la sincérité de l’islam. Dalil Boubakeur évoque d’ailleurs lui-même ce point : « Nous voulons véritablement lever les doutes sur la sincérité des musulmans de France (…). » Eh bien, avec une Convention d’une facture aussi mauvaise, on ne voit pas comment l’islam de France pourrait y parvenir.

Terminons enfin avec cette remarque : « C’est mal connu ce qui est dans l’esprit d’un musulman. » Il est vrai que l’islam est extrêmement mal connu, y compris d’ailleurs par nombre de musulmans eux-mêmes. Contrairement à certains autres textes religieux, notamment la Bible et ou certains textes bouddhistes, les textes religieux musulmans sont pénibles à lire, et au premier chef le Coran : pas de structure thématique ou chronologique, multitude effarante de répétitions, contradictions sur des points absolument essentiels, mélange de textes doctrinaux et de récits, reprise (en moins clair et sans valeur ajoutée) de textes bibliques, etc.

Vous remarquerez aisément que le statut de texte « extraordinaire » en terme de spiritualité revendiqué pour le Coran n’est généralement justifié par les représentants musulmans que par des incantations et non des analyses – la répétition des incantations étant censée avoir force de preuve –, comme cela a été le cas lors de la conférence organisée à l’Institut du Monde Arabe par Abennour Bidar en mai 2016, à laquelle j’ai déjà consacré un article (L’impasse coranique). Un conseil : lisez vous-même le Coran !

Les textes sacrés musulmans étant pénibles à lire, les occidentaux non-musulmans ne font donc pas l’effort de les lire et s’en tiennent par facilité aux propos convenus et farcis d’omissions des « islamologues » auto-proclamés. Or, rien ne remplace la lecture des textes originaux, pour laquelle j’ai déjà proposé de l’aide (Et si nous lisions ?) : ce « Livret musulman de premier secours » n’a pas la prétention d’être infaillible mais a au moins pour qualité d’être 100% vérifiable et de constituer une base d’information et de discussion sérieuse.

Pour résumer : les propos de Dalil Boubakeur sont empreints de confusion et de malhonnêteté intellectuelle par l’oubli volontaire des questions essentielles. Au regard des attaques mortelles et des tragédies répétées que subissent les occidentaux au nom de la religion musulmane elle-même, ses propos frisent l’obscénité et illustrent bien en quoi peut consister la taqiya.

Interrogé sur cette interview, un des deux intervenants de l’émission a d’ailleurs du mal à dissimuler son malaise face à cet exercice politique profondément hypocrite : « théologie et politique, c’est difficile »

Omero Marongiu-Perria oppose en revanche un vrai courage et une vraie honnêteté face à la taqiya de Dalil Boubakeur. Revenons donc maintenant sur deux questions essentielles qu’il aborde.

  • La liberté de conscience et le droit à l’apostasie (droits refusés aux musulmans par le C.F.CM., faut-il le rappeler)

France 2 Islam 150111 Islam & Citoyenneté 2 Extrait 1

France 2 Islam 150111 Islam & Citoyennete 2 Extrait 1

Omero Marongiu-Perria met en évidence, de façon policée mais claire et ferme, les manques et les ambiguïtés énormes de cette convention. Difficile de mieux dire :

–  Il faut « Expliquer dans un langage clair» ;

–  « Du côté des responsables religieux musulmans, il faut cesser de tergiverser sur les questions relatives à la liberté de conscience pour affirmer de façon claire que tout citoyen a le droit à la liberté de conscience, qui implique le droit à avoir ou à ne pas voir de religion mais également le droit de changer de religion. C’est une critique que l’on fait sans cesse aux instances religieuses musulmanes qui auraient une espèce de double discours et il faut que les musulmans aient un discours clair ; et sur cet aspect-là il y avait une petite ambiguïté [propos très policés : la question du droit à l’apostasie est en réalité clairement omise dans la convention, le C.F.C.M. ne reconnaissant pas ce droit aux musulmans et ayant donc refusé de le mentionner] que j’ai pu relever dans la manière de rédiger et il ne faut pas laisser de place à l’ambiguïté. »

–  Omero Marongiu-Perria revient plus tard dans l’émission encore sur cette question de l’apostasie car ce point essentiel constitue la clef de voûte de l’intolérance religieuse et de l’absolue incompatibilité de l’islam avec les sociétés occidentales : « Peut-être que les musulmans devraient faire un travail supplémentaire lorsqu’ils s’expriment dans les médias nationaux pour avoir des propos à la fois simples et percutants. Si je dis devant un média que je revendique la liberté de croire, ce n’est pas la même chose que de dire face à un média « je revendique moi, en tant que musulman, la liberté de croire car j’estime que tout individu peut croire, ne pas croire, et changer de religion ». C’est là où le discours doit être clairement affirmé pour qu’il n’y ait aucune porte laissée à une ambiguïté quelconque. »

J’ai déjà abordé cette question dans un précedent article (apostasie). La liberté de conscience n’existe pas en islam et le C.F.C.M. lui-même se refuse encore aujourd’hui à considérer comme un droit normal le droit pour un musulman d’abandonner l’islam. Le C.F.C.M. a jonglé dans son texte avec l’idée vague de « liberté de croyance » (article 1) pour éviter soigneusement la question de l’apostasie.

  • L’inégalité homme-femme en islam : un constat évident

Omero Marongiu-Perria aborde un autre point absolument insoluble en islam : l’inégalité homme-femme.

France 2 Islam 150111 Islam & Citoyenneté 2 Extrait 2

France 2 Islam 150111 Islam & Citoyennete 2 Extrait 2

« Il est nécessaire de ne pas fuir certaines questions. Certes, certains musulmans se sentent agressés dès lors qu’on leur demande de se justifier sur un certain nombre de faits d’actualité nationaux ou internationaux (…). Ce qui m’a dérangé un peu c’est la manière d’argumenter à partir du texte coranique ou des sources scripturaires musulmanes. (…) Quand on parle de l’égalité homme-femme, l’égalité en droit des hommes et des femmes, le justifier par le Coran est toujours problématique puisque le Coran a sa propre histoire (…). Vous voulez dire qu’il y avait là une exégèse au secours de cette convention ? Exactement. »

Omero Marongiu-Perria a raison d’être « dérangé » par la démarche intellectuelle du C.F.C.M. puisque la femme n’est pas l’égale de l’homme en islam comme le précise clairement le Coran :

Sourate 2, verset 228. (…) Quant à vos femmes, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prééminence sur elles. Allah est puissant et sage.

Sourate 4, verset 34. Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et à cause des dépenses qu’ils font pour elles sur leurs biens. (…)

Ce qui donne d’ailleurs le droit à l’homme de battre sa femme :

Sourate 4, verset 34. (…). Quant à celles [de vos femmes] dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous de leur lit et frappez-les. Si elles reviennent à l’obéissance, ne leur cherchez plus querelle. Allah est auguste et grand !

Sîra (dernier sermon de Mahomet lors du pèlerinage d’adieu) : Musulmans, vos épouses ne doivent point commettre d’action gravement honteuse. Si elles le font, Dieu vous donne l’autorisation de les mettre en quarantaine et de les battre, sans trop d’excès. Si elles renoncent à leurs mauvaises actions, elles auront le droit à la nourriture et au vêtement selon l’usage.

Mais le plus étonnant dans cette émission est que le présentateur lui-même met également en évidence le manque de probité de Dalil Boubakeur en évoquant « une exégèse au secours de cette convention » destinée à justifier une position contraire à l’avis de la majorité écrasante des religieux musulmans !

En réalité, l’inégalité homme-femme résulte d’une infériorité de la femme confirmée par de nombreux hadiths authentiques (c’est-à-dire incontestés chez les musulmans) dans le cadre d’une misogynie prophétique avérée et qui a des conséquences désastreuses sur le statut et la condition de la femme dans les pays musulmans :

Hadith (Bukhari, Muslim) : On rapporte les paroles suivantes d’Abu Hurayra : « L’Envoyé de Dieu a dit : « Soyez bienveillants à l’égard des femmes, car la femme a été créée d’une côte. Or ce qui est le plus recourbé dans la côte, c’est sa partie supérieure. Si vous essayez de la redresser, vous la brisez, et si vous la laissez en paix, elle restera toujours recourbée. »

Hadith (Bukhari) : D’après Abu Said al-Khudri, le Prophète a dit : « Le témoignage d’une femme n’est-il pas la moitié du témoignage d’un homme ? – Certes oui, répondîmes-nous. – Cela, reprit-il, tient à l’imperfection de son intelligence. »

Hadith (Bukhari) : Abdallah Ibn Umar a dit : « J’ai entendu le Prophète dire : « Ce n’est que dans trois choses que des influences funestes [la malchance] peuvent se faire sentir : la femme, le cheval et la maison. » »

Hadith (Bukhari) : Selon Usama Ibn Zayd, le Prophète a dit : « Je ne laisse après moi aucune cause de trouble plus funeste à l’homme que les femmes. »

Hadith (Bukhari) : D’après Imran Ibn Husayn, le Prophète a dit : « J’ai pu considérer le Paradis et voir que la majeure partie de ses habitants, ce sont les pauvres ; j’ai pu considérer l’Enfer et voir que la majeure partie de ses habitants, ce sont des femmes. »

Hadith (Bukhari) : D’après Ibn Abbas, le Prophète a dit un jour : « Le feu (de l’Enfer) m’est apparu en songe et j’ai constaté qu’il était surtout peuplé de femmes qui s’étaient montrées ingrates. – Est-ce envers Dieu qu’elles avaient été ingrates ? lui demanda-t-on. – C’est envers leurs maris qu’elles avaient fait preuve d’ingratitude, répondit-il ; elles avaient méconnu les bienfaits qu’elles en avaient reçu. Quand toute votre vie vous auriez comblé une femme de vos bontés et qu’à un moment elle trouve la moindre des choses à reprendre en vous elle vous dira : « Jamais tu ne m’as fait aucun bien » ».

Hadith (Bukhari) : Abu Bakra a dit : « Le jour de la bataille du Chameau, Dieu m’a fait profiter de la parole suivante : Lorsque le Prophète apprit que les Persans avaient mis sur le trône la fille de Cosroës, il s’écria : « Jamais un peuple ne sera prospère s’il confie l’autorité à une femme. » »

Hadith (Muslim) : D’après Abd-Allah ibn Umar, l’Envoyé d’Allah a dit : « Ô femmes ! Faites l’aumône et sollicitez plus fréquemment le pardon d’Allah, car je vous ai vu former la majorité des réprouvés de l’Enfer ». Une femme – parmi celles ayant l’esprit judicieux – s’exclama : « Et pourquoi cela, ô Envoyé d’Allah ? » – « C’est, répondit-il, que vous multipliez vos malédictions et vous êtes ingrates envers vos époux. Je n’ai vu parmi les êtres faibles en intelligence et en religion personne qui, mieux que l’une de vous, fasse perdre l’esprit à un homme sensé ». – « En quoi, reprit-elle, ô Envoyé d’Allah, consiste le défaut de notre intelligence et de notre religion ? ». – « Le témoignage de deux femmes équivaut à celui d’un homme… Voilà pour le défaut de l’intelligence, répliqua le Prophète, et quand elles ont leurs menstrues, les femmes ne cessent-elles pas de prier et de jeûner des nuits durant ?… Eh bien ! Voilà pour celui de la religion ».

On voit que la simple lecture des textes musulmans édifie sur le statut de la femme en islam : point n’est besoin d’une interprétation complexe de ces éléments simples. Cela n’empêche pourtant pas Najat Belkacem, musulmane convaincue, interviewée le jeudi 25 août 2016 dans la matinale de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1, de mentir effrontément et de donner aux Français une belle leçon de taqiya en niant la problématique spécifique du statut de la femme en islam et en tentant de noyer cette question avec d’autres qui n’ont absolument rien à voir (violences conjugales, inégalités salariales).

Elkabbach Belkacem 160825

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CONCLUSION

Tous ces principes fermement et clairement établis par l’islam sont bien connus dans le monde musulman mais sont malheureusement inconnus des occidentaux qui ne se donnent pas la peine de lire les textes musulmans sacrés : dilettantisme coupable et mortifère !

La Convention du C.F.C.M. n’est qu’une farce qui va jusqu’à mettre mal à l’aise tout intellectuel musulman un tant soit peu objectif et honnête au regard de l’orthodoxie de sa religion : le modèle musulman est incompatible avec les valeurs occidentales. L’expérience vécue dans les pays musulmans le démontrent tous les jours. L’islam est un autre choix de civilisation, de valeurs et de mode de vie. Il faut juste savoir ce qu’on veut.

Le C.F.C.M. est une institution qui outrepasse par ailleurs ses droits car sa vocation – comme elle le reconnaît elle-même et comme ceci est exprimé dans son objet social – n’est que de gérer des lieux de culte : elle n’a aucune compétence particulière et aucune légitimité en matière doctrinale. Ses dirigeants, avides de pouvoir et de reconnaissance par une communauté musulmane qui ne les reconnaît d’ailleurs pas, participent à un jeu malsain mis en place par l’État français et dont la principale victime est finalement le peuple français, abreuvé de mensonges sur la nature de l’islam de Mahomet et culpabilisé par l’utopie du vivre-ensemble.

L’islam ne serait possible en Occident que s’il acceptait de se réinventer en tournant définitivement et complètement la page de Mahomet, guerrier illuminé, misogyne, massacreur de juifs, qui vendait femmes et enfants captifs sur les marchés, comme le rapportent clairement les textes sacrés musulmans : qui va oser réinventer cet islam sans faire tomber Mahomet de son piédestal ? « L’islam n’est pas réformable » constatait il y a peu le philosophe musulman libanais Ali Harb (voir l’article réforme). La solution passe par l’éducation des musulmans, méthode efficace pour conduire à l’apostasie tout être normalement constitué.

Commentaire sur l’article « Le droit de sortie : si le mari veut »

Commentaire sur un article ancien Le droit de sortie : si le mari veut ! suivi de ma réponse.

COMMENTAIRE

Salut,
Je dois dire que été choquée par les arguments qu’avancent une bonne partie des théologiens et des savants islamiques. Je me dois tout de même d’affirmer que leur propos n’ont rien à voir avec l’islam.
En Islam, la relation de couple est basée sur le respect et non sur la domination. Les « fqihs » ou je ne sais quoi sont pour la majorité des hommes, et je n’ai aucun scrupule à affirmer que la plupart exigent l’enfermement des femmes pour satisfaire leur naturel frustré et macho. Ces hommes me degoutent et font honte à notre religion. La femme musulmane se maquille, se parfume et est libre de sortir à tout heure. Si elle est marié, alors leur mariage repose sur la confiance.
Ces « preuves » que vous citez dans l’article n’ont pour la plupart pas de poids. Il a été prouvé que les femmes du temps du prophète voyageaient seules et sortaient quand bon leur semblait.

MA RÉPONSE

Merci beaucoup pour votre commentaire. Croyez bien que je serais enchanté si le sort de la femme musulmane était tel que vous le décrivez dans la doctrine de l’islam, mais tel ne me paraît pas être le cas.

Quelques réactions sur des points particuliers en matière de doctrine (qui est mon seul angle d’analyse, puisque mon objectif n’est pas sociologique mais doctrinal, base de tout) :

  • « cela n’a rien à voir avec l’islam » : c’est le propos qu’on entend systématiquement lorsque quelque chose ne va pas en islam. Encore faut-il le prouver, sinon c’est un peu facile.
  • Vous ne pouvez pas écarter d’un revers de main vos propres textes sacrés (Coran, hadiths) ni la jurisprudence des écoles de l’islam ou les avis d’éminents juristes ou islamologues eux-mêmes musulmans (Yusuf Qaradawi, Tariq Ramadan, Malek Chebel,…).
  • Ces « preuves » ne sont pas MES preuves mais VOS preuves puisque vous êtes musulmane. Les musulmans, lorsqu’on les critique, réclament les preuves, c’est-à-dire les références scripturaires du Coran ou de la Sunna venant à l’appui du propos : c’est précisément ce que je fais dans tous les articles de mon site.
  • Comment baser une relation de couple sur le respect quand le Coran vous dit que le mari peut battre sa femme s’il craint sa désobéissance (sourate 4, verset 34) ? Heureusement évidemment que tous les maris musulmans n’appliquent pas cette recommandation et que beaucoup conçoivent la relation maritale de façon tout autre, mais qu’une religion dite « d’amour et de paix » contienne dans sa doctrine même un tel verset n’est-il pas stupéfiant ?

À vrai dire, je ne comprends l’intérêt d’une femme à être musulmane alors qu’elle pourrait être athée, chrétienne, bouddhiste,… et jouir ainsi pleinement de sa liberté de femme, s’épanouir sans contrainte externe imposée (par la famille, le mari, etc.), et choisir ainsi sa destinée. Quel est le bénéfice ?

J’ai maintes fois constaté que les femmes musulmanes (et les musulmans plus généralement d’ailleurs) n’ont en réalité aucune idée du contenu des spiritualités autres que l’islam, ce qui les prive de cette interrogation. Mais si vous avez lu les Évangiles ou les textes des religieux bouddhistes par exemple, j’aimerais bien savoir en quoi vous considérez que l’islam est une religion meilleure pour la femme du point de vue de la doctrine.

Commentaire sur l’article « Pourquoi l’État Islamique et les autres mouvements salafistes sont une chance pour l’Occident »

Pour rappel : Commentaire pour ceux qui ne l’auraient pas vu.

Cher monsieur,
Je suis chrétien catholique et originaire de la Côte d’Ivoire.
Votre lecture n’a fait que confirmer ce que je sais déjà sur l’islam et son fondateur Mahomet, c’est à dire une croyance inventée par un homme dont l’extension ou la propagation doit être assurée par l’épée et la violence que cette arme induit.
Aussi j’avoue craindre ce qui risque d’advenir en Occident du fait de l’importance que ne cesse d’y prendre la présence des musulmans.
Par le biais de l’immigration économique et le regroupement familial tolérés et encouragés par les législations occidentales, sans peut-être le savoir, l’Occident s’expose à une guerre religieuse. Chose qui est inévitable si l’on tient compte de la logique conquérante de Mahomet et de sa croyance.
Ce qui est sûr, l’Occident en sera prévenu. Et vous aurez été un excellent éclaireur de conscience.
Merci donc.
NB : Chirac et Sarkozy, aidés par des médias-mensonge, ont fini par installer en Côte d’Ivoire un musulman – Dramane Ouattara marié à une juive – au terme d’un massacre sans nom des dizaines de milliers de chrétiens.
Je vous affirme que c’est Laurent Gbagbo qui a réellement et véritablement remporté les élections de 2010.
Tout ce que vous avez appris du couple Gbagbo et des élections de 2010 n’est que mensonge.
Aujourd’hui à cause de Chirac et de Sarkozy la Côte d’Ivoire chrétienne est en pleine islamisation.

Pourquoi l’État Islamique et les autres mouvements salafistes sont une chance pour l’Occident

Nul ne conteste les atrocités abominables commises par les mouvements salafistes dans les régions tombées sous leur contrôle et il n’est bien entendu pas question de les cautionner d’une quelconque façon. Ces atrocités permettent néanmoins de poser de façon directe la question du rapport de l’islam à l’« islamisme » (voire « islamisme radical »), terme de la novlangue à la mode mais dont les partisans sont bien en peine de donner la moindre définition. Or cette question est d’un intérêt crucial pour la compréhension de la nature de l’islam par l’Occident.

Dans leur volonté de faire revivre l’islam de Mahomet, les mouvements salafistes imposent sur la place publique ce débat, débat qui n’aurait jamais vu le jour – ou du moins à l’issue d’un accouchement beaucoup plus lent – si la seule pression migratoire musulmane en Europe en avait été à l’origine. Cette situation nous offre l’opportunité rare de pouvoir débattre véritablement de la nature de l’islam en dépassant les propos convenus et la censure habituellement pratiquée dans les grands médias.

Car, qui se souciait jusqu’à maintenant dans l’Occident matérialiste du sort des chrétiens d’Orient qui est la preuve bien tangible, depuis des décennies, du sort peu enviable réservé par l’islam aux non-musulmans ? Pas grand monde.

En poussant les musulmans à apprendre leur religion, les mouvements salafistes poussent aussi les non-musulmans à lire les textes sacrés de l’islam (Coran, hadiths, vie de Mahomet) – qu’ils ignorent complètement – pour comprendre l’origine en islam du terrorisme, de la violence, du rejet des valeurs occidentales dont ils sont témoins tous les jours, et à propos desquels ils n’entendent la plupart du temps que des propos confus ou contradictoires. L’islam de France devrait donc se réjouir de cette heureuse initiative puisque toute religion ne peut que désirer que son message – par le contenu de ses textes sacrés – soit communiqué à l’humanité entière.

Plutôt que de polémiquer à outrance à propos des arrêtés anti-burkini sur les plages – qui permettent de faire jouer à plein la propagande de la stigmatisation par la 5ème colonne qui veut islamiser la France (alors que, comme l’explique Yusuf Qaradawi dans « Le licite et l’illicite en islam », l’islam interdit tout ce qui peut mouler le corps des femmes, en particulier les seins, les hanches et les fesses) –, réservons l’essentiel de notre énergie pour agir dans le seul débat qui compte : qu’est-ce que l’islam de Mahomet ? Mahomet était-il un islamiste ? Qu’est-ce qui différencie l’islam de Mahomet de celui de l’État Islamique ? Car il ne faut jamais oublier que, pour tous les musulmans (« modérés », islamistes, islamistes radicaux et autres AOC), Mahomet est le prophète vénéré et l’exemple à suivre sans contestation. Or les Français n’ont toujours pas compris en quoi consiste l’islam de Mahomet !

Alors, pour les courageux, retroussez vos manches et commencez par lire la biographie de Mahomet d’Ibn Hîcham (IXème siècle), incontestée dans le monde musulman, préalable indispensable à la lecture du Coran et des hadiths car elle en donne les clefs chronologiques indispensables, le message de Mahomet ayant évolué au gré des vicissitudes politiques et militaires de la prise de pouvoir de cet homme qui se prenait pour un prophète. Une traduction des passages les plus significatifs est disponible chez Fayard (« Vie de Mahomet », traduite par Wahib Atallah).

Pour ceux qui sont un peu moins courageux ou qui ne disposent pas du temps nécessaire, vous pouvez prendre connaissance du « Livret musulman de premier secours » qui est une synthèse organisée de ces 3 sources : Livret musulman 27 juillet 2016. Le regroupement thématique utilisé a l’avantage de permettre de cerner rapidement la nature du message musulman sur de nombreuses questions intéressant l’Occident. Toutes les références citées sont facilement vérifiables. Vous pourrez ainsi vous forger votre propre opinion sans avoir à vous soumettre à l’avis d’autorités auto-proclamées prétendument seules légitimes.

Alors bon courage à tous et bonne quête dans la voie de la vérité ! Préparez-vous à être édifié par ces sources, toutes musulmanes !

Bernard Cazeneuve sait-il de quoi il parle ?

Bernard Cazeneuve a prononcé un discours l’Institut du Monde Arabe le 29 novembre 2015 à l’occasion du Rassemblement des musulmans de France. Il est tout à fait intéressant de le lire et de l’analyser sachant qu’il a été prononcé deux semaines seulement après la tragédie du Bataclan. Il nous permet de mesurer la compréhension qu’a le gouvernement français du phénomène jihadiste.

Le voici est version intégrale : Cazeneuve IMA 151129

Je n’en reprends que quelques passages qui me paraissent particulièrement significatifs.

  • Comme l’a déjà dit le Président de la République, « les meilleures armes pour lutter contre le fanatisme qui se réclame de l’islam, se trouvent dans l’islam lui-même»

On voit par cette assertion que le gouvernement français ne comprend pas la question du jihadisme qui n’est que la remise en vigueur de l’islam de Mahomet, que tous les musulmans vénèrent. C’est précisément dans les textes musulmans authentiques eux-mêmes qu’on trouve tous les arguments doctrinaux nécessaires à la justification du jihad et de la barbarie musulmane, et c’est justement pourquoi l’État Islamique mais aussi les autres mouvements fondamentalistes poussent les musulmans à approfondir la connaissance de leur religion : la radicalisation n’est que la conséquence d’une meilleure connaissance de l’islam prôné par Mahomet.

Faut-il rappeler que les analyses doctrinales les plus approfondies sont aujourd’hui fournies par l’État Islamique dans ses publications, État Islamique qui s’appuie sur des citations du Coran et des hadiths nombreux et précis, alors même que l’islam de France est incapable de produire un document doctrinal substantiel pour y répondre ?

L’assertion de Bernard Cazeneuve est donc un contre-sens complet qui prouve une ignorance profonde des textes de l’islam.

  • Il est ainsi insupportable d’entendre certains prédicateurs soutenir que le fait, pour une femme, de se promener tête nue l’expose à des violences sexuelles. Or ce sont de tels propos, comme vous le savez, qui sont tenus dans certaines mosquées, heureusement très rares, et qui sont surtout diffusés de manière virale sur internet et les réseaux sociaux. Il n’est pas admissible que des jeunes Français, à l’âge où se forme le jugement, soient exposés à cette bêtise, à cette forme d’ignorance et d’aliénation, plutôt qu’au message d’émancipation de la République.

Bernard Cazeneuve ignore que c’est Mahomet lui-même qui, prenant acte de l’inconvenance des mœurs des bédouins d’Arabie au VIIème siècle a recommandé aux musulmanes de se voiler pour être reconnues comme telles et ainsi limiter le risque de violences sexuelles. Cette recommandation figure explicitement dans le Coran :

Sourate 24, verset 31. Dis aux croyantes de baisser leur regard, d’être chastes, de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines. Qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leur mari, ou à leur père, ou au père de leur mari, ou à leurs fils, ou aux fils de leur mari, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. (…)

Sourate 33, verset 59. Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs voiles : c’est pour elles le meilleur moyen d’être reconnues et d’éviter d’être offensées. Allah pardonne et est miséricordieux.

D’ailleurs, il faut noter de façon plus générale que Mahomet n’avait guère d’estime pour les femmes : il suffit de lire les hadiths authentiques pour s’en convaincre :

Hadith (Bukhari, Muslim) : On rapporte les paroles suivantes d’Abu Hurayra : « L’Envoyé de Dieu a dit : « Soyez bienveillants à l’égard des femmes, car la femme a été créée d’une côte. Or ce qui est le plus recourbé dans la côte, c’est sa partie supérieure. Si vous essayez de la redresser, vous la brisez, et si vous la laissez en paix, elle restera toujours recourbée. »

Hadith (Bukhari) : D’après Abu Said al-Khudri, le Prophète a dit : « Le témoignage d’une femme n’est-il pas la moitié du témoignage d’un homme ? – Certes oui, répondîmes-nous. – Cela, reprit-il, tient à l’imperfection de son intelligence. »

Hadith (Bukhari) : Abdallah Ibn Umar a dit : « J’ai entendu le Prophète dire : « Ce n’est que dans trois choses que des influences funestes [la malchance] peuvent se faire sentir : la femme, le cheval et la maison. » »

Hadith (Bukhari) : Selon Usama Ibn Zayd, le Prophète a dit : « Je ne laisse après moi aucune cause de trouble plus funeste à l’homme que les femmes. »

Hadith (Bukhari) : D’après Imran Ibn Husayn, le Prophète a dit : « J’ai pu considérer le Paradis et voir que la majeure partie de ses habitants, ce sont les pauvres ; j’ai pu considérer l’Enfer et voir que la majeure partie de ses habitants, ce sont des femmes. »

Les propos tenus dans les mosquées et dont parle Bernard Cazeneuve sont donc absolument conformes à la doctrine musulmane orthodoxe. D’ailleurs la multiplication des incidents sexuels liés à l’arrivée des migrants – et l’affaire de Cologne notamment – prouvent s’il en est besoin qu’il y a toujours bien un problème de statut de la femme dans la culture musulmane contemporaine. L’émancipation de la femme en islam est une utopie.

La crise du burkini que la France est en train de connaître n’est que le prolongement logique et inéluctable de cette aberration religieuse. Bien entendu, la burqa, le voile, le burkini sont présentées comme des choix libres par des femmes qui n’ont probablement aucune conscience de la misogynie de Mahomet. Sans parler des femmes qui se sentent valorisées dans l’abaissement et la soumission.

  • Nous devons protéger notre jeunesse contre la prolifération de la bêtise, particulièrement lorsque celle-ci s’abrite derrière une théologie frelatée.

Ce propos renvoie au premier point ci-dessus. Si cette théologie est frelatée, pourquoi l’islam de France est incapable de la contrer ? Comme disent les musulmans, « Apportez vos preuves si vous êtes véridiques » : nous attendons encore…

  • Vous réfléchissez à un statut de l’imam, qui garantisse la qualité de sa formation théologique et profane aussi bien que son adhésion aux valeurs de la République.

L’islam de France « réfléchit » donc à un nouveau statut d’imam : en d’autres termes, Bernard Cazeneuve reconnaît que les imams actuels sont mal formés et n’adhèrent pas aux valeurs de la République puisque, si c’était le cas, ce nouveau statut ne serait pas nécessaire.

De toutes façons, qui va édicter les règles ? Personne n’est légitime dans l’islam sunnite à s’auto-proclamer au-dessus de la mêlée. Tout le monde peut devenir imam et cela fait 1.400 ans que cela dure.

  • C’est tout l’Islam de France qui doit se mobiliser, et qui est mobilisé aujourd’hui, pour lutter contre ceux qui s’en prennent à notre pays et à ses valeurs, en invoquant une conception funeste de la religion. Je vois votre rassemblement de ce jour comme un moment fondateur de cette magnifique mobilisation.

Encore la même idée qu’au premier point ci-dessus. Que n’attend-on cet argumentaire démontant la conception funeste de l’islam prônée par les jihadistes ! 1.400 ans après la mort de Mahomet, la mobilisation commencerait donc aujourd’hui ?

  • Le projet criminel porté par Daech est, pour reprendre les mots de l’un d’entre vous, une « prise d’otage » de l’islam, dont les premières cibles sont les musulmans eux-mêmes. Il s’agit d’un totalitarisme que nous devons éradiquer, par amour de la liberté, de la fraternité et de l’humanité. Par amour aussi de la vie, source d’espérance, parce que la fascination de la mort ne peut que semer partout le malheur et la désolation.

Toujours la même incantation ignorante. Bernard Cazeneuve semble attendre un miracle. Cela fait 1.400 ans que les musulmans s’entre-tuent entre eux et avec les autres au nom de l’islam.

  • Vous réfléchissez aux moyens de combattre efficacement leur message perverti. Les réponses se trouvent dans la lettre et dans l’esprit de votre belle religion.

Bis repetita placent.

  • Les groupes de travail sur l’aïd et sur les édifices du culte se sont déjà réunis plusieurs fois et leurs travaux s’annoncent, de l’avis général de leurs participants extrêmement utiles.

Pourquoi un groupe de travail sur l’Aïd ? Soit l’égorgement des animaux est conforme aux valeurs de la société française, soit il ne l’est pas. La question de l’étendue de ce massacre lors de l’Aïd n’est qu’une question secondaire.

En l’occurrence, l’égorgement n’est pas conforme aux valeurs françaises et cette pratique obscurantiste qui prétend lier la spiritualité à un rituel sacrificiel bénéficie d’une dérogation inacceptable. Il faut y mettre un terme, d’autant, et les musulmans l’ignorent généralement, que cette pratique n’est pas une obligation religieuse dans le contexte du halal : Yusuf Qaradawi mais aussi d’autres (Tareq Oubrou par exemple) le confirment.

Le vrai problème est que l’égorgement constitue une cristallisation identitaire dans le prolongement naturel du communautarisme prôné par l’islam que toutes les sociétés musulmanes appliquent.

  • La radicalisation de jeunes Français et Françaises constitue désormais un sujet absolument central, pour l’Etat, pour les musulmans et pour la société française. (…) Je vous propose d’avancer la date de la prochaine instance de dialogue avec l’islam de France, qui pourrait se réunir dès le début de l’année 2016 et non pas en juin prochain comme nous l’avions prévu, et de lui donner pour principal objet la lutte contre la radicalisation des jeunes.

Comme nous le savons tous, la tenue de la première instance de dialogue (mars 2016) n’a accouché que d’une souris : il ne pouvait en être autrement et il en sera de même pour la suite puisque, comme déjà souligné, la radicalisation n’est que la mise à l’ordre du jour de l’islam de Mahomet : or quel musulman va aller se risquer à critiquer Mahomet ?

CONCLUSION

L’ignorance du ministre et l’inutilité de ses propos sont absolument consternantes. La situation ne peut que se détériorer fortement : comment voulez-vous que le médecin soigne le malade s’il ne comprend rien à sa maladie ?

Sortir de l’islam en apostasiant

Il est rarissime, et d’ailleurs extraordinairement surprenant compte tenu de la censure qui règne sur les médias de la démocratie populaire française, que l’apostasie des musulmans soit évoquée à la télévision française, et qui plus est de façon assez objective, sans éviter le tabou de la peine de mort qui s’abat sur les pauvres malheureux qui ont l’idée d’apostasier et celui de l’incompatibilité de l’islam avec les valeurs françaises qu’évoque les apostats qui connaissent bien l’islam.

Je donne ici à chacun l’occasion de visionner ce court reportage récent et tout à fait intéressant dans le cadre de l’émission « C dans l’air ».

Apostats 2015

Apostats 2015

Lors du débat sur la liberté de conscience en islam qui s’est tenu en novembre 2015 à l’Institut du Monde Arabe, Abdennour Bidar s’est en revanche bien gardé d’inviter un apostat : cela aurait pourtant été une excellente façon d’aborder ce débat.

Ce devrait être à l’Église catholique, si elle croit véritablement en son message, d’organiser la prédication vis-à-vis des musulmans pour les pousser à la conversion au christianisme : c’est ce qu’a demandé Jésus-Christ aux chrétiens à l’égard de tous. Le fait-elle ? Rien n’est moins sûr… L’Église s’est noyée depuis quelques décennies dans un œcuménisme béat qui l’a transformée en zombi ; elle n’est plus que l’ombre d’elle-même et n’ose plus proclamer la valeur de sa foi.

Pour éclairer les Français sur la nature réelle de l’islam, rien ne vaut la lecture de ses textes authentiques (Coran, hadiths, vie de Mahomet), reconnus par tous les musulmans, car les Français en réalité savent rarement de quoi il retourne. L’islam de France devrait se réjouir d’une telle démarche faisant découvrir aux Français le contenu même des textes musulmans.

Pour vous y aider – cette lecture étant austère et pas vraiment drôle –, une synthèse de ces textes est disponible : il suffit de se donner la peine de la lire, l’essence de cette idéologie religieuse étant résumable en quelques pages. Cette synthèse, disponible ici, n’a pas la prétention d’être incontestable mais elle a au moins le mérite de s’appuyer sur des textes 100% vérifiables.

Faites-vous votre propre opinion !

Quelle signification au burkini, pratique absurde ?

Le port de vêtements amples cachant leur corps de la femme n’est pas un signe de pudeur de la femme en islam mais une façon pour elle de ne pas exciter l’instinct sexuel de mâles ravalés au rang d’animaux supposés incapables de maîtriser leur libido ; c’est aussi la raison pour laquelle ce type de tenue n’est pas imposé aux hommes (les femmes étant supposées avoir une libido moins incontrôlable). Le voile, signe de reconnaissance de la musulmane, permet ainsi d’« éviter d’être offensée ».

Sourate 24, verset 31. Dis aux croyantes de baisser leur regard, d’être chastes, de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines. Qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leur mari, ou à leur père, ou au père de leur mari, ou à leurs fils, ou aux fils de leur mari, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. (…)

Sourate 33, verset 59. Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs voiles : c’est pour elles le meilleur moyen d’être reconnues et d’éviter d’être offensées. Allah pardonne et est miséricordieux.

L’utilisation du burkini pour la baignade moule le corps des femmes rendant cette tenue indécente au regard des critères islamiques rappelés par Yusuf Qaradawi (dans Le licite et l’illicite en islam) : « L’islam a interdit à la femme le port de tout vêtement moulant le corps ou laissant transparaître ce qu’il couvre. C’est par exemple ce qui définit les diverses parties du corps et particulièrement celles qui tentes les hommes tels que la poitrine, la taille, les fesses et autres. »

L’utilisation du burkini n’a en réalité pour objet que l’exacerbation du communautarisme musulman dans une opposition virulente à tout ce qui représente l’Occident, avec un objectif politique de prétendue stigmatisation des musulmans destiné à être instrumentalisé pour continuer à saper la légitimité de l’idée de laïcité, incompatible par nature avec l’islam.

Pourquoi le C.F.C.M. est une voie sans issue pour faire évoluer l’islam de France

On sait que les derniers gouvernements français ont « investi » fortement depuis une quinzaine d’années sur le Conseil Français du Culte Musulman pour essayer de faire de cette organisation un partenaire susceptible d’aider à traiter la question de la non-assimilation de fait en France de la population d’origine maghrébine se manifestant notamment par un rejet violent des valeurs occidentales. Chacun peut constater, d’une part, que cela n’a donné aucun résultat et que le C.F.C.M. se révèle incapable de produire un argumentaire doctrinal opposable à celui des salafistes – et notamment à celui, très fourni, de l’État Islamique – ; d’autre part, que le gouvernement français persiste dans son erreur. Pourquoi ?

On peut penser à quelques raisons très simples :

  • Le C.F.C.M. exclut lui-même de son objet social l’encadrement et l’interprétation de la doctrine de l’islam

Vouloir faire intervenir le C.F.C.M. dans les questions de doctrine, pour notamment former un rempart contre la propagande de l’État Islamique, ne fait pas partie de l’objet social du C.F.C.M., comme l’a rappelé de façon très claire son vice-président Chems-Eddine Hafiz en mars 2015 :

CFCM 150303

CFCM 150303 Objet social

L’objet du C.F.C.M., comme le précise d’ailleurs son intitulé, est la gestion des lieux de culte, et rien d’autre.

  • Quand bien même le C.F.C.M. le voudrait, celui-ci n’aurait aucune légitimité à intervenir dans les questions doctrinales au sein de l’islam sunnite

Il n’existe pas dans l’islam sunnite (qui correspond à celui pratiqué par la population d’origine maghrébine présente sur le territoire français) d’autorité fixant le cadre doctrinal de l’islam. Bien entendu, certaines questions conduisent à un large consensus au sein du monde musulman mais aucune autorité n’a le pouvoir d’imposer quoi que ce soit en ce domaine, même la prestigieuse université d’Al-Azhar. N’importe quel imam français peut donc proposer sa lecture des textes sacrés musulmans et le C.F.C.M. n’y peut rien.

  • Le gouvernement français continue à instrumentaliser le C.F.C.M. pour tenter d’empêcher que la question culturelle liée à l’immigration maghrébine ne lui explose à la figure

En l’absence d’autre interlocuteur, le gouvernement français n’a d’autre solution, pour tenter de gérer – avec l’inefficacité qu’on voit – les conséquences culturelles inexorables d’une immigration musulmane incontrôlée, que d’exciper une organisation censée représentée les musulmans de France (ce que le C.F.C.M. n’est pas, beaucoup de musulmans ne le reconnaissant pas) pour lui faire dire ce dont il a besoin dans le cadre d’un donnant-donnant qui soumet l’État français à des revendications musulmanes de plus en plus pressantes. Dépassé par la situation, l’État français espère un miracle : que la situation s’améliore d’elle-même avec le temps…

En effet, les politiques français, qui refusent d’admettre leur légèreté et leur responsabilité dans la gestion désastreuse depuis 40 ans de l’immigration musulmane maghrébine (l’immigration d’Europe posant des questions d’une ampleur sans commune mesure avec celle du Maghreb), ont choisi de fuir la question culturelle et de civilisation fondamentale que cette évolution soulève pour tenter de rassurer les Français par des messages unidirectionnels à visée volontaire apaisante et une censure systématique dans les grands médias des voix critiques et donc discordantes à l’égard de l’islam (à l’exception de 4 ou 5 personnalités ayant déjà pignon sur rue et qu’il reste difficile de bâillonner complètement).

  • Conclusion : la situation ne peut que se détériorer aux dépens de ce qui constitue l’identité française

La gestion incohérente de cette situation par les différentes tendances au pouvoir en France va conduire à une dégradation inexorable de la situation se traduisant par une remise en cause de plus en plus claire et massive – notamment pour des raisons démographiques – de ce qui constitue l’âme de l’identité française.

Le gouvernement français ayant décidé d’abandonner les Français à leur triste sort – ceux-ci semblant d’ailleurs incapables de prendre en main la défense de leurs valeurs –, tout ceci nous mène droit à une libanisation dont le signe précurseur évident est l’explosion des revendications communautaires et leur extension à des domaines de la société de plus en plus larges : foulard islamique et burqa (non sanctionnée par la police malgré la loi), prière en entreprise et aménagement des temps de travail (cf. ramadan), jours fériés musulmans, financement des mosquées, repas halal dans les cantines (et généralisation de fait de la vente de viande halal à tous les consommateurs pour des raisons industrielles dans les supermarchés ou grandes chaînes de restauration), pression sur la vente de certains produits (charcuterie, alcool, etc.) dans certains quartiers, conditions d’exercice du sport à l’école, remise en cause de la mixité dans de nombreuses situations, constitution d’un parti politique musulman, pressions de plus en plus fortes pour empêcher la critique de la religion musulmane, enkystement religieux dans certaines communes de France qui deviennent des zones de non-droit, reconnaissance en France de mariages en terre musulmane avec des très jeunes femmes, etc.